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Nathalie Nédélec-Courtès – traductrice du mois de septembre 2010

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English version

Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur professionnel), pose des questions à Nathalie Nédélec-Courtès, traductrice littéraire indépendante, qui vit dans le Finistère (Bretagne). Elle traduit de l'espagnol et de l'anglais vers le français. Elle a une prédilection pour les romans jeunesse, policiers, historiques, le genre fantastique, la BD et les albums illustrés. Elle travaille pour des éditeurs francophones et est membre de l'ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France), ACETT (Sección Autónoma de Traductores de Libros) et the Society of Authors.

Après avoir travaillé plusieurs années comme traductrice technique, Nathalie a traduit son premier ouvrage littéraire en 2008. En dehors de son métier qui la passionne, elle passe le plus clair de son temps à s'occuper de sa famille. Elle aime — cela va sans dire — la lecture, et aussi la musique, la pâtisserie, le vélo, l'italien, le russe et bien d'autres choses encore qu'elle fera peut-être un jour quand elle aura du temps libre.

Voir CV de Nathalie ci-dessous.

Jonathan :  Comment êtes-vous devenue traductrice littéraire ?

Nathalie : J’ai une Maîtrise de Lettres obtenue en Irlande grâce au programme européen Erasmus. Cependant, il existe des Masters de Traduction Littéraire ; je regrette de ne pas en avoir entendu parler lorsque j'étais étudiante. J'ai commencé par enseigner l'anglais et le français en Espagne pendant quelques années, puis je suis devenue traductrice technique dans une entreprise française. J'ai vite compris que ce n'était pas my cup of tea ! J'ai pris un congé parental de six ans pour élever mes quatre enfants, puis j'ai décidé de travailler à mon compte en portage salarial. Après quelques documents sans grand intérêt, j'ai eu la chance de décrocher un contrat pour un éditeur de BD. Suite à quoi j'ai décidé de tout faire pour « percer » en traduction littéraire.

Jonathan : Et comment êtes-vous parvenue à vous faire une petite place dans le monde très fermé de l'Édition ?

Nathalie :. Une éditrice m'ayant fait comprendre que la seule façon de travailler pour elle était de lui présenter un ouvrage inédit, j'ai cherché des titres étrangers qui n'avaient pas encore été traduits en français et qui pourraient l'intéresser. J'en ai découvert plusieurs, mais ils ne correspondaient pas à sa ligne éditoriale. Toutefois, certains d'entre eux ont été achetés par deux autres maisons d'édition qui m'en ont confié la traduction. Alors, je la remercie au passage. Sans elle, j'en serais encore probablement à la case départ. D'ailleurs, j'ai encore quelques romans étrangers inédits à proposer aux éditeurs francophones : cinq titres pour les enfants et les adolescents, ainsi que trois titres pour les adultes, tous passionnants et dans l'air du temps. Ils me tiennent vraiment à cœur et j'aimerais beaucoup les traduire.

Jonathan :  Votre travail n'est-il pas très solitaire ?

Nathalie :  En effet, je suis seule toute la journée devant mon ordinateur. Mon seul lien avec mes collègues se fait par Internet. Mais j'ai toujours aimé travailler devant l'écran et taper sur le clavier. L'avantage de ce métier réside surtout dans les horaires à la carte qui me permettent de gérer au mieux ma vie familiale. L'idéal, bien sûr, est d'avoir une activité extra-professionnelle pour établir des relations sociales. Actuellement, j'ai un projet de club anglo-hispanique pour les 6-11 ans, en bénévolat.

Jonathan :  Pourquoi aimez-vous tant ce travail ?

Nathalie :  J'aime lire, j'aime les langues et les cultures étrangères. Adolescente, je rêvais déjà de vivre à l'étranger, et j'ai pu concrétiser ce rêve : j'ai étudié et travaillé en Irlande, en Angleterre et en Espagne, et j'en garde un souvenir formidable. Mais si j'aime les langues étrangères, j'aime d'abord ma langue maternelle, rédiger en français, trouver le mot juste. En outre, ce métier me permet non seulement d'enrichir mes connaissances linguistiques, mais aussi de découvrir d'autres domaines, tels que l'Histoire, par exemple, lorsque je travaille sur un roman historique. C'est passionnant.

Jonathan : Arrivez-vous à en vivre ?

Nathalie : Jusqu’à présent, non, mais j'ai bon espoir, car les contrats sont de plus en plus nombreux. J'ai même déjà plusieurs titres prévus pour 2011 et 2012. Je suppose que si l'on est seule, sans autre source de revenus, ce doit être impossible de se lancer. En effet, si l'on touche parfois un pourcentage à la signature du contrat, nos revenus ne sont pas réguliers. Pour ma part, j'ai des promesses de contrats jusqu'en 2012, mais rien n'est encore signé. L'incertitude est sans aucun doute le point noir de ce métier. Pourtant, j'ai beaucoup de chance de faire le métier que j'aime. Je n'en voudrais pas d'autre.

Le CV de Nathalie

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Le Finistère

Vive la difference – continuous v. continual

Définitions et explications en anglais

Continual adj. Frequently recurring; always happening: the city capitulated after continual attacks.

  • Having no interruptions: some patients need continual safeguarding

Continuous adj.

1. Forming an unbroken whole; without interruption: the whole performance is enacted in one continuous movement.

  • Forming a series with no exception or reversals: there have been continuous advances in design and production.

2. Denoting an aspect or tense of a verb that expresses an action is progress.

USAGE: In precise usage, continual means ‘frequent, repeating at intervals’ and continuous means ‘going on without pause or interruption’: We suffered from the continual attacks of mosquitoes. The waterfall’s continuous flow creates an endless roar. Continuous is the word to use in describing spatial relationship, as in a continuous (not continual) series of rooms; a continuous plain of arable land. Avoid using continuous or continuously as a way of describing something that occurs at regular or seasonal intervals: Our holiday ceremony has been held continuously (should be annually) since 1925.

Source: Oxford Dictionary of Difficult Words, edited by Archie Hobson,

Oxford University Press 2001

 

Examples contextuels en français

Continual constant, incessant

Only a prompt, continual process to assure the quality of customer data enables you to have successful and efficient customer and address management.

 

Seul un processus constant et actuel destiné à l'assurance qualité des données du client vous permet une gestion de clients et d'adresses réussie et efficace.

 

I'm overwhelmed by the continual stream of decisions I have to make for my mom," says Agger, the sole family caregiver for her mother, age 67.

 

Je suis dépassée par le nombre incessant de décisions que je dois prendre au nom de ma mère", dit Ellen Agger, la seule aidante pour sa mère âgée de 67 ans.

 

Aussi:  continuel, perpétuel, persistant

 

Continuouscontinu, permanent, constant, continuel

In new ships, one of these ladders shall provide continuous fire shelter from the lower part of the space to a safe position outside the space.

Dans les navires neufs, l'une de ces échelles doit procurer un abri continu contre le feu depuis la partie inférieure du local jusqu'à un emplacement sûr situé en dehors du local.

Where outdoor enclosures are in use, it is essential to provide shelter from inclement weather for all individuals and continuous access to adequate heated indoor accommodation.

Lorsque des enclos extérieurs sont utilisés, il est essentiel de prévoir un abri pour que tous les animaux puissent se protéger des intempéries et un accès permanent à un logement adéquat, chauffé, à l'intérieur.

The result has been a continuous transfer of jobs from industry to services.

Il en est résulté un transfert constant d'emplois de l'industrie vers les services.

These research and consultancy skills are maintained through a strong commitment to learning through practice, and continuous professional development.

Ses compétences en recherche et en conseil sont entretenues par un fort engagement à apprendre à travers la pratique et le développement professionnel continuel.

 

Source :  http://www.linguee.com

Jonathan Goldberg


 

Prononciation américaine 1 – Achille’s heel


 

Expression équivalente française : Le talon d’Achille

« Le talon d'Achille désigne tout simplement le point faible d'une personne, en référence à Achille, héros de la mythologie grecque. A sa naissance, sa mère Thétis trempa l'enfant dans les eaux du Styx, réputées pour rendre invulnérable. Cependant, pour le plonger dans le fleuve, elle le tenait par le talon. C'est à cause d'une flèche empoisonnée reçue dans la seule partie vulnérable de son corps qu'Achille mourut. »  Linternaute.com

Mais Achille Ton – c’est autre chose.

 

Journée européenne des langues, le 26 septembre 2010: les langues, un atout pour les entreprises

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L'édition 2010 de la Journée européenne des langues, qui se déroulera le 26 septembre ou à une date proche, sera ponctuée de nombreux événements ayant principalement pour thèmes les entreprises et l'emploi.

Les langues sont favorables aux affaires: tel est le principal message de l'édition 2010 de la Journée européenne des langues. Des collaborateurs compétents en langues constituent un atout de taille pour les entreprises, en facilitant les transactions commerciales avec d'autres pays. D'un autre côté, l'apprentissage d'une langue étrangère accroît les chances de recrutement des demandeurs d'emploi.

La Journée européenne des langues encourage l'apprentissage des langues à tout âge. Elle vise aussi à faire connaître les nombreuses langues parlées en Europe et à rendre hommage à la communication linguistique sous toutes ses formes.

Cette année, les principaux événements organisés à Bruxelles se tiendront les 23 et 24 septembre. Par ailleurs, chaque pays européen organise des manifestations le 26 septembre ou autour de cette date: conférences sur le multilinguisme, la traduction et l'interprétation; émissions de radio; concours de langues et jeux-concours en ligne; récitals de poèmes et lectures de contes; projections de films en version originale; salons des langues; cours et ateliers d'initiation aux langues.

Pour en savoir plus, vous pouvez écrire à fiorella.perotto@ec.europa.eu ou consulter les sites suivants:

 

Anglicismes

Clérical

L'adjectif «clérical» signifie «relatif au clergé», en français. On ne peut donc parler de travail clérical, d'un employé clérical ou d'une erreur cléricale lorsque le contexte n'est pas du tout ecclésiastique.

Les expressions correctes sont:

  • · du travail de bureau;
  • · un employé de bureau;
  • · une erreur matérielle, d'écriture ou de transcription.

 

An English author’s views about the French language – Peter Mayle in Toujours Provence* (Part 1)

We are constantly being told that French is a supremely logical language. I think that is a myth, invented by the French to bewilder foreigners. Where is the logic, for instance, in the genders given to proper names and nouns? Why is the Rhône masculine and the Durance feminine? They are both rivers, and if they must have a sex, why can’t it be the same one? When I asked a Frenchman to explain this to me he delivered a dissertation on sources, streams, and floods, which, according to him answered the question conclusively and, of course, logically. Then he went on to the masculine ocean, the feminine sea, the masculine lake, and the feminine puddle. Even the water must get confused.

 

His speech did nothing to change my theory, which is that genders are there for no other reason than to make life difficult. They have been allocated in a whimsical and arbitrary fashion, sometimes with a cavalier disregard for the anatomical niceties. The French for vagina is vagin. Le vagin. Masculine. How can the puzzled student hope to apply logic to a language in which the vagina is masculine.

 

There is also the androgynous lui waiting to ambush us at the threshold of many a sentence. Normally, lui is him. In some constructions lui is her. Often we are left in the dark as to lui ‘s gender until it is made known to us sometime after he or she has been introduced, as in: “je lui ai appelée”  (I called him), “mais elle était occupée” (but she was busy). A short-lived mystery, possibly, but one that can puzzle the novice, particularly when lui’s first name is also a mixture of masculine and feminine, such as Jean-Marie or Marie-Pierre.

 

And that is not the worst of it. Strange and unnatural events take place every day within the formalities of French syntax. A recent newspaper article, reporting on the marriage of the rock singer Johnny Hallyday paused in its description of the bride’s frock to give Johnny a pat on the back. “Il est”, said the article, “une grand vedette.” In the space of a single short sentence, the star had undergone a sex change and on his wedding day too.

 

It is perhaps because of these perplexing twists and turns that French was for centuries the language of diplomacy, an occupation in which simplicity and clarity are not regarded as being necessary or even desirable. Indeed, the guarded statement, made fuzzy by formality and open to different interpretations, is much less likely to land an ambassador in the soup than plain words that mean what they say. A diplomat, according to Alex Dreier is “anyone who thinks twice before saying nothing.” Nuance and significant vagueness are essential, and French might have been invented to allow these linguistic weeds to flourish in the crevices of every sentence. But it is a beautiful, supple, and romantic language, although it may not quite deserve the reverence that inspires a course of French lessons to be described as a “cours de civilisation” by those who regard it as a national treasure and a shining example of how everyone should speak. One can imagine the dismay of these purists at the foreign horrors that are now creeping into everyday French.

 

The rot probably started when le weekend slipped across the Channel to Paris at about the same time that a nightclub owner in Pigalle christened his establishment Le Sexy. Inevitably, this led to the naughty institution of le weekend sexy, to the delight of Parisian hotel owners and the despair of their counterparts in Brighton and other less erotically blessed resorts.

 

The invasion of the language hasn’t stopped in the bedroom. It has also infiltrated the office. The executive now has un job. If the pressure of work becomes too much for him, he will find himself increasingly stressé, perhaps because of the demands of being un leader in the business jungle of le marketing. The poor, overworked wretch doesn’t even have time for the traditional three-hour lunch, and has to make do with le fast food. It is the worst kind of Franglais, and it goads the elders of the Academie Française into fits of outrage. I can’t say I blame them. These clumsy intrusions into such a graceful language are scandaleux; or, to put it another way, les pits.

 

* Title: Toujours Provence

Author: Peter Mayle
Paperback: 256 pages
Publisher: Vintage
Date of publication: June 2, 1992
Language: English
ISBN-10: 0679736042

 

Lobby

S’il est un anglicisme que l’on rencontre à tout bout de champs dans la presse, c’est bien le mot lobby. Il signifie un groupe de pression d’origine politique ou commerciale, s’exerçant sur un député ou sur un ministre. Le mot a été rejoint par lobbying (faire du lobbying) ; lobbyiste ne tardera pas non plus[1].

En américain, le lobby est ce que nous appelons d’un autre mot anglais le hall d’un hôtel ou d’un bâtiment : disons l’entrée, le vestibule ou la salle d’attente.

Au début du XIXe siècle, à Washington, ceux qui voulaient attirer l’attention d’un parlementaire, l’amener à prendre une décision qui leur fut favorable, et qui ne pouvaient entrer dans la salle de délibération, attendaient ce pauvre parlementaire dans le hall de son hôtel (s’il était provincial), ou dans l’escalier de marbre montant au Congres. Ils se pressaient alors dans le  lobby ; par suite, on prit l’habitude des les qualifier de lobby.

Le terme est des plus fréquents en américain ; il désigne une profession admise, voire honorable.

La chose n’est malheureusement pas inconnue des pays francophones. Faut-il pour autant adopter le mot américain ? On a proposé de remplacer lobbying par influençage, lobbyiste par influenceur et lobby par groupe d’influence. Ces expressions   sont claires est bien trouvée ; pourquoi ne pas les adopter ?

Source : Merci Professeur ! Chroniques savoureuses sur la langue française, Bernard CERQUIGLINI

Voir aussi :

 Wikipedia

 L’Encyclopédie Canadienne

Transparence International France – Encadrement du lobbying

Mes rencontres avec les lobbies 


[1] En effet lobbyiste se trouve dans plusiers dictionnaires, ainsi que lobbyisme, comme synonyme de lobbying.(J.G.)

 

Comment NE PAS interpréter : en sautant des mots

En 1960, le général de Gaulle effectua une visite officielle en Grande-Bretagne et prononça un discours devant la Chambre des communes. Ce dernier fut précédé d’allocutions de bienvenue du Lord Chancelier et du speaker de la Chambre des communes. Dans la vidéo dont l’URL est indiquée ci-après, on remarque que, pendant l’allocution du speaker, l’interprète du général de Gaulle saute des mots à diverses reprises et raccourcit des phrases.

http://www.ina.fr/video/CAF89032511/discours-du-general-de-gaulle-au-parlement-britannique.fr.html

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

70ème anniversaire de discours célèbres de Winston Churchill

Il y a soixante-dix ans, au cours de la Bataille de France pendant la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill, Premier ministre de Grande-Bretagne, qui était destiné à jouer un rôle prédominant dans la défaite des puissances de l'Axe, prononça trois discours particulièrement éloquents devant le Parlement britannique.

Ils sont présentés dans un livre bilingue anglais-français publié par Tallandier dans la collection Texto, dirigée par Jean-Claude Zylberstein : Winston Churchill, Discours de Guerre – Edition bilingue.

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• Livre au format de poche : 427 pages
• Editeur : Tallandier (14 mai 2009)
• ISBN-10: 2847345477

Ci-après des extraits de ces trois discours :

“We Shall Fight on the Beaches”

 

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4 juin 1940
Source : Winston Churchill, Discours de Guerre – Edition bilingue

“Blood, toil, tears and sweat”

 

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13 mai 1940
Source : Winston Churchill, Discours de Guerre – Edition bilingue

“This was their finest hour”

 

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10 mai 1940
Source : François Kersaudy, Winston Churchill, Tallandier, 2009

Les sites suivants présentent des informations complémentaires sur la place de Churchill dans l'histoire et sur ses discours :

Discours de guerre – Winston Churchill

Finest hour. The making of Winston Churchill
The New Yorker, 30 August 2010

Winston Churchill – Wikipedia (français)

Un article consacré au rôle de la famille Churchill dans les relations franco-britanniques a été publié sur ce blog le 3 mai 2010 sous le titre Churchill : de la victoire sur la France à l’alliance avec elle.

 

Rédigé par Jonathan Goldberg .
Article traduit de l'anglais par René Meertens -à l'exception des trois extraits des discours de Churchill-, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

 

Rudyard Kipling (2ème partie)

Rudyard_kipling

Comme cela a été mentionné dans la première partie de cet article consacré à Rudyard Kipling, ce dernier fut un écrivain britannique prolifique : il écrivit des poèmes et des ouvrages en prose, des œuvres de fiction et des essais, et des livres destinés tant à des adultes qu'à des enfants.

Très jeune, Kipling se mit à étudier le français. Son père lui fit lire Jules Verne, pour qu'il améliore sa connaissance du français. Il se rendit pour la première fois en France en 1878, et visita avec son père l'Exposition universelle qui se tint cette année-là à Paris. Ce dernier était en effet responsable du pavillon de l'Inde. Le jeune homme, alors âgé de 13 ans, se promena dans les rues de Paris et partit à la recherche de Quasimodo, le personnage de Victor Hugo. A l'exposition, il fut impressionné par un tableau qui représentait la mort de Manon Lescaut.

  Manon

Il lut plusieurs livres de l'Abbé Prévost, qui lui inspirèrent ultérieurement son roman The Light that Failed, publié en 1890. Un film portant le même titre fut réalisé en 1939. Voici un audio livre en anglais du même roman (7 heures 46 minutes) :

 

 

Grâce à l'avènement de l'automobile, il put se rendre régulièrement en France. Citons-le :

“Mais pendant toutes ces années, je connaissais mal la France, si ce n'est que je séjournai de temps à autre à Paris. L'automobile changea tout et, année après année, grâce aux automobiles de l'époque, dont les conducteurs étaient des pionniers, comme le sont aujourd'hui les aviateurs, nous explorâmes la France. ("Mais Monsieur, cet engin n'a pas sa place ici. Il va effrayer les chevaux !" C'est ce qu'on me dit dans un vieil hôtel d'Avignon.)

Nous pûmes découvrir, saison après saison, la beauté immense et stupéfiante de la France ; la parcimonie laborieuse de sa population et un peu de leur rugueuse philosophie ; l'excellence de son agriculture, et la prévoyance et l'organisation de sa sylviculture."

Kipling termine sa description de ses séjours en France par ces mots : “Telles sont quelques-unes des raisons pour lesquelles j'adore la France."

En 1918-1919, après la mort de son fils au cours de la Première Guerre mondiale, il fut nommé membre de la commission britannique responsable des cimetières de guerre en France.

Tout cela est relaté par Kipling dans Souvenirs de France, qui fut publié en français par Grasset & Fasquelle. Kipling écrivit aussi France at War on the Frontier of Civilisation, dont le texte intégral est disponible à l'adresse suivante : http://www.fullbooks.com/France-At-War.html. Une traduction en français fut publiée par Berger-Levrault en 1916.

Kipling fut récompensé par le prix Nobel de littérature en 1907. Il fut le premier écrivain de langue anglaise à le recevoir. Lors de la remise du prix, l'éloge des œuvres de Kipling fut étendue à la littérature anglaise en général :

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“En décernant le prix Nobel de littérature à Rudyard Kipling cette année, l'Académie suédoise souhaite rendre hommage à la littérature d'Angleterre, si riche en auteurs fameux, et au plus grand génie du récit que ce pays ait produit à notre époque.”

Le texte complet du discours est disponible à l'adresse suivante : http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1907/press.html

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Divers écrivains furent très influencés par les œuvres de Kipling. T. S. Eliot, un poète très différent de Kipling, se chargea de publier A Choice of Kipling's Verse (1943), et fit observer que Kipling était capable de composer de temps à autre des poèmes d'une grande beauté "même si c'est un peu par hasard". Les récits de Kipling destinés aux adultes restent eux aussi encore disponibles et des écrivains aussi divers que Poul Anderson, Jorge Luis Borges et George Orwell en dirent le plus grand bien. Ses récits pour enfants restent populaires et la Walt Disney Company a porté à l'écran le Livre de la jungle et d'autres récits de la même série. Percy Grainger a mis en musique plusieurs de ses poèmes. Pour sa part, la BBC diffusa en 1964 une série de courts métrages inspirés de ses récits. Enfin, son poème If a été désigné poème favori de Grande-Bretagne à la suite d'un vote en 1995. 

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.