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L’Invention de Hugo Cabret, Brian Selznick (II)

 

La traductrice française, Danièle Laruelle, expose sa traduction de "The Invention of Hugo Cabret" pour les lecteurs du Mot Juste

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Image003 L’auteur et illustrateur américain, Brian Selznick, a accepté de contribuer a cet article concernant son livre, « The Invention of Hugo Cabret ».

Inspiré par le réalisateur français, George Méliès, « The Invention of Hugo Cabret » a été publié par Scholastic, la plus grande figure mondiale de l'édition jeunesse, et a remporté un vif succès au niveau international.

 Il a obtenu le Prix Caldecott 2008 remis chaque année aux États-Unis par l’Association for Library Service to Children.

 

Image004 Par ailleurs, Danièle Laruelle, traductrice de la version française, L’Invention de Hugo Cabret (Éditions Bayard Jeunesse, 2008), a eu la gentillesse de traduire en français les paroles de l’auteur, et d’y ajouter quelques réflexions sur son propre rôle dans la traduction de l’œuvre.

 

Image005Les contributions faites par ces deux linguistes distingués ont été recueillies par le Dr Trista Selous, traductrice anglaise agréée par l'UNESCO et membre de l'association des traducteurs du Royaume-Uni, une spécialiste du domaine cinématographique.

 

Danièle Laruelle :

Pour commencer, j’aimerais dire que, pour moi et pour beaucoup d’enfants que j’ai rencontrés au cours d’interventions en librairie ou dans un cadre scolaire, Brian Selznick a gagné son pari : le récit écrit et les séquences narratives en images se fondent en un tout indissociable dans l’esprit du lecteur de cet étonnant « livre-film ». 

Avant la traduction, il y a parfois – souvent – le rapport du traducteur au livre. Hugo Cabret est arrivé chez moi en lecture, avec mission de faire une fiche critique pour l’éditeur. Le livre m’a enchantée et transportée ailleurs, du côté des années cinquante de mon enfance, qui ressemblaient encore beaucoup au monde de Méliès et de Hugo Cabret – beaucoup plus qu’au monde d’aujourd’hui. J’ai grandi avec des locomotives à vapeur, des montres mécaniques et des boutiques d’horlogers comme celle du papa d’Hugo. Qu’un auteur-illustrateur américain, né trop tard pour avoir connu ce monde-là, en parle et en rende l’ambiance avec autant de justesse affectueuse m’a profondément émue. Je n’ai pas hésité une seconde lorsqu’on m’a proposé de traduire cet ouvrage – j’en mourais d’envie.

Quels problèmes peut poser la traduction d’un livre pour les enfants ? Le cliché voudrait qu’il n’y en ait pas ; le vocabulaire reste simple, la syntaxe n’est jamais très complexe, on se dit que ça ne peut pas être bien compliqué, et on se trompe. 

Quel que soit le lectorat cible, lorsqu’on traduit un roman de l’anglais, on rencontre invariablement deux problèmes, dont un double.

D’une part, lorsque des personnages se parlent, l’anglais ne connaît que « you » ; en français, ils peuvent se vouvoyer ou se tutoyer selon leur degré de familiarité, et c’est au traducteur que revient la décision, en fonction de certaines conventions sociales, selon le milieu et/ou l’époque, en fonction du contexte aussi, de ce qu’ils se disent, du ton qu’ils emploient. Ici, les enfants se tutoient, même s’ils ne se connaissent pas, ils vouvoient les adultes dont ils ne sont pas proches, et les adultes tutoient les enfants – parce que nous sommes dans un milieu populaire ; ce ne serait pas le cas dans la haute société, surtout à cette époque. Dans certaines situations, le tutoiement peut-être un signe de mépris – par exemple, quand la dame de la bibliothèque de l’Institut cinématographique refuse l’entrée à Hugo et lui dit : « Tu es trop jeune et trop sale » ; s’il avait été propre et bien vêtu, elle l’aurait sans doute vouvoyé à cette époque. Quand j’avais l’âge d’Hugo, la bibliothécaire municipale me vouvoyait ; ce ne serait plus le cas aujourd’hui.

D’autre part, l’anglais dispose de ce qu’on appelle savamment les « verbes à particule ». Avec ces verbes brefs, fréquents, dont le sens est modifié par des prépositions, les mouvements sont précis, leur succession rapide et le rythme effréné dans les scènes d’action ou de poursuite. En français, le traducteur se trouve vite avec des mots trop longs, des explications lourdes sur les changements de direction, et la scène se traîne comme un train de marchandises. Pour tenir le lecteur en haleine, il faut ruser, couper, réécrire autrement afin de rendre le sens comme le rythme. Ces mêmes verbes, avec leur cortège de prépositions, posent un autre problème aigu en littérature jeunesse car, s’ils sont très courants, s’ils font partie de la langue de tous les jours, ils permettent d’exprimer des notions complexes que le français traduirait par des termes abstraits, hors de portée du jeune lecteur. Il faut donc, là encore, se battre pour rendre l’idée avec la même précision, de manière simple et accessible. 

Viennent ensuite les problèmes spécifiques à l’ouvrage qu’on traduit. Ici, il fallait veiller à employer la langue de l’époque, à ne pas être trop moderne. Par exemple, lorsqu’Isabelle dit à Hugo : « Chic ! J’adore les secrets », elle pouvait aussi dire « Chouette ! », mais pas « Génial ! » ou « Super ! », encore moins « Trop bien ! » – ce que diraient des enfants français d’aujourd’hui. De même, lorsqu’on parle des enveloppes non décachetées qui s’entassent sur la petite table d’Hugo semaine après semaine, il vaut mieux parler de la « paie » de son oncle disparu que d’employer le mot « salaire » – c’est le vocabulaire des ouvriers de l’époque. La langue n’est pas marquée en anglais, elle le devient en français pour des raisons d’ambiance, de justesse de registre. Cela demande des vérifications.

Toujours dans le domaine du vocabulaire, j’ai dû faire un travail de traducteur technique, m’intéresser aux mécanismes d’horlogerie, au fonctionnement des automates et à la terminologie afin de traduire certains passages.

Il n’y a pas de traductions sans recherches. Quels sont les titres français des films mentionnés dans le roman ? Certains coulaient de source, ceux de Méliès étaient faciles à retrouver, mais j’ai dû fouiner un moment sur le Net pour découvrir que Safety Last de Harold Lloyd était traduit par Monte là-dessus, et A Clock Store de Walt Disney par Quel bazar ! L’ancienneté de ces films complique la recherche. Et je remercie l’informatique ; c’était beaucoup plus long quand j’ai commencé, au temps des machines à écrire et du papier…

Il y aurait encore à dire sur d’autres choix et ce qui les a motivés, mais je terminerai sur celui de transposer le récit au présent. L’idée est venue de la directrice littéraire à la lecture des premières pages de mon manuscrit en français ; je me souviens encore de son coup de fil : « Écoute (elle me lit un passage en transposant à la volée). Moi, ce texte, je l’entends au présent. C’est plus immédiat, on y est, comme au cinéma. Regarde de ton côté s’il n’y a pas trop de problèmes de concordance avec les flashbacks et dis-moi ce que tu en penses ». Il n’y avait pas trop de problèmes (juste quelques-uns), et l’idée était bonne ; elle servait bien le récit dans la langue d’arrivée, et, en le plongeant dedans, elle rapprochait le jeune lecteur d’aujourd’hui de cette époque lointaine, peu familière, que même ses parents n’ont pas connue.

 

Références supplémentaires :

Brian Selznick – The Invention of Hugo Cabret book trailer

Lecture & Cie – Jeunesse

Children’s Books, New York Times, March 11, 2007

Reads Like a Book, Looks Like a Film, New York Times January 26, 2008

 

Cet article est le deuxième d’une série de trois articles. Vous pouvez lire les première et troisième parties en cliquant sur les liens suivants :

L'auteur américain, Brian Selznick, expose son œuvre pour les lecteurs du Mot Juste

La critique et traductrice britannique, Trista Selous, apporte son analyse sur le livre "L'invention de Hugo Cabret"

 

Une note personnelle du blogueur –

 Brian Selznick

J'aimerais moi-même intervenir en ce qui concerne « L’invention de Hugo Cabret », et vous faire part d'une anecdote très personnelle à propos de l’auteur, Brian Selznick.

Cette histoire remonte à mon enfance. J'avais dix ans (il y a de cela quelques décennies !) quand mon ami Jasper Brener (avec qui je suis resté en contact toutes ces années, bien que nous ayons vécu sur quatre continentns au cours des années), m’a fièrement raconté avoir des liens de parenté avec le très célèbre réalisateur américain, David O. Selznick. Ce dernier était apparemment son cousin au troisième degré (ou était-ce quatrième, cinquième degré ?!). Souvenez-vous, c'est Selznick qui nous a offert, en 1939, l'inoubliable Gone with the Wind (« Autant en emporte le vent »), inspiré par le roman du même titre. Le livre avait déjà remporté le Pullitzer Prize, et le film ne remporta pas moins de dix Oscars.

 

  GoneWithTheWind   AutantEnEmporteLeVent

 

Les propos de mon ami Jasper m’étaient sortis de la mémoire. Ils me sont revenus récemment, en apprenant que l’auteur de « L'invention de Hugo Cabret », Brian Selznick, est lui aussi apparenté au réalisateur. J'ai donc rappelé à mon ami ce qu'il m'avait raconté il y a fort longtemps. Il se souvenait vaguement de m'en avoir parlé, mais ignorait s'il avait véritablement des liens de parenté avec l'illustre cinéaste. Il a donc échangé quelques courriels avec son cousin, David Selesnick qui habite Washington D.C.

 Et en effet, il est apparu que le réalisateur David O. Selznick, décédé en 1965, mon ami, Jasper, Brian Selznick et David Selesnick,  sont bien tous les quatre apparentés.Les deux derniers ne se sont pourtant jamais rencontrés ; mais David a acheté pour son fils le livre « L’invention de Hugo Cabret », écrit par son lointain cousin, Brian.

Jonathan

 

P.S. Au moment même où je rédigeais ceci, j'ai reçu un courriel de Maria, une fidèle   lectrice du blog : “Hi Jonathan…was reading the latest about the new youth fiction book…My husband asked, I wonder if the author is related to David O. Selznick – film director?”

Expressions anglaises de la semaine: Russian roulette, French roulette et Chatroulette

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Le mot roulette a commencé à faire partie du lexique anglais en 1734. Il est emprunté au français, langue dans laquelle il désigne une petite roue. Ce diminutif provient lui-même de l'ancien français roelete. Ce mot français n'est pas toujours traduit par roulette en anglais : dans le domaine industriel, la traduction est caster (lit à roulettes = bed on casters), en dentisterie, il est question de drill, en cuisine, on parle de pastry wheel, en couture, l'expression utilisée est tracing wheel et en reliure, "roulette" se dit fillet. En anglais, le mot roulette est un terme technique utilisé dans divers domaines ; par exemple, il désigne une petite roue pourvue de dents tranchantes et utilisée pour tracer des lignes de marques ou obtenir des perforations. Cependant, le sens le plus fréquent du mot "roulette" en anglais est “un jeu de hasard au cours duquel les joueurs parient sur le compartiment d'une roue tournant sur elle-même dans lequel une bille s'arrêtera. Par extension, ce mot est utilisé métaphoriquement pour désigner un degré élevé de hasard ou d'imprévisibilité.” (Merriam Webster Online Dictionary). (Le mot français croupier désigne en anglais également un employé de casino chargé de prendre les paris et de distribuer les gains à une table de jeu.) 

Russian Roulette

La roulette russe est un jeu dangereux au cours duquel les participants placent une seule balle dans un revolver, font tourner le barillet, posent l'extrémité du canon contre leur tempe et appuient sur la détente. Le mot "russe" désigne le pays d'origine présumé de ce jeu, tandis que le mot "roulette" est une allusion au risque couru et que le mouvement circulaire imprimé au barillet évoque la rotation de la roulette, deux éléments présents dans le jeu de casino.

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Dans cette vidéo, un homme joue à la roulette russe avec une femme. Chaque fois qu'il tire, elle enlève un vêtement. Cet homme ne sait pas quand il est temps de s'arrêter. 

En Indiana, aux Etats-Unis, un homme jouait à la roulette russe avec son chien. Il a tiré une ou deux fois sur ce chien sans lui faire de mal, avant de diriger l'arme vers lui-même. Le coup suivant lui a été fatal.

French Roulette:

La French Roulette  est un jeu de casino semblable au jeu pratiqué dans la plupart des casinos, mais elle a des caractéristiques qui la différencient de la roulette traditionnelle et lui conféreraient même une supériorité sur celle-ci.

Chatroulette

Ce mot, qui combine chat (conversation) et “roulette”, est le nom d'un site Web qui apparie au hasard des personnes du monde entier qui ne se connaissent pas pour qu'elles se parlent en utilisant une cybercaméra. La personne qui se connecte au site entame une conversation en ligne (avec son et image, avec son seul ou en mode texte) avec un autre visiteur déterminé par le sort. A tout moment, l'une et l'autre peuvent mettre fin à l'entretien en appuyant sur un bouton "Suivant" et entamer une autre conversation avec un interlocuteur aléatoire.

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La Chatroulette a été créée en 2009 par un jeune Russe, Andrey Ternovsiy, âgé alors de 17 ans, qui gère ce site depuis sa chambre avec l'aide de quatre programmeurs qui travaillent à distance. Ce site est financé par de la publicité et des liens avec un service de rendez-vous en ligne.

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Andrey Ternovskiy, le créateur de Chatroulette
Photo by Rob Rich ©

Selon une étude informelle publiée en mars 2010, près de la moitié des appariements de Chatroulette mettait un utilisateur en relation avec une personne résidant aux Etats-Unis. La France venait en seconde position, avec 15 %. (Wikipedia) 

Terminons en musique : dans la vidéo qui suit, Bruce Springsteen chante et interprète Roulette”.

 

Sources:

Chatroulette’s Creator, 17, Introduces Himself, New York Times, February 113, 2010

The Human Shuffle. Is ChatRoulette the future of the Internet or its distant past?New York Times, February 5, 2010

Chatroulette (English) – Wikipedia 

Chatroulette (français) – Wikipedia 

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est https://vieduguide.blogspot.com.

Chanson de la semaine – Que reste-t-il de nos amours

 

I Wish you Love

 

Clips Vidéos

 

Image001 Image002 
Charles Trénet                                     Rod Stewart

 

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Stacey Kent                                      Nat “King” Cole

 

Paroles

 

QUE RESTE-T-IL DE NOS AMOURS ?

(Charles Trenet / Léo Chauliac) (1942)

 

Ce soir le vent qui frappe à ma porte

Me parle des amours mortes

Devant le feu qui s'éteint

Ce soir c'est une chanson d'automne

Dans la maison qui frissonne

Et je pense aux jours lointains

 

Que reste-t-il de nos amours

Que reste-t-il de ces beaux jours

Une photo, vieille photo

De ma jeunesse

Que reste-t-il des billets doux

Des mois d’avril, des rendez-vous

Un souvenir qui me poursuit

Sans cesse

 

Bonheur fané, cheveux au vent

Baisers volés, rêves mouvants

Que reste-t-il de tout cela

Dites-le-moi

 

Un petit village, un vieux clocher

Un paysage si bien caché

Et dans un nuage le cher visage

De mon passé

 

Les mots les mots tendres qu'on murmure

Les caresses les plus pures

Les serments au fond des bois

Les fleurs qu'on retrouve dans un livre

Dont le parfum vous enivre

Se sont envolés pourquoi?

 

I WISH YOU LOVE

 

 

 

Goodbye, No use leading with our chins,

This is where our story ends,

Never lovers, ever friends.

Goodbye, Let our hearts call it a day,

But before you walk away,

I sincerely want to say:

 

I wish you bluebirds in the Spring,

To give your heart a song to sing;

And then a kiss, but more than this

I wish you love.

 

And in July, a lemonade,

To cool you in some leafy glade;

I wish you health and more than wealth, I wish you love.

 

My breaking heart and I agree

That you and I could never be,

So with my best, my very best,

I set you free.

 

I wish you shelter from the storm,

A cozy fire to keep you warm;

But most of all, when snowflakes fall,

I wish you love.

 

I wish you bluebirds in the Spring,

To give your heart a song to sing;

And then a kiss, but more than this I wish you love.

 

And in July, a lemonade,

To cool you in some leafy glade;

I wish you health and more than wealth, I wish you love.

My breaking heart and I agree

That you and I could never be,

So with my best, my very best, I set you free.

 

I wish you shelter from the storm,

A cozy fire to keep you warm;

But most of all, when snowflakes fall,

I wish you love.

 

 

References:

 

Charles Trenet – Wikipédia (français)

Rod Stewart – Wikipédia (français)

Stacey Kent – Wikipédia (français)

Nat King Cole – Wikipédia (français)

 

Deux jeunes grimpeurs prodigieux

 

En mai 2010, un jeune garçon californien de 13 ans du nom de Jordan Romero devint le plus jeune alpiniste arrivé au sommet de l’Everest.

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Jordan                                 Romero

 

Le mont Everest représente la sixième ascension majeure de Jordan. Son premier exploit fut l’ascension du mont Kilimandjaro en Tanzanie. Voici les détails des six sommets, chacun représentant le point culminant de son continent respectif.

Date de l’escalade

Montagne

Pays

Altitude

avril 2006

Kilimandjaro

Tanzanie

5.892 m

juillet 2007

Elbrouz

Russie

5.642 m

déc. 2007

Aconcagua

Argentine

6.962 m

juin 2008

Mont McKinley

Etats-Unis

6.194 m

sept 2009

Puncak Jaya (pyramide Carstensz)

Indonésie

4.884 m

mai 2010

Everest

Népal, Chine

8.848 m

Son prochain défi est de parvenir au sommet du mont Vinson, le point culminant de l’Antarctique à 4,897 m.

Les Sept plus hauts Sommets

 

Image003Source: http://www.adventure-journal.com

 

 

Controverse: sont-ils trop jeunes pour grimper ?

 

 

 Jordan Romero a dorénavant un plus jeune compétiteur: Tyler Armstrong, 7 ans, est parvenu au sommet du Mont Mc Whitney, le plus sommet des Etats-Unis (hors Hawaii). Il a grimpé la montagne en moins de huit heures, accompagné de son père. Tyler voudrait escalader le Kilimandjaro l’année prochaine, mais il devra préalablement obtenir une autorisation spéciale. En effet, l’escalade du plus haut sommet d’Afrique ne peut se faire qu’à partir de dix ans.

 

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Tyler Armstrong, sept ans et deux dents manquantes 
au sommet du mont Whitney

 

Note historique

Edmund Hillary (Nouvelle-Zélande) fut le premier à avoir gravi l'Everest en 1953.

Il a dit :

« Ce n’est pas la montagne que nous vainquons, c’est nous-mêmes.  »

Il a aussi dit en redescendant l’Everest :

« Eh bien, nous l'avons eu, ce salaud ! »

 

Le glossaire de Jonathan sur l'alpinisme

 

abseiling, roping down, rappel

descente en rappel

altitude sickness

mal de montagnes

avalanche

avalanche

bagging, peak- / -mountain-bagging

collectionner des sommets

base camp

camp de base

bivouac sack/bivvy (or bivy) bag

bivouac

bouldering

escalade sur blocs
(faire du bloc) 

crampons

crampons

cairn

cairn

crevasse, deep fissure

crevasse

eight-thousander

sommet de plus de
huit mille mètres

expedition

expédition

furrow

couloir

glacier

glacier

glissade, slide

glissade

ice-climbing

escalade de glace

mountain

montagne

mountain-climbing, mountaineering

alpinisme

mountain pass, col

col

mountain-range

cordillère

peak

pic

rock-climbing

escalade, varappe

scrambling, alpine scrambling

escalade facile

slope

pente

snowshoes

raquettes

snowstorm

tempête de neige

summit

sommet

traditional climbing, trad climbing

escalade en terrain d’aventure

 

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 cascade de glace    *       Escalade d’une falaise à-pic

 

Livres à lire :

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No Shortcuts to the Top:
Climbing the World's 14 Highest Peaks

Ed Viesturs & David Roberts

Novembre 2007

Le guide de la montagne : Randonnée, escalade, alpinisme, trekking, expédition
Traduit de l’anglais

Cox & Fulsaas

Juillet 200

Lecture supplémentaire :

Different ways to get to the top
The Economist, 4 June, 2012

Ajout 2015:

Deux grimpeurs domptent un sommet impossible du Yosemite en escalade libre

Le Monde, 14.01.2014

 

France et Angleterre, une histoire d’amour (3)

 

Une histoire d'amour en trois actes

troisième acte

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de la plume de notre auteur invité, historien et linguiste,

Jean Leclercq 

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Carte postale française de 1904 montrant Britannia et Marianne dansant ensemble, symbole de la nouvelle coopération entre les deux nations

 Cet article est le troisième et dernier volet de notre série.
Si vous ne les avez pas déjà lus, nous vous invitons à lire la première et la deuxième partie de cette série :

« En 1066, Guillaume de Normandie conquiert l'Angleterre »  (lien)

« Par le traité de Troyes (1420), Henry V d'Angleterre devient héritier du royaume de France »  (lien)

Les projets d'union intime des deux pays: l'offre de Churchill (juin 1940) et la proposition de Guy Mollet (septembre 1956)

Au début du XXe  siècle, face à la montée des périls en Europe, la Grande-Bretagne veut sortir de son « splendide isolement » et se cherche un allié continental. La présence d'un roi francophile (Édouard VII) et celle, en France, d'un grand ministre des affaires étrangères (Théophile Delcassé) conduisent à l'Entente cordiale (1904).

 

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Le roi d’Angleterre,

 Édouard VII

Le ministre français des affaires étrangères,

Théophile Delcassé

     La fraternité d'armes de la Grande Guerre consolide cette réconciliation. En 1939, le déclenchement du deuxième conflit mondial va encore resserrer les liens en renforçant la collaboration  au sein du Conseil suprême interallié où se décident une action militaire et une politique étrangère communes.

 

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Film français de 1939

Annonce du déclenchement de la seconde guerre mondiale

 

    Survient alors, en mai 1940,  l'offensive allemande qui, en six semaines va provoquer l'effondrement de la France. C'est dans ce contexte crépusculaire que le Premier Ministre britannique, Winston Churchill, fait à son homologue français Paul Reynaud, replié à Bordeaux, une offre d'Union franco-britannique pour la durée de la guerre.

 

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Winston Churchill

         Paul Reynaud

        L'idée en avait été lancée, dès 1939, par des intellectuels français (André Siegfried, Robert Maheu, Georges Scelle, etc.) et anglais (le grand historien Arnold Toynbee et l'écrivain Clarence Street). Elle inspire à Jean Monnet (celui en qui nous reconnaissons aujourd'hui l'architecte de l’Union Européenne), la rédaction, avec son collaborateur et ami Arthur Salter, d'un texte de cinq pages intitulé Anglo-French Unity.

 

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Jean Monnet,  économiste et financier de grand talent, il préside à Londres le Comité de coordination de l'effort de guerre.

Charles de Gaulle, 
général de division, est Sous-Secrétaire d'État à la Guerre.  

    Il s'agit de fusionner les deux pays en une seule « Union franco-britannique » qui aurait des institutions, une politique, une défense et une nationalité communes. Les deux pays se déclareraient indissolublement unis et inébranlablement résolus à défendre en commun la justice et la liberté contre l'asservissement. Le texte est adopté par le gouvernement britannique le 16 juin 1940 et le général de Gaulle le dicte par téléphone à Paul Reynaud, le même jour à 16h30.

 

 

 

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Plaque apposée sur l'immeuble londonien où fut installé le premier Q.G. des Forces françaises libres.

Livre récent sur la guerre de 1939-1945.
Écrit par Jordan Gaspin, Maison d’éditions Ouest-France

 

    Il était malheureusement trop tard car, à Bordeaux, on débattait déjà de la demande d'armistice. Présenté plus tôt, pendant la « drôle de guerre » (the phoney war), le projet aurait pu être examiné à tête reposée. Qui sait s'il n'eut fait réfléchir Hitler? En effet, celui-ci comptait venir à bout de la France et s'entendre ensuite avec les Anglais avant d'attaquer l'URSS. L'Union franco-britannique aurait déjoué ce projet. Même une fois la France entièrement vaincue et envahie, la guerre n'aurait pas été pour autant terminée à l'ouest… 

 

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Ordre de mobilisation générale, placardé partout en France dès le 1er septembre 1939.

La discorde chez l'ennemi. Caricature raillant les dissensions au sein de l'état-major allemand où Hitler impose souvent un point de vue contraire à l'orthodoxie militaire.  

 

    La proposition britannique n'eut pas d'écho. On peut le regretter car elle eut juridiquement permis de continuer la guerre hors de métropole et avec les forces dont la France disposait encore, notamment une marine intacte. Nos voisins néerlandais, écrasés sous les bombes, battus à plates coutures, n'en avaient pas moins sauvé la situation politique. La reine Wilhelmine et le gouvernement au complet s'étaient réfugiés à Londres, sauvegardant ainsi la légitimité et la souveraineté nationales, et continuant la lutte au côté de la Grande-Bretagne. Si les Anglais ont coutume de dire: let's hope for the best and prepare for the worst, les Français n'avaient pas de Plan B !

 

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Gare aux gaz asphyxiants ! La hantise des populations civiles en 1939.

Affiche suggestive appelant au service auxiliaire les Britanniques de 30 à 50 ans.

 

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La flotte française en 1939. Quelque peu idéalisée, puisque certaines grandes unités représentées ici sont encore en chantier à l’époque, cette flotte aurait pu, en cas d'union franco-britannique, continuer la lutte à partir des bases d'outre-mer et des Îles britanniques. La plus grande partie d’entre elle se sabordera en novembre 1942

 

    À l'automne 1956, alors que se préparait l'expédition de Suez, il semble que le Président du Conseil français, Guy Mollet (qui, avant d'entrer en politique, avait enseigné l'anglais), se soit souvenu de ce précédent. Selon la BBC et sur la foi d'un document d'archives britannique, le chef du gouvernement français aurait proposé une union intime des deux pays et l'entrée de la France  dans le Commonwealth britannique. Cette fois, ce fut la partie anglaise qui refusa. Le Premier ministre britannique, Anthony Eden, admit cependant l'idée d'une adhésion de la France au Commonwealth, ce qui aurait supposé que la reine Elizabeth II devînt le chef de l'État français.

 

Image019 Guy Mollet et Anthony Eden

 

    Mais, il semble qu'il n'existe, du côté français, aucun document et que la démarche de Guy Mollet ait été à la fois personnelle et ultraconfidentielle. 

    Nous laisserons à Denis MacShane, ancien Ministre des Affaires européennes de Tony Blair, le soin de mettre un point final à ces trois actes. Avec un humour dont ses compatriotes ont toujours eu le secret, il voit dans cet ultime avatar « un ajout charmant à cet éternel enchevêtrement » entre les deux pays, « liés depuis que Guillaume le Conquérant a tenté de faire de l'Angleterre une colonie française, il y a mille ans. » Pour lui, « la France et l'Angleterre ressemblent à un vieux couple marié dans lequel chacun songe souvent à tuer l'autre, sans jamais envisager un divorce. »

Sources :

Duroselle, J.-B. L'abîme, 1939-1945. Imprimerie nationale, Paris, 1982.

De Gaulle, Charles. Mémoires de guerre. L'Appel, 1940-1942. Plon, Paris, 1954.

Le Monde. Selon les archives britanniques, la France de Guy Mollet avait proposé une union à la Grande-Bretagne. Édition du 15 janvier 2007.

© Tous les droits réservés à l’auteur. 

 

ANNONCE AUX LECTEURS

ASSISTEZ À UN TÉLÉFORUM

Thomas Friedman, auteur et journaliste renommé, et Michael Mandelbaum, spécialiste des affaires internationales, organisent un téléforum, en anglais, sur le thème de la position des Etats Unis dans le monde. 

Ce téléforum prend place à l'occasion de la sortie du nouveau livre  « THAT USED TO BE US » de ces deux co-auteurs.

La diffusion aura lieu le 16 septembre 2011 à 14 heures, heure de New York, (20 heures à Paris).

Vous pouvez y assister gratuitement, mais il est nécessaire de s’inscrire sur le site www.fsgbooks.com/ThatUsedToBeUs

Note linguistique

ENGLISH

FRANÇAIS

broadcast

diffusion

webinar

webinaire

 (Contraction de « web »  et de « seminar ». Séminaire se déroulant sur internet, sous la forme d'une sorte de téléconférence interactive.)

teleforum

débat diffusé

teleconference

téléconférence

simulcast

diffusion en simultané

(Ce mot combine broadcast et simultaneously. Dans le passé, simulcast désignait une émission diffusée simultanément à la radio et à la télévision, mais aujourd'hui il s'agit généralement d'une manifestation diffusée (en direct ou non) simultanément en plusieurs lieux, souvent des salles de cinéma ou des écrans géants qui se trouvent dans des salles de spectacle ou en plein air. Le verbe correspondant est to simulcast.)

 

Des faux amis en anglais 

ENGLISH

FRANÇAIS

reading

lecture

lecture; conference; debate

conférence

 

 

France et Angleterre, une histoire d’amour (2)

 

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Une histoire d'amour

en trois actes

deuxième acte

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de la plume de notre auteur invité, historien et linguiste,

Jean Leclercq 

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Nous avons déjà publié le premier acte, « En 1066, Guillaume de Normandie conquiert l'Angleterre ».  (lien). Voici le deuxième acte:

 

Par le traité de Troyes (1420), Henry V d'Angleterre devient héritier du royaume de France

 

    Au début du XVe siècle, la France traverse une des pires crises de son histoire. Le roi Charles VI est dément. Un premier accès de folie furieuse l'a saisi alors qu'il traversait  une forêt, près du Mans. À peine remis, il échappe de peu à la mort au cours de ce que l'on appela par la suite le « Bal des Ardents ».

 

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Le 5 août 1392, en traversant  la forêt du Mans, à la tête de son armée, le roi Charles VI fut saisi d'un accès de folie furieuse. Se croyant trahi par  les siens, il se précipita sur sa suite et tua quatre personnes de son entourage avant d'être maîtrisé.

La Folie du roi Charles VI, dans la forêt du Mans.

Détail de la miniature de la Chronique d'Enguerrand de Monstrelet (1400-1444). 15e siècle.

Musée Condé, Chantilly (France). 

 

    Il ne retrouvera jamais tout-à-fait la raison. Ses oncles reprennent la tutelle qu'ils exerçaient sur le royaume. De plus, des factions rivales, Bourguignons et Armagnacs, s'entredéchirent. Le roi Henry V d'Angleterre juge le moment favorable à l'exercice des droits assez minces qu'il possède sur le trône de France.

    Il commence par demander la main de Catherine, la fille de Charles VI, avec, en guise de dot, la Normandie, la Touraine, le Maine, l'Anjou et le Ponthieu (c'est-à-dire ce que Jean sans Terre avait dû céder à Philippe-Auguste en 1204/1206).

    Cette exigence, jugée exorbitante, ayant été rejetée, la guerre de Cent ans reprend entre les deux pays. En 1415, Henry V débarque en Normandie et remporte sur les Français la bataille d'Azincourt (Agincourt, en anglais) où les archers et les hommes d'armes anglais anéantissent la chevalerie française dans un des plus sanglants combats du Moyen-âge.

    Fort de cette victoire, Henry V épouse Catherine de France à Troyes (1420), signant à cette occasion un traité qui le fait héritier du trône de France à la mort de Charles VI.

 

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         Henry V                            Mariage de Henri V et Catherine de France

 

    Dès lors, il porte les titres de roi d'Angleterre et d'héritier du royaume de France. Le pari semble gagné: il va régner des deux côtés de la Manche. Mais, il meurt peu après à Vincennes, des suites d'une gastro-entérite. De nos jours encore, les visiteurs du donjon de Vincennes peuvent voir la grande cheminée où l'on fit bouillir la dépouille royale avant de l'emporter en Angleterre.

 

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Le donjon de Vincennes

où mourut Henry V d'Angleterre et où le général Maurice Gamelin 
établit son poste de commandement, en 1939. (Photo: J.P. Le Padellec)

 

    Avant de mourir, Henry V avait transmis la régence de France à son frère, le duc de Bedford, en l'adjurant de conserver à tout prix le duché de Normandie. Charles VI de France étant mort deux mois après, Bedford fait couronner le petit Henry VI à Notre-Dame de Paris.

 

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Fils d'Henry V, le vainqueur d'Azincourt, et de Catherine de France (ou de Valois), Henry VI est sacré à Paris. Roi d'Angleterre et de France, ses armes portent le lis et le léopard.

 Petit-fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, qui lui léguera le royaume au détriment du Dauphin, Henry ne pourra s'opposer à la Pucelle d'Orléans. Le Dauphin, celui qu'on appelle le « petit roi de Bourges », montera sur le trône sous le nom de Charles VII.

Henry VI, sous la coupe de ses favoris, perdra le trône d'Angleterre et finira assassiné, durant la Guerre des Deux-Roses.

 

    Ce sacre d'un tout petit garçon, en 1422, va permettre aux rois d'Angleterre, pendant près de quatre siècles, de s'adjoindre le titre de roi de France. Ce fut Napoléon qui exigea de la Grande-Bretagne, à la Paix d'Amiens (en 1802), qu'elle renonce à ce titre, fût-il alors purement virtuel.

    Mais, à la suite d'un de ces nombreux  retournements auxquels l'histoire de la France nous a habitués, le dauphin de France, le futur Charles VII, dont le royaume a rétréci comme une peau de chagrin et qu'on appelle le « petit roi de Bourges », va retrouver son pouvoir et son pays, avec l'aide de Jeanne d'Arc. Il sera sacré à Reims en 1429 et « boutera les Anglais hors de France ». Mais comme disait Kipling, « ceci est une autre histoire ».

 

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Couronnement de Charles VII par l’archevêque de Reims, le17 juillet 1429.
(Bibliothèque nationale de France)

 

    Des deux côtés de la Manche, les guerres de Cent ans marqueront longtemps les esprits. Lorsqu'en août 1943, à la conférence de Québec, il fut question du débarquement en France, Churchill insista pour qu'il ait lieu sur les plages de la baie de Seine, de préférence à celles du Pas-de-Calais, mieux placées du point de vue de la logistique. Or, cette côte de la baie de Seine, les gens de la région l'appellent familièrement le Chemin des Anglais…

 

(À suivre)       

 

Sources :

Maurois, André. Histoire d'Angleterre, Arthème Fayard, Paris, 1937.

Rentchnick, Pierre. Ces malades qui font l'histoire, Plon, Paris, 1984.

 

© Tous les droits réservés à l’auteur

11 Septembre 2001

 

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 TIME 11 Septembre 2001

Un peuple :
L’Amérique se rappelle le 11 Septembre 2001
10 ans après

 

Édition commémorative :  http://www.life.com/gallery/62071/911-photos-of-911-gallery-1#index/0

 

September 11th 2001, Ten years on, 3 septembre 2011

 

 

À regarder :

"9/11 Press For Truth" 

Note : le fil due environ 90 minutes, et comporte des sous-titres en français.

 


"9/11 Press For Truth" (11 Septembre 2001) 

 

Lien : http://www.dailymotion.com/video/xbb5d1_9-11-press-for-truth-11-septembre_news

 

À lire:

 

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The 9/11 Commission Report: Final Report of the National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States

(Indexed Hardcover, version autorisée)

11 septembre rapport de la Commission d'enquête :
Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis

(version autorisée)

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9/11 Ten Years Later:
When State Crimes against Democracy Succeed

David Ray Griffin
Paperback,  6 Septembre 2011

 

 

Omissions et manipulations de la commission d'enquête sur le 11 Septembre 

traduit de l’anglais, 2006