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Iris Heres, traductrice du mois, juillet 2010

English version 

Voici l’édition actuelle d’une série d’entretiens mensuels avec des traducteurs  reconnus professionnellement

  A

Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur professionnel), pose des questions à Iris Heres, traductrice indépendante très expérimentée. Iris est allemande, mais elle vit et travaille à Lyon depuis plus de 25 ans. *

Depuis 12 ans, Iris  travaille à son compte en tant que traductrice généraliste de l’anglais, du français et de l’espagnol vers l’allemand, et dans certains domaines, de l’allemand et de l’anglais vers le français. Iris est très active sur plusieurs forums de traducteurs.

 Jonathan : Qu’est-ce qu’un traducteur généraliste à orientations spécialisées ?

Iris : Il se situe entre le traducteur généraliste et le traducteur spécialisé. Il a acquis une certaine expertise dans plusieurs domaines de compétences, soit par ses expériences professionnelles en tant que traducteur salarié dans différents secteurs industriels, soit par des traductions régulières effectuées pour les mêmes clients directs. Il y a une dizaine d’années, j’ai assisté à un exposé sur les différentes catégories de traducteurs et j’ai découvert que je correspondais tout à fait à ce profil.

Jonathan : Comment vous êtes-vous trouvée dans cette catégorie ?

Iris : Au départ, ma formation en Allemagne était plus axée sur la traduction et l’interprétation commerciales.

En 1982, j’ai eu la chance extraordinaire d’intégrer le service de traduction du bureau national allemand d’Interpol, qui est rattaché à l’Office fédéral de la Police Judiciaire en Allemagne. Lorsqu’on travaille pour la police judiciaire, on est amené à traduire une multitude de messages et de textes très variés, par exemple des demandes d’extradition, des articles scientifiques sur les stupéfiants, des descriptions détaillées d’armes à feu en passant par des descriptifs d’objets volés comme des voitures, des bijoux, des œuvres d’art ou encore des documents sur les modes opératoires de groupes terroristes. Chaque traducteur traduisait de plusieurs langues sources vers plusieurs langues cibles. C’est une procédure standard dans les services de traduction des autorités fédérales en Allemagne.

Jonathan : Ce travail me paraît fort intéressant. Pourquoi avoir quitté ce poste ?

Iris : Dans le cadre de ce travail, j’avais été mutée temporairement au Secrétariat Général d’Interpol à Paris. J’ai ensuite déménagé en France et j’ai épousé un collègue de travail. Comme le règlement intérieur d’Interpol interdisait aux couples de travailler ensemble, j’ai quitté mon travail et j’ai totalement changé d’orientation. Dans un premier temps, j’ai travaillé pendant plusieurs années pour un grand fabricant allemand d’électroménager en région parisienne. En 1989, nous sommes partis à Lyon où j’ai trouvé un poste au Consulat général d’Allemagne. En 1994, j’ai intégré un cabinet d’expertise comptable qui cherchait une traductrice quadrilingue. J’ai décidé à ce moment-là de compléter mes études, car mon diplôme allemand n’était pas entièrement reconnu en France. J’ai obtenu deux maîtrises de langues étrangères appliquées, une pour la combinaison anglais – allemand vers le français et une autre pour les traductions de l’espagnol vers le français. Je me suis installée en profession libérale et j’ai continué à traduire pour mon ancien employeur comptable.

Jonathan: Pourquoi n’avez-vous pas envisagé une spécialisation ?

Iris: Je suis très curieuse par nature et je n’aurais pas aimé rester enfermée dans un seul domaine. Les commandes de certaines agences de traduction m’avaient aussi amenée à explorer d’autres pistes, par exemple l’informatique. Pendant mes études, j’avais déjà traduit un gros manuel d’utilisation du logiciel antivirus Avast. Cette traduction servait de base à plusieurs travaux dans le cadre de mes études : la constitution d’un glossaire sur les virus informatiques ainsi que mon mémoire de Maîtrise.

Jonathan : Est-ce que vous préférez les traductions techniques ?

Iris : La traduction technique peut être moins ambiguë, plus aisée si les textes sont bien rédigés. La recherche de termes techniques peut s’avérer plus simple. Mais la créativité n’a pas vraiment sa place dans un manuel technique.

Le distributeur du logiciel antivirus Avast m’avait recommandée à une entreprise spécialisée dans les détecteurs d’intrusion. Cela fait maintenant plus de 10 ans que je traduis dans ce domaine. Ces connaissances ont facilité le contact avec un grand fabricant d’éoliennes qui publie beaucoup de documents techniques. Une grande partie du travail concerne également des contrats conclus avec des agriculteurs qui cèdent leurs terrains pendant la durée de l’exploitation. Il faut donc traduire tous ces documents juridiques.

J’ai ensuite abordé le domaine médical par le biais de la relecture et la validation linguistique de questionnaires sur la qualité de vie. Ces questionnaires sont d’abord traduits dans plusieurs langues dans les pays respectifs. Ensuite, une équipe de réviseurs compare les versions lors d’une réunion d'harmonisation linguistique pour s'assurer que la formulation de chaque phrase est claire, simple et compréhensible par les patients, quels que soient leur niveau d'instruction et origine sociale. Ces discussions se font en anglais, il est donc impératif de parler anglais couramment. Je fais partie de l’équipe des réviseurs depuis sept ans et je travaille aussi en tant que chargée de projet externe.

Jonathan : Quel est le domaine que vous aimez le plus ?

Iris : L’œnologie est un sujet fascinant. J’ai travaillé pour un caviste qui vendait du vin sur Internet et j’y ai appris beaucoup sur le vin. Les seules notes de dégustation demandent un langage poétique et subtil. J’ai traduit des notes de dégustation de vin et de whisky pratiquement « au kilomètre ». J’ai eu ensuite l’occasion de traduire des articles sur les accords mets et vin et beaucoup de recettes pour un magazine dédié au vin. Par ailleurs, les sites Internet des viticulteurs recèlent parfois des parties très techniques sur l’agriculture raisonnée et les différentes machines utilisées pour les vendanges ou la vinification.

Petite anecdote : j’ai gagné un concours de dégustation « à l’aveugle », non pas parce que je reconnaissais les vins à leur saveur, mais aux indications que me donnaient les notes de dégustation. Mes amis connaisseurs de vin n’en revenaient pas.

Jonathan : Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le travail d’un traducteur généraliste ?

Iris : Ce que j’aime le plus, ce sont les recherches, la découverte des mots justes, et la possibilité d’éplucher des textes dans plusieurs langues pour se familiariser avec un nouveau domaine. Je me suis constitué une grande bibliothèque riche en dictionnaires et en ouvrages spécialisés dans mes quatre langues de travail. J’aime aussi le contact direct avec les clients. Lorsque je traduis des logiciels ou des manuels techniques pour des clients à Lyon, j’essaie toujours d’aller voir le produit chez eux. SUITE

Taxi, taximeter, taxicab & taxidancer

The Online Etymological Dictionary (www.Etymoline.com) gives the following
origins of the word taxi and its derivates:

taxi 1907, shortening of taximeter
cab (introduced in London in March 1907), from taximeter "automatic meter
to record the distance and fare" (1898), from Fr. taximètre, from Ger. Taxameter
(1890), coined from Middle Latin 
taxa "tax, charge."

The verb is first
recorded 1911, from earlier noun use as slang for "aircraft."

Taxicab is also first attested 1907. Taxi
dancer
"woman whose services may be hired at a
dance hall" is recorded from 1930.

WorldWideWords.com
supports this explanation by stating:

The
German name of Taxameter, at first adopted in Britain, was taken from  Taxe, a charge or levy. After the
device became common in Paris , the French created the term  taximètre for it, from  taxe, a tariff. 

For the complete explanation provided by
WorldWideWords, follow this link.

Cab, a shortening (1827) of cabriolet,
"a two-wheeled, one-horse carriage." This word, first found in
English in 1766, came from French cabriolet, of the same meaning, which in turn
was derived
from cabriole, "caper," because the vehicle
moves along with a springing
motion. [Italian  capriolare "jump
in the air," from Latin  capreolus, meaning  "wild goat, roebuck."] Cab, the shortened form, was applied to other vehicles as well,
including eventually public conveyances.

Taxi Marseille – English classes – cours d’anglais :

Jonathan Goldberg

French kissing

Julia Frey (julia.frey@aya.yale.edu)

 

Julia Frey est le pseudonyme de Julia Bloch Nolet, notre invitée spéciale. Titulaire d'un doctorat de français de l'université de Yale, Julia est l'auteure de la biographie Toulouse-Lautrec: A Life. Elle partage sa vie entre Paris et la Côte d’Azur. Son blog,  Amuse Bouche, présente aux anglophones un aperçu de la vie en France et de la langue française. Ce billet est affiché ici avec la permission de l’auteure.

Les Français adorent s’amuser des gaffes que font d’ignorants Américains (et surtout Américaines), venus dans leur pays pour apprendre le français. Ils se moquent sans hésiter de celle qui s’annonce “excitée” par ses premières expériences de la langue, ou “pleine” à la fin d’un repas. Mais on parle beaucoup moins des désastres sociaux subis par les Français qui atterrissent en Amérique, en Angleterre, ou dans un autre pays anglophone, sans une connaissance parfaite de l’anglais. Combien de Français, par exemple, lors de leur premier rencontre romantique, savent que “to French kiss”, c’est littéralement approfondir la langue … dans la bouche de l’autre? Ou que l’Américain qui dit “pardon my French” s’excuse d’un juron ou d’une obscénité?

Dans cet article donc, je voudrais me centrer sur les faux pas que font les francophones en anglais. Et il n’y a pas que les débutants… ce sont souvent des gens très fiers de leur anglais qui trébuchent de la manière la plus embarrassante. Des erreurs dues tout simplement à l’accent français, par exemple, peuvent quelquefois avoir de graves conséquences. En octobre, 2008, lors d’une interview accordée au quotidien israélien Ha’aretz, Bernard Kouchner a causé un petit souci diplomatique en laissant glisser dans un seul mot, deux fautes de prononciation ! Le ministre des Affaires étrangères est apprécié à l’étranger pour sa maîtrise de l’anglais. Mais cette fois, selon le quotidien israélien, le chef de la diplomatie française aurait déclaré qu’Israël serait en mesure de “manger” (“eat”) l’Iran s’il le voulait, alors que M. Kouchner voulait dire “hit” (frapper). Citation: “I honestly don’t believe that it will give any immunity to Iran … because you will eat them before.” Il a dû ensuite s'excuser par un bref communiqué où il regrettait un “malencontreux quiproquo”. Je ne sais pas si par ailleurs, il a pu causer un autre quiproquo avec cette expression, issue du latin quid pro quo, qui pour un anglophone veut dire "donnant-donnant". La leçon? Même si vous parlez couramment l’anglais, faites attention à la différence entre les voyelles longues et les voyelles brèves, genre beach/bitch, peach/pitch, sweet/sweat, sheet/shit, etc. Et surtout, ne négligez jamais les “h” aspirés.

Probablement le plus grand piège pour nous tous est le fait que 70% des mots en anglais sont identiques ou similaires au français. Historiquement, ceci vient moins de l’imposition du Latin aux îles Britanniques pendant les quatre siècles de l’occupation romaine, que de la victoire de Hastings en 1066, qui permettra à Guillaume de Normandie (dit “le conquérant” par les Français, et “the bastard” par les Anglais) de devenir roi d’Angleterre. Ainsi, pendant trois cents ans, le français sera la langue de la cour d’Angleterre, et par extension, de sa noblesse et de son administration.

Comme résultat, celui qui apprend la langue de l’autre n’a pas tout à fait tort de se fier à ces similarités. Souvent, il peut, sans danger, prendre le mot qu’il connaît dans sa propre langue, et le prononcer de son mieux avec l’accent de l’autre. Mais cela peut aussi induire en erreur. Car il existe entre les deux langues au moins mille homonymes, que les anglophones appellent (en français !) “les faux amis”. Vous êtes déjà tombé dans le marasme de librairie vs library, actuellement vs actually, caractère vs character, figure vs figure, réaliser vs to realize, ignorer vs to ignore, rester vs to rest, et le pire de tous: “tu me manques” vs “do you miss me? ”

Mais ce sont les faux pas de nature sexuelle, étonnamment répandus dès qu’on commence à parler une langue étrangère, qui infligent les pires humiliations. A ce propos un ami a observé: “Ils sont évidemment si fréquents parce que c'est dans ce domaine que le langage est souvent détourné …” Je ne prétends pas ici fournir une liste définitive des bévues possibles pour l’innocent Français (ou Française) qui fait ses premiers pas dans les dédales de la langue anglaise. Mais je ne peux m’empêcher de vous donner, en guise d’exemples, deux petites anecdotes. Je laisse d’abord parler Françoise:

Entre l’anglais et le français il y a un certain nombre d’insultes réciproques. Les Rosbifs, qui à notre avis n’ont pas d’imagination en cuisine, nous appellent des “Frogs” car il nous arrive de manger des cuisses de grenouille. D’ailleurs “filer à l’anglaise” en anglais se dit “to take French leave”, et ce n’est pas un compliment. Je suppose qu’il vaut mieux injurier (to insult) que to injure(blesser).

Heureusement dans mon cas un malentendu causé par une expression de ce genre a bien fini, car c’est ainsi que j’ai rencontré mon mari, un Anglais. On travaillait dans la même entreprise à Londres. Voilà comment c’est arrivé: chaque matin je me pointe dans le bureau où l’on distribue le courrier, pour demander si on a des “French letters” pour moi. Tout le monde me fait d’énormes sourires que je prends pour de l’amitié. Lui enfin a pitié de moi et m’explique que “French letters” veut dire des préservatifs, que, d’ailleurs, à l’époque nous, on appellait des “capotes anglaises”. Bien entendu il a fallu ensuite qu’il m’épouse !

Pour conclure, j’invite Régine à nous raconter une histoire qu’elle a vécue aux Etats-Unis:

Je venais de finir mes études à Paris, et par un mélange de pot et de piston, j’ai eu la chance folle d’être engagée comme subalterne à la Mission française des Nations Unies à New York. C’était du temps où l’on croyait encore à l’efficacité de cet organisme.

Bref, à 23 ans, je pars aux “States” pour un séjour de 2 ans. Au début c’est dur. New York est dur. Les gens me semblent durs aussi, toujours pressés. Mais vers la fin je commence à m’y trouver bien, vraiment à mon aise. Je prends des habitudes américaines, je me fais des amis. Je fais mon shopping dans le quartier, où je connais un certain nombre des commerçants. Comme une jeune New Yorkaise typique, je vis en co-location. Je partage un joli appartement sur la East River avec une Anglaise, qui, elle aussi, travaille à l’ONU. On parle anglais à la maison, et je me crois, pour ainsi dire, bilingue.

Un soir, en rentrant du boulot, je m’arrête, comme pratiquement tous les soirs, au “deli” (traiteur) en bas de notre rue. Le propriétaire est un vieux monsieur adorable, qui s’occupe de nous, car il nous trouve trop maigres. Il nous prend sous son aile, et nous fait quelquefois une fleur, en nous offrant des fruits, ou un échantillon de plat cuisiné. A chaque fois il dit: “this is to fatten you up” (ceci est pour vous engraisser). Le soir en question je n’ai pas besoin de grand-chose — juste d’un peu d’emmenthal râpé. Je suis en retard. Il fait déjà nuit. J’entre dans la petite boutique bien chaude, les vitres tout embuées, avec son lino usé. Devant moi il y a une vitrine éclairée d’un long tube fluorescent bleuâtre. Là-dedans sont exposés trois fromages, y compris l’équivalent américain de l’emmenthal, un peu caoutchouteux, avec d’énormes trous, que les Américains appellent “Swiss cheese”. Il y a aussi des saucissons, des salades composées de macaronis ou de thon, liées à la mayonnaise, et des viandes cuites, le tout vaguement décoré de persil fané. Le couvercle de la vitrine crée une sorte de haut comptoir en métal derrière lequel on n’aperçoit guère que la tête chauve du propriétaire.

Le hasard fait qu’il n’y a pas d’autres clients — heureusement !! Avec un grand sourire je lui demande “a quarter-pound of Swiss, please.” Mais là, j’ai un petit défaut de vocabulaire. Je veux du fromage râpé, mais je ne connais pas le mot “grated ”. Donc je fais comme d’habitude, et je prends le mot français, que je prononce à l’Américaine. D’une politesse exquise, j’ajoute,“I’d like it raped please”.

Il me regarde un peu étrangement, coupe le fromage, et commence à l’emballer (to wrap it). Il a sans doute compris par “raped” que je voulais dire “wrapped”. Moi, pour ma part, je crois qu’il a oublié de râper le fromage, et nous, on n’a pas de râpe à la maison. J’aurais dû m’arrêter là, mais non ! J’insiste. Je mets les pieds dans le plat. Pire, je frappe de ma petite main sur le comptoir ! “No! I want it raped! ” Le pauvre ! Sans me regarder, il finit d’emballer mon fromage, m’annonce le prix, et les yeux toujours baissés, pousse le paquet vers moi. Furieuse, je paie, et je sors, plus ou moins en claquant la porte. Je rentre chez moi, où je tombe sur ma colocatrice. I’m so furious with the man at the deli! (Le traiteur me rend furax)” j’annonce. He refused to rape my cheese! (il a refusé de violer mon fromage)”

L’Anglaise est prise de fou-rire. Elle se plie en deux. Elle rit si fort qu’elle met un certain temps pour m’expliquer ce que je viens de dire au traiteur. La fin de l’histoire ? Je n’ai plus jamais mis les pieds chez ce traiteur. En fait, pendant le reste de mon séjour à New York, chaque fois qu’il fallait que je passe devant le deli, j’ai traversé la rue pour marcher sur l’autre trottoir.

                                                                                               

                                                                © Julia Frey 2010

http://juliafrey.blogspot.com/2010/07/amuse-bouche-no-22-french-kissing-la.html

Asylum and Extradition – Asile et extradition

Persons who want to remain in a country
where they are not citizens rather than to return to their motherland or a
third country may seek asylum.  If
their request is rejected, they may be extradited to their home
country or to a third country.

The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth
Edition., defines asylum as:


 
Protection and immunity from extradition
granted by a government to a political refugee from another country.”


 It defines extradition as “Legal surrender of a fugitive to the jurisdiction of another state,
country, or government for trial.”


 Asylum
is derived
from Latin, asylum, meaning
sanctuary, which came from the Greek word
asylon,
meaning an inviolable place.  Extradition originated in the Latin tradition, meaning handing over, and
reached English through French.
Claims of asylum are
usually made on the grounds of
race, nationality, religion,
political opinions and membership and/or
participation in any particular social group
or social activities. The petitioner would argue that he or she is in danger,
if extradited, of being persecuted for belonging to one of those groups or
engaging in such activity.

The United States sometimes grants
asylum to persons belonging to a “particular social group” that may be
persecuted in their countries of origin. Such cases may involve, for example, a
member of the Baha’i faith from Iran, where the Baha’i sect is persecuted, or
to a gay person from a country where homosexuality is prohibited by law.

Two recent, American court cases  have brought attention to these two types of legal
proceedings. The first case involved the attempted extradition of French-Polish
film director, Roman Polanski, by the American government. Polanski was
arrested in Los Angeles in 1977 on charges of statutory rape of a 13-year old.
He fled the United States while his court case was still pending and managed to
avoid the American judicial system for over 30 years until 2009, when he was
arrested by the Swiss authorities at the request of the American government. However,
the American case for extradition was rejected by the Swiss authorities and in
July 2010 he was released from house arrest. Although the United States and
France had signed an extradition treaty in 1996 (1),
it did not apply to Polanski because France forbids extradition of its own
citizens.

The second recent case involved a woman
from Guatemala seeking asylum in the United States on the grounds that Guatemalan
women as a group are subject to an abnormal rate of murder and abuse in their
country. The case is still pending,  but
if the applicant succeeds it could lead to an increase in the number of
applicants for asylum by adding a large new category of people eligible for
asylum.

Wikipedia makes a distinction between
political asylum and the protection from generic repatriation of refugees and
other persons into war zones and disaster areas. (2) 
However, Article 33 of the 1951 United
Nations Convention Relating to the Status of Refugees covers both groups under
the same heading. 

Linguistic
note
:

English imported a French word to describe
the protection given to such persons by prohibiting such return:  (non) refoulement”.   (This term is more commonly used in French to
describe driving back armies or, in the fields of psychology and psychiatry, to
describe a form of repression).

Evidence that the French word is
accepted in English is provided by the title of a book: International Legal Standards for the Protection from Refoulement
. (3)

Another
French word used by the European Union in its English texts is acquis (both in the context of asylum and
more generally).
The
terms acquis communautaire and (EU) acquis are used in
English texts on European Union law to refer to the total body of EU law
accumulated thus far.

Outside the field of
human migration, other French terms in the context of international law have
been adopted for want of suitable English alternatives. One such word is genocidiare,
meaning a person responsible for planning or committing acts of
genocide. English has no word for that.

Another example of a
French term for which there is no exact equivalent in English is force
majeure
. This appears in contracts and treaties in order to exempt a
party from the consequences of events beyond its control. The nearest English
term is “Act of God”.

Jonathan Goldberg

 

French-English
Glossary of terms of International Law

References:

The Council if
Europe French-English Legal Dictionary
(International
Law)

(Council
of Europe, 1994)
 

Germaine’s French Law Guide (Claire M. Germain, 2001)

Glossaire de la migration (International Organization for Migration) 

Glossaire pénal internationale – La documentation française 

Institut français d’information juridique 

L'essentiel du droit international public, Catherine Roche, 7/2010

 


[1] http://www.amicc.org/docs/FranceExtrad96.pdf

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Refoulement

[3] http://www.isbs.com/partnumber.asp?cid=27395&pnid=298269

Quiz: le Tour de France

                                                               
TDF
 

Vainqueurs du Tour de France

 Pouvez-vous les
identifier ?
Les réponses sont
en bas des images.

                                                           D 

                                                                             1

  E         F         G  

2                             3                              4

 
H   I  
J

5                         6                          7

  
K  
L  
M

                                                     8                       9                          10   

   

TDFF
 
 

Réponses 

Tour de France 2010 – Teaser

‘Twere Well Said, Were it Said Grammatically

by:
Terrence Moore
 
Republished
with permission from the author

"Cela aurait été bien dit, fût-ce grammaticalement correct"
 
(Publié avec la permission de l'auteur)


 No one likes a pedant.
Notwithstanding this caveat, it must be observed that at the grammar stage of
learning, children ought to learn how to speak and write grammatically.
Children are much easier to teach when young than when they have already formed
bad habits from the vernacular speech they hear every day. They develop bad
habits quickly. Upper elementary and middle school students who are corrected
for improper grammar will respond, "But that doesn’t sound right."
Unfortunately, students are often better reporters than philologists. They say
what they hear but do not always love correct speaking.

Teachers and parents should
indefatigably try to break older students of bad grammar and to form younger
students’ speech with good [grammar]. That means we ourselves must speak not good,
but well. We have seen the enemy, and they are we. Should the reader
need a refresher course in the Queen’s English, I shall canvass the five most
common grammatical mistakes committed these days. Further review might be found
in the standard classics: Strunk and White’s The Elements of Style,
Warriner’s Grammar and Composition, and Fowler’s Modern English Usage.

Less/fewer.
Fewer
refers to a smaller number of
people or things that can be counted. Less indicates a smaller quantity
of a whole substance or idea. Shakespeare’s Henry V announces before the battle
of Agincourt, "The fewer men, the greater share of honor."
Shakespeare’s Somerset says in I Henry VI, "I owe him little duty, and less
love." Supermarkets most commonly bungle this distinction, though some are
starting to get it right. "Ten items or less" should read "ten
items or fewer" or, better still, "ten or fewer items." (Express
lanes might actually live up to their name if the words cash only were
also added.)

Confusion
of subjective and objective pronouns. Who
is in the subjective, or nominative, case. Whom is
in the objective case. "Who are you going to the dance with?" asks
the ungrammatical student, rather than, "With whom are you going to
the dance?" In this case, whom is the object of the preposition.
The direct object works similarly: "Whom did Jack take to the dance?"
Increasingly, I hear a less forgivable barbarism. "Me and Jenny want to
know what our grades are." The correct usage is, of course, "Jenny
and I." The nominative is used no matter where it occurs in the sentence.
Therefore, "Arnold is more muscular than I (am)." Poe provides
a memorable example. "She was a child and I was a child,/In this
kingdom by the sea,/But we loved with a love that was more than love—/I
and my Annabel Lee."

The
subjunctive
. The
subjunctive mood of a verb expresses conditions contrary to fact or wishes. The
subjunctive were replaces the indicative was. One does not say,
"If I was you, etc." Lady Macbeth thrice reminds us of this rule:
"If it were done when ’tis done, then ’twere well it were done quickly."
The delightfully caustic exchange between Churchill and Lady Astor is another
lesson. "Winston, if I were your wife, I’d poison your soup."
"Nancy, if I were your husband, I’d drink it."

Adjectives/adverbs. Desdemona and Emilia in Othello
show the distinction nicely. "This Lodovico is a proper man." "A
very handsome man." "He speaks well." Desdemona might have also
said, "He speaks properly." Thus, the well-spoken and proper man does
not bring flowers to the soloist after a concert and say, "You sang real
good." Good is an adjective and therefore cannot modify the verb. Real
should be converted to the adverb really in order to modify well,
which in turn would modify the verb sang. But, you may argue that we
say, "This tastes good." Indeed, we do. The verbs of
sense—feel, smell, taste, and sound—are followed by an adjective. The
expression feel badly is actually incorrect unless you have numb fingers
and cannot sense things by touch.

Agreement
in number
. Subjects must agree with verbs,
and pronouns must agree with their antecedents. Contractions often hide this
common error. "Here’s the answers for the test," should obviously be
rendered, "Here are the answers for the test." Even more prevalent is
the construction, "Everyone needs to take out their pencils."
What begins in the singular must end in the singular. Every dog doesn’t have their
days; every dog has his day.

In short, were each teacher to have
his students speak well and to use good grammar, he would commit fewer
grammatical mistakes of his own and help his charges speak better than we.

*Terrence O.
Moore was the principal of Ridgeview Classical Schools, a K-12 charter school
in Colorado, for seven years and now teaches history at Hillsdale College in
Michigan.

Other articles written by him appear on http://www.ashbrook.org/

 

The origin of the word OK

There have been numerous attempts to explain the emergence of this expression, which seems to have swept into popular use in the US during the mid-19th century. Most of them are pure speculation. It does not seem at all likely, from the linguistic and historical evidence, that it comes from the Scots expression och aye, the Greek ola kala ('it is good'), the Choctaw Indian oke or okeh ('it is so'), the French aux Cayes ('from Cayes', a port in Haiti with a reputation for good rum) or au quai ('to the quay', as supposedly used by French-speaking dockers), or the initials of a railway freight agent called Obediah Kelly who is said to have written them on documents he had checked.

A more likely explanation is that the term originated as an abbreviation of orl korrekt , a jokey misspelling of 'all correct'  which was current in the US in the 1830s. The oldest written references result from its use as a slogan by the Democratic party during the American Presidential election of 1840. Their candidate, President Martin Van Buren, was nicknamed 'Old Kinderhook' (after his birthplace in New York State), and his supporters formed the 'OK Club'. This undoubtedly helped to popularize the term (though it did not get President Van Buren re-elected).

The only other theory with at least a degree of plausibility is that the term originated among Black slaves of West African origin, and represents a word meaning 'all right, yes indeed' in various West African languages. Unfortunately, historical evidence enabling the origin of this expression to be finally and firmly established may be hard to unearth.

 

Source: Oxford Dictionaries

Tous à la Bastille

by Julia Frey (julia.frey@aya.yale.edu)

Julia Frey est le pseudonyme de Julia Bloch Nolet, notre invitée spéciale. Ce billet a été écrit tout spécialement pour Le-mot-juste-en-anglais.com. Titulaire d'un doctorat de français de l'université de Yale, Julia est l'auteure de la biographie Toulouse-Lautrec: A Life. Elle partage sa vie entre Paris et la Côte d’Azur. Son blog,  Amuse Bouche, présente aux anglophones un aperçu de la vie en France et de la langue française.

Warning. You can wish someone Joyeux Noël, Joyeuse Saint-Valentin, or Joyeuses Pâques, but you don’t say “Happy Bastille Day”…

Or Bastille Day at all. In France, the national holiday is called la Fête Nationale française (abbreviated Fête Nat. on calendars) or more simply le 14 Juillet. So, I asked Isabelle and Colette, how come English speakers call it Bastille Day and the French DON’T? This apparently innocent question opened up a can of worms (which the French would call “un guêpier”—a hornet’s nest—or “un sac de noeuds”—a bag of knots). My friends had lots of theories on the matter. Although nobody seems to know who first used the expression in English, they both thought a reasonable explanation is that French and non-French alike recognize the taking of the Bastille as the beginning of the French Revolution, and a symbolic victory for “les droits de l’homme” (human rights).

On the other hand, the actual date, July 14, doesn’t mean much, especially when stacked with all the other French fêtes known only by their dates (1er Mai, 8 Mai, 11 Novembre etc.). Which leads me to an aside: the names of months generally are not capitalized in French, but if they refer to a “fête” (holiday), they are capitalized because they’re considered proper names. Fêtes named for saints are feminine even if the saint was male, because it’s “la fête de…,” thus la Saint-Valentin (Valentine’s Day). Most fêtes identified by their dates are laïques (lay, nonreligious), and commemorate solemn historic occasions (battles won, wars ending, etc.), whereas religious holidays usually have real names: Noël (Christmas), Pentecôte (Whitsunday), Pâques (Easter). Even though France is un état laïc (a country with separation of church and state), it’s striking that Noël, Pâques, la Pentecôte, l’Ascension, l’Assomption and la Toussaint (All Saints’ Day) are all national holidays. In fact the French have an amazing number of legal holidays, eleven in all, four of which usually fall in May, which explains why you can never get anything done in May.

Now back to what I was saying… La Fête Nat. is probably called “Bastille Day” in English because “Bastille” is a brief, concise and unambiguous reference to the storming of the prison of the Bastille in Paris on July 14,1789, by 954 men and one woman, armed with pikes and miscellaneous firearms, yelling “Tous à la Bastille !” (Everybody out of the pool).

The actual event was a little disappointing. After a short battle, the nonmilitary governor in charge of the fortress, by then mostly being used as a hospital, simply gave up. When the victors finally made their way down to the “dungeons,” which turned out to be spacious, almost luxurious, they discovered there were only seven prisoners left in the place. The others, including the Bastille’s most famous inmate, the Marquis de Sade, had been transferred somewhere else shortly before. Disappointed, the conquerors dragged an old suit of armor and a printing press out into the courtyard, to be displayed as instruments of torture.

Despite rumors to the contrary, the Bastille was not ripped stone by stone from its foundations by the angry crowd. A contractor named Palloy was hired to dismantle it. Most of the stones were recycled to build a bridge, the Pont de la Concorde. He made money on the side by selling rings set with chips of stone from the walls and patriotic medallions hammered out of the fortress’s iron chains.

So why did the populace attack the Bastille? Because the Bastille symbolized Royal tyranny. Ancien Régime (pre-Revolutionary) France was an absolute, at times despotic, monarchy, ruled en l’occurrence (in the event, i.e. at that time) by Louis XVI . The King could arbitrarily lock up anyone he wanted, whenever he wished, without any stated reason, by simply creating a “lettre de cachet.” These notorious letters were a particularly French phenomenon, thus the term is untranslatable, although cachet in this context means the royal seal. The most infamous lettres de cachet ordered the indefinite imprisonment or exile, without trial, of the individual named therein. The verb describing this behavior? Embastiller (to put into the Bastille), of course.

Even in Paris today, you frequently hear “Tous à la Bastille !” when there’s une manifestation populaire. Careful, warns Isabelle. Do not translate this as “a popular manifestation.” The noun would be “demonstration,” and it’s populaire in the sense of du peuple, i.e., a street protest by left-wing, usually working-class dissidents who feel their constitutional rights have been violated. Recently, this battle cry has been heard in support of “les sans-papiers” (the “without papers,” i.e., illegal immigrants) and at a general strike against attempts to raise the retirement age in France from 60 to 62. U.S. citizens are more grégaires (sheep-like, not gregarious), having accepted the advance from age 65 to the current 67.5 without so much as a murmur.

I was surprised to learn that officially, le 14 Juillet does NOT celebrate the 1789 storming of the Bastille. It commemorates la Fête de la Fédération, organized on the same day in 1790, one year later. That night, Paris, in the presence of Louis XVI and Marie-Antoinette, partied on the Champ de Mars to celebrate the success of a peaceful revolution and the principle of a constitutional monarchy. Bad guess. The revolution continued, ever more violent, until Napoléon Bonaparte became Premier Consul nine years later in 1799. Nonetheless, the Fête de la Fédération was renamed la Fête Nationale française in 1880. Virtually everybody in France will tell you, though, that le 14 Juillet commemorates la prise de la Bastille (the capture of the Bastille). On nous a bourré le mou avec ça dès l’école primaire,” says Colette. Quoi ? Mou, it turns out, means the lungs of a butchered animal, and the expression bourrer le mou à quelqu’un means to feed someone false information.

In any case, like the rest of us, the French are always happy to have un jour chômé (a day off). Early on the morning of July 14, there’s a défilé militaire (parade), with soldiers marching to La Marseillaise, the French hymne national (national anthem). In Paris, the French Air Force loudly buzzes the Champs Elysées, spewing exhaust smoke tinted bleu-blanc-rouge (the colors of the French as well as the U.S. flag—the “blue, white, red” in France, the “red, white and blue” en Amérique). Before dark thousands of Parisiens arrive at the Champ de Mars in time to picnic on the grass and crane their necks past la Tour Eiffel to look at le feu d’artifice du 14 Juillet—the spectacular fireworks set off from the Trocadéro, across the Seine.

One final warning! The French are amused or shocked or both by the blatant chauvinisme (nationalism) of Americans, by the Stars and Stripes dangling from our houses. As my friends remind me, “on n’est pas si patriotes que ça” (We’re not as patriotic as you Americans). La Fête Nat. is just another vacation day. In short, you can wish someone Joyeux Noël, Joyeuse Saint-Valentin, Joyeuses Pâques, and so on, but you don’t wish people Happy Bastille Day, in either English or French. When it first came into existence in 1880, a few noble families, including that of the artist Henri de Toulouse-Lautrec, flatly refused to recognize the holiday. To them, it symbolized the decapitation of some of their favorite relatives. Even today, one or two Royalists are still waiting for the Monarchy to be restored.

La Marseillaise

La Révolution française présentée par la chaîne d’histoire de la télévision américaine.

 The French Revolution History Channel #1


The French Revolution History Channel #2



The French Revolution History Channel #3


The French Revolution History Channel #4


The French Revolution History Channel #5


The French Revolution History Channel #6


The French Revolution History Channel #7


The French Revolution History Channel #8



The French Revolution History Channel #9



The French Revolution History Channel #10
 

Le Championnat d’orthographe des Etats-Unis

Certaines langues, comme l'espagnol, s'écrivent comme elles se prononcent. Ce n'est pas le cas d'autres, telles que l'anglais ou le français. Si l'on présentait à une personne qui connaît très mal l'espagnol un texte rédigé dans cette langue, qu'elle ne comprendrait évidemment pas, et si elle le lisait à haute voix, les sons qu'elle produirait seraient dans l'ensemble compréhensibles pour un locuteur espagnol (si ce n'est que l'accent risquerait d'être mal placé dans le cas d'un grand nombre de mots). Il n'en serait pas de même pour le français notamment parce que dans un grand nombre de mots la dernière lettre ne se prononce pas (toit, aux, quand, janvier, etc.) ou que, dans certains cas, la dernière syllabe est muette (assurent, veille, fesses, etc.). En anglais, l'écart entre la prononciation des mots et leur orthographe est encore beaucoup plus important. 

Le dramaturge irlandais George Bernard Shaw aurait dit, par boutade, que le mot "fish" pourrait s'écrire "ghoti" si l'on utilise les lettres "gh" telles qu'elle sont prononcée dans le mot "enough", la lettre "o" telle qu'elle est prononcée dans le mot "women" et les lettres "ti" telles qu'elles sont prononcées dans le mot "action". En fait, ce raisonnement facétieux ne serait pas dû à Shaw et aurait en outre été réfuté. Dans la Language Column du New York Times datée du 27 juin 2010, le linguiste Ben Zimmer examine cette question et conclut comme suit : “La plupart des gens qui verraient le mot ghoti le prononceraient simplement goaty… On ne peut pas tout se permettre en anglais”.

Le grand nombre d'orthographes irrégulières en anglais et la grande étendue du vocabulaire de cette langue (même si un très grand nombre de mots sont rarement utilisés) est à l'origine d'une tradition américaine : le championnat d'orthographe (spelling bee, en anglais). Le Collins English Dictionary, Complete and Unabridged, définit spelling bee comme suit : a contest in which players are required to spell words according to orthographic conventions (une compétition au cours de laquelle les joueurs doivent épeler des mots conformément aux conventions typographiques). Pour connaître l'origine de cette expression, cliquez sur ce lien. Noah Webster (1758-1843) écrivit le premier dictionnaire d'orthographe en 1783. Son titre initial était The First Part of the Grammatical Institute of the English Language. De son vivant, pas moins de 385 éditions furent publiées et le titre de l'ouvrage devint, en 1786, The American Spelling Book et, en 1829, The Elementary Spelling Book. Il s'agissait du livre américain qui eut le plus de succès à son époque ; en 1837, 15 millions d'exemplaires avaient été vendus et le chiffre atteint environ 60 million en 1890, de sorte que la majorité des élèves et des étudiants consultèrent ce livre pendant le premier siècle d'existence de la nation américaine. Pour mieux connaître le rôle de Webster dans l'évolution de l'anglais aux Etats-Unis, vous pouvez vous reporter à l'article de Wikipédia consacré à Noah Webster.

Le championnat national d'orthographe des Etats-Unis se déroule chaque année à Washington depuis 1945. L'âge des participants va de 8 à 15 ans, mais 80 % d'entre eux sont âgés de 12 à 14 ans. Chaque participant doit épeler un mot et peut demander des informations à son sujet, par exemple son origine, une définition ou une phrase contenant le mot. A la première erreur, le participant est éliminé.

Le championnat de 2010 a eu lieu en juin. Une proportion importante des participants des vainqueurs des différentes années était d'origine asiatique. Cette année, sur les 273 participants in 2010, 21 avaient une première langue autre que l'anglais. La personne chargée de donner lecture des mots, Jacques A. Bailly, parle couramment le français et l'allemand, et enseigne le grec classique et le latin.

En 2010, Anamika Veeramani a remporté le championnat et obtenu un prix de 41 000 dollars.
En finale, elle a épelé correctement Stromuhr, mot d'origine allemande qui désigne un instrument de mesure de la quantité de sang qui s'écoule par unité de temps dans un vaisseau sanguin.
 

 

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Anamika Veeramani 

Lors des championnats les plus récents, les mots qui ont permis aux gagnants de remporter la victoire ont été pococurante, autochthonous, appoggiatura, ursprache, serrefine, guerdon et Laodicean.

La vidéo ci-après montre Sameer Mishra, âgée de 13 ans, qui épelle correctement le mot numnah, autre mot pour numdah, qui désigne un feutre grossier, et une selle de cheval ou un tapis brodé fabriqué dans cette matière. 

Un compte rendu détaillé du championnat de 2010 se trouve à l'adresse http://www.spellingbee.com/. Vous pouvez vérifier vos compétences en examinant les mots du championnat de 2009 ci-après : http://www.spellingbee.com/sample-test

Dans un livre très intéressant, intitulé American Bee: The National Spelling Bee and the Culture of Word Nerds, l'auteur, James Maguire, suit les participants du championnat de 2005, qui se préparent aux éliminatoires, en lisant des dictionnaires et en étudiant l'étymologie.

P.S. Humour : English Pronunciation

Jonathan Goldberg

Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

 

BE-ALL AND END-ALL

par Céline Graciet, notre écrivain invitée*

                                            Bee

 

C'est en traduisant un document que je suis tombée sur
l'expression be-all and end-all. J'ai choisi de la traduire en français
par « panacée » et je savais qu'elle prenait ses origines dans une pièce de
Shakespeare, mais pas moyen de me rappeler laquelle. Une courte recherche m'a
permis de déterminer qu'il s'agissait de Macbeth.

Macbeth says: If it
were done when 'tis done, then 'twere well it were done quickly: if the
assassination could trammel up the consequence, and catch, with his surcease,
success; that but this blow might be the be-all and end-all here.

J'ai continué mes recherches et j'ai trouvé une
explication qui m'a surprise :

Après des années
d'utilisation, l'expression the be-all and [the] end-all a été
raccourcie pour devenir the Bs and Es. […] Au fil du temps, sa
prononciation s'est transformée (lisez la
 rapidement et vous comprendrez) pour
se rapprocher de the bee’s knees.
Future Perfect

Vraiment ? Ce n'est pas l'explication que j'ai trouvée
quand j'ai recherché l'origine de l'expression
the bee's knees  il y a quelques années.
Je me suis tournée vers une source faisant autorité :

L'origine
de cette expression est souvent attribuée à la manière italiano-américaine de
prononcer le mot business ou à Bs and Es, version abrégée de be-alls and end-alls. Ces deux
explications sont sans aucun doute erronées. Bee's knees est l'une de ces expressions sans queue ni tête
issues de l'Amérique des années 20, ère des garçonnes, des bars clandestins,
des boas en plumes et du Charleston.
World Wide Words 

Certains mots sont tellement curieux qu'ils attisent la
créativité des gens, ce qui se traduit par l'apparition d'origines aussi
amusantes que farfelues. Un ami m'a affirmé ce week-end que le mot loo (toilettes) vient de «
regardez l'eau », que les domestiques criaient avant de verser le contenu des
pots de chambre par la fenêtre pour prévenir les passants. J'ai exprimé
quelques doutes à ce sujet et je me suis promis de voir qui avait raison.
Naturellement, il existe plusieurs explications possibles de l'origine de loo :

Plusieurs
théories existent quant à l'origine de ce terme courant pour désigner le petit
coin. La première, et la plus populaire, veut qu'il soit dérivé du cri gardyloo (issu du français «
regardez l'eau ») poussé par les domestiques du Moyen Âge alors qu'ils vidaient
les pots de chambre dans la rue par la fenêtre du premier. Du point de vue de
l'histoire, cela pose problème, car au moment où le mot loo a fait son apparition par écrit,
l'expression gardyloo avait
depuis longtemps disparu. Une autre théorie veut que ce mot soit dérivé du
terme français « lieu », euphémisme châtié désignant les toilettes.
Malheureusement, aucune preuve documentaire ne corrobore cette idée. Une
troisième théorie, qui emporte l'adhésion d'un grand nombre, fait référence à
la marque commerciale Waterloo, qui ornait les réservoirs de chasse
d'eau en acier de nombreuses toilettes extérieures dans la Grande-Bretagne du
début du 20e siècle. Il s'agit d'une explication plus crédible du point de vue
de la chronologie, mais malheureusement, les preuves sont tout aussi rares.
D'autres théories rocambolesques circulent également, avec référence aux portes
portant le numéro « 00 » et aux personnes appelées « Loo ».
Ask Oxford

Conclusion : l'étymologie populaire est amusante, mais si
vous vous intéressez à l'origine réelle des mots, mieux vaut vous préparer à
mener de longues recherches et à subir de nombreuses déceptions.

Photo d'abeille par anna316   


First published by Céline Graciet, professional English to French translator, in her translation blog Naked Translations.