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Chansons en espagnol, anglais & français

Ojos españoles – Spanish eyes – Vivre au soleil

 

Son como el sol
Como el azul del cielo
Como el mar
Son algo más
Que las estrellas al amanezer.
Son como el sol
De una mañana fria al despertar
¡Oleeee y oleeeee!
Los ojos de la española que yo amé

Yo fui feliz
Mirando aquellos ojos de mi amor
Yo nunca vi
Ni en el arco iris su color.
Son como el sol

De una mañana fria al despertar
¡Oleeee y oleeeee!
Los ojos de la española que yo amé
Ojos de amor que nunca olvidaré

Blue Spanish eyes, teardrops are falling from your Spanish eyes
Please, oh please, don't cry, this is just adios and not good-bye
Soon I will return,
Bringing you all the love your heart can hold
Please say: "Si si", say you and your Spanish eyes will wait for me.

Blue Spanish eyes, prettiest eyes in all of Mexico
Blue Spanish eyes, please smile for me once more before I go
Soon I'll return, bringing you all the love your heart can hold
Please say: "Si si", say you and your Spanish eyes will wait for me
Say you and your Spanish eyes will wait for me

Note du blogue : Il existe de légères variations entre les paroles de cette chanson selon de different versions espagnoles.  Les paroles en français sont tout à fait différentes, mais elles se basent sur la même mélodie.

 

——–

Save the Last Dance for Me – Garde bien la dernière danse pour moi

 

 

You can dance-every dance with the guy
Who gives you the eye, let him hold you tight
You can smile-every smile for the man
Who held your hand neath the pale moonlight

But don't forget who's takin' you home
And in whose arms you're gonna be
So darlin' save the last dance for me

Oh I know that the musics fine
Like sparklin' wine, go and have your fun
Laugh and sing, but while we're apart
Don't give your heart to anyone

Can't you feel it when we touch

I will never never let you go

And don't forget who's takin' you home

And in whose arms you're gonna be

You can dance, go and carry on

So darlin' save the last dance for me

Baby don't you know I love you so

Baby won't you save the last dance for me

You make the promise that you save the last dance for me

I love you oh so much

Till the night is gone

And it's time to go

If he asks if you're all alone

Can he walk you home, you must tell him no

'Cause don't forget who's taking you home

And in whose arms you're gonna be

Save the last dance for me

Oh I know that the music's fine

Like sparklin' wine, go and have your fun

And don't forget who's takin' you home

Laugh and sing, but while we're apart

Don't give your heart to anyone

So darlin' save the last dance for me

And in whose arms you're gonna be

So don't forget who's taking you home

Save the last dance

The very last dance

For me!

Garde bien la dernière danse pour moi

Va danser
Toutes les danses que tu veux
Dans les bras de ceux
Qui t'entraînent au loin.

Va sourire
Des sourires merveilleux
Pour les danseurs
Qui te tiennent la main.

Mais n'oublie pas que je serai là
Pour te conduire enfin chez toi
Garde bien, la dernière danse pour moi

Va danser
Tu peux t'amuser
J'attendrai le tour de notre retour
Si quelqu'un
Veut t'accompagner
Jusqu'à la maison
Dis-lui bien que non
Car n'oublie pas que je serai serai là
Pour te conduire enfin chez toi
Garde bien, la dernière danse pour moi

Comprends-moi chérie, je t'aime trop
Et je n'ai qu'un seul désir
C'est t'empêcher un jour de partir
Notre amour est trop beau

Va danser (va danser)
Toutes les danses que tu veux
Dans les bras de ceux
Qui t'entraînent au loin
Va sourire (va sourire)
Des sourires merveilleux
Pour les danseurs
Qui te tiennnet la main

Mais n'oublie pas que je serai là
Pour te conduire enfin chez toi
Garde bien, la dernière danse pour moi

Il y a (il y a)
Quelquefois des refrains
Plus forts qu'un vin
Ils vous tournent la tête

Chante et ris (chante et ris)
Mais je t'en supplie
Qu'aucun danseur ne prenne ton cœur
Car n'oublie pas, que ce sera dans mes bras
Que ce soir, tu t'endormiras

Garde bien, la dernière danse pour moi
Garde bien, la dernière danse pour moi

Mais garde bien, la dernière danse pour moi
(La dernière danse pour moi, la dernière danse pour moi)
La dernière danse pour moi.

Note du blogue : Il existent de légères variations entre les paroles de cette chanson selon de different versions anglaises.

 

 

Styles littéraires insolites

Le lipogramme (substantif masculin), du grec leipogrammatikos, de leipein (« enlever, laisser ») et gramma (« lettre ») : « à qui il manque une lettre », est une figure de style qui consiste à produire un texte d'où sont délibérément exclues certaines lettres de l'alphabet.

La Disparition est un roman en lipogramme écrit par Georges Perec (1936-1982) et publié en 1968. Son originalité est que, sur ses 300 pages (variable selon les éditions), il ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée d'une manière générale dans la langue française.

Rue Georges Perec

George Perec
rue Georges Perec Georges Perec

 

Le monovocalisme est une variante du lipogramme remis à l'honneur par l'Oulipo.  Il consiste pour un texte à ne s'autoriser qu'une seule voyelle.

L'Ouvroir de littérature potentielle, généralement désigné par son acronyme OuLiPo (ou Oulipo), est un groupe de littérature surréaliste, inventive et innovante qui naît au XXème siècle.

Les Revenentes est un récit de George Perec publié en 1972. Ce texte est un monovocalisme en e, c'est-à-dire qu'il est écrit en n'utilisant que la lettre e comme voyelleLes Revenentes fut publié trois ans après son antithèse La Disparition, roman lipogrammatique qui proscrivait l'usage de la lettre e.

George Perec timbre Les Revenentes

 

Michel Dansel (1935- ) est Directeur Littéraire et Professeur de la Syntaxe à l'Académie Balzac. « Auteur aussi d'études sur divers poètes, de guides pratiques. Spécialiste des rats, champion d’échec [sic], fantôme de la plume suractif (soit nègre), ..» (Babelio.com),  il a écrit Le Train de Nulle Part, un roman français, publié en 2004 chez Pascal Petiot Editions sous le pseudonyme de Michel Thaler. Sa caractéristique est de ne contenir aucun verbe. 

Le Train de Nulle Part Michel Dansel

« Quelle aubaine ! Une place de libre, ou presque, dans ce compartiment. Une escale provisoire, pourquoi pas ! Donc, ma nouvelle adresse dans ce train de nulle part : voiture 12, 3e compartiment dans le sens de la marche. Encore une fois, pourquoi pas ? – Bonjour Messieurs Dames. Un segment du voyage avec vous ! Ou peut-être pas ! Tout comme la totalité de l'itinéraire, du moins le mien ! »

– Incipit du Train de Nulle Part.

   
   

 

 

UlyssesUlysse est un roman moderniste et le chef-d'oeuvre de l'écrivain irlandais James Joyce (1882-1941). Ulysse (en anglais, Ulysses, en latin UlyssēsUlixēs, en grec Odysseus) fut le héros du poème épique d'Homère, l'Odyssée. Le roman de Joyce établit une série de parallèles entre le poème et le roman. Il a d'abord été publié en plusieurs parties dans la revue américaine The Little Review, puis publié dans son intégralité à Paris par Sylvia Beach [1] le 2 février 1922, 40e anniversaire de Joyce.

 

Depuis sa publication, le livre a suscité la controverse et l'examen minutieux, allant d'un procès d'obscénité aux États-Unis en 1921 à un long texte textuel "Joyce Wars". La technique du courant de conscience [2] du roman, sa structuration soigneuse et sa prose expérimentale – remplie de jeux de mots, de parodies et d'allusions – ainsi que sa riche caractérisation et son humour large, l'ont conduit à être considéré comme l'une des plus grandes œuvres de l'histoire littéraire. Les fans de Joyce dans le monde entier le célèbrent désormais le 16 juin.

 

 


[1] Beach était la propriétaire de la librairie Shakespeare and Company située dans le 5e arrondissement de Paris.  

  Beach & Joyce  


[2] En littérature, le courant de conscience ou flux de conscience est un mode narratif ou une méthode qui tente de « décrire les pensées et les sentiments qui, innombrables, passent par l'esprit » d'un narrateur. Il est associé à la littérature moderniste (Virginia Woolf, James Joyce, William Faulkner et Claude Simon). 

  Stream of conciousness

 

Lectures supplémentaires :

James Joyce: sa vie, cinéma et musique
Colman O’Criodain & Magdalena Chrusciel 

Les attaches françaises de James Joyce
Cynthia Hazelton

Débat homérique autour d’« Ulysse », de James Joyce
Le Monde, 30 juillet 2020

14 Underused Words Coined by James Joyce
Mental Floss, August 2, 2015

Dictionary Joyce : a lexicographical study of James Joyce and the Oxford English Dictionary
UBC Library Open Collections

Jonathan Goldberg
Source: Wikipedia

Sharlee Bradley – linguiste du mois de juillet


Sharleen Bradley

À l’occasion de la retraite récente, à l’âge de 90 ans, de la traductrice Sharlee Bradley, après une longue et fructueuse carrière, nous reproduisons ici un entretien, dont la une version anglaise a été publiée dans TRANSLORIAL, la revue de la Northern California Translators Association (NCTA).  Nous présentons cette version abrégée avec l'aimable autorisation de Sharlee Isabelle Pouliot et de la revue. L’entretien a été traduit à notre intention par notre fidèle collaboratrice, IP (Isabelle) monogramIsabelle Pouliot. Isabelle est elle aussi membre de la NCTA et ancienne résidente de la région de San Francisco. Elle est traductrice agréée de l'anglais vers le français de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ). http://traduction.desim.ca

 

Question : Où êtes-vous née, où avez-vous grandi?

Reponse : Je suis née à Toronto, mais j'avais 10 ans quand ma famille est déménagée dans la région de la baie de San Francisco en Californie, la première d'une longue série de traversées de l'Amérique du Nord en train.

 

Q.  Comment avez-vous appris des langues étrangères?    

R : Mes parents ont encouragé leurs enfants à apprendre le français parce que c'était la langue universelle, ce qui semble démodé aujourd'hui. Le français n'était enseigné qu'à partir de la deuxième année du secondaire en Californie. Le Latin n'était enseigné qu'à partir de la troisième année du secondaire. J'ai donc fait cinq ans de français et quatre ans de Latin avant l'université.

Durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Charte des Nations Unies a été signée à San Francisco, ma mère m'a dit que ce serait formidable d'être interprète pour les Nations Unies. Mais, ce n'était pas du tout mon objectif. Je suis plutôt tombée amoureuse de la langue écrite et très jeune, je me suis amusée à traduire n'importe quelle œuvre littéraire que j'étudiais à l'école, et d'autres.

  United_Nation_Plaza  
  Place des Nations Unies
San Francisco
 

À l'université, j'ai fait une autre année de Latin et toujours continué le français. J'ai suivi chaque année des cours de français jusqu'à ce que j'obtienne mon doctorat à l'âge de 34 ans. Durant mes études, j'ai dû apprendre l'allemand et une autre langue romane : j'ai choisi l'italien. Ma première expérience de traduction rémunérée, offerte par mon professeur, était de traduire en italien (!) un sondage sur l'assurance. Pour me récompenser, je suis allée acheter un bracelet en or tout de suite après avoir été payée.

J'ai enseigné le français à l'école secondaire quelques années, puis j'ai décroché une bourse Fulbright pour étudier en France, à la Sorbonne.  Cet été-là, puis une résidence de deux ans à Lausanne, ont été mes seules expériences dans des pays francophones. Mais, un jour à Lausanne, j'ai reçu un appel des Nations Unies de Genève, disant qu'on avait eu mon nom du bureau des Nations Unies de New York (mon directeur de thèse m'y avait envoyé passer l'examen de français de l'ONU). C'était l'époque des négociations de l'administration Kennedy sur le commerce, ce qui s'est appelé General Agreement on Tariffs and Trade, GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) et Genève avait besoin de plus de traducteurs. Le « fascinant » sujet qu'on m'a attribué était la standardisation des palettes d'expédition et de manutention de marchandise.

L'espagnol est devenu ma langue parlée étrangère dominante. Je ne l'ai jamais étudiée de manière stricte et organisée, mais quand je me suis installée aux îles Canaries, je faisais des exercices par moi-même avec une grammaire espagnole. J'avais l'arrogance de croire que j'étais une experte des langues romanes, notamment parce que j'avais enseigné le français cinq ans à l'école secondaire et deux ans à l'université. Étant mère d'un jeune enfant, je passais des heures à mémoriser des verbes irréguliers et à me répéter des conversations que j'avais entendues durant mes sorties.

 
Canary Islands
 
  Les îles Canaries  

Comment nous avons abouti aux îles Canaries est une longue histoire. En bref, mon mari (qui est par la suite décédé quand nous vivions là-bas), souhaitait prendre une retraite anticipée. Puisque nous n'étions pas riches, nous sommes allés à la bibliothèque municipale pour chercher un endroit dans le monde où il y avait un climat agréable, une langue facile à apprendre et un faible coût de la vie. Croyez-le ou non, nous avons trouvé un livre intitulé You Can Live Cheaply in the Canaries de l'auteure Peggy True. Le livre nous a convaincus et nous sommes partis avec notre fille, qui était encore bébé, notre voiture, tous nos livres et meubles, sans même nous y rendre auparavant pour faire un essai, pour y passer le reste de notre vie; du moins, c'était notre plan.

Les treize années que j'ai passées en Espagne ont semblé un temps avoir des répercussions sur le français que j'avais étudié pendant 21 ans et même sur mon anglais; mais, à mon retour aux États-Unis, j'ai commencé à recevoir des demandes de traduction à partir du français. Maintenant, bien des années ont passé et je traduis aussi bien à partir de l'espagnol que du français.

Q.  Quel a été votre parcours universitaire?

Uc-berkeley-logo-sealR : J'ai obtenu une bourse d'études de premier cycle à l'université Vassar. J'ai suivi des cours du soir à l'Université de la Californie à Berkeley en vue d'obtenir une maîtrise, tout en enseignant l'anglais et le français dans une école secondaire le jour; je travaillais aussi comme bibliothécaire. J'ai été admise dans plusieurs sociétés universitaires, dont Pi Delta Phi, une société honorifique faisant la promotion du français et de la culture francophone.

Je suis déménagée à Philadelphie avec mon mari et j'ai obtenu un doctorat en langues romanes de l'Université de la DictionaryPennsylvanie. Étant donné que mon directeur de thèse rédigeait un dictionnaire à cette époque (le dictionnaire Espagnol-Anglais de l'Université de Chicago, lequel était très réputé à l'époque), j'ai rédigé ma thèse sur des problèmes lexicographiques de dictionnaires unilingues français et fait une analyse détaillée du Littré, du Larousse et du Dauzat.

La politique de l'université était que tous les cours de premier cycle devaient être enseignés en anglais. Lorsque nous avons eu la visite d'un professeur français dont l'accent rendait incompréhensible le contenu de ses cours de linguistique, nous avons soumis une pétition au département pour qu'il soit autorisé à enseigner en français, ce qui a été refusé!

Q. Avez-vous voyagé à l'étranger?

R: Oui, surtout en Europe. Mais aussi en Russie (croisière à partir de Saint-Pétersbourg, puis sur le lac Ladoga, la rivière Svir et le lac Onega; en Chine (séjour de 5 semaines) et dans le Pacifique Sud (séjour de 2 mois à Rarotonga, la plus grande des îles Cook). J'ai navigué une fois sur le fleuve Amazone et je me suis rendue souvent au Mexique pour jouer au tennis.

Une année, j'ai appris quelques mots de turc en visitant Istanbul, la Cappadoce, et en faisant de la voile et de la randonnée sur les côtes du sud de la Turquie. Durant un autre voyage, j'ai fait du tourisme littéraire dans le sud et le sud-est de l'Angleterre et j'ai fait un séjour chez une amie près de Toulon, en France. 

Q. Quels ont été vos premiers pas dans la traduction? Depuis combien de temps êtes-vous traductrice?

R: J'ai obtenu mon premier contrat par l'entremise de mon professeur d'italien. Plus tard, alors que j'étais professeure à l'Université de La Universidad Laguna à Tenerife, je faisais beaucoup de traductions pour le département de chimie physique, non parce que je demandais du travail, mais simplement parce que j'étais là et que je parlais anglais. Les professeurs avaient une base d'anglais suffisante dans leur domaine pour comprendre des articles techniques, mais quand ils allaient à des symposiums et des conférences, ils étaient incapables de converser en anglais. Alors, j'animais des ateliers de conversation en anglais durant l'heure du lunch. Par la suite, ils m'ont donné des monographies à traduire en anglais pour des présentations ou des articles qui étaient ensuite publiés dans des revues étrangères.

Q. Êtes-vous aussi interprète? Si oui, pour qui interprétez-vous?

R: À mon retour aux États-Unis, puisque je parlais espagnol couramment, je me suis proposée pour devenir guide au Centre d'information touristique de Philadelphie. Après avoir appris l'histoire de la ville, j'ai été guide auprès de nombreux touristes espagnols, je leur faisais voir les monuments historiques les plus prisés des États-Unis.

Un jour, le Centre m'a appelé pour me dire qu'on recherchait un interprète pour aller en cour fédérale, puisque l'interprète habituel n'était pas disponible. Étais-je disponible? Même si je n'avais jamais interprété, j'ai bravement répondu que j'irais et j'ai fait du bon travail, même si j'aurais pu faire mieux. 

Plus tard, après avoir étudié l'interprétation au sein d’un programme de l'Université de l'Arizona connu dans tout le pays, j'ai été Arizona seal capable d'interpréter en restant impassible presque tout ce qu'on me demandait. Durant plusieurs années, j'ai servi d'interprète à la Marin County Health Clinic, auprès d'immigrants hispanophones, régularisés ou non. Beaucoup étaient dans une situation d'une grande précarité, mais certains essayaient de tirer avantage d'un système qui leur offrait de l'aide, bien après qu'ils soient capables de se tirer d'affaire par eux-mêmes. Grâce à ma formation, j'interprétais de manière impartiale.

De plus, j'ai aussi interprété à la Commission des libérations conditionnelles de la prison de San Quentin, au Department of Motor Vehicles [autorité délivrant les permis de conduire] de San Francisco, au ministère de l'Éducation à Fresno, à la Commission d'État des relations de travail à Sacramento, pour des médecins, des avocats et des sociétés d'assurances, et bien d'autres.

Par la suite, après avoir arrêté l'interprétation durant deux ans pour m'occuper de mon second mari malade, qui était en phase terminale, j'ai abandonné l'interprétation et fait exclusivement de la traduction pendant 20 ans.

Q. À quels problèmes (et solutions possibles) vous êtes-vous heurtés durant votre carrière de traductrice?

R : L'accès à Internet a résolu de nombreux problèmes de recherche. Je ne me sens plus aussi isolée d'une grande bibliothèque universitaire comme je l'ai déjà été. Maintenant, j'essaie de donner mes dictionnaires, dont quelques-uns sur CD, des livres et d'autres.

Je travaille avec deux écrans, je peux consulter ma terminologie sur un tout en traduisant sur l'autre avec la langue source et la langue cible côte à côte,  sauf si j'utilise un logiciel de traduction. Mon préféré est Wordfast.

La gestion de mes listes de terminologie était toujours une priorité. Après chaque contrat, je faisais la saisie des nouveaux termes; puis, la prochaine fois que j'avais besoin d'utiliser un terme, je laissais le glossaire ouvert sur l'autre écran pendant que je traduisais.

PAHOJ'ai travaillé sur un certain nombre de projets liés à la traduction automatique. Les meilleurs projets étaient pour l'organisme Pan American Health Organization; il avait produit son propre système ayant de nombreux raccourcis pour effectuer des corrections très répandues, par exemple, substituer deux noms par un syntagme prépositionnel.

Q. Est-ce que la pandémie de la COVID-19 a perturbé votre activité professionnelle?

R : Non, parce qu'en décembre dernier, à mes 90 ans, j'ai décidé que c'était le bon moment de fermer boutique. Mais, puisque je suis incapable d'arrêter complètement la traduction, je me limite à travailler bénévolement pour Traducteurs sans frontières. En plus, je joue au tennis quatre fois par semaine. Translators without Borders
Tennis-girl Sharlee tennis

Google Translate comme traducteur littéraire (allemand > français)

Préface :

Kafka & FelicitaLe passage qui suit a été écrit par Franz Kafka dans le cadre de ses lettres à Felice Bauer, avec qui Kafka a été fiancé. Ce recueil de lettres a été publié en 1967 en allemand sous le titre Briefe an Felice et en français, sous le titre Lettres à Felice aux éditions Gallimard en 1972 dans la traduction de Marthe Robert.

Kafka - Briefe

Kafka - lettres a Felice

ElsaLe passage est traduit également ci-dessous en français par le logiciel Google Translate. Voici une analyse réalisée par notre fidèle contributrice, Elsa Wack (linguiste du mois de janvier 2014), de ces deux traductions – l'une faite par une traductrice humaine et l'autre par l'intelligence artificielle.

Les contributions précédentes d'Elsa sont accessibles ici.


KafkaFranz Kafka
(texte original) : Oft dachte ich schon daran, dass es die beste Lebensweise für mich wäre, mit Schreibzeug und einer Lampe im innersten Raume eines ausgedehnten, abgesperrten Kellers zu sein. Das Essen brächte man mir, stellte es immer weit von meinem Raum entfernt hinter der äußersten Tür des Kellers nieder. Der Weg um das Essen, im Schlafrock, durch alle Kellergewölbe hindurch wäre mein einziger Spaziergang. Dann kehrte ich zu meinem Tisch zurück, würde langsam und mit Bedacht essen und wieder gleich zu schreiben anfangen. Was ich dann schreiben würde! Aus welchen Tiefen ich es hervorreissen würde!

Marthe Robert: J’ai souvent pensé que la meilleure façon de vivre pour moi serait de m’installer avec une lampe et ce qu’il faut pour écrire au cœur d’une vaste cave isolée. On m’apporterait mes repas, et on les déposerait toujours très loin de ma place, derrière la porte la plus extérieure de la cave. Aller chercher mon repas en robe de chambre en passant sous toutes les voûtes serait mon unique promenade. Puis je retournerais à ma table, je mangerais avec ferveur et je me remettrais aussitôt à travailler

Google Translate : J'ai souvent pensé que ce serait le meilleur mode de vie pour moi d'être dans la pièce la plus intérieure d'une vaste cave fermée avec des ustensiles d'écriture et une lampe. La nourriture m'était apportée, toujours placée loin de ma chambre derrière la porte du sous-sol. Le chemin autour de la nourriture, dans la robe de chambre, à travers toutes les chambres fortes de la cave serait ma seule promenade. Puis je suis retourné à ma table, je mangeais lentement et soigneusement, et je recommençais à écrire.

Analyse Elsa Wack :

La comparaison permet de mettre en évidence, dans la traduction automatique :

Des qualités :

Google Translate est simple. Il utilise le verbe être, comme Kafka, plutôt que le verbe « s’installer ». Google Translate est parfois précis, mais évidemment moins littéraire : « la pièce la plus intérieure d’une vaste cave fermée » ressemble plus à l’allemand, où il est bien question de l’intérieur plutôt que du cœur (mais c’est bien des tréfonds de l’âme de l’écrivain qu’il s’agit !), et où la cave est « verrouillée » plutôt que simplement « isolée » dans le texte cité par Le Monde.

Des défauts :

Google Translate ne maîtrise pas les temps, notamment le subjonctif, temps de l’irréalité. Il le traduit par l’imparfait ou même le passé composé. Ah si ! Un conditionnel, tout de même : « serait », parachuté dans ces variantes de temps comme si Google avait voulu essayer plusieurs moyens d’échapper au subjonctif.

Google Translate ne maîtrise pas non plus les articles, et la traductrice que je suis compatis à sa peine, car rien n’est plus divers et sibyllin que les notions d’universalité et d’individualité que peuvent rendre, dans les différentes langues, les articles définis, démonstratifs, indéfinis ou l’absence totale d’article. Ici, quand Google donne pour  traduction « le chemin … dans la robe de chambre », ce n’est pas du bon français. On pourrait croire que Kafka s’est transformé en un insecte, comme dans sa nouvelle « La Métamorphose », et qu’il se promène dans les replis d’une robe de chambre. La tournure exacte est évidemment « en robe de chambre », même si l’allemand emploie ici un article défini dans im (contraction de in dem). On peut être content toutefois que Google procède par mots et traduise bien Schlafrock par « robe de chambre », et pas, par exemple, par « robe de sommeil » (le mot composé allemand contient Rock, « robe », et Schlaf, « sommeil »).

« Chambres fortes » : l’allemand Gewölbe signifie plutôt « voûte », comme dans la traduction du Monde, mais la proposition de Google Translate n’est pas inintéressante.

Prépositions : la préposition um, qui peut signifier « autour » (traduction Google), a ici le sens de « pour », « vers » : le « chemin vers la nourriture ». Dans la traduction de Marthe Robert, qui ici est simple au sens noble du terme, c’est « Aller chercher mon repas ».

La traduction de Google pèche aussi dans les mots « je mangeais (…) soigneusement ». On imagine le narrateur mettant sa serviette et s’appliquant à ne pas faire de miettes. Ce n’est pas du tout le sens de mit Bedacht, qui signifie « avec concentration », mais avec une connotation mystique ; la vraie traductrice s’en est emparée en employant « ferveur ».

Le passage cité se termine par le mot « travailler » là où Kafka et Google ont employé « écrire ». Peut-être Marthe Robert a-t-elle voulu éviter d’avoir à faire ensuite une répétition : « Que n’écrirais-je pas alors ! De quelles profondeurs ne saurais-je pas le tirer ! » continue-t-elle (extrait non cité dans le Monde) là où, Kafka, lui, n’a pas hésité à réutiliser le mot « écrire »: « Was ich dann schreiben würde! Aus welchen Tiefen ich es hervorreissen würde! » Dans cette irréalité difficile pour tout traducteur, Google Translate emploie de nouveau un conditionnel, dépourvu de toute figure de style : « Ce que j'écrirais alors! De quelles profondeurs je le retirerais! ». Si je devais traduire moi-même cette phrase, je rendrais plus fidèlement le verbe hervorreissen : « Que n’écrirais-je pas alors, que n’arracherais-je pas à quelles profondeurs insondables ! »

Quand le fleuve Mississippi se déverse dans la Maison blanche

Le droit et la littérature s’affrontent parfois dans des circonstances étranges [1], notamment dans le cas d’un litige de droits d’auteur. [2] 

Un livre rédigé par Mary Trump, la nièce de Donald Trump, intitulé Too Much and Never Enough: How My Family Created the World’s Most Dangerous Man, traite d’une famille tout à fait « dysfonctionnelle » (pour employer un mot français emprunté à l’anglais). Selon le dictionnaire Larousse, ce mot « Se dit de quelque chose, particulier d'un système de relations, d'une structure (familiale, sociale), dont le fonctionnement est problématique ». La Maison Blanche a récemment entamé un procès pour bloquer la publication du livre qui scandalise la famille Trump, mais le tribunal a rejeté sa réclamation. À première vue, le livre, qui sortira la semaine prochaine, n’a rien à voir avec la littérature. 

Too Much & Never Enough Book cover Mary Trump


Pourtant, lorsque l’on connaît mieux la vie de l’auteure, notamment la période de ses études de premier cycle à l’université, il est possible de mieux comprendre l’influence de l’auteur américain, William Faulkner (1897-1962)  [3] sur Mary Trump.

FaulknerFaulkner vivait la plupart de sa vie dans le comté rural de Lafayette [4] (Mississippi), dans le Sud profond des États-Unis. [5] La famille que Faulkner a inventée s’appelle les Compson, nom qui apparaît brièvement dans le premier chapitre de Requiem for a Nun (Requiem pour une nonne). Présente dans The Sound and the Fury (Le Bruit et la Fureur), cette famille fait aussi des apparitions dans Absalom, Absalom ! (Absalon, Absalon !) et dans des nouvelles comme That Evening Sun (Soleil couchant).

Dans un article paru dans le Washington Post le 2 juillet, qui relève les similitudes entre la famille Compton et celle de Trump, est cité l’ex-professeur de Mary Trump, pour qui toutes les deux familles ont été « déchirées par la dysfonction ».

Il peut surprendre que Mary Trump soit décrite par ce professeur comme une « étudiante brillante » alors que, sachant que Donald Trump est de cette famille, on est plutôt amené à se dire que les mots « Trump » et « brillant » sont un oxymore. Selon son professeur, Mary fut la meilleure étudiante de sa classe d’anglais. Elle obtiendra par la suite un doctorat en psychologie clinique.

Psychologue, Mary Trump étudia des patients atteints de délires, schizophrénie et hallucinations. On ne saurait imaginer une meilleure expérience pour analyser celui qui est son oncle. [6] Selon ses propres termes, l’élection de Trump comme président des États-Unis fut « la pire nuit de ma vie ».

Un des traits de caractère souvent attribués à Donald Trump est le narcissisme. Dans le  trouble de la personnalité narcissique, un individu se manifeste par le besoin excessif d'être admiré et par un manque d’empathie. Le sujet narcissique recherche une gratification en lui-même, et s'attachant peu au jugement des autres, est très focalisé sur ses problèmes d’adéquation personnelle, de puissance et de prestige. Le trouble de la personnalité narcissique est étroitement lié à l’égocentrisme. Selon la mythologie grecque, Narcisse était un chasseur qui passait son temps à se contempler dans l'eau de la source.

Revenons à William Faulkner avec une citation du site oprah.com à propos du langage de l’auteur – comme préface à « The Faulkner Glossary » :

« En lisant Faulkner, ne vous découragez pas si vous trébuchez sur quelques mots inconnus – l'auteur est connu pour traiter la langue anglaise comme sa propriété personnelle. Alors si vous, citadins, ne faites pas la différence entre un  "hitch-reign" et un "plowline", ou que vous soyez rendus perplexes par un mot prétentieux, ce glossaire vous aidera – d’acalculie à zain. »

Note linguistique :

Les mots lunatic (substantif ou adjectif en anglais) (fou/folle, en français) et lunatique  (synonyme de  capricieux, selon l'Internaute.com), sont de faux amis. Ce ne fut pas toujours le cas, comme l'explique  Guillaume Terrien, champion de France d'orthographe dans un vidéo clip :

Guillame Terrien

Guillaume Terrien

Autrement dit, le français, en évoluant, a abandonné le sens fort de « fou/folle » pour ne retenir que celui de bizarrerie, alors qu'en anglais, le mot d'origine normande est resté figé dans son sens initial de lunatic.

En revanche, les mots lunar et lunaire sont de vrais amis. En ce qui concerne le mot « lunaison », il n'a ni de vrai ni de faux ami en anglais, en ce sens qu’il n'existe aucun mot équivalent en anglais (la plus proche traduction étant lunar month).

En anglais, les synonymes de lunacy sont : madness, insanity imbecility et folly. Ce dernier est évidemment proche de "folie". Mais, le mot imbecile désigne (péjorativement) quelqu'un de plutôt stupide. Au 16e siècle, il s'employait pour désigner une personne de faible constitution [5] (du latin, imbecillus, quelqu'un in baculum, c'est-à-dire sans le soutien d'une canne) mais, au 19e siècle, sa signification a changé et il en est venu à désigner une personne faible d'esprit ou sans intelligence.

Il s'avère qu'étudier l'origine et le parcours des mots en anglais, et essayer de les distinguer de leurs doubles français,  c'est de l'imbécillité, sinon de la pure folie.

Mise à jour :

Trump est « cruel »et « menteur » affirme sa sœur dans un enregistrement secret
Le Journal de Montréal, le 22 août 2020

 

Jonathan G. avec l'aide précieuse de Magdalena Chrusciel.

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[1] Anonyme - L’Escole des filles ou La philosophie des dames, 1655 est considéré comme le premier roman érotique de la littérature française, l’ouvrage indigne le procureur général du roi qui ordonne de saisir et brûler les exemplaires.

[2] L'auteur de cet article recommande un livre rédigé par Maître Jean-Claude Zylberstein qui traite de ce thème:SOUVENIRS D’UN CHASSEUR DE TRÉSORS LITTÉRAIRES, Allary Editions, 2018, 461 pages.

Voir également Elizabeth Ladenson, Dirt for Art’s Sake, Books On Trial from Madame Bovary to Lolita, Cornell University Press, 2007 et

Yvan Leclerc, Crimes écrits : la littérature en procès au XIXe siècle, 1991, Éditions Plon.

[3] Faulkner a reçu le prix Nobel de littérature en 1949.

[4] La FayetteCe comté porte le nom de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, dit « La Fayette », officier et homme politique français et américain. 
[5] Le livre Three Years in Mississippi a été rédigé par James Meredith, le premier étudiant noir-américain de l’université du Mississippi, dans le comté de La Fayette, jusqu'à 1962 réservée aux étudiants blancs. Le Mississippi était alors l'un des États américains les plus ségrégationnistes du pays. Le Président John Kennedy a envoyé à Meredith en soutien des milliers de soldats de l'armée fédérale pour qu’il puisse assister aux études dans ce bastion de la suprématie blanche du Sud profond.

 

Dangerous Trump Cover[6] En octobre 2017 parut le livre The Dangerous Case of Donald Trump, rédigé par 27 psychiatres et psychologues, qui s’accordèrent tous à dire que l’état mental de Trump présentait un danger pour les États-Unis. Dans son édition élargie d’autres professionnels ont ajouté leur analyse du thème.

Le dernier ouvrage rédigé par un psychologue consacré à un président américain fut  l'étude de Sigmund Freud intitulée 'Woodrow Wilson : A  Psychological Study'.

Lectures supplémentaires :

Lexique psychiatrie

Décryptage: de la santé mentale de Donald Trump
La Presse, 13.4.2020

Trump is Not Well,
The Atlantic, 9 September, 2019

Un Garfield qui n'était pas le chat éponyme ! 4.4.2016

Enjamber les siècles :
un défi à la démographie 17.11.2014

Bookaneer & buccanner

 

Le 1er juillet 1943, le code ZIP américain est né

Le verbe anglais zip  signifie, entre autres, un mouvement rapide comme une flèche [1]. Pour cette raison le département des Postes des États Unis a choisi en 1943 l'acronyme ZIP (Zone Improvement Plan) pour convaincre le grand public que ses lettres allaient arriver à leur destination plus vite grâce à l'usage de ce nouveau système de code postal. Plus tard, il introduit un personnage de bande dessinée appelé Mr. Zip, [2] surnommé aussi Zippy, dans l'optique de promouvoir l'utilisation du code ZIP.

170px-USA-Stamp-1973-ZIPCode Stamp_US_1966_5c_Cassatt_with_Zippy

Franklin $100 billÀ propos du service postal gouvernemental des États-Unis, il convient de rappeler que Benjamin Franklin (1706-1790), homme politique américain et esprit universel, ainsi qu’écrivain, inventeur, imprimeur, naturaliste, et participant à la rédaction de la déclaration d’indépendance des États Unis, occupait le poste de Postmaster General des États Unis, avant de devenir le premier ambassadeur des États Unis en France. [3]

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[1] Dans un autre contexte, sans rapport à l’acronyme susmentionné, le substantif zip veut dire notamment « fermeture éclair » (et en Belgique « tirette »).

[2] Pour les pointilleux, il faut rappeler qu’aux États-Unis, les abréviations Mr. (Monsieur), Mrs. (Madame), Messrs, (Mesdames) et autres sont suivies d'un point, alors qu’en Grande-Bretagne elles s’écrivent sans point.  Il faut ajouter que le mot point, dans ce sens, se traduit en anglais par period aux États Unis et par full stop en Grande-Bretagne.

[3] À la suite des commentaires publiés sur ce blogue et dans la presse en général concernant les réclamations des partisans du mouvement Black Lives Matter, visant à dénoncer toute figure historique qui était propriétaire d'esclaves, et plus particulièrement de remplacer l’hymne national des États-Unis, Star-Spangled Banner, parce que Francis Scott Key, qui a écrit les paroles était propriétaire d’esclaves,  il faut mentionner qu’au début Franklin possédait des esclaves, mais durant ses dernières années, il est devenu un fervent partisan de l’abolition de l’esclavage. Franklin a publié Observations relatives à l'accroissement de l'humanité dans lequel il avance que l'esclavage affaiblit le pays qui le pratique. Il affranchit ses esclaves dès 1772.

 


Lectures supplémentaires
 :

150eme anniversaire de combats qui n’avaient rien de civils !
– publié sur ce blogue le 1 juillet 2013

Jenny a l’envers

– publié sur ce blogue le 14 décembre  2013

L'aérophilatelie et l'astrophilatélie – de nouveaux timbres américains et suisses
– publié sur ce blogue le 2 août 2016

L’écrivaine Claude-Anne Lopez raconte sa « vie avec Benjamin Franklin »
– publié sur ce blogue le 7 octobre 2012.

L'écrivaine Claude-Anne Lopez raconte sa « vie avec Benjamin Franklin (2) »
– publié sur ce blogue le 24 octobre 2012.