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Chronique de la Guerre de Cent ans (quatrième partie)

Voici la quatrième partie de cet article, écrit spécialement pour ce blog par le professeur d’histoire Danielle Bertrand. Cliquez sur le lien pour voir les parties précédentes.

Préambule de l’auteur : Après cette longue trêve estivale, il est temps de reprendre les armes, en l’occurrence mon clavier ………..

À la fin de notre dernier chapitre, nous avions laissé l’Angleterre et la France en bien mauvais état, vers 1380, avec à leur tête des souverains très jeunes.Les deux royaumes connaissent une période troublée s’inscrivant dans la crise généralisée que vit l’Europe menacée par ailleurs par la poussée ottomane: crise religieuse avec un pape à Rome et un autre à Avignon, crise économique, crise financière et crise de civilisation.

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Dans la France, où le jeune souverain Charles VI est soumis au “gouvernement des oncles “, plus soucieux de leurs intérêts que de ceux du royaume, le peuple accablé d’impôts se livre à de fréquentes révoltes durement réprimées. Peut-être pour oublier ces soucis, le roi et sa cour se lancent dans un tourbillon frénétique de bals et de banquets. À partir de 1392, le roi Charles VI est atteint d’une sorte de folie sporadique qui permet à son épouse Isabeau de s’emparer du pouvoir.

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Cela ne met pas fin aux festivités qui finissent parfois tragiquement, tel le « Bal des Ardents », au cours duquel quelques seigneurs finirent rôtis dans la poix et les plumes.

 

La lutte entre Armagnac et Bourguignons déclenchée par l’assassinat du Duc d’Orléans (A) par Jean sans Peur (B) prend les allures d’une vraie guerre civile, opposant France du Nord (B)  et France du Sud (A) avec pour enjeu la capitale où gronde la révolte des Cabochiens.

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                                                    la révolte des Cabochiens

Armagnac et Bourguignons finissent par s’entendre pour rétablir le calme, mais ce n’est que provisoire. L’Angleterre a connu elle aussi des heures difficiles. Le jeune Richard II a étéconfronté à un soulèvement populaire causé par la “poll tax “ et à l’agitation religieuse des Lollards. Il esquisse une politique de rapprochement avec la France, négociant tantôt avec les Armagnac tantôt avec les Bourguignons, mais son cousin Henri de Lancastre qu’il avait exilé, débarque, rallie tous les mécontents, s’empare de Richard qui abdique et meurt d’inanition en prison. 

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Henri, devenu roi sous le nom d’Henri IV, et qui a ajouté à ses titres celui de Roi de France, affermit le pouvoir (campagne dans le Pays de galles et en Écosse, élimination des Lollards) qu’il transmet à son fils en 1413. Henri V est décidé à reprendre les ambitions sur la France, profitant des troubles intérieurs qu’elle connaît. En demandant la main de Catherine, fille de Charles VI (qui malgré sa folie avait réussi à faire à Isabeau une bonne douzaine d’enfants), il exige pour prix de sa renonciation à la couronne de France tout l’ancien “Empire Plantagenêt “(Guyenne, Normandie, Flandre et Bretagne). 

 

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Donc en juillet 1415 la guerre recommence. Débarqué sur les côtes normandes avec une bonne armée Heri V est, après quelques victoires lors de son avancée vers le Nord, en assez mauvaise posture.Mais sur le plateau d’Azincourt, les chevaliers français qui décidément ont la tête dure et s’obstinent à charger les archers anglais en s’empêtrant dans leurs armures, lui donnent l’occasion d’un véritable carnage (octobre 1415). Cependant Henri, qui a eu chaud, se rembarque à Calais.

 

En France, la guerre civile bat à nouveau son plein, ce qui permet à Henri de bien s’installer en Normandie. En effet les rapports entre le dauphin et sa mère Isabeau, soutenue par Jean sans Peur, sont si mauvais que le futur Charles VII a du se réfugier à Bourges où il s’est proclamé régent, en rival de sa mère. C’est là que Jean sans Peur est tué par un proche du Dauphin au cours d’une entrevue de réconciliation organisée par le pape. Le fils de Jean et Isabeau signent avec les anglais, au nom de Charles VI, toujours fou,  le traité de Troyes, en mai 1420. Heni V épouse (enfin!) Catherine de France.

 

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                                  Le mariage d'Henri V et de Catherine de France 

Le Dauphin est déclaré batard par sa propre mère, et Henri, nommé héritier de Charles VI, est chargé d’assurer le pouvoir à sa place. Pendant que Charles continue à faire la fête à l’Hôtel saint Pol, Henri s’installe au Louvre et lutte contre le Dauphin qui n’a pas reconnu le traité de Troyes. Mais Charles et Henri meurent en 1422, Henri V ayant quand même eu le temps de faire à Catherine un petit Henri qui se retrouve ainsi, malgré son jeune âge …………….. Roi de France et Roi d’Angleterre .Une Angleterre où le Parlement renforce son pouvoir, et une Francecoupée en trois.

La France “bourguignonne”, au nord est, qui s’étend vers la Lorraine et la Hollande, s’enrichit et joue les arbitres entre les deux autres, prête à se rallier au plus offrant.

La France anglaise, qui fait figure de France légitime (Guyenne, Normandie et ses confins, Calais, Picardie, Champagne, Ile de France), dirigée par le Duc de Bedford assez habile pour séduire les “français reniés “, satisfait de la reprise des échanges commerciaux, mais où subsistent quelques “bons Français “ ou “dauphinois “.

La France de Bourges, au sud, plutôt bien administrée et riche. Mais il lui manque un chef. Selon les chroniqueurs, le dauphin est un maigrichon sans prestance, apathique et méfiant, doutant de sa légitimité et manquant de confiance en lui…Jusqu’en 1427, la guerre se limite à des actions militaires dispersées, sans grands résultats, et à de fort compliquées tractations diplomatiques. Le cours de l’histoire change en 1428 quand l’armée Anglaise met le siège devant Orléans ……..

Clichés

  Cliché (également orthographié cliche en anglais) nom 

Définition 
1 expression banale ; également : l’idée qu’elle exprime
2 thème rebattu, personnage stéréotypé ou situation banale
3 chose (reprise dans un menu, par exemple) devenue trop familière ou trop courante  

Note : Le mot anglais cliché est emprunté au français, mais ne désigne jamais un négatif photographique ou une photo.

Exemples 

   1. a speech filled with clichés about “finding your way” and “keeping the faith” (un discours bourré de clichés tels que “trouver sa voie” ou “avoir foi en l’avenir”).

  2. the macho cop of Hollywood movies has become a cliché (le flic macho des films de Hollywood est devenu un cliché). 

Origine 

Mot français cliché, qui désigne une empreinte métallique d’une image, du participe passé du verbe clicher (impressionner une surface par la lumière), par analogie.
Première utilisation connue : 1892

Source :  http://www.merriam-webster.com

Les sept clichés les plus fréquents

1. At the end of the day (au bout du compte)
2. Split second (fraction de seconde)
3. About face ([faire] marche arrière)
4. Unsung heroes (héros méconnus)
5. Outpouring of support (soutien massif)
6. Last-ditch effort (tentative de la dernière chance)
7. Concerned residents (résidents préoccupés)

Source: news.com.au 

Pour un article intéressant sur les clichés, voir « Oxford Dictionaries: Try thinking outside the box!

 

On trouvera une satire de clichés anglais sur la France et les Français dans la vidéo “Cliché ! English version” : 

 

 

 

Jonathan Goldberg

 Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

Prononciation américaine – starting from scratch


 

to build something from scratch – construire quelque chose à partir de rien
to start from scratch – partir de zero

D’autres usages de “scratch” (source : reverse.com)

 

scratch

nom substantif
(=small cut) (on skin) égratignure , (from claw) égratignure 
She had a large scratch on her cheek. Elle avait une grosse égratignure sur la joue. 
I got away without a scratch. Je m'en suis sorti sans une égratignure. 

(=mark) (on paintwork, CD, furniture, glass) éraflure
There were no scratches on the paintwork. Il n'y avait pas d'éraflures sur la peinture.

(to relieve itch) The dog had a good scratch. Le chien s'est gratté un bon coup.

(=sound) grattement
We heard a scratch at the door. Nous avons entendu un grattement à la porte.

(=beginning)
to be up to scratch, to come up to scratch être à la hauteur 
His work isn't up to scratch. Son travail n'est pas à la hauteur. 
The team didn't come up to scratch. L'équipe n'a pas été à la hauteur.

modificateur
scratch team
équipe de fortune, équipe improvisée

verbe transitif
(=mark) [+record, CD, furniture] rayer [+paint] érafler
Knives will scratch the worktop. Les couteaux rayeront le plan de travail.
to scratch one's name onto sth, People had scratched their names into their rock. Les gens avaient gravé leur nom dans leur rocher.

to scratch the surface (fig) rester à la surface des choses

Even this fairly complex analysis only begins to scratch the surface. Même cette analyse assez complexe commence tout juste à gratter la surface du sujet.

(=cut) [+skin, person, arm, leg] (with nail, thorn) égratigner , (with claw) griffer
I scratched my hand on the rosebush. Je me suis égratigné la main sur le rosier.
The cat scratched me. Le chat m'a griffé.

(to relieve itch) se gratter
He scratched himself under his arm. Il s'est gratté sous le bras.
to scratch one's head (lit, fig) se gratter la tête
you scratch my back, I'll scratch yours (fig) un service en vaut un autre

(COMPUTING) effacer

to scratch a living s'en sortir
At least in the city you can scratch a living selling bags of ice water

verbe intransitif
[person] (to relieve itch) se gratter
Stop scratching! Arrête de te gratter!

  [cat] se gratter

Deux maîtres du langage conjuguent leurs habiletés linguistiques pour éclairer un âge obscur

Le dernier duel d’Eric Jager, traduit par Laurent Bury

Eric Jager, Professeur à l'université de Californie, est spécialiste de littérature médiévale. 

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Laurent Bury, ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, est Professeur de littérature anglaise du XIXème siècle à l’Université de Lyon II.

Le professeur Jager a écrit The Last Duel: A True Story of Crime, Scandal, and Trial by Combat in Medieval France, éditions Broadway, États Unis. Le Professeur Bury l’a traduit en français et il a été publié en 2010, sous le titre Le Dernier Duel : Paris, 29 décembre 1386, éditions Flammarion, collection Au fil de l’histoire.

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Histoire du duel judiciaire qui a opposé en 1386 sur ordre du roi Charles VI, les seigneurs normands Jacques Le Gris et Jean de Carrouges. Marguerite de Carrouges avait accusé Le Gris de l'avoir violée, et son époux n'ayant pu obtenir que son suzerain le comte Pierre lui fasse justice, l'affaire avait été portée jusqu'au roi.

En cette matinée glacée du 29 décembre 1386, la foule afflue vers le monastère parisien de Saint-Martin-des-Champs. Autour du champ clos, les curieux se pressent, attendant le roi Charles VI et, surtout, les deux hommes qui vont se battre à mort ce jour-là : Jean de Carrouges et Jacques Le Gris, seigneurs normands, ont résolu de porter devant Dieu leur querelle. Celui qui tuera l'autre verra sa cause reconnue et son honneur lavé ; le vaincu, lui, sera réputé menteur à la face de Dieu et des hommes, et son corps pendu à Montfaucon.

Voilà des années que l'inimitié a grandi entre Carrouges et Le Gris, attisée par des rancunes et des rivalités. Mais la haine atteint son comble quand l'épouse de Carrouges, la belle Marguerite, accuse Le Gris de l'avoir violée : profitant de l'absence de son mari, celui-ci, dit-elle, s'est introduit dans le château des Carrouges où il a abusé d'elle. Aucune cour n'ayant pu régler le différend, le Parlement de Paris a tranché en faveur du duel judiciaire – une issue sanglante qui sera la dernière de son espèce en France, et que maints contes, maints récits évoqueront des siècles durant. Cette histoire, Eric Jager la raconte à la manière d'un roman policier, s'appuyant sur les sources et les témoignages qui nous sont parvenus pour ressusciter un pan entier du Moyen Âge.

Aspects linguistiques

À la demande de ce blog, le professeur Jager explique, depuis son bureau au campus universitaire de Los Angeles, les pièges linguistiques inhérents dans une telle œuvre :

« L’un des défis posés par la rédaction de The Last Duel était que les sources originales – chroniques, documents juridiques, carnet de l’un des avocats, etc. – étaient écrites soit en latin, soit en français médiéval. En incorporant ce matériau de départ à un récit en anglais moderne, je franchissais les frontières linguistiques, mais je voyageais aussi dans le temps. Je souhaitais que les événements paraissent aussi neufs et frappants pour les lecteurs qu’ils avaient dû l’être pour ceux qui les avaient vécus.

« Je voulais éviter d’une part les « médiévismes » – du genre « oncques ne vit plus gente damoiselle» – et d’autre part, un style tellement moderne et transparent qu’il aurait semblé anachronique, car les gens du Moyen Age ne voyaient pas le monde et n’en parlaient pas de la même façon que nous : ils n’étaient pas « réactifs » face aux événements, ils ne « géraient » pas les crises. Même le progrès technique peut entraîner de petits problèmes : pas question de « renverser la vapeur » avant la Révolution industrielle, ou de « faire feu » sur l’ennemi pour un soldat de l’antiquité.

« Après avoir étudié les sources primaires et après avoir glané quelques détails supplémentaires chez les historiens et chez divers commentateurs, je me suis imaginé chaque scène et j’ai essayé de la recréer de la manière la plus vivante possible. Nous disposons de récits historiques détaillés pour la plupart des événements relatés dans The Last Duel, mais n’avons guère d’éléments personnels ou psychologiques. Et la mentalité d’une époque révolue – sans parler de la personnalité d’un individu mort depuis longtemps et qui n’a laissé ni lettres ni journal intime – est bien plus difficile à saisir ou à reconstituer que le monde extérieur. On avance donc avec la plus grande prudence, en évitant les expressions trop courantes, qui trahiraient notre distance historique par rapport aux personnages, ainsi que les mots trop rares, qui envelopperaient le passé dans un nuage d’obscurité. »

(propos traduits de l’anglais par le Professeur Bury).

Laurent Bury, pour sa part, ajoute son propre aperçu pour les lecteurs de www.Le-mot-juste-en-anglais.com:

« La traduction du livre d’Eric Jager posait un problème qui n’apparaissait pas aussi clairement dans le texte original : le rapprochement du français moderne et du français médiéval. Dans The Last Duel, les très nombreuses citations sont données en anglais moderne, puisqu’elles sont tirées de traductions récentes de documents français anciens. En revanche, dans Le Dernier Duel, il fallait revenir au texte-source, mais cela n’allait pas de soi. En effet, pour le lecteur francophone d’aujourd’hui, la langue du chroniqueur Froissart, par exemple, n’a rien d’immédiatement accessible. Il n’était donc pas envisageable de citer Froissart à l’état brut ; heureusement, divers érudits se sont chargés, au XIXe siècle, de le « traduire » dans un français plus moderne, pour le rendre à nouveau lisible. Mais, et c’est là que les choses se compliquent encore un peu plus, le degré de modernité adopté par les « traducteurs » du XIXe siècle est très variable : certains conservent la syntaxe de Froissart et ne modernisent que l’orthographe, d’autres changent le tout pour ne rendre que le sens. Et le français courant en 1830 n’est plus tout à fait le français d’aujourd’hui. Dans Le Dernier Duel, le résultat final est donc un texte écrit au XXIe siècle, avec incrustations de français du XIVe siècle revu par des « arrangeurs » du XIXe siècle… »

Il faut souligner que outre le français, ce livre a été traduit de l’anglais en plusieurs autres langues. Il a été vivement acclamé dans ses différentes versions  par les critiques :

« If THE LAST DUEL is any indication of his skill in the classroom, he must be the best kind of instructor — you learn something and have fun doing it.”  

                                           - Shannon McKenna, Bookreporter.com

“Sex, savagery, and high-level political maneuvers energize a splendid piece of popular history."

                                         — Kirkus Reviews (starred review)

"Succeeds brilliantly in combining page-turning intensity – the reader wants very much to know who wins – with eye-opening insights into the bizarre ritual of judicial combat…”

                                          — The Times (London)

"Breathes astonishing vigor, realism and a remarkable modernity into a celebrated trial by combat…. A taut page-turner with all the hallmarks of a good historical thriller…”

                                           — Orlando Sentinel

"A riveting account that will satisfy general readers and historians alike."

                                                                                       — Publishers Weekly

 "As enthralling and engrossing as any about a high-profile celebrity scandal today." — Booklist

 "A gripping account of sex and violence." — Pages

 "Genuinely suspenseful and well-written." — Spectator (London)

 "One of the year's most intriguing histories." — Santa Cruz Sentinel

"Sex, violence, political scheming that went to the highest levels…. Jager tells [the story] simply, yet with eloquence and some verve."

                      — Wichita Falls Times Record News

"If you read only one book about the Middle Ages, Eric Jager's thriller is the one to read."

                      — Steven Ozment, author of The Burgermeister’s Daughter

 "The riveting story of two men locked in mortal combat…”

                       — Margaret F. Rosenthal, author of The Honest Courtesan

"Enthralling … reads like fiction.”  

                       — Norman Cantor, author of Inventing the Middle Age

«Vif, érudit, synthétique… »  –– Livres Hebdo

 «Avis aux âmes sensibles: aucun détail n’est épargné au lecteur… » – Libération

Voici ci-dessous quelques liens aux critiques complètes aux Etats-Unis et en France :

Le Nouvel ObservateurLibérationL’Express /LireValeurs ActuellesBoojumOrlando SentinelBookreporterARMA

On peut écouter une interview avec Eric Jager sur la radio publique américaine (NPR) ici

Les droits cinématographiques du Dernier Duel ont été achetés par le célèbre réalisateur Martin Scorsese.

Un grand merci à l’auteur et au traducteur d’avoir bien voulu s’adresser directement aux lecteurs de notre blog.

 

Propos recueillis par Jonathan Goldberg

 

Truthiness – a word coined five years ago by a TV comedian

 

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Merriam-Webster.com announced in 2006 that by an overwhelming 5 to 1 majority vote, its visitors had awarded top honors to a word that comedian Stephen Colbert first introduced on "The Word" segment of his debut TV broadcast on Comedy Central back in October 2005.  

http://www.colbertnation.com/the-colbert-report-videos/24039/october-17-2005/the-word—truthiness

 “As expected, there were a few surprises in store for us as we pored through your submissions for our first Word of the Year online survey…. Soon after, this word was chosen as the 16th annual Word of the Year by the American Dialect Society, and defined by them as "the quality of preferring concepts or facts one wishes to be true, rather than concepts or facts known to be true." ”

'Truthiness' Is Basically a Real Word Now – The AtlanticWire.com:

“This Sunday (October 17, 2010) marks the five-year anniversary of the premiere of The Colbert Report, which means it will also be five years since Stephen Colbert first looked into a camera and intoned the word truthiness." …

Though Colbert says he plucked it out of the air, trying to find "a silly word that would feel wrong in your mouth," the term has since been accepted into the mainstream American lexicon.” 

To celebrate the fifth anniversary of Stephen Colbert’s first broadcast, in which he introduced the word “truthiness”, the New York Times linguist, Ben Zimmer, has devoted his October 17 column, “On Language” to Truthiness.

Zimmer writes:

“Truthiness already appeared in the Oxford English Dictionary under the adjective truthy. To be sure, it was exceedingly rare before 2005, but it had been recorded as a somewhat playful variant of truthfulness since the early 19th century.”

But the Oxford English Dictionary described it, prior to 2005, as “rare or dialectical, and to be defined more straightforwardly as truthfulness, faithfulness.”

Zimmer writes:

“Regardless of its pre-Colbert history, truthiness in its satirical new meaning charmed many a wordinista*. 

 “The enduring influence of truthiness has also been felt at Indiana University, where a team of information scientists has designed software to detect the propagation of political misinformation on  Twitter. The project leader, Filippo Menczer, recalled that while the team was brainstorming about a name for the research tool, one of his graduate students suggested  Truthy. “Everyone agreed it was perfect,” Menczer said. Contributors are now busy disentangling reliable political Twitter posts from those that are merely truthy.”

Truthiness now appears in the Oxford Dictionary as a legitimate, accepted word, attributed to Colbert.

Jonathan Goldberg

 

Wordinista, meaning “word police”, also appears to have been coined by Colbert, but has not acquired any popular use. To quote Colbert’s first broadcast: 

“(…) that brings us to tonight's word: truthiness.

Now I'm sure some of the Word Police, the wordanistas over at Webster's, are gonna say, "Hey, that's not a word." Well, anybody who knows me knows that I'm no fan of dictionaries or reference books. They're elitist. Constantly telling us what is or isn't true, or what did or didn't happen. Who's Britannica to tell me the Panama Canal was finished in 1914? If I wanna say it happened in 1941, that's my right. I don't trust books. They're all fact, no heart. “

Kelhorreur!

Spotted on an advertising hoarding in the Paris metro: the most extravagant mix of phoneticised French and franglais I have yet come across. It was an ad for Keljob (quel job), a recruitment agency, promising “le speed recrutement” and “des ateliers coaching” (atelier meaning workshop in French).

The number of French firms using phonetic spelling is proliferating. Alongside Keljob there is Kiloutou (qui loue tout, or who rents everything), a machinery-rental company, or Kelcoo (quel cout, or what price), a price-comparison internet service. Then there is Meetic (mythique) an online dating site, Sajoo (ça joue, or it’s playing), a web gambling site, and Amagiz (à ma guise, in my own way), an insurer. The phonetic shorthand of text-messaging in French—kdo for cadeau (present) and so forth—has certainly helped to overturn the traditional rules of the language, particularly for companies whose brand is all about upending conventions.

The intrusion of franglais into French advertising also continues apace. Examples that spring to mind include Livret BforBank, Crédit Agricole’s new online private bank, or Freebox, the digital television decoder from Free, a French telecoms firm. Many companies simply splash a slogan in English on their ads, and then translate it in small print on the bottom as is required by French law.

What makes Keljob’s ad stand out is the brazen mix of all of the above. The French have a body whose job it is to defend the purity of the French language. Article 24 of the statutes of the Académie Française state that “The principal function of the Académie is to work, with all possible care and diligence, to give clear rules to our language and to render it pure, eloquent and capable of treating arts and science.” While the académiciens toil away, the creatives of the French advertising world seem to be busy throwing out their rules with abandon.

The  Economist/Johnson blog

See also: The Death of French culture, The Economist 

Nouveau site très utile pour des traducteurs et autres linguistes.

Linguee.fr est un service en ligne gratuit qui offre la possibilité nouvelle de rechercher du vocabulaire – des mots simples ou bien des expressions – en français et en anglais parmi 50 millions de phrases traduites par d'autres personnes. La base de données de Linguee est environ 1000 fois plus importante que celle des dictionnaires existants aujourd'hui.

Chaque mot recherché est donné dans son contexte, ainsi Linguee se révèle une aide précieuse pour formuler correctement des phrases en anglais. Son autre avantage majeur est que l'on peut y rechercher non seulement des mots mais également des expressions ou de courtes phrases. Les textes de références utilisés par Linguee sont issus du web bilingue, textes donc déjà traduits par une personne – le plus souvent un traducteur professionnel. Nos sources les plus importantes sont les textes du Parlement européen, de l'UNESCO ainsi que les textes de brevets. Pour chaque exemple fourni, vous pouvez cliquer sur un lien qui vous redirige vers sa source.

Linguee existe dans sa version anglais-français (Lingue.fr) aussi qu’anglais-allemand (linguee.de) Linguee.es , (anglais-espagnol) et Linguee.com.br (anglais-portugais).

 

Jonathan Goldberg

Josée Kamoun – traductrice du mois d’octobre 2010

Propos recueillis par Brigitte Aubonnet.
Entretien reproduit avec l'autorisation d' Encres Vagabondes 

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Comment êtes-vous venue à la traduction  ?
Mon père, corso-sicilien parlait italien comme français ; ma mère qui avait des racines dans la France profonde (et était prof de philo) trouvait un grand charme au patois ; ma grand-mère maternelle était (déjà) angliciste ; disons que chez moi, on était sensible aux phénomènes de langue. Moi, j'ai « fait latin-grec » ; j'étais bonne : mon prof de terminale faisait lire mes versions aux autres classes pour leur faire deviner « original ou traduction ? » ; on me disait que je serais traducteur, un jour : ça me disait bien. Et puis un jour, un camarade de Paris III qui terminait sa thèse m'a proposé de signer un contrat de traduction pour le Seuil à sa place, il n'avait pas le temps.

Quelle a été votre première traduction  ?
Il s'agissait du livre d'un journaliste américain sur 
Versailles, passions et politique. J'ai accepté, c'était très agréable, écrit dans une langue limpide et élégante. Ensuite le Seuil m'a proposé un gros roman, qui m'a valu un prix ; voilà j'étais lancée.

Vous avez traduit des textes de Philippe Roth et de John Irving. Comment cela s'est-il passé ? 
Incroyable mais vrai, ce sont deux auteurs qu'on m'a apportés « sur un plateau » ; je n'aurais d'ailleurs jamais osé les demander ; confiance, concours de circonstances aussi. 

Lisez-vous les autres livres de l'auteur quand vous avez un texte à traduire ? 
Oui…si j'ai le temps, s'il y a une thématique commune, un arrière plan commun, si le livre passe pour central dans l'œuvre de l'auteur, et puis…si j'en ai envie. Pour Virginia Woolf, j'avais déjà tout lu avant, par exemple. Roth, je n'ai pas encore eu le temps de tout lire, mais ça viendra.

Comment approchez-vous le texte à traduire, globalement d'abord, en lisant entièrement le texte, ou au fur et à mesure ?
Pendant des années, je ne connaissais pas les auteurs qu'on me proposait ; il fallait donc lire intégralement, et de près, le texte pour savoir si j'allais l'accepter. Vivre un an (en moyenne) avec un roman, ce n'est pas rien. Et puis seule une lecture globale permet de repérer les effets de composition, et certains problèmes fondamentaux. Ensuite il y a les cinq versions, voire plus pour certains passages. Mais aujourd'hui, avec Roth et Irving, je m'offre le luxe d'un premier jet de découverte ; c'est plus stimulant. 

Comment intégrez-vous la musicalité des mots pour la redonner dans votre traduction ? 
Une fois posée cette âpre vérité que l'anglais ne fera jamais la musique du français, pour des raisons rythmiques tout autant que phonétiques, on s'applique d'abord à entendre la musique particulière de chaque auteur, de chaque œuvre. Il y a quelques années, au cours d'une conférence au demeurant fort ennuyeuse, j'ai entendu la voix de Faulkner enregistrée. Il lisait un monologue de Vardaman dans 
As I Lay Dying ; il avait une voix un peu nasale, relativement haut perchée, et il lisait assez vite, dans une tonalité franchement bluesy ; j'en étais sûre ; ça s'entendait dans le texte ; je suis persuadée qu'on écrit aussi avec son corps, sa respiration, son timbre, presque. Quand je traduis Roth, j'entends sa voix, ses accélérations, ses ralentissements : ça, ça peut se traduire, en contrastant les longues et les brèves, en imitant les groupes de souffle ; ça se fait en partie d'instinct, si l'on est pas sourd. Une anecdote de traducteur. Il y a une dizaine d'années je travaillais pour Gallimard pour la première fois ; un texte de prose poétique, qu'on m'avait annoncé comme quasi intraduisible (même des traducteurs de poésie avaient déclaré forfait) On imagine ma fébrilité quand le coursier apporte le bouquin. Mon fils, qui avait dix-huit ans et qui était déjà bassiste, passe alors chez moi par hasard, s'empare du livre dont je viens de lui parler, et lit les pages d'ouverture. « Marrant, quand je lis ce bouquin j'ai l'impression de jouer de ma basse… » Ça m'a décidée, j'ai signé. Des années plus tard, je me retrouve autour d'une table avec l'auteur, et deux autres traducteurs dont notre hôtesse ; l'auteur a eu des compliments de la traduction par des journalistes français ; je lui raconte le passage de mon fils ; il se carre dans sa chaise et après un silence m'explique « Je suis contrebassiste, j'ai composé cette ouverture comme un morceau de basse. » On imagine notre tête, à nous, les trois traducteurs…


Comment se passe la réécriture du texte  ?
On rumine, on ressasse ; à la première version, on colle au texte, ensuite on s'en écarte de plus en plus ; on s'en approprie la substance ; vers l'avant-dernière version, on y revient. On lit le texte et sa traduction en parallèle. Il y a des passages plus épineux ; pour le texte dont je viens de parler, je crois que j'avais refait l'ouverture une trentaine de fois ; mais c'est tout à fait exceptionnel.

Comment allie-t-on fidélité au texte et distance pour recréer un texte cohérent ? 
C'est toute la question ; c'est d'ailleurs la question que vous posent vos étudiants quand vous enseignez la version. Mais il n'y a pas de réponse unique, et malgré le formidable travail des traductologues, il n'y a même pas de théorie non plus. Ce qu'on peut dire c'est que littéralité n'est pas fidélité. Il faut établir une hiérarchie des priorités par rapport à ce que l'on comprend et ressent d'un texte ; ce qui fait que deux bons traducteurs opéreront des choix différents.

Quelles sont les similitudes et les différences entre chaque traduction  ?
Chaque texte est un univers en soi, avec ses réseaux, ses associations, son idiolecte, comme on dit. Dans votre propre langue, il en est ainsi des romans, et même du parler des gens. On se comprend, mais sans doute pas tout à fait au même degré. Il y a des traductions où tout résiste, presque rien n'est donné. D'autres qui s'imposent, malgré la profondeur et le richesse du texte. Un texte mal écrit est difficile à traduire, comme un mauvais danseur, qui n'entraîne pas sa cavalière.

Pour les contemporains, rencontrez-vous les auteurs  ?
C'est arrivé, mais à part Irving et Roth, pas si souvent. Mais j'ai toujours au moins correspondu avec eux ; maintenant par mail, c'est vraiment facile.

Est-ce nécessaire ? Est-ce une aide ? 
Oui, c'est une aide ; j'ai parlé des priorités du traducteur ; si elles coïncident avec celles de l'auteur, ça n'est pas mal non plus…et puis parfois, il y a des mots ou des passages qui posent un simple (!) problème de compréhension.

Gardez-vous des contacts après la traduction ? 
Ça ne s'est jamais produit ; je n'ai pas vraiment lié amitié avec un auteur, même si mes rapports avec Roth sont de grande confiance mutuelle, même si nous passons des heures à travailler ensemble, et même si j'apprécie autant sa gentillesse que son professionnalisme. Pour autant, si je ne le traduisais plus, je sortirais sans doute de son champ de conscience ; c'est son art, qui compte. Je le comprends très bien.

Vous traduisez des auteurs que l'éditeur vous propose. Vous arrive-t-il de proposer des traductions à l'éditeur ? 
Non ; pas le temps de faire le boulot des agents, des « scouts » (qui sont une corporation active et influente) j'ai toujours eu deux métiers, voilà pourquoi.

Quelles sont les particularités de la traduction de textes littéraires ?

Je ne traduis que ceux-là, mais enfin j'ai une idée quand même. L'œuvre littéraire est une œuvre d'art ; donc polysémique, d'abord, et devant le demeurer autant que possible (facile à dire, mais parfois le traducteur doit « prendre parti » pour un sens plutôt que l'autre parce que le mot correspondant à l'un des sens n'est pas polysémique en français ; par exemple « fair » en anglais = blond, beau, juste, équitable ; si l'anglais joue sur cette polysémie, le français, lui, sera bien obligé de choisir) ; l'œuvre d'art met en jeu des techniques qui lui sont propres ; en l'occurrence des figures de style ; elle a une composition qui est signifiante. Elle peut être traduite et retraduite de la même façon qu'une pièce peut être mise en scène différemment indéfiniment. Il n'y a pas de vérité ultime du texte.

http://www.encres-vagabondes.com/rencontre/kamoun.htm

For an article in English about Josée Kamoun see "Found in Translation" – TIME.

 

Say “Cheese” *

La Semaine britannique du fromage s'est déroulée à Cardiff (Pays de Galles), du 25 septembre au 3 octobre 2010.

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Un fromage gallois, le “Golden Cenarth” a obtenu le prix le plus prestigieux, le "Supreme Champion Award".

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La France est le pays qui, pour la plupart des gens, évoque le plus le fromage. Charles de Gaulle aurait dit « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe plus de 300 sortes de fromage ? ». On ignore généralement que l'industrie britannique du fromage est très prospère et offre plus de 700 types de fromages. Selon le blog du quotidien britannique The Guardian, les ventes de fromage britannique dépassent maintenant les ventes de fromage français au Royaume-Uni.

Certains fromages britanniques ont des noms amusants. C'est notamment le cas du “Stinking Bishop” (Evêque puant).

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Unmatured Caerphilly cheese.(Julia Balbilla/Creative Commons)

 

Elizabeth Kelly, expert en mets délicats, écrit sur examiner.com : “S'il est indéniable que le Stinking Bishop a une forte odeur, cela n'explique pas la deuxième partie de son nom. De quel évêque s'agit-il ? Pourquoi ne l'a-t-on pas appelé "Cardinal fétide" ou "Pape malodorant" ? Moulé dans des meules enveloppées d'une croûte, ce fromage du Gloucestershire aurait une odeur qui ressemblerait à celle d'une chaussette sale ou d'une serviette de toilette humide. Les ventes de ce fromage augmentèrent de 500 % lorsque ce dernier fut utilisé dans un film d'animation populaire, Wallace and Grommit – The Curse of the Were-Rabbit, pour ressusciter un cadavre.

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Vous pouvez voir une interview du fabricant du Stinking Bishop ci-après :



 

Le fromage favori des Britanniques a toujours été et est encore le Cheddar. Il porte le nom des grottes de Cheddar, dans le Somerset (Royaume-Uni), où il était entreposé au XVe siècle.

Pour lire une histoire des fromages britanniques, voir ici

On a dit que le fromage était "l'ascension du lait vers l'immortalité". Le mot anglais "cheese" (fromage) provient du latiin caseus. Selon une légende, le fromage fut découvert, il y a plusieurs milliers d'années, par un marchand itinérant appelé Kanana. Pour entreprendre un long voyage, Kahana plaça du lait dans une outre faite d'un estomac de mouton. Sous l'effet de la chaleur et du ballotement du lait dans l'outre, ainsi que de l'action de la présure contenue dans la paroi interne de l'estomac, la caillebotte se sépara du petit-lait et, quand Kahana s'assit pour prendre son déjeuner, il trouva un délicieux fromage (R. Hendrickson, Encyclopedia of Word and Phrase Origins).

Une étude sérieuse sur la culture centrée sur le fromage en France, intitulée Le Fromage as Life: French Attitudes and Behavior Toward Cheese, se trouve à l'adresse suivante :  http://www.acrwebsite.org/volumes/display.asp?id=7925

L'auteur de cette étude s'efforce de déterminer si le fromage est une métaphore qui illustre bien la culture française. Il examine également la façon dont les Français conçoivent le fromage.

Deux livres portant sur cette question ont été publiés vers la fin 2009. Le premier, intitulé Mastering Cheese: Lessons for Connoisseurship from a Maître Fromager, par McCaiman & Gibbons (ISBN 0307406482), contient des informations sur la révolution qui a bouleversé la fabrication du fromage artisanal moderne aux Etats-Unis et accorde une place particulière aux artisans fromagers et à leurs produits, ainsi qu'aux fromages célèbres d'Italie, de France, d'Espagne et du Royaume-Uni.

Les francophones liront avec plaisir Mange ! L'imperatif francais, du mythe à la réalité (2800414642), qui traite des fromages dans le contexte de la gastronomie française. 

Sur le plan linguistique, voici quelques expressions anglaises qui contiennent le mot cheese :

to be cheesed off : être contrarié, irrité
to cheese it (anglais américain) : faire attention ; décamper (souvent utilisé à l'impératif)
to be like chalk and cheese (anglais britannique) : être entièrement différent
a big cheese : une huile (personne importante ou puissante)
more holes than Swiss cheese : quelque chose d'incomplet ou dont beaucoup d'éléments manquent
to cut the cheese :  euphémisme signifiant souffrir de flatulence
to ride the cheese-wagon (anglais américain) se déplacer dans un autocar scolaire jaune
cheesy : exagéré, inauthentique, de mauvaise qualité

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* "Say cheese" est une expression utilisée par les photographes qui souhaitent que la personne qui pose sourie. En disant "cheese", la plupart des gens donnent l'impression de sourire. En outre, la personne qui dit "cheese" sans raison apparente trouve cela absurde, ce qui peut l'amuser et donc la faire sourire (Wikipedia).

 

Jonathan Goldberg

 Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

 

New Books about the English Language

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The Glamour of Grammar: A Guide to the Magic and Mystery of Practical English – Roy Peter Clark. 1st edition. Published August 16, 2010 

  • Hardcover: 304 pages
  • Publisher: Little, Brown and Company
  • ISBN-10: 031602791X
  • Amazon.com price: $13.59

 

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English Grammar for Dummies

–  Geraldine Woods.  Published February 2, 2010

  • Paperback: 384 pages
  • Publisher: For Dummies; 2 edition
  • ISBN-10: 0470546646
  • Amazon.com price: $13.59

 

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Scholastic Children’s Dictionary.

Published July 1, 2010

  • Reading level: Ages 9-12
  • Hardcover: 800 pages
  • Publisher: Scholastic Reference; New edition 
  • Language: English
  • ISBN-10: 0545218586
  • Amazon.com price: $13.59

 

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The Comprehensive Standard Dictionary of the English Language:

 1,000 Pictorial Illustrations.

Abridged from the Funk & Wagnalls New Standard Dictionary of the English Language.

Published March 5, 2010

 

  • Paperback: 734 pages
  • Publisher: Nabu Press  
  • Language: English
  • ISBN-10: 1146554524
  • Amazon.com price: $37.78

Amazon warning: This is an EXACT reproduction of a book published before 1923. This IS NOT an OCR'd book with strange characters, introduced typographical errors, and jumbled words. This book may have occasional imperfections such as missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. that were either part of the original artifact, or were introduced by the scanning process. We believe this work is culturally important, and despite the imperfections, have elected to bring it back into print as part of our continuing commitment to the preservation of printed works worldwide. We appreciate your understanding of the imperfections in the preservation process, and hope you enjoy this valuable book.

 

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Brewer’s Dictionary of Modern Phrase & Fable

Published September 30, 2010

 

  • Hardcover: 864 pages
  • Publisher: Chambers; 2nd Revised edition  
  • Language: English
  • ISBN-10: 0550105646
  • Amazon.com price: $25.90

 

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Oxford Dictionary of English Idioms
(Oxford Paperback Reference)

 3rd edition  Published July 1, 2010 

  • Paperback: 416 pages
  • Publisher: Oxford University Press, USA
  • ISBN-10: 019954378X
  • Amazon.com price: $12.20