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J. Rudyard Kipling (Première partie)

1

 

L'écrivain britannique Rudyard Kipling, né en Inde en 1856 et mort
en Angleterre en 1936, fut le premier écrivain de langue anglaise
à être récompensé par le prix Nobel de littérature (1)
.

Ecrivain prolifique, il a écrit des livres qui portent sur des sujets très
divers, aussi bien An Almanac of Twelve Sports que L'Homme
qui voulut être roi
” (qui a été porté à l'écran). Il est surtout connu
pour ses œuvres de fiction, en particulier celles qui étaient destinées
aux enfants, par exemple Le Livre de la jungle et les autres récits
de la même série, qui furent popularisés plus tard par Walt Disney.

 

  Kipling 1  


Kipling fut enterré au Coin des poètes (Poet’s Corner) (2), à la Westminster Abbey (Londres),de même que d'autres grands écrivains britanniques tels que Chaucer, Dickens et Thomas Macaulay.

  Kipling 2  

 

 

Malgré sa brillante carrière littéraire, Kipling fut critiqué par ceux qui
voyaient en lui un militariste et un chauvin. George Orwell le traita
de “prophète de l'impérialisme britannique”. Virginia Woolf écrivit "Il

est un fait que M. Kipling crie "Vive l'Empire !" et tire la langue à ses
ennemis."


On retiendra en particulier de Kipling l'admirable poème If, qui fut
traduit en de nombreuses langues.
Il est reproduit ci-après et est
suivi d'une version française établie par André Maurois (3).

 

(Cliquez pour agrandir)

4

Cette version française n'est pas une traduction dans le sens
habituel de ce terme. André Maurois
a traduit certaines
parties du poème original, mais en a rendu d'autres très
librement pour restituer
l'esprit du poème.

 

 

Rudyard Kipling (1865-1936)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Chanté par Bernard Lavilliers

 

 

 

 

 

 

 

Source: http://ebooks.adelaide.edu.au/k/kipling/rudyard/

[1] http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Coin_des_po%C3%A8tes

[3] . http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre_Maurois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

John Gillespie Magee, Jr. 1922 – 1941
Antoine de Saint-Exupéry 1900 – 1944

 

3             4 

 
 
L'Américain John Magee et le Français Antoine de Saint-Exupéry étaient tous deux pilotes. L'un et l'autre se tuèrent en avion  et ont laissé leur marque dans la littérature, John Magee grâce à son poème High Flight et Saint-Exupéry en écrivant Le Petit Prince


John Magee pilotait un Spitfire pour la Force aérienne du Canada lorsqu'il fut tué en vol au-dessus de l'Angleterre à l'âge de 19 ans, trois mois après avoir écrit High Flight.

Saint-Exupéry a écrit des livres dans lesquels il relate des aventures liées à l'aviation, mais il est surtout l'auteur du Petit Prince, traduit dans plus de 190 langues. Il s'engagea dans l'armée de l’air française et rejoignit plus tard les Forces françaises libres. Son avion disparut alors qu'il survolait la Méditerranée en juillet 1944, un an après la rédaction du Petit Prince.

Saint-Exupéry est un auteur mythique dans la littérature pour les enfants, tandis que Magee n'écrivit aucune autre œuvre littéraire. Cependant, High Flight jouit d'une popularité immense dans le monde de l'aviation. En 1971, James Irwin, pilote du module lunaire d'Apollo 15 transporta le poème High Flight jusqu'à la Lune. Le Président Ronald Reagan lut des vers de ce poème après la mort des sept astronautes qui se trouvaient à bord de la navette spatiale Challenger lorsque celle-ci explosa en vol en 1986. Quand Alan Shepard, le premier astronaute américain, mourut en 1998, High Flight fut cité dans de nombreux hommages qui lui furent rendus.

6  

 Dans cette vidéo, le poème High Flight est chanté par John Denver, qui lui-même se tua lorsque l'avion qu'il pilotait s'écrasa. 

   
     
   

"Nous pouvons dormir tranquilles parce que, la nuit, des hommes bourrus sont prêts à s'en prendre à ceux qui nous veulent du mal." George Orwell

Pour découvrir d'autres écrits sur la guerre, voir http://iwvpa.net

 

 

 

1                        2 

                                  Le Pilote poète                                Le Petit Prince

 

Disponibles chez Amazon.fr et Amazon.com

 

LE PETIT PRINCE

  Capture

 SUITE                                    CONTINUATION

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens,

dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

Amanda Grey – traductrice du mois d’août

English version

     Photo int

Voici l’édition actuelle d’une série d’entretiens mensuels avec des traducteurs  reconnus professionnellement.

Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur professionnel), pose des questions à Amanda Grey, traductrice de nationalié irlandaise qui habite la commune de Caudan, en Bretagne.

Un lien vers le CV d'Amanda se trouve à la fin de cet entretien.

 

 

 

Jonathan : Comment avez-vous démarré dans la traduction ?

Amanda : A l’école, j’étais partagée entre des matières techniques comme la chimie et la physique, et les langues. Je parle le français depuis l’âge de 5 ans, et j’ai appris l’allemand et l’espagnol à l’école. J’ai cherché un programme universitaire pour poursuivre mes études dans les langues, mais en association avec l’aspect technique, et j’ai découvert les Langues Appliquées à Dublin City University . Je n’avais alors aucune idée de ce qu’était la traduction, mais j’ai beaucoup aimé relever le défi que cela représentait.

Maintenant, je traduis exclusivement du français vers l’anglais dans des domaines techniques, principalement l’industrie automobile et l’environnement (énergies renouvelables, développement durable, déchets et eau).

Jonathan : Qu’est-ce que vous appréciez particulièrement dans le défi de la traduction ?

Amanda : Je relève volontiers le défi de produire un texte qui se lit comme s’il avait été écrit à l’origine dans la langue cible – pas aussi simple qu’on le pourrait croire ! Un traducteur se doit d’être multifonctionnel ; de maîtriser la langue source, d’écrire bien et de façon cohérente dans la langue cible (langue maternelle) et d’avoir de bonnes connaissances de base dans le sujet concerné. Une curiosité saine est essentielle. Le style et la culture sont également primordiaux et, plus que l’exercice simplement linguistique, il faut garder à l’esprit le lecteur et l’objectif du document – informer, persuader, vendre, …

Jonathan : Qu’est-ce que vous n’avez pas appris à l’université ?

Amanda : Comment gérer une entreprise ! Je me rappelle d’un conseil dans un cours intitulé « Outils de Traduction » (bien avant l’époque de la Traduction Assistée par Ordinateur), qui consistait à se procurer un tapis antistatique pour mettre sous sa chaise… J’espère qu’aujourd’hui, les cours de traduction comprennent l’aspect gestion du traducteur. Je suis souvent en contact avec des traducteurs qui débutent et qui ont très peu de connaissances concernant la gestion des clients, des fichiers voire de leur temps.

Gérer les deadlines était autre chose qu’il fallait apprendre sur le tas. Les projets de traduction à l’université était petits (deux ou trois pages au plus) et les délais se comptaient en semaines. C’est tout un art de savoir combien de travail on peut accepter raisonnablement, sans compromettre la qualité ou sa vie personnelle !

Jonathan : Quelle est la chose la plus difficile que vous avez dû apprendre en tant que traductrice indépendante ?

Amanda : Sans aucun doute, la capacité de dire « non ». C’est très tentant au départ d’accepter chaque projet qui arrive, sans regarder la difficulté technique, le délai ou le tarif. C’est seulement après une erreur grave ou deux que l’on se rende compte qu’il n’aurait jamais fallu prendre le projet, et ensuite on examine chaque projet en fonction de ses capacités et disponibilités et on réfléchit à deux fois avant d’accepter.

Jonathan : Le métier a-t-il beaucoup changé depuis vos débuts en 1989 ?

Amanda : Evidemment, la plus grande évolution est la technologie. Lors de mon premier stage dans un centre de recherche géologique français, nous avions un seul ordinateur pour quatre ! Les traductions se faisaient au crayon, et ensuite on tapait les textes sur une vieille machine à écrire IBM ! De nos jours, les ordinateurs, dictionnaires en lignes, outils de TAO et Google (il faut l’avouer) ont rendu le processus de la traduction plus efficace et plus rapide. Ce n’est pas forcément plus facile, car la quantité d’informations disponibles, pas toujours de bonne qualité d’ailleurs, rend les choix du traducteur plus difficiles.

J’ai également trouvé que, depuis plusieurs années, les clients sont davantage sensibilisés aux difficultés inhérentes à une traduction de qualité. Ils ne pensent plus que parce que vous êtes de langue maternelle, vous pouvez facilement « produire » 20 pages de traduction pour le lendemain, plus rapidement qu’une secrétaire pourrait les taper ! Ils ont aussi moins tendance à discuter les aspects linguistiques et à regardent davantage la relation comme un partenariat.

Jonathan : Quels sont les outils essentiels du métier ?

Amanda : Un ordinateur – cela va sans dire ! La question dans le métier concernant les outils TAO fait toujours rage, mais pour moi, qui travaille avec des clients réguliers et des textes assez répétitifs, les mémoires de traduction me permettent d’offrir une cohérence durable à mes clients et accélèrent le processus de manière considérable. Ces outils m’ont aussi permis de construire un corpus de glossaires et de mémoires (de traduction) spécialisés qui représentent plusieurs années de travail acharné. Ce qui m’amène à un autre outil – les systèmes de sauvegarde. J’ai compris la leçon …

Il existe également sur le marché des outils qui permettent aux traducteurs d’organiser leur travail (Translation Office 3000 par exemple). Cette application conserve tous mes projets dans une base de données et me montre en un coup d’œil quel document est à livrer et le délai, et qui me doit de l’argent !

Jonathan : Comment voyez-vous l’évolution du métier de traducteur dans les dix prochaines années ?

Amanda : Je suis optimiste ! Je ne partage pas les prévisions sombres de ceux qui disent que Google Translate va voler le travail aux traducteurs ou que les marchés émergents vont faire baisser les tarifs et nous faire tous mettre la clé sous la porte. Exactement comme les langues que nous utilisons, le métier évolue et nous devons nous adapter. La collaboration entre traducteurs devient plus nécessaire et plus facile par le biais d’Internet, et les normes ont tendance à éduquer les clients et à séparer les bons des mauvais traducteurs. Tant que nous habitons ce monde multiculturel et polyglotte, il y aura toujours besoin de traducteurs !

 

Le CV d'Amanda

 

 

 

 

 

“France-Amerique”, un prestigieux magazine en langue française aux Etats-Unis, publie un article sur www.Le-mot-juste-en-anglais.com

Cliquez ici pour lire l'article.

France-Amérique est la plus grande publication en langue française aux États-Unis et la seule à être diffusée à travers tout le territoire américain. Le magazine s’adresse à la fois aux Français expatriés, aux francophones établis aux États-Unis ainsi qu’aux Américains francophiles.

Véritable trait d’union entre les États-Unis et la France, France-Amérique permet à ses lecteurs de rester en contact avec l’actualité et la culture française depuis les Etats-Unis, tout en restant informés sur la vie française sur le territoire américain.

Chaque mois, le magazine offre à ses lecteurs un tour d’horizon de la scène culturelle française et des entretiens exclusifs avec les personnalités du moment. Avec son décryptage de l'actualité politique et sociale,France-Amérique revient aussi chaque mois sur les événements et les débats qui agitent l’Hexagone. Au sommaire également: des grands reportages, une chronique Histoire et une couverture de l’actualité française sur tout le territoire américain. Le programme mensuel de la chaîne de télévision francophone TV5Monde est également fourni chaque mois à l’intérieur du magazine.

“Le Secret du bayou” de John Biguenet

Maintenant disponible en français en livre de poche

  Capturer 

 

John Biguenet,
auteur américain récompensé par plusieurs prix, a publié six livres, dont le
roman The Oyster (Le Secret du bayou), des recueils de poèmes, des
récits et des essais. Il a été à deux reprises président de l'American Literary
Translators Association et est co-auteur de The Craft of Translation et
de Theories of Translation: An Anthology of Essays from Dryden to Derrida,
tous deux publiés par The University of Chicago Press.

Le Secret du bayou, roman où le meurtre côtoie l'intrigue dans le cadre
du Sud profond des Etats-Unis, est maintenant disponible en français en livre
de poche. Vous pouvez le commander auprès d'Amazon.fr pour 6,60 euros et
lire également le premier chapitre en ligne.



Dans la
vidéo ci-après, John Biguenet est interviewé sur France 24 en anglais.

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit par René Meertens, dont le blog  est http://vieduguide.blogspot.com/.

 

École publique Franco-américaine à New York ouvre ses portes en septembre 2010

La première école publique et gratuite
bilingue (langues française et anglaise) ouvre ses portes en septembre 2010: la
New York French American Charter School (NYFACS) C'est une
école à charte qui
commence avec 6 classes du Kindergarten au 2nd grade. Elle s'adresse à des
familles francophones et francophiles.

Elle est située dans Morningside Heights,
120e rue entre Manhattan et Frederick Douglass avenue.

Il reste quelques places dans chaque
niveau. Pour plus d'informations voyez le site
www.nyfacs.net

Source :
http://www.newyorkinfrench.net


French Gains Foothold on New York City’s
Dual-Language Map

Le Petit paradis: une école maternelle bilingue

Le laser : étymologie, histoire, avenir

Le laser fut inventé en juillet 1960 et l'on célèbre donc cette année son cinquantième anniversaire. Son principe consiste à amplifier des ondes lumineuses d'atomes que l'on a stimulés afin qu'ils rayonnent, et à les projeter en faisceaux de lumière étroits et intenses.

Le mot laser est un acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation (amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement). Il a remplacé le mot maser, créé en 1950, qui correspond à Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation (amplification de micro-ondes par émission stimulée de rayonnement). En 1962, le verbe to lase a été inventé. L'American Heritage Dictionary of the English Language présente des définitions de ses emplois transitifs et intransitifs :

Verbe intransitif :
Fonctionner comme un laser ; émettre un rayonnement cohérent par l'action d'un laser.

Verbe transitif : 
1. Soumettre à l'action d'un laser ; p. ex. he lased the tissue during surgery.
2. Diriger un laser utilisé pour guider des munitions vers (une cible).

Theodor H. Maiman, physicien et ingénieur américain, fit la démonstration du premier laser, en utilisant un appareil qui tenait dans sa main. Salarié de Hughes Aircraft Company, il avait demandé l'autorisation de mettre au point un laser. Son employeur préféra initialement qu'il se consacre à "des ordinateurs ou à quelque chose d'utile". En fin de compte, il aida Hughes à remporter la course à la mise au point du premier faisceau laser. Celle-ci reposait sur des recherches menées par Albert Einstein, qui avait écrit un article sur cette question en 1917, et par d'autres personnes.

Theodor Maiman utilisa des impulsions lumineuses pour exciter les atomes d'un rubis. Le laser ne produisit ainsi qu'un bref éclair de lumière et non une onde continue. Cependant, comme tellement d'énergie était dégagée en si peu de temps, celle-ci était beaucoup plus importante que lors des expériences précédentes.

Ce premier laser, dont l'énergie était faible par comparaison aux versions ultérieures, était aussi brillant qu'un million de soleils. Le faisceau se dispersait moins sur une distance d'un mile que le faisceau d'une lampe torche dans une pièce. Les scientifiques appellent la lumière laser de la "lumière cohérente".

The History of Laser Light

Il a été proposé à deux reprises d'attribuer le Prix Nobel à Theodor Maiman et ce dernier reçut de nombreuses autres récompenses. En 1984, il entra dans le National Inventors Hall of Fame, qui réunit les plus importants inventeurs des Etats-Unis.

En 2000, il a décrit son invention dans un livre, intitulé « The Laser Odyssey».

Aujourd'hui, les lasers permettent de lire des CD et des codes-barres, de guider des missiles, d'exciser des ulcères, de fabriquer de l'acier, de mesurer avec précision la distance de la Terre à la Lune, de produire des images de très haute définition de tissu cérébral, de réaliser des spectacles en utilisant la lumière, et de faire des milliers d'autres choses. On peut mentionner en particulier le spectacle présenté par Jason Latimer, le “champion du monde de la magie”.

Le laser se prête à de nouvelles utilisations très intéressantes dans de nombreux domaines, tels que la biomédecine et le séquençage de l'ADN. 


    Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens,

     dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

Le Globish : l’anglais mondial à l’ère d’Internet

Robert
McCrum, ancien responsable des pages littéraires du journal britannique The
Observer
, a écrit The Story of English en collaboration avec
deux autres auteurs. Ce livre fut publié en 1986 et deux versions révisées
furent publiées ultérieurement. Après avoir écrit d'autres livres, dont une
biographie de P.G. Wodehouse et le récit du rétablissement de l'auteur après un
accident vasculaire cérébral, Robert McCrum a écrit Globish: How the English
Language Became the World’s Language
, qui a récemment été publié. (Le mot Globish
est un amalgame des mots “global” et "English”.)

Cet ouvrage, qui porte sur le passé, le présent et l'avenir
possible de la langue anglaise, intéressera et informera tous les amoureux de
celle-ci. Le "Globish" présenté dans l'ouvrage de Robert McCrum est à
distinguer d'un autre concept, également appelé "Globish", qui
désigne un dialecte de l'anglais qui utilise 1 500 mots seulement, un système
de prononciation simplifié et une orthographe dans laquelle un grand nombre des
voyelles de l'anglais sont fusionnées. Ce dialecte a été “inventé” par
Jean-Paul Nerrière, un Français qui le présente comme un “anglais décaféiné”.
Jean-Paul Nerrière décrit le Globish dans une vidéo.  Le Globish représenterait un
moyen de communication adapté à l'ère d'Internet.

Il n'existe pas de traduction en français du mot Globish. La version
française du discours de Jean-Paul Nerrière Parlez Globish se
trouve à l'adresse suivante : http://www.jpn-globish.com/.

Dans une perspective plus large, Robert McCrum a écrit que l'anglais “est
devenu un phénomène mondial mû par une dynamique multinationale vigoureuse, une
lingua franca en devenir décrite par l'anthropologue Benedict Anderson
comme une sorte de latin moderne qui a vocation à étendre son hégémonie au
monde entier."

Le livre précité a été beaucoup commenté et, comme il soulève des questions
controversées, les comptes rendus sont assez critiques. A l'intention de ceux
qui envisagent de l'acquérir, voici quelques liens vers certains de ces comptes
rendus :

New York Times Sunday Book Review, 9 juin 2010

The Washington Post, 23 mai 2010


The New Republic
  21 juin 2010



The Telegraph, 7 juin 2010

BBC’s Business Daily présente une interview audio de Robert McCrum
d'une durée de 18 minutes :

Un article en français sur le Globish de Jean-Paul Nerrière se trouve
sur Wikipedia.

rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

Bruxelles fait pression pour appliquer les “Droits Miranda” européens

Version anglaise


27 juillet 2010

 

Les officiers
de police de tous les pays de l’UE pourraient être obligés de présenter une
déclaration des droits standard aux personnes suspectées d’activité criminelle
qui sont sous leur garde avant que ceux-ci ne soient interrogés, ce qui
ressemble aux "Droits Miranda" utilisés aux Etats-Unis, selon une
communication de la Commission européenne obtenue par EurActiv.

Les ministres
de la justice de l’UE se sont mis d’accord en décembre dernier sur une feuille de
route
visant à renforcer les droits procéduraux des personnes
suspectées ou accusées dans des procédures criminelles.

La feuille de
route inclut des mesures pour garantir : la traduction et
l’interprétation ; l’information sur les droits et les accusations ;
aide et conseils juridiques ; communication avec la famille, les
employeurs et les autorités consulaires ; protection spéciale pour les
personnes vulnérables ; et de possibles limites temporelles sur la
détention préalable au procès.

Si la
proposition, présentée aujourd’hui (20 juillet) par la Commission, est
approuvée par les Etats membres et le Parlement européen, les officiers de
police nationaux à travers l’UE devront agir comme les policiers américains
chers à de nombreux films hollywoodiens, lorsqu’ils arrêtent un suspect.

Vous avez le droit d’être
informé sur la nature de l’infraction dont vous êtes suspecté ; vous
avez le droit à l’assistance d’un avocat, d’un interprète et à la traduction de
documents (et) de savoir la durée de votre détention,
peut-on lire dans l’avis, que les
éventuels criminels entendront avant d’être interrogés afin d’être informés de
leurs droits, selon l’ébauche de proposition, vue par EurActiv.

La manière
américaine

La déclaration
est similaire à l’Avertissement Miranda, que les policiers aux Etats-Unis
doivent lire aux personnes arrêtées.

Les policiers
américains sont tenus d’informer ceux qu’ils arrêtent de leurs droits, à la
suite d’une célèbre décision de la Cour Suprême des Etats-Unis datant de 1966
relative à un cas opposant Ernesto Arturo Miranda à l’Etat de l’Arizona.

La décision de
la Cour a ainsi établi un certain nombre de grandes lignes que les policiers
s'occupant des suspects appréhendés doivent suivre. Cette décision dit, par
exemple, que la personne placée en garde à vue doit, avant toute interrogation,
être clairement informée qu’il ou elle peut garder le silence, et que tout ce
que la personne pourra dire sera utilisé contre elle au tribunal.

Vers un
Avertissement Reding?

Au sein de
l’UE, communiquer les droits fondamentaux aux personnes appréhendées
nécessitera encore plus de considérations, en raison de la variété de langues
parlées sur le continent. Une déclaration des droits orale ne garantira pas que
les personnes suspectées de crime comprendront ces droits.

En effet, les
européens tendent de plus en plus à vivre dans d’autres Etats membres, avec des
sommets atteints pendant l’été, où près de 47% d’Allemands ou 34% de
Britanniques se rendent à l’étranger pour leurs vacances, selon les chiffres de
la Commission européenne.

Ce que pourrait
devenir l’Avertissement Reding, nommé après la commissaire à la justice européenne
qui a mis la proposition sur la table, est plutôt une Déclaration des Droits
qui serait rendue accessible à tous les suspects et traduite dans toutes les
langues officielles de l’UE.

La commissaire
Viviane Reding va proposer un format standard qui pourra être utilisé dans les
27 pays de l’UE, mais les Etats membres garderont la liberté de décider du
contenu exact du document.

Actuellement,
les pays appliquent différentes procédures lorsqu’ils ont affaire à des
personnes suspectées de crime ou appréhendées. Tous fournissent des
informations oralement mais seuls douze d’entre eux remettent des déclarations
de droits aux suspects.

Ces standards
et approches variables peuvent conduire à ce que les suspects ne reçoivent que
peu ou aucune information dont ils auront besoin pour leur défense, peut-on
lire dans le document de la Commission.

De nombreux
dossiers précédents confirment de tels risques. Par exemple, un ressortissant
d’un Etat membre a été arrêté à l’étranger pour une infraction relative à la
drogue, prévenu et mis en prison sans avoir connaissance de ses droits ni des
raisons de son arrestation. Il lui a fallu quatre ans pour être blanchi,
explique la communication de la Commission.

Le risque de
faute professionnelle va probablement augmenter en parallèle au nombre de
ressortissants européens vivants à l’étranger et les forces de police se
tournent de plus en plus vers le mandat d’arrêt européen. En 2008, 14 000
mandats d’arrêt européens ont été émis, comparé à moins de 7 000 en 2005.

Source :
www.EurActiv.fr