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Joëlle Vuille, linguiste du mois d’avril 2021

Entretien exclusif avec notre invitée,  Joëlle Vuille, professeure de droit pénal et criminologie

  Joelle Veuille  

Le mot juste : Pourriez-vous nous parler de votre famille, y compris de votre enfance et de votre premier contact avec la langue anglaise ?

JV : J’ai grandi dans une famille où tout le monde parle couramment plusieurs langues. Ma maman est issue d’une famille germanophone, mais elle a grandi dans une ville francophone et elle a vécu en Angleterre. Quant à mon papa, sa famille a vécu dans plusieurs pays quand il était enfant, avec le résultat qu’il parle français, allemand et italien couramment. Et moi, je suis née et ai grandi en Suisse alémanique, mais nous parlions français à la maison. Pendant longtemps, l’anglais n’a pas joué un grand rôle dans notre vie familiale : nous avions de la famille aux Etats-Unis, mais nous avions perdu le contact. Jusqu’à l’été de mes 13 ans, lorsque ma petite-cousine californienne est venue passer ses vacances chez nous. A ce stade, j’avais eu une année d’enseignement de l’anglais à l’école, et je le pratiquais sans grand enthousiasme. Mais j’ai eu un déclic, et à partir de là, j’ai absorbé l’anglais comme une éponge. J’ai commencé à lire tout ce qui me tombait sous la main, et l’un de mes souvenirs les plus intenses est d’avoir lu « Jamaica Inn » de Daphné du Maurier, je devais avoir 14-15 ans. J’ai adoré ce livre ! A partir de là, je n’ai plus jamais arrêté de lire en anglais pour mon plaisir ; et encore aujourd’hui, lire en anglais est pour moi beaucoup plus relaxant que de lire en français ou en allemand, bizarrement.

Le mot juste : Vous avez fait des études de droit et de criminologie, qui vous ont finalement amenée à vivre aux Etats-Unis. Racontez-nous votre parcours.

JV : Oui, j’ai d’abord fait des études de droit à l’Université de Lausanne, en Suisse. Après avoir décroché mon diplôme, j’ai obtenu mon premier emploi académique grâce au fait que je parlais aussi l’allemand ; c’était un petit projet de recherche avec la police de la ville de Zurich. Mon supérieur à cette époque était un professeur de criminologie très renommé, qui avait d’ailleurs un don assez incroyable pour les langues. Il m’a toujours semblé qu’il apprenait une nouvelle langue à chaque fois qu’il passait un peu de temps dans un nouveau pays. C’est à cette époque j’ai contracté le virus de la recherche. J’ai donc fait un doctorat, et puis je suis partie pendant deux ans à l’Université de Californie à Irvine pour mener une recherche postdoctorale. Et depuis mes débuts dans le milieu académique, mes collègues m’ont toujours sollicitée pour faire des petites traductions (de façon informelle, je n’ai aucune formation dans ce domaine). J’aime beaucoup cela, même si je suis régulièrement étonnée de la difficulté que peuvent poser certaines traductions. J’ai beaucoup d’admiration pour les traducteurs et les interprètes !

 

Le mot juste : Vous enseignez actuellement le droit pénal et la criminologie à l’Université de Fribourg en Suisse ; j’imagine que comme juriste, les mots et la langue ont une grande importance pour vous.

JV : C’est vrai que comme juriste, il faut aimer les mots, car l’interprétation de la loi est souvent une question de langage, même si cela ne se limite pas à cela. Dans le domaine du droit en particulier, j’ai toujours été fascinée par le fait qu’il ne suffit pas de traduire un mot dans une autre langue pour pouvoir comprendre ce que ce mot signifie dans un système juridique étranger. L’exemple classique a longtemps été le mot « trust », qui qualifiait une institution bien connue dans les pays de Common Law, en droit continental. Il n’y avait pas d’équivalent en français, car le concept lui-même n’existait pas dans nos systèmes juridiques. Il y a aussi parfois des faux amis. Par exemple, le droit suisse (comme d’autres droits issus de la tradition napoléonienne) classe les infractions pénales en trois catégories : les crimes, les délits et les contraventions. En Suisse alémanique, nous avons donc des Verbrechen (crimes), des Vergehen (délits) et des Übertretungen (contraventions). En Allemagne, en revanche, il n’y a que des Verbrechen et des Vergehen. Les Übertretungen existent, mais elles relèvent du droit administratif et non du droit pénal. Le même mot fait donc référence à des concepts totalement différents.

 

Le mot juste : D’ailleurs, entre l’Université de Fribourg en Suisse et l’Université de Freiburg en Allemagne, il peut aussi y avoir des confusions ! Vous vous plaisez à Fribourg ?

JV : Oui, énormément ! Ce qui me plaît particulièrement, c’est que cette université est bilingue. La moitié de mes collègues sont germanophones, et chacun parle à l’autre dans sa langue. Par ailleurs, nous avons également des étudiants étrangers et nous enseignons certains cours en anglais. C’est un environnement très stimulant.

 

Le mot juste : Mais pour en revenir à la précision du langage, la criminologie doit être moins compliquée de ce point de vue, non ?

JV : Pas vraiment (rire). La criminologie ambitionne notamment de mesurer le phénomène criminel, et pour ce faire, elle recourt à divers instruments, notamment des statistiques officielles (nombre d’enquêtes ouvertes, nombre de condamnations, nombre de détenus) et des sondages auprès de la population. Ces derniers sont employés pour circonscrire ce qu’on appelle le chiffre noir de la délinquance, c’est-à-dire les délits qui ne remontent pas jusqu’aux autorités, par exemple parce que les victimes ne les dénoncent pas ; on demande donc directement à un échantillon de la population s’il a subi telle infraction dans les 12 derniers mois. Un élément intéressant avec les sondages est qu’on peut les mener dans différents pays, et ensuite procéder à des comparaisons. Or, traduire les questions dans différentes langues pour obtenir des chiffres comparables soulève régulièrement des complications. Par exemple, une de mes collègues, spécialisées dans les violences de genre, s’est longtemps demandé à quoi correspondait en français le concept de « date » (dans le sens approximatif de « petit(e) ami(e) »). Le problème est justement que, en Suisse ou en France, la « date » n’est pas un type de relations qui existe. On n’échappe donc pas aux problèmes de langue, même en criminologie !

 

Le mot juste : En fait, votre parcours professionnel est plutôt éloigné de la linguistique, alors comment en est-vous venue à écrire pour ce blog ?

JV : J’étais encore en Californie lorsque Jonathan Goldberg m’a contactée pour me demander si je serais intéressée à contribuer. Je ne sais pas comment il m’avait trouvée (rire). Étant donné que j’ai toujours été intéressée par la linguistique, je n’ai pas hésité. Et je dois dire que, même si j’ai de moins en moins de temps pour écrire pour ce blog, j’ai toujours beaucoup de plaisir à le faire car cela m’oblige à lire des choses passionnantes qui me sortent de mes livres de droit.

La langue du vêtement – hommes (1ère partie)

Pendant un championnat de tennis de Wimbledon, et pendant qu'un Français et un Écossais bataillaient pour une place en finale, nous avons publié un article intitulé : "La rivalité franco-britannique sur la pelouse de Wimbledon" qui s'attachait à l'histoire de ce sport et à l'étymologie du mot tennis.

Vest fingernails cropped

Dans son supplément Style, Le Monde a publié un article surd'autres événements sportifs organisés en Grande-Bretagne et qui attirent la haute société anglaise, sous le titre : « En Angleterre, la noblesse s'amuse."


 
Vesat ascot

« Chaque printemps, la haute société anglaise se retrouve pour une saison sociale, dont la régate royale de Henley est l'un des événements incontournables. Elle débute en mai avec le Chelsea Flower Show, un salon horticole où se presse toute la bourgeoisie anglaise autour des plus belles fleurs du monde. Elle se termine en août avec la semaine de Cowes, une régate entre l'île de Wight et Portsmouth. Entre les deux se déroulent notamment le tournoi de tennis de Wimbledon, les courses hippiques de  Royal Ascotet les matchs de cricket de Lord's… » [Le Monde]

 

Vest ascot

(L'image ci-dessus nous rappelle une paire de faux amis : melon (fr.) = bowler-hat, aussi que melon en anglais.)
L'article indique le code vestimentaire auquel il convient de se conformer en pareille occasion. Il y est question de cravate, pantalon, robe, jupe, chapeau et blazer.

Nous souhaitons présenter à nos lecteurs une brève analyse du mot anglais vest et essayer de clarifier les différences d'emploi de ce terme dans les différents pays de langue anglaise. Ainsi, en Angleterre, vest désigne un maillot de corps, alors qu'aux États-Unis, c'est un gilet. Autrement dit, vest (UK) et « veste » (FR) sont des faux-amis , comme montre le tableau suivant :

UK          USA

   

vest *  vest
[≠ veste en français]     [≠ veste en français]

 

    waistcoat          undershirt
      [ = gilet ]    [ = maillot de corps]

  

  jacket jacket
      [ = veste]       [ = veste]

                       
* En
Australie et en Nouvelle Zélande, un maillot de corps s'appele singlet.

Il convient de rappeler que les deux  mots « veste » et « vêtement » (ainsi que vest en anglais) découlent du mot latin vestis. L’accent circonflexe sur le premier e remplace le s du mot ancien vestement. Plus rare et littéraire, vêture, a le sens général d'habit ou de vêtement. En anglais le mot vestment existe, mais son usage, généralement dans le contexte de la tenue de cérémonie, est beaucoup moins répandu qu’en français. La traduction de « vêtement » sera "clothing".

En ce qui concerne des vêtements de femmes, on rencontre là aussi des faux amis, comme par exemple dans le tandem brassière (fr.) et brassiere (angl.), ce dernier plus communément abrégé en bra. Dans la deuxième partie de l'article, à paraître prochainement, nous étudierons ces deux mots et d'autres encore du vocabulaire de la lingerie féminine. Nous vous entretiendrons également de la découverte récente d'un soutien-gorge du 15e siècle dans un château autrichien.

Lecture supplémentaire :

Royal Ascot face fashion police
World in Fashion

Les elegant(e)s d'Ascot soumis a un "dress code" strict
Le Monde, Style, 21.06.2012

Un peu d'histoire…Les Espadrilles
Le Monde, Mode, 30.05.2014

Les mots anglais de la semaine : fascinator, bouffant

Le Langage de Mode
Une étude sur la traduction des termes de mode

JG2 Jonathan G.

Les interprètes irakiens et afghans face à la bureaucratie americaine

Isabelle (shortened)La traduction qui suit a été rédigée à notre intention par notre fidèle collaboratrice, Isabelle Pouliot. Isabelle est membre de la NCTA et ancienne résidente de la région de San Francisco. Elle est traductrice agréée de l'anglais vers le français de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) http://traduction.desim.ca

Le président Biden ordonne un examen du programme de visas spéciaux d'immigrants pour les interprètes afghans et irakiens qui ont travaillé pour l'armée américaine. (Fox News, le 5 fevrier 2021)

On estime qu'environ 100 000 Irakiens et 17 000 Afghans attendent toujours les résultats de programmes spéciaux destinés à accueillir en sol américain des interprètes qui ont servi fidèlement l'armée américaine, au péril de leur propre vie. Un nouveau décret du président américain Joe Biden demande d'effectuer un examen approfondi de ces programmes, une étape jugée importante afin de résoudre les lacunes systémiques, les problèmes de communication et les retards de plusieurs années dans le traitement des demandes de visa.

Le décret présidentiel du 4 février demande d'effectuer un examen conjoint des programmes de visas spéciaux d'immigrants ciblant les alliés irakiens ou afghans.

Un rapport devra être remis au président Biden dans les six mois et comprendre les éléments suivants :

  • Déterminer si l'agence respecte les lois régissant les programmes de visas spéciaux;
  • Compiler tous les retards constatés dans le traitement des demandes, y compris les retards liés au manque de personnel;
  • Un plan de « formation, encadrement et suivi » concernant le traitement des demandes de visas spéciaux;
  • Un plan pour faire le suivi des progrès des coordonnateurs principaux des programmes;
  • Déterminer si des lignes directrices adéquates existent afin de rouvrir ou de réexaminer les demandes de visa.

Année après année, le Congrès a approuvé des milliers de visas pour des interprètes irakiens et afghans, mais l'accumulation des dossiers à traiter surpasse le nombre de visas autorisés et les exigences strictes des demandes font en sorte que bon nombre de ces visas demeurent sans détenteurs.

Selon le département d'État, 11 500 visas ont été approuvés pour des interprètes afghans et leur famille depuis 2018, mais la plupart de ces visas n'ont pas encore été délivrés depuis.

En décembre, plus de 1000 demandeurs de visa afghans et irakiens ont signé une pétition adressée à Joe Biden, alors président élu, lui demandant de régler le problème, rapportait le journal The Washington Post.

Un ex-sergent de l'armée américaine, James Miervaldis, a passé trois ans à aider son propre interprète afghan à obtenir un visa d'immigrant pour les États-Unis, et ce, même si le dossier contenait une lettre de recommandation de l'ancien ambassadeur des États-Unis en Afghanistan. Malgré l'appui de personnes influentes, dont des vétérans maintenant membres du Congrès qui ont tenté de faire venir dans leur pays leurs anciens interprètes, les retards et les ratés du programme n'ont fait qu'empirer au fil des ans, selon James Miervaldis.

Un ancien officier décoré du corps des Marines, Zach Iscol, a tenté pendant 15 ans de faire venir aux États-Unis un autre interprète irakien, surnommé Frank, qui avait été atteint d'un tir et blessé aux côtés de militaires américains à Falloujah en 2004. Malgré des lettres de recommandation de plusieurs généraux, la demande de visa de Frank s’est perdue dans les limbes dit-il.

Un autre interprète avec qui Zach Iscol avait travaillé, Abood, est décédé aux États-Unis en 2011. M. Iscol est toujours en contact avec sa veuve et ses enfants, dont deux filles qui sont maintenant policières au sein du service de police de New York.

Zach Iscol a bon espoir que la demande d'examen ordonnée par le président Biden, et notamment l'analyse des exigences des demandes de visa, apportera des changements significatifs.

« Quand le gouvernement américain accorde la priorité à un dossier, il peut le régler. Comme dans n'importe quelle organisation, il s'agit d'obliger les gens à rendre des comptes et à faire de la venue de traducteurs une priorité et de désengorger le système », a-t-il déclaré.

Mise à jour :

Afghan Interpreters Who Await Visas After Helping The U.S. Now Fear For Their Lives
NPR – June 19, 2021

 

Anglo-Saxons


L'article qui suit, rédigé par Dominique Mataillet, a paru dans la prestigieuse revue des francophiles aux États-Unis (et la plus connue des publications bilingues français-anglais dans le monde), FRANCE-AMÉRIQUE. Nous le republions ici avec l'autorisation aimable de la Directrice, Guénola Pellen, notre linguiste du mois de juin 2020.

Dominique snipped F-A logo

Les Anglais et les Américains s’en étonnent toujours. Pourquoi les Français s’évertuent-ils à les qualifier d’Anglo-Saxons ? Que penseraient ces Frenchies si on lançait à leur adresse des vocables tels Franco-Burgondes ou Séquano-Arvernes (du nom de deux groupes gaulois) ?

Le terme en cause a en effet pour origine les noms de deux peuples germaniques, les Angles et les Saxons (auxquels il faudrait adjoindre les Jutes), qui, originaires du nord de l’Allemagne, s’établirent en Grande-Bretagne à partir du VIe siècle.

Affubler les Britanniques et les Américains d’un nom qui remonte à quinze siècles, c’est d’une certaine façon les renvoyer à une époque où, vu de l’Europe latine, les peuples étrangers à la sphère de Rome étaient des barbares. Faut-il rappeler que les Français ont longtemps qualifié avec mépris les Allemands de « Teutons », du nom d’une autre population germanique ?

Pour les linguistes, « anglo-saxon » est un mot au sens bien précis. Synonyme de vieil anglais, il correspond au plus ancien stade de l’histoire de la langue anglaise avant qu’elle subisse l’influence du latin apporté par les missionnaires chrétiens puis celle du vieux norrois parlé par les envahisseurs vikings. Comme on le sait, ce proto-anglais évoluera considérablement sous l’influence du français après la conquête normande de 1066.

Dans le français courant, l’adjectif « anglo-saxon » désigne ce qui a rapport avec le Royaume-Uni, les États-Unis et les autres pays occidentaux de langue anglaise, soit, essentiellement, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. « Occidentaux » : la précision est fondamentale, car de grands pays comme l’Inde ou le Nigeria, où l’anglais est couramment parlé, ne sont pas considérés comme anglo-saxons.

Le problème est que l’on ne sait jamais de qui on parle précisément. Des Anglais ? Des Américains ? Des deux à la fois ? Des héritiers de l’empire britannique ?

Si le terme est utilisé aux États-Unis par les sociologues, c’est sous la forme de l’acronyme WASP (White Anglo-Saxon Protestant). On entend par là les descendants des immigrants d’Europe du Nord et de l’Ouest (Royaume-Uni, Allemagne, Scandinavie…) dont la culture et le mode de vie ont façonné pour une bonne part la nation américaine depuis le XVIIe siècle.

En cela ils s’opposent à d’autres Européens, catholiques, originaires notamment d’Irlande, d’Italie et de Pologne. Et se différencient plus encore des juifs et des non-Blancs tels que les Afro-Américains, les Hispaniques ou les Amérindiens.

Pour les Français, le mot « anglo-saxon » évoque plus largement l’idée d’un monde – voire une civilisation – plaçant les libertés individuelles au-dessus de tout. Longtemps pris pour modèle, ce monde est de plus en plus présenté comme un repoussoir. On l’accuse de véhiculer des valeurs telles que l’individualisme et le communautarisme et, surtout, de subvertir la langue française avec son idiome.

Il est vrai, et les francophones sont bien placés pour le savoir, que le partage d’une langue est un puissant facteur de rapprochement entre nations. La plupart des pays ayant l’anglais pour langue officielle ont en commun un système juridique, la common law, issu du droit anglais. Ce qui ne les empêche pas d’afficher d’importantes différences socio-culturelles, creusées par l’histoire et la géographie. Le mode de vie anglais est plus proche du modèle européen continental que de l’American way of life.

Si l’on pense spécifiquement à une entité linguistique, plus ou moins large selon les définitions, le terme anglophone semble tout à fait approprié. Pourquoi ne pas utiliser également celui d’« anglosphère » imaginé par l’écrivain Neal Stephenson ? En ayant en tête la formule de George B. Shaw : « L’Angleterre et les États-Unis sont deux nations divisées par une langue commune. »