Nous sommes fiers de présenter à nos lecteurs et lectrices notre nouveau collaborateur, M. Johann Morri. Johann est juge au tribunal administratif de Versailles. Il a étudié le droit en France et aux Etats-Unis, où il a notamment effectué un stage de plusieurs mois auprès d'un juge fédéral du District Nord de Californie. Il a travaillé également au Ministère français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, où il a dirigé le bureau du droit international de la Direction des affaires juridiques.
L'article qui suit, rédigé exclusivement pour Le Mot Juste, est le compte-rendu en français d'un article du Professeur Anupam Chander (Université de Californie, Davis) paru dans la revue North Carolina Law Review. La présentation française de cet article est publiée ci-après avec la permission du Professeur Chander, qui est l'auteur de ce très intéressant travail sur le régime juridique de Facebook, et à qui nous adressons nos vifs remerciements pour son autorisation.
Facebookistan
« Qui règne sur le Facebookistan ? » : c'est la question légèrement provocatrice du Pr Anupam Chander (Université de Californie, King Hall School of Law, Davis) dans un article publié dans le North Carolina Law Review, Vol. 90, p. 1807, 2012 et consacré au célèbre réseau social. Avec 845 millions d'usagers, le réseau Facebook dispose d'une population qui en ferait un des premiers pays du monde par la démographie. En « ferait », car si l'usage du vocabulaire étatique pour désigner certaines des activités ou des caractéristiques du réseau social –comme l'utilisation d'une monnaie utilisable sur le réseau, l'envoi de « diplomates » pour le représenter auprès des gouvernements, etc. – se développe, il lui manque, à l'évidence, certains des attributs essentiels de l'État dans le droit international : à commencer par un territoire. Mais, s'il n'est pas un État-nation, Facebook pose cependant des questions inédites en termes de gouvernance et de rapports avec la souveraineté étatique.
dévoreur (-euse) de livres, rat de bibliothèque, bouquineur (-euse)
editor
rédacteur (-trice)
hard cover (book)
livre (relié)
lexicographer
lexicographe
librarian
bibliothécaire
library
bibliothèque
paperback
livre de poche, livre broché
pocketbook
carnet, portefeuille
publisher
éditeur
tome, volume
tome, volume
yearbook
annuaire
Attention aux faux amis :
bookstore, bookshop
librairie
library
bibliothèque
publisher
éditeur
editor
rédacteur (-trice)
Note: En vieux français, la "librairie" était ce que nous appelons maintenant la "bibliothèque". Montaigne disait « "Ma librairie est des belles entre les librairies de village" (Essais II, xvii). C'est de sa bibliothèque qu'il s'agit, et l'on sait qu'elle était située dans une des tours de son château. En anglais, le vocable normand, corps étranger, n'a pas évolué et il a même engendré un faux amis.
Bienvenue à notre nouvelle contributrice, Anne Antice, traductrice et linguiste française. Anne a bien voulu se plier à notre demande de rédiger un article traitant des élections américaines qui viennent d'avoir lieu, vues sous l'angle linguistique. L'article qui suit parait aujourd'hui également sur le blog transAT qu'Anne anime.
Nous avons choisi Anne comme « Traductrice du mois de novembre ». Un entretien avec elle paraîtra vers la fin de ce mois. À la même occasion nous dresserons au bénéfice de nos lecteurs et lectrices une exposition plus détaillée des talents et de la carrière de notre collaboratrice douée, qui habite Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Lorsqu'elle
ne traduit pas, Anne passe son temps avec sa famille, se promène sur
les plages ou dans la campagne, surfe sur l'océan Atlantique et fait
de la planche à neige dans les Pyrénées où elle a grandi. Chez
elle, Anne aime lire un bon livre ou regarder un film.
Le numéro hors–série du Figaro sur la Langue Française, édition 2012 a sélectionné pour nous un échantillon de nouveaux mots apparus cette année. Ces nouveaux mots naissent des besoins d'une langue qui évolue sans cesse et doit s'adapter à de nouvelles réalités et répondre aux questions d'actualité: l'environnement et le réchauffement climatique, le monde de l'informatique et de l'internet qui font partie intégrante de notre quotidien et bien sûr, la politique.
Un de ces mots fait l'actualité, ces derniers jours, à la suite de la réélection du président américain, Barack Obama. Ce mot n'est autre que geek. Le « geek » en question, c'est le jeune Nate Silver dont les prédictions et le blog sur le site du NYTimes ont créé le buzz.[1] Au soir des élections présidentielles, il aurait généré 20 % du trafic total du NYTimes. Le journal du Monde a, lui aussi, choisi de faire de Nate Silver le héros de ces élections dans son article« Election americaine : Nate Silver, la revanche du geek».
Le 11 novembre 1918, à11 heures, un armistice mit fin à la Première Guerre mondiale, surnommée en anglais The Great War ou The War to End all Wars [1] Cet anniversaire, commémoré chaque année dans les pays alliés, s'appelle Veterans Day, Remembrance Day ou Poppy Day dans les pays anglo-saxons.
Pourquoi ce jour de souvenir s'appelle-t-il, entre autres noms anglais, Poppy Day (le Jour du Coquelicot)? Parce que les champs de bataille de la Belgique, de la France et de Gallipoli (les Dardanelles) étaient couverts de sang et cette fleur rouge est devenue le symbole de cette saignée.
Le coquelicot est une plante annuelle qui fleurit chaque année dans les champs de mai à août. Dispersées par le vent, ses graines peuvent subsister longtemps dans le sol. Lorsque la terre est remuée au début du printemps, les graines germent et les fleurs ne tardent pas à s'épanouir.
C'est ce qui s'est produit dans des secteurs du front, en Belgique et en France. Le sol étant labouré par les obus, les graines de coquelicot qui y étaient enterrées se sont mises à germer et à pousser pendant les mois de printemps et d'été de 1915, 1916,1917 et 1918. La vue de ces délicates fleurs rouge vif, jaillissant des sols ravagés, attira l'attention d'un militaire canadien du nom de John McCrae.
John McCrae – Canadien
McCrae aperçut comment les coquelicots avaient fleuri dans la terre où ses camarades étaient enterrés près du canal de Ypres-Yser. Il a composé un poème, intitulé au début « We Shall Not Sleep », à la memoire d'un ami tombé au champs d'honneur. Les premières lignes du poème sont comptées parmi les poésies de guerre les plus célèbres en anglais.
In Flanders Fields[2]
Au champ d'honneur*
In Flanders fields the poppies blow Between the crosses, row on row, That mark our place; and in the sky The larks, still bravely singing, fly Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago We lived, felt dawn, saw sunset glow, Loved and were loved, and now we lie In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe: To you from failing hands we throw The torch; be yours to hold it high. If ye break faith with us who die We shall not sleep, though poppies grow In Flanders fields.
Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix ; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor
A nos parents, a nos amis,
C'est nous qui reposons ici, Au champ d'honneur.
A vous jeunes désabuses,
A vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le gout de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur
* Cette traduction officielle canadienne, rédigée par Jean Pariseau, historien militaire, ne fait aucune allusion au lieu de la bataille, les Flandres.
Une femme américaine, Moina Belle Michael, a donné une réponse à ces dernières lignes dans un poème qu'elle a écrit, intitulé "We Shall Keep the Faith" :
Oh! you who sleep in Flanders Fields, Sleep sweet – to rise anew! We caught the torch you threw And holding high, we keep the Faith With All who died.
Moina Michael – Américaine
Cette même femme s'est escrimée pour que le coquelicot devienne le symbole de la guerre et se vende au bénéfice des anciens combattants de toutes les guerres étrangères. Cette idée a été adoptée par une Française, Anna Guérin, qui a organisé la vente aux Etats-Unis des coquelicots français artificiels. Les revenus ont été employés pour réhabiliter les régions de la France dévastées par la Première Guerre mondiale.
« Decoration Day 1921 – Poppy Lady from France »
Moina Michael a rédigé son autobiographie : The Miracle Flower, The Story of Flanders Fields Memorial Poppy.
Note :
[1] La guerre s'est terminée officiellement avec la signature du Traité de Versailles, le 28 juin 1919.
[2] Les plaines de Flandres étaient les champs de batailles féroces entre les deux alliances : d'une part, la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Belgique, le japon, l'Italie, le Portugal et les Etats-Unis, de l'autre part l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman et le Royaume de Bulgarie.
—-
Notons que le premier vidéoclip ci-dessus ajoute au poème de McCrae un fragment d'un autre texte (« For the Fallen ») sur le même thème dû à Laurence Binyon (1869-1943) :
They went with songs to the battle, they were young.
Straight of limb, true of eyes, steady and aglow.
They were staunch to the end against odds uncounted,
They fell with their faces to the foe.
They shall grow not old, as we that are left grow old
Age shall not weary them, nor the years condemn
At the going down of the sun and in the morning,
We will remember them.
Laurence Binyon, Anglais
Les quatre dernières lignes, elles aussi, sont devenues très célèbres comme symbole de l'hommage que nous rendons aux soldats tombés sur les champs de guerre. Elles figurent sur beaucoup de cénotaphes dans les pay anglo-saxons.
Le poème "In Flanders Fields", écrit à la main par McCrae :
Mise a jour :
Voici les derniers combattants, survivants de la Grande Guerre. Le dernier survivant de la 1ère Guerre mondiale (28 juillet 1914 – 11 novembre 1918) fut un Britannique, Florence Green, (photo au-dessus) qui avait servi dans les forces alliées et qui mourut le 4/02/2012, âgé de 110 ans. Le dernier ancien combattant engagé dans des opérations militaires fut Claude Choules, qui avait servi dans la Marine royale britannique (et, par la suite, dans la Marine royale australienne) et qui mourut le 5/05/2011, à l'âge de 110 ans. Le dernier combattant des tranchées fut Harry Patch (photo à droit) qui mourut le 25/06/2009, à l'âge de 111 ans. Le dernier ancien combattant des Empires centraux fut Franz Künstler (Autriche-Hongrie) qui mourut le 27/05/2008, à l'âge de 107 ans.
Madame Nicole Dufresne, Senior Lecturer Emeritus(professeure honoraire), Département de français et des
études francophones, à l'Université de Californie, Los Angeles (U.C.L.A.), a
bien voulu rédiger à notre intention un article intitulé « Comment
parle-t-on français aujourd’hui? » Nous en présentons ici la première
partie. La deuxième partie paraîtra d’ici deux semaines. Étant donné que
ce blog traite aussi des affaires d’outre-Manche, nous avons également invité
la Dr. Trista Selous, linguiste anglaise, à exposer aux lecteurs ses réflexions
sur l’état actuel de l’anglais en Grande-Bretagne, et nous espérons que la
parution de son article complétera la contribution de Madame Dufresne, qui
commence ci-dessous.
Un ami américain
me disait récemment que, contrairement à d’autres langues, le français se
refusait au changement et que grâce à un strict mécanisme légal et à la
surveillance sans relâche de l’Académie française, la langue pouvait ainsi
maintenir sa pureté contre les invasions anglo-saxonnes et autres barbarismes
néologiques. En réalité, malgré toutes
les barrières élaborées pour le protéger, le français évolue comme toutes les
autres langues vivantes.
Voici quelques
changements que j’ai remarqués lors d’un récent séjour à Paris.
Euphémismes,
calques, néologismes - des nouveaux
termes qui dénotent soit une expression médiatique ou populaire, soit un
vouloir politique ou une stratégie
économique.
Banlieues et quartiers
Il y a cinquante
ans, habiter en banlieue, avoir son
pavillon à Champigny ou à Meudon, ou encore son appartement à Rueil-Malmaison, ne
signifiait pas un niveau de vie médiocre, mais plutôt que l’on avait les moyens
d’être propriétaire et de « s’installer ». Les nantis, quant à eux, continuaient à vivre à Neuilly ou à Boulogne – la banlieue
ouest ayant toujours été la « belle » banlieue. L’afflux de l’immigration, la construction
des HLM et cités, les problèmes de la
pauvreté ont créé les banlieues indésirables que nous connaissons aujourd’hui
au nord et à l’est de Paris, vite dénommées par les autorités banlieues
« sensibles », puis « banlieues » tout court par les
Parisiens et les Français en général.
Ainsi, habiter dans « les
banlieues » (au pluriel) va signifier vivre dans un lieu malsain et
dangereux. Le glissement linguistique –
habiter en banlieue →
habiter dans les banlieues – relève donc
d’une réalité socio-culturelle.
Cependant,
aujourd’hui – et je l’ai vraiment noté cet été - les gens ne parlent plus de banlieues, mais
de « quartiers ». D’où provient donc ce changement ? Le mot quartier permet de cibler un endroit
plus précis en ville ou en banlieue – et
comme pour l’évolution du mot « banlieue», on est passé de quartiers sensibles
à simplement quartiers. Dans le département du 93 (le neuf-trois comme on
l’appelle familièrement pour sa mauvaise réputation), certaines villes (comme
Les Lilas) ont perdu leur appellation de banlieue sensible, grâce peut-être à
l’investissement de jeunes professionnels qui veulent vivre près de Paris, à un
coût moindre dans des appartements de construction récente. (Une migration
similaire s’opère d’ailleurs dans les grandes villes américaines, mais là le
mouvement s’opère vers les inner-cities.) Pourtant, dans ce renouveau
immobilier, il reste toujours des points chauds. Alors, dans les médias, dans
la rue, on ne parle plus maintenant de « banlieues », mais de
« quartiers » (au pluriel) pour designer les lieux « où ça craint »
en argot populaire, ce qui s’oppose à la spécificité du singulier – un quartier
bobo, ou un quartier commerçant, par exemple. Il ne s’agit pas d’un changement
sanctionné par les autorités, quoique celles-ci aient accepté l’euphémisme.
Social, sociaux
Aujourd’hui, tout
est devenu social : il faut adoucir toute phrase conflictuelle, donner
l’impression d’entente cordiale. Le mot « social » fut longtemps lié
à la lutte des classes : syndicats,
grèves, manifestations, licenciements restent des termes indicateurs de
crise et d’opposition. Mais dès 2007, la Commission européenne a recommandé une
nouvelle terminologie vite adoptée par l’état français.[i] Ainsi, les « partenaires sociaux »
(les syndicats des salariés et du patronat) et les représentants politiques se
réunissent en « conférence sociale » pour discuter avec civilité de
« plans sociaux » (c’est-à-dire, de plans de restructuration, de
fermetures d’usineet de réductions d'effectifs). Finis les échanges
hostiles, c’est l’avènement du dialogue social et de la neutralité officielle.
Il faut aussi éviter les grèves et les manifestations– excusez-moi, les
« mouvements sociaux », ce qui semble beaucoup plus consensuel.
L’état propose également la création de « logements sociaux » (HLM
eux-mêmes descendants des HBM) pour remédier au manque d’habitations salubres
dans les « quartiers », justement.
Cette innovation
linguistique est-elle le fruit d’une nouvelle pensée politique? S’agit-il seulement d’euphémismes
politiquement corrects ? Est-ce un retour à une véritable civilité, pour
montrer à « la rue », comme on appelle aujourd’hui le peuple, que les
acteurs du pouvoir se conduisent mieux qu’autrefois ?[ii]
Ou est-ce pour minimiser les problèmes d’une crise qui n’en finit
pas ? Toujours est-il que cela
constitue un fort contraste avec « la rue » qui, elle, continue de
manifester ses revendications et son indignation avec sa verdeur accoutumée.
Les partenaires sociaux sont le regroupement,
dans certains comités de travail et réunions, des principaux syndicats professionnels, c'est-à-dire des principaux syndicats de salariés et des principales organisations patronales . Le concept est essentiellement utilisé en France où les « partenaires sociaux » sont
responsables de la gestion de certains organismes paritaires, comme l'Unedic ou l'assurance retraite
[ii]
La rue: concept exploité par le blog Rue89 , site d'information et de débat sur l'actualité,
indépendant et participatif. Selon Pascal Riché, le nom « Rue89 »
a été choisi car la rue est un lieu de rencontre et de discussion, et
que 89 est un nombre chargé de valeur, qui évoque notamment la liberté et la chute du mur de Berlin. Cette explication se retrouve en des termes
semblables sur la FAQ du site, qui met aussi en avant la Révolution francaise et l'invention du Web.
"too close to call" (trop serré pour pronostiquer)
USA Today
L'expression "too close to call"veut dire que le dépouillement du scrutin est trop serré pour qu'on puisse prédire les résultats. [1] L'usage de l'expression s'est répandu lors des élections présidentielles américaines de 2000, quand certaines chaînes de télévision, après avoir annoncé qu'Al Gore avait remporté l'État de Floride, alors que 95% des votants avaient voté, se sont ensuite rétractées, jugeant la situation « too close to call ».
Les résultats de Floride étaient cruciaux car, à ce stade du scrutin, le nombre de voix attribuées à l'État de Floride devait déterminer le candidat qui remporterait la majorité des votes au collège électoral et deviendrait Président des États-Unis d'Amérique.
L'arrêt Bush v. Gore, rendu par la Cour suprême des Etats-Unis le 12 décembre 2000 mit un terme aux recours et aux contestations à l’élection présidentielle de 2000 et aux recomptages des voix en Floride. Il permit l’élection de George W. Bush à la présidence des Etats-Unis, au détriment d’Al Gore.
Douze ans plus tard, l'expression s'emploie très fréquemment encore une fois, quand le pronostic des voix allant à Barack Obama et à Mitt Romney est très serré.
Le Glossaire de Le Mot Juste :
ballot
scrutin
ballot box
urne électorale
candidate
candidat
constituency, precinct,
electoral district
circonscription
early voting
vote anticipé
election campaign
campagne électorale
election financing
financement électoral
electoral college
collège électoral
electoral district
conscription électorale
electoral fraud, ballot stuffing
fraude électorale
electoral platform
programme électorale
electoral roll
liste électorale
electoral round
tour des élections
electronic voting
vote électronique
exit poll
sondage à la sortie des
urnes
mail-in vote, postal voting.
absentee ballot
vote par correspondance,
scrutin par correspondance, vote a distance
midterm elections
élections de mi-mandat
opinion poll
sondage d’opinion
PAC (political action committee)
comite d'action
politique
party
parti
polling booth, voting booth
isoloir
recount
recomptage
secret ballot
vote à bulletins secrets
spoilt vote
vote nul
swing state
Etat pivot, Etat
balançoire, Etat bascule
swing voter , undecided voter
indécis
to cast a ballot / to vote
voter
vote
vote, voix
voter
électeur
voter registration
inscription sur les
listes électorales
[1] too close to call n'a rien avoir avec l'expression semblable "(to have) a close call" – l'échapper belle.
Le Président américain accuse Romney d'amnésie sur son propre programme électorale. Le jeu de mot lancé à son rival par Barack Obama ces-jours là était romnésie [1] (mot valise contenant les mots Romney et amnésie).
(citation d'Obama)
Comme on voit sur le video clip en sous, Obama, s'adressant à une foule de 9.000 personnes, a souligné que son adversaire Mitt Romney faisait machine arrière par rapport aux promesses conservatrices du début de sa campagne, " Nous devons donner un nom à cet état qu'il traverse", a lancé Barack Obama. « Je crois que cela s'appelle la « Romnésie », a-t-il ajouté sous les rires et les applaudissements de la foule.
[1] épelée "romneysie" par La Croix, 29/10/2012, p.7
Ce mot s'ajoute à la liste existante des mots anglais qui terminent en « esia », dont les traductions en français terminent majoritairement en « ésie » . Ceux qui sont bien connus sont amnesia (amnésie), anaesthesia (UK) ou anesthesia (USA) (anesthésie) ; etanalgesia (analgésie). Voici d'autres qui sont moins connus :
terme anglais
définition en anglais selon le dictionnaire Merriam Webster ou d’autres
sources
an
infectious contagious tropical disease that is caused by a spirochete of the
genus Treponema
(T.
pertenue) and that is characterized by a primary
ulcerating lesion on the skin followed by a secondary stage in which ulcers
develop all over the body and by a third stage in which the bones are
involved
a
sensation of pricking, tingling, or creeping on the skin having no objective
cause and usually associated with injury or irritation of a sensory nerve or
nerve root
a
disorder of memory: as a:
a condition in which the proper meaning of words cannot be remembered b:
the illusion of remembering scenes and events when experienced for the first
time—called also déjà vu;
A genus of stemless, leafless plants, living
parasitically upon the roots and stems of grapevines in Malaysia. The flowers
have a carrionlike odor, and are very large, in one species (Rafflesia
Arnoldi) having a diameter of two or three feet.
a
concomitant sensation and especially a subjective sensation or image of a
sense (as of color) other than the one (as of sound) being stimulated; also:
the condition marked by the experience of such sensations
Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur professionnel), pose des questions à Karine McLaren. Karine est membre du barreau anglais (Law Society of England & Wales) et de Traduction NB. Elle est avocate non praticienne et traductrice juridique au Centre de traduction et de terminologie juridiques à l'Université de Moncton (Nouveau-Brunswick, Canada) et étudiante de maitrise en droit.
J. Pourquoi avez-vous quitté la profession d'avocate pour venir vous établir au Canada?
Le dictionnaire numérique d'étymologie anglaise, Etymoline.com, donne l'éxplication suivante du verbe "to butt" : "hit with the head", c.1200, from Anglo-Norman buter, from Old French boter, "to push, shove, knock; to thrust against,…"
[Il faut distinguer ce verbe de la particule "to butt in", qui veut dire « couper la parole », et s'emploie surtout quand il s'agit d'une personne qui ne fait pas partie de la conversation en question. En outre, le substantif « butt » a de tout autres significations : la crosse (d'un fusil) ; le mégot (d'une cigarette) ; une quantité de vin (approximativement 475 litres, ou le tonneau qui le contient) ; le mot, dans ce sens, provient du nom français et italien médiéval « botte ») ;
Bienvenue a notre nouvelle contributrice, Émilie Lecours. Émilie a fait ses études secondaires dans le cadre du programme d'Éducation International, où elle a appris l'anglais et l'espagnol. Elle a poursuivi ses études en langues au Collège Régional Champlain, où elle a acquis une base en latin et en allemand. Elle étudie aujourd'hui à l'École de traduction et d'interprétation de l'Université d'Ottawa. Elle s'intéresse particulièrement à l'apprentissage des langues et souhaite devenir enseignante en français et en anglais langue seconde.
—————-
Latin is a language
As dead as dead can be
First it killed the Romans
And now it's killing me…
Que les sceptiques soient confondus, vous avez bien lu, le latin reprend du service grâce au Vatican. Ce n'est une surprise pour personne si, au sein de la communauté catholique (et à la cité du Vatican), le latin est toujours vivant. Mais attention, Benoît XVI désire aller plus loin.Pour redorer le blason du latin, il créera, à cette fin, une Académie de la langue latine. Cette assemblée savante aura beaucoup de pain sur la planche, puisque les langues ont énormément évolué et qu'elles évoluent toujours.