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Linguiste (et musicien) du mois de mars – Christopher Goldsack

Entretien réalisé par correspondance entre Los Angeles et Londres. Traduction de l'anglais : Jean Leclercq
[ENGLISH SOURCE TEXT]

 

Christian Goldsack

 Photo: Ian Cole

LMJ : Vous êtes diplômé de physique de l'université de Cambridge, mais il semble que la musique ait été très tôt votre principal centre d'intérêt.

Guildhall-school-of-music-CG : Oui, j'avais toujours chanté et pratiqué le chant choral, à l'école et à l'université, où cette forme d'expression musicale était très en honneur. J'ai étudié la physique et me suis ensuite préparé à l'enseignement des sciences et des mathématiques au niveau secondaire. C'est lors de mes débuts dans l'enseignement que j'ai commencé à regretter la pratique du chant choral de grande qualité à laquelle j'étais habitué. Je me suis donc mis à chanter davantage pour moi-même, en fréquentant les cours de l'École de musique et d'art dramatique de la  Guildhall, comme élève externe des cours particuliers de chant. Finalement, je décidai de me gâter pendant un an et d'étudier le chant à la Guildhall pour mon seul plaisir en qualité d'étudiant de troisième cycle – mais je compris vite que mon cœur me dictait d'y rester plus longtemps et j'y passai trois ans.

LMJ :Vous aimiez aussi la langue française. Où l'avez-vous apprise et comment êtes-vous parvenu à la maîtriser ?

 

L’image du mois de mars

 

Une affiche en cinq langues dans un Tribunal à Los Angeles

 


CESAR CHAVEZ coverCésar Chavez Day
est une journée nationale de commémoration aux États-Unis. Elle souligne l’anniversaire de naissance de César Chavez, le 31 mars, et l’héritage de ce syndicaliste, qui a milité pour les droits des travailleurs et les droits civiques. César Chavez (né le 31 mars 1927 et décédé le 21 avril 1993) a d’abord été un travailleur agricole, puis un délégué syndical et un militant pour le respect des droits civiques. Il est le cofondateur, avec Dolores Huerta, du syndicat agricole United Farm Workers. Cette journée rend hommage à César Chavez et à ses multiples réalisations, en plus d’être une journée de promotion de l’engagement communautaire.

Isabelle Pouliot
http://traduction.desim.ca/

 

Lecture supplémentaire :

Un film sur César Chavez attise l'espoir d'une journee nationale de commemoration, 28 mars 2014

DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME – César Chavez (1927 – 1993)

L'influence coloniale sur les différents acteurs d'un procès californien
Le mot juste en anglais

Honni soit qui mal y pense

  

Nassima 2016En juillet 2011 nous avons publié la première partie d'un article rédigé par Mme  Nassima El-Médjira, intitulé Fidélité en traduction ou l'éternel souci des traducteurs. Un mois plus tard la fin de l'article a paru dans ce blog. Cet article a suscité un vif intérêt parmi nos lecteurs et lectrices dont plusieurs ont même soumis leurs propres opinions dans le domaine de la traductologie.

Malheureusement, nous avons perdu contact avec Mme El-Médjira jusqu'à récemment, quand elle a bien voulu analyser un livre de notre choix. Pour rappeler aux lecteurs qui est cette linguiste douée que nous sommes heureux de retrouver à l'occasion de sa nouvelle contribution, nous avons demandé à Mme. El-Médjira de nous fournir une courte biographie de sa vie professionnelle. Voici son exposition, suivie par la recension du livre, Honni soit qui mal y pense.

 

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Née à Alger, je suis diplômée en traduction de l'Institut de Traduction de l'université d'Alger. Mon mémoire de fin d'études était une traduction, du français vers l'arabe, d'un article de Danica Seleskovitch,  paru dans le livre « interpréter pour traduire » de Marianne Lederer et Danica Seleskovitch de l'école de Paris. Dans cet article, l'auteure, qui a jeté les fondements de la théorie interprétative de la traduction, démontre avec exemples à l'appui que le processus de la traduction s'apparente à celui de l'énonciation et de la compréhension d'une parole en communication unilingue.

Quelques années plus tard, j'ai eu le plaisir de publier, dans une revue de traduction américain, un modeste texte autour de la notion de fidélité en traduction telle qu'elle a été perçue par les traducteurs depuis que l'homme traduit.

Mes contacts avec la traductologie se sont raréfiés vu que j'ai été amenée à changer de créneau ; ceci dit, je n'hésite pas à tenter de me mettre à jour dans tout ce qui concerne le domaine de la traduction et le métier de traducteur.

Le juste mot en anglais m'a fait honneur en me confiant la recension du livre d'Henriette Walter ce qui a été pour moi une expérience bien enrichissante et un défi que j'espère avoir réussi à relever.

 

L'incroyable histoire d'amour entre le français et l'anglais, Henriette Walter 

Édition Robert Laffont (2001)

Honni soit  Henriette-Walter

Recension 

 

Hendrix et Händel ont cohabité dans l’espace-temps !

Rico+ElsaNous souhaitons la bienvenue à Rico Wack, notre nouvel invité, et à son épouse, Elsa Wack, qui fut notre « Traductrice du mois de janvier 2014 ».  Rico et Elsa, les auteurs de l’article qui suit, se sont connus dans un groupe de théâtre. Tous deux faisaient aussi de la musique : lui de la guitare, surtout du blues, et elle plutôt  du hautbois. Par la suite elle s’est mise aussi plus assidûment à la guitare, et au chant.

Leurs goûts musicaux allaient surtout à la musique pop, notamment de la période de 1966 à 1972. Puis Elsa a chanté de la musique sacrée dans des chœurs. Récemment Rico s’est mis à écouter également beaucoup de musique classique.

Le père d’Elsa était guitariste de jazz. Elsa et Rico ont également joué et chanté du jazz (plutôt ancien). Il y a tant de belles musiques !

Tous deux ont composé la chanson « L’Éclairage urbain » vers 1980.

Récemment Elsa Wack a scénarisé et produit un petit film pilote (12 min 58) avec une chanson originale, qu’on peut voir et écouter sous le lien : https://vimeo.com/user41206254. Quant a Rico, il à toujours pratiqué aussi les arts picturaux.

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  HH HH2

 

Hendrix (black & white)James Marshall Hendrix (né Johnny Allen Hendrix en 1942), mieux connu sous le nom de Jimi Hendrix, est un guitariste pop, auteur-compositeur et chanteur américain.  Malgré une carrière internationale longue de seulement quatre ans, il est considéré comme le plus grand joueur de guitare électrique et l'un des musiciens les plus importants du vingtieme siècle.

En février cette année, à Mayfair, Londres, s'est ouvert le musée de l'appartement que Hendrix a partagé dans cette Brook Street
ville avec son amie anglaise Kathy Etchingham. Hendrix s'y est fait un nid entre l'été 1968 et mars 1969, quittant toutefois souvent Londres pour l'Amérique et les tournées. Le musée a réuni deux maisons contiguës de Brook Street, le 23, où habitait Hendrix, et le 25, qui avait été la maison de Händel au XVIIIe siècle.

Deux plaques à l'entrée commémorent ces « colocataires » de génie.

Hendrix 2 plaques

 

Des mots en balade…

Morel book cover

 

Recension de livre par Jean Leclercq

Voici un petit livre qui ne manquera pas d'intéresser tous ceux de nos lecteurs qui aiment à « jouer avec les mots ». Car, Denise Morel nous le rappelle dans l'avant-propos : Les mots appartiennent à toutes les cultures, ils viennent de tous les horizons, voyagent à travers les siècles et les pays, comme des nomades, s'arrêtant au bord d'une oasis, puis reprenant leur route, pour glaner ça et là du rêve, de l'amour, tout un florilège transmis de génération en génération.

Mais, de ces migrants, de ces vagabonds, qui au fil des siècles se sont installés dans nos langues, ce sont 25 termes d'origine arabe, persane ou turque – dont nous sommes parfois loin de soupçonner l'origine orientale – que l'auteure a retenus afin de nous en parler. Qu'on ne s'attende pourtant pas à un traité de linguistique comparée. Dans chaque cas, on trouve d'abord une brève explication de l'étymologie du vocable, puis un conte, une anecdote ou un poème qui sert à l'illustrer. Quelle meilleure façon de nous aider à le retenir et, surtout, à nous le présenter sous un autre angle ? Les mots traités sont regroupés autour de six thèmes : le bon goût, les contes merveilleux, la mer et le ciel, les comptes et les chiffres, l'écriture et le sacré.

Prenons quelques exemples. Les loukoums, ces confiseries poudrées de sucre glace à base de pâte d'amandes et de pistache, sont encore plus savoureuses lorsqu'on apprend qu'il s'agit en fait des rahat al-hulkum, c'est -à-dire du « bien-être du gosier »… Au chapitre du merveilleux, on découvre que le mot « hasard » dérive de l'arabe az-zahr qui désigne le dé à jouer. Nous avions parlé de ce mot à l'occasion d'un billet linguistique, mais sans retracer son itinéraire qui, partant d'Arabie, l'a d'abord conduit en Espagne, cette interface avec l'Orient, avant d'arriver chez nous. Dans un sens voisin, mais plus positif (le hasard pouvant être heureux ou malheureux), nous trouvons le mot baraka qui veut dire « chance » et qui vient du verbe bäraka : « bénir » ou « féliciter ». À cet égard, au moins deux chefs d'État lui doivent beaucoup : l'ex-président égyptien Moubarak et l'actuel président des États-Unis, Barak Obama. Le mot « gazelle » vient de l'arabe ghazäl, lui-même dérivé du verbe ghazäla signifiant « séduire ». Du coup, j'ai compris pourquoi les Marocains nous parlaient de « gazelles » pour désigner la bien-aimée, la petite amie, voire l'épouse. De même que s'éclaire la signification de Bahr el-Ghazal, « le fleuve des Gazelles » que nous connaissons mieux sous le nom de Nil bleu, et dans lequel pataugea la célèbre mission Marchand, avant d'arriver à Fachoda ! Le mot arabe mӓkhazīn, pluriel de makhzan qui signifie « entrepôt » et dérive du verbe « amasser », « entasser », a donné, dès le XVIIIe siècle, le mot « magasin » et, par la suite, le terme « magazine » pour désigner un amoncellement écrit de connaissances et de nouvelles. Enfin, et puisque s'achève le Temps des Fêtes, rappelons que le mot « bougie » dérive du toponyme Bejaya, port algérien de la Méditerranée où, dès le XIVe siècle, on fabriquait des chandelles de cire très fine. Achevons cette promenade étymologique par le mot Diwan qui nous vient du persan, par le truchement du turc, langue dans laquelle il désigne un canapé mais aussi, dans un sens littéraire, un recueil de poésies (le Divan de Goethe fut présenté comme une anthologie de poésies arabes et persanes).

Que de surprises, que de délicieuses anecdotes qui nous confirment dans l'idée que c'est toujours dans les petits livres que l'on trouve les meilleures choses !

[1] Denise Morel. Le voyage des mots. Le Chesnay, ouvrage édité chez Scriban et distribué en librairie par DG Diffusion, 31750 Escalquens (France), 2015.

Peut aussi être obtenu en s'adressant à l'auteure, Denise Morel, 1, square d'Argenson 78150 Le Chesnay (France) – moredenis@numericable.fr - avec un chèque à son ordre de 9,50 €+2 € de frais de port.

 

le 17 mars 2016 – Fête de la Saint-Patrick

 

CaroleÀ l'occasion de la Fête Nationale irlandaise, nous avons demandé à notre collaboratrice, Carole Josserand, de présenter un aperçu historique de la Grande Famine, un épisode qui marqua profondément l'identité du peuple irlandais. Née à Lyon, Carole JOSSERAND  a grandi dans un milieu bilingue anglais/français. Après avoir réussi l'option internationale du baccalauréat scientifique, elle est partie faire ses études en Angleterre où elle a fait une licence de langues (avec la combinaison italien, allemand, russe) à l'Université de Birmingham. Quatre ans plus tard, Carole s'est installée à Londres pour suivre un Master en Traduction et Interprétation à l'Université de Westminster. Carole travaille actuellement à l'Union Internationale des Télécommunications, à Genève, en qualité d'assistante du Chef interprète. Elle continue également à traduire.

 

Irish memorial

 

 

 

Il était une fois, dans la douceur et le calme du Galway,

Un homme, Michael, et une femme, Mary,

 Déchirés par la misère de leur propre pays…


 

 Figure 1 : Mémorial aux victimes de la Grande Famine, Dublin, Eire

L’anniversaire d’une rencontre entre deux génies de la musique

 

Maurice Ravel fêta son 53ème anniversaire – le 7 mars 1928 – à New York, lors d’une réception donnée en son honneur par la cantatrice canadienne mezzo-soprano Eva Gauthier. Parmi les invités se trouvait George Gershwin, alors âgé de 29 ans. Pendant cette réception, Gershwin produit une grande impression sur Ravel par une exécution impromptue de « Rhapsody in Blue » et «The Man I Love ». Ravel avait visiblement un tel respect pour le don inné de la mélodie chez Gershwin que quand ce dernier lui demanda des leçons de composition, il refusa sa requête, lui disant: «il vaut mieux écrire du bon Gershwin que du mauvais Ravel, ce qui adviendrait si vous travailliez avec moi». Leur mutuelle admiration devait trouver un curieux parallèle dans les circonstances de leur mort – à cinq mois d’intervalle – et moins de 10 années plus tard. Gershwin mourut le 11 juillet 1937, à la suite d’une opération sur une tumeur au cerveau, tandis que Ravel, qu’un trouble neurologique dit «démence de Niemann-Pick » faisait décliner de jour en jour, mourut le 28 décembre de la même année, des suites d’une opération du cerveau qui, elle aussi, avait échoué.

 

Maurice Ravel (1875 – 1937)

George Gershwin (1898 – 1937)