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Jeopardy
ou la connaissance humaine en « danger » ?

Nathalie Chaudun

Nous souhaitons la bienvenue à notre nouvelle collaboratrice, Nathalie Chaudun. Originaire de Touraine, Nathalie vit depuis trois ans aux États-Unis, en Caroline du Sud. Curieuse, passionnée par la découverte de différentes cultures et l'apprentissage de langues étrangères, vivre et travailler dans un contexte international a toujours été crucial pour elle. En effet, après un D.E.U.G. de Langues Étrangères Appliquées (anglais-espagnol), suivi d'une Maîtrise de Sciences et Techniques (option Conception et Gestion de Produits Touristiques), elle a travaillé durant 18 ans pour plusieurs entreprises, occupant différentes fonctions dans divers secteurs d’activité (Télécommunications, Tourisme, Agriculture, Ressources Humaines, Industrie de l’Automobile) et cela dans trois pays différents (France, Chine et désormais États-Unis). Forte de plusieurs années d'expérience dans la traduction que ce soit comme traductrice maison pour les entreprises dans lesquelles elle a travaillé ou comme traductrice libérale pour des agences de traduction, Nathalie a décidé de consacrer dorénavant l'essentiel de son activité professionnelle à la traduction. Dans ce but, elle suit des cours à distance dispensés par l'Université de New York afin d'obtenir le certificat professionnel de traducteur en 2014. Son adresse numérique est nlctraductions@gmail.com

 ———————————-

Depuis plusieurs dizaine d'années, devant l'avancée technologique, nous sommes fascinés et en même temps en proie à cette anxiété; l'homme est-il menacé ? Des centaines d'œuvres de science-fiction posent les mêmes interrogations : la machine prendra-t-elle à terme la place de l'homme ? L'intelligence artificielle est-elle en train de dépasser l'intelligence humaine ?

JjeaporadyCe qui pourrait s'apparenter à un scénario de film de science-fiction se déroula réellement en février 2011 aux États-Unis, lorsque les producteurs du jeu télévisé Jeopardy, décidèrent d'organiser, avec le concours d'IBM, une rencontre au sommet entre l'homme et la machine. 

 

C'est ainsi que l'ordinateur, Watson, affronta, en trois manches, les deux meilleurs joueurs de l'histoire de ce jeu (qui remonte à l’année 1964) : Ken Jennings et Brad Rutter. Celui-la était alors le joueur ayant gagné le plus d'argent de toute l'histoire des jeux télévisés américains (3,455,102$) et celui-ci le joueur ayant remporté le plus de victoires au jeu Jeopardy (74).

 

Émile et Nicole Martel –
Traducteur et traductrice du mois de juillet 2013

Tout est parti d'une mention sur la page de titre de L'Histoire de Pi, dans l'édition Gallimard Jeunesse : Traduit de l'anglais (Canada) par Nicole et Émile Martel. Que l'auteur et les traducteurs portent le même nom a de quoi vous interpeller… D'où l'idée de tenter d'interroger ces homonymes qui, renseignement pris, n'étaient autres que les parents de Yann Martel. Pour rédiger le texte qui suit, plusieurs échanges de vues avec nos invités canadiens ont eu lieu par Skype, par téléphone et par courriel, à partir de la France et des États-Unis.

 

 

  Martel photo
                    Émile Martel et Nicole Perron Martel

LMJ : Honneur aux dames, Nicole Perron Martel, dites-nous comment vous vous êtes orientée vers la traduction ?

Nicole: Née dans la Beauce, au Québec, j'ai passé mon enfance et mon adolescence dans la ville de Québec. Mon parcours professionnel a été varié, à l'image de ma formation universitaire. Je  suis entrée  au Ministère des Affaires étrangères, à titre de diplomate de la filière des affaires sociales en 1983 jusqu'en 2000.

Entre autres affectations, j'ai été porte-parole au Bureau de la presse pour l'Amérique latine et les Antilles. À l'étranger, j'ai eu des affectations au Mexique, à Cuba, et à Paris. Auparavant, j'avais travaillé pour le même Ministère à la Centrale ou à titre d'agent recruté sur place, dans les ambassades du Canada au Costa Rica et en Espagne, soit aux services culturels (cinémathèque de l'Office national du film du Canada), ou aux services consulaires aux Canadiens (touristes, résidents, étudiants, prisonniers). À la Centrale, inspirée par la méthodologie que j'avais étudiée lors d'un stage en didactique des langues à l'Université de Poitiers, j'ai élaboré du matériel d'enseignement du français, au niveau avancé, basé sur l'exploitation pédagogique d'extraits médiatiques (presse, films de l'ONF, émissions télévisuelles) à l'intention des diplomates canadiens d'expression anglaise et aux épouses des diplomates, dont de nombreuses étaient d'origines linguistiques variées.

Quant à ma formation universitaire, elle s'est faite aux universités Laval (Québec), de Salamanque et de Madrid (Espagne), d'Alaska (États-Unis) et d'Ottawa (Ontario), en littérature française,  linguistique générale et structurale, études hispaniques (civilisation, langue, stylistique, etc.) En Alaska, la philosophie et la linguistique appliquée, fondée sur Martels Univ Alaska l'approche structurale, m'ont amenée à travailler dans un séminaire dirigé par un professeur de linguistique venant de l'Université de Harvard, qui s'appliquait, entre autres, à la compréhension et à la transcription phonétique d'une langue inuite, le 'yak' (dont il restait deux locuteurs d'origine et un missionnaire américain), ainsi qu'à l'étude de la syntaxe et de la grammaire, s'y appliquant. 

Puis, en Colombie-Britannique, j'ai enseigné le français langue seconde aux élèves d'une école secondaire et développé une approche pédagogique que le Conseil scolaire a adoptée. Enfin, à l'Université d'Ottawa, j'ai terminé une Maîtrise en philosophie (avec un mémoire sur le ratiovitalisme chez Ortega y Gasset).

En 2,000, après être intervenue informellement, et à sa demande, dans le travail de traduction d'Émile de deux recueils de poètes de langue espagnole, il m'a proposé que nous fassions équipe pour la suite des choses. De la poésie, du roman, des discours, des Mémoires, nous aimons travailler ensemble car nos formations académiques et nos apports individuels dialoguent bien entre eux. Je ne pourrais terminer sans souligner le plaisir, voire la joie, qu'il y a à traduire notre fils Yann. Nous apprécions sa rigueur linguistique, sa quête du mot juste, sa grande sensibilité face à l'autre et au vaste monde. Par ailleurs, la traduction de ses lettres au Premier ministre a été l'occasion de poser un geste tant citoyen que littéraire.

 

À la une : par la bouche du crieur public du palais de Buckingham

Le 14 de ce mois-ci, nous avons publié un billet intitule  « Le ou la futur(e) monarque du Royaume-Uni, du Canada, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de la Grenade, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, des Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-Grenadines, d'Antigua-et-Barbuda, du Belize et de Saint-Christophe-et-Nièves », et nous avions la perspicacité et le pressentiment de montrer l'image d'un petit garçon.

0 royalbaby


Néanmoins, pour le bien de ceux entre nos lecteurs qui, moins au courant que nous, croyaient que la duchesse de Cambridge pouvait donner naissance à une fille, nous avons fait allusion à une annonce du Premier Ministre Britannique dont la signification historique était que le premier enfant de William et Kate, quoi que fils ou fille,  sera un jour monarque du Royaume-Uni, même dans le cas d'une fille suivie par un frère benjamin.

Hier le gros titre du quotidien londonien a annoncé : « Royal baby: Town crier heralds birth of future king ". Il s'avère que la tradition anglaise ne fait pas encore confiance aux moyens modernes de la diffusion des actualités, comme Twitter et Instagram, mais compte plutôt sur le « town crier » de jadis.

Regardons d'abord le « town crier » du palais dans le plein exercice de ses fonctions hier, commençants par le mot  français « Oyez » (répètes trois fois) [1] :

La mode sportive et linguistique

Les matchs simples, hommes et femmes, du récent championnat de tennis de Wimbledon, ont été remportés respectivement par un Britannique, Andrew Murray et une Française, Marion Bartoli.

Murray
            Andrew Nurray  &   Marion Bartoli

Il y a un an, lorsque Murray a rencontré le Français Jo-Wilfried Tsonga pour une place en finale de ce tournoi, nous avons publié un article intitulé : "La rivalité franco-britannique sur la pelouse de Wimbledon", qui s'attachait à l'histoire de ce sport et à l'étymologie du mot tennis.

Ces jours-ci le Britannique Chris Froome remportera une autre victoire sportive, le Tour de France, [1] en ascendant les Champs Elysées  un an après que son comptariote, Bradley Wiggins, a gagné le maillot jaune [2].

Froome
                                                                                 Chris Froome

 

À cet egard notons que le mot français peloton garde le même sens en anglais. Il a cependant d'autres acceptions et peut tout aussi bien désigner un verre décoratif qui était fabriqué en Bohême à la fin du XIXe siècle et comportait généralement un overlay de filaments en verre de différentes couleurs. (Random House Dictionary, © Random House, Inc. 2012.). (Ce sens n'existe pas  en français.) Toujours dans le contexte du cyclisme, le mot pack en anglais est un synonyme courant de peloton. Par contre, dans des contextes différents, le mot français peleton se traduira en anglais par platoon ou ball. Ces emplois sont illustrés dans le tableau ci-dessous :

 

Néologisme anglais du mois : churnalism

Marie Tran (cropped)L'article suivant a été
rédigé par
Marie Tran, auteure-journaliste française, exclusivement pour Le Mot Juste. Marie
collabore régulièrement à notre blog et nous attachons un grand intérêt à
ses
collaborations.
Nous recommandons  également son article, Querelle de talons rouges, publié sur ce blog. 
  

——————————————————

Un article paru dans Le
Devoir
, quotidien d’information québécois, s’interrogeait en mai dernier
sur les relations entre journalistes et attachés de presse (appelés
relationnistes au Québec) et dénonçait le churnalism. Né de la
contraction de journalism et de to churn (baratter, brasser,
agiter…), ce procédé consiste à reprendre une information mot pour mot dans un
dossier de presse, en la faisant passer pour un article neutre… Ce néologisme
traduit par « infobaratteur » dans Le Devoir est proche en cela du publi-reportage ou de la
publi-information, terme qu’un éditeur de presse – en France – doit
obligatoirement mentionner lorsqu’il fait paraître une publicité qui prend la
forme d’un article rédactionnel (dans sa mise en page comme dans sa
conception). Mais qui est parfois indiqué de façon si discrète que le lecteur
s’y laisse prendre…


Churnalism warning

Attention : Cet article n'est rien d'autre qu'un communiqué
de presse copié et collé


Pour le churnalism, pas de mention spéciale, pas
d’avertissement, le rédacteur n’est pas rétribué (cela se voit) pour
copier-coller l’information qu’il est allé puiser directement dans un
communiqué de presse.


Churnalism Broustau

Nadège Broustau Professeure, Département de communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal

Citée dans l’article du Devoir, l’enquête menée en
2012 par Nadège Broustau, enseignante au département de communication sociale
et politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), fait remonter
l’irruption des attachés de presse dans les messages publics aux années 70.
Depuis, tout laisse à penser que le phénomène ne s’est pas ralenti, voire s’est
amplifié. En effet, en 2008,
une étude de l’université de Cardiff soulignait qu’au Royaume-Uni 60 % des
articles de presse provenaient de communiqués … [1]

 

Tout cela n’est pas bon signe pour le journalisme et nuit à
la déontologie de la profession. Le churnalism, en reprenant des
informations officielles, validées par un service de presse, des informations
parfois fausses ou vides est à l’opposé du travail du journaliste qui est
d’effectuer lui-même ses recherches (en se méfiant justement des communiqués de
presse), de vérifier ses sources, de croiser les points de vue, et de délivrer
une information neutre…

L’un de mes premiers patrons de presse avait à ce titre érigé
en règle le fait de toujours passer au-dessus des attachés de presse lorsque
nous voulions obtenir une information… Une règle que nous appliquions et qui
nous permettait d’aller directement à la source en court-circuitant le
« filtre » du bureau de presse dont le travail est de diffuser un
discours toujours très positif pour l’information qu’il doit promouvoir et donc
vendre. Car l’attaché de presse, il ne faut pas se leurrer, est une personne –
interne ou externe à une société – payée par ladite société pour qu’on en dise
du bien et rien d’autres.

Le procédé est par ailleurs malhonnête
vis-à-vis du lecteur. Il fait croire que le journaliste a quitté son bureau, a
enquêté, recueilli des informations, interviewé des intervenants. Un exemple ?
Voici, en partant d’un communiqué de presse concernant un partenariat entre
Sonia Rykiel et Robert Clergerie, une illustration de cette dérive. D’abord le
texte « officiel » : Les maisons Sonia Rykiel et
Robert Clergerie ont le plaisir d’annoncer la signature d’un contrat de licence
portant sur la fabrication et la distribution par Robert Clergerie des souliers
Sonia Rykiel. (…) « Avec Sonia Rykiel et Robert Clergerie nous investissons dans
des maisons à l’identité et au savoir-faire très rares. Il est naturel de faire
jouer des dynamiques et des synergies internes à notre groupe et ainsi
d’accélérer le développement de ces sociétés » déclare Jean Marc Loubier,
Président de Fung Brands. (…) « Nous sommes honorés de mettre nos ateliers,
notre savoir-faire au service d’une marque française si proche des femmes et de
contribuer à la réussite du rayonnement de Sonia Rykiel » déclare Eva Taub,
Présidente de Robert Clergerie.

Dans cet extrait du communiqué, tout le monde semble heureux
dans le meilleur des mondes. Quand la presse reprend l’information (sur
Internet moyen de communication, il est vrai, beaucoup moins pointilleux que la
presse écrite), ce sont les mêmes citations que l’on retrouve.

Sonia Rykiel aura des
chaussures made in Robert Clergerie. Les souliers de la créatrice rousse seront
désormais fabriqués et distribués par le chausseur français (…) « Avec Sonia Rykiel et Robert Clergerie, nous
investissons dans des maisons à l'identité et au savoir-faire très rares.
Il est naturel de faire jouer des dynamiques et des synergies internes à
notre groupe et ainsi d'accélérer le développement de ces sociétés »,
estime Jean Marc Loubier, Président de Fung Brands. (…) Eva Taub, sa
présidente, semble elle aussi ravie de cette association : « Nous sommes honorés de mettre nos ateliers,
notre savoir-faire, au service d'une marque française si proche des femmes
et de contribuer à la réussite du rayonnement de Sonia Rykiel. »
(Journal des femmes (daté du 30/05/13))

Ce qui est « drôle » dans cet article c’est que
l’on peut supposer que la journaliste a interrogé les deux personnes citées
dans l’article. D’autant qu’elle précise : « Eva Taub, sa présidente,
semble elle aussi ravie de cette association », ce qui peut laisser penser
que durant l’entretien, Eva Taub affichait un large sourire… La journaliste
aurait dû préciser « selon le communiqué… »

Le ton est léger. En fait, Robert Clergerie (depuis 2011) et
Sonia Rykiel (depuis 2012) appartiennent au même groupe – la société
d’investissement hongkongaise Fung – dont la prise de participation majoritaire
dans ces deux sociétés vise à leur faire prendre de l’ampleur. Jouer sur la
« synergie interne » est une décision financière tout autant qu’artistique.
Mais tout cela est beaucoup moins glamour…

En
cherchant encore un peu sur Internet, toujours autour de ce communiqué, on
trouve aussi la citation reprise dans un article du quotidien La Dépêche du 29/05/13, reproduite
d’après un communiqué de RelaxNews (agence de presse relayant les informations
loisirs).

« Je suis heureuse de pouvoir associer
le nom de Robert Clergerie à la stratégie de relance de Sonia Rykiel », a
expliqué le PDG Éric Langon.

La
citation est cette fois-ci reprise avec une faute de frappe (heureusement
révélatrice ? Mais, au moins, l’emploi du passé composé « a
expliqué », même s’il est ambigu, peut faire penser que la déclaration
était « publique ». C’est en tout cas un procédé utilisé dans ces
circonstances (tout comme le « a déclaré »).

Certes cet exemple est facile et ne prête pas à conséquence.
Mais il en existe de plus problématiques comme les vraies/fausses interviews de
personnalités politiques** bâties à partir de communiqués de presse.

À la décharge des journalistes, la grave crise qui touche la
presse écrite tend à renforcer ce churnalism. Les rédactions sont de
plus en plus réduites – le journaliste doit donc écrire plus vite et consacre
moins de temps à ses enquêtes. Il faut toujours écrire plus d’articles, ce qui
conduit à recopier un dossier de presse. Dans le même ordre d’idées, les frais
qu’occasionnent les déplacements d’un journaliste pour enquêter sont le plus
souvent pris en charge par le « client ». Dès lors, comment lorsqu’on
vous invite pendant deux jours ou une semaine dans un hôtel de luxe, comment
lorsqu’on vous fait visiter une usine en ne vous montrant que ce que l’on veut
bien vous montrer, comment à la suite d’un tel voyage de presse écrire un
article qui ne soit pas élogieux pour le produit que l’on vous a présenté ?

Enfin, le besoin de nourrir les sites Internet de contenus a
industrialisé la gestion de l’information. Il en faut toujours plus et toujours
plus vite. Des sociétés se sont même créées pour fournir ce contenu. On parle
alors de fermes de contenus (contents farm) et l’on ne peut s’empêcher de
penser aux poulaillers industriels !

Heureusement, toute la presse n’est pas contaminée. Qu’elle
soit écrite ou en ligne. Mais il est vrai que certains secteurs sont plus aptes
à favoriser ce churnalism – la mode et le luxe, le tourisme, la beauté,
la gastronomie. En fait, tous les secteurs où l’article va permettre de faire
« vendre » quelque chose.

Je conserve pour ma part une vieil hors-série du Monde comme référence (Le style du Monde – 2002) qui fait état
des règles et des usages du journalisme en s’appuyant sur la charte du
journaliste signée à Munich en 1971. Quelques exemples : au rang des
devoirs du journaliste, on trouve ainsi « S’interdire le plagiat, la
calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir
un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une
information. » Autre devoir : « Ne jamais confondre le métier de
journaliste avec celui de publicitaire ou de propagandiste ; n’accepter
aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ». Ou encore :
« Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que
des responsables de la rédaction ».

Certes, respecter ces principes n’est pas toujours évident.
Mais, c’est selon moi ce qui explique que l’on choisisse d’être journaliste… et
non pas attaché de presse.

 
Image-attaché-de-presse1

 

[1] The Quality and
Independence of British Journalism
Tracking the change over 20 years


Cardiff School of Journalism, Media and Cultural Studies

[2] La vraie/fausse interview d’un député du PS par Les
Échos

ACRIMED 10 septembre 2008

Petit lexique du journalisme :

actualités

news [3]

annonces

small advertisements

correspondant
permanent

staff reporter

diffusion

distribution

directeur de la
rédaction

managing editor

doubler (avec un
scoop)

to scoop

édition numérique

digital edition

en feuilleton  
       

in instalments, serialized

fil conducteur,
piste

lead

groupe de
journalistes

pool of reporters

journal

newspaper

journalisme de
recommandation

advocacy journalism

journalisme
d'enquête

investigative journalism

journalisme
équilibré

balanced journalism,

journalisme jaune

yellow press

journaliste
stagiaire

cub reporter

pigiste 

stringer, freelancer

publicité, pub

advertising

quatrième
pouvoir 

fourth estate

rédacteur (en chef)

editor (in chief)

reportage

report, reporting, coverage  

rubrique

column

 

[3] A priori, le terme anglais "news" (qui dérive du mot français "nouvelles") équivaut à "actualités", mais en fait son usage est un peu plus compliqué. D'abord, bien que "news" porte la marque du pluriel, le mot s'emploie au singulier, au moins depuis 1923, époque à laquelle on a commencé à l'employer dans les médias. Avant cela, le mot signifiait  "nouvelles". 

L'usage au singulier s'observe dans les phrases suivantes : "Today's news is promising", "London is the place where the news is made".  
Ensuite, en anglais, il n'existe pas un mot unique qui veuille dire "actualité" ou "information (d'actualité)". Le plus proche est peut-être "a news item."
L'expression "no news, good news" remonte aux années 1640.

Lecture supplémentaire :

Churnalism” tracker catches journalists copying press releases, Wikipedia
ars technica

Is It Journalism, or Just a Repackaged Press Release?
Here's a Tool to Help You Find Out

The Atlantic, 23 April, 2013 

 

Le ou la futur(e) monarque du Royaume-Uni,

du Canada, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de la Grenade, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, des Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-Grenadines, d'Antigua-et-Barbuda, du Belize et de Saint-Christophe-et-Nièves.


0 royalbaby

Notes linguistiques, historiques et économiques :

Selon
la revue Elle (14/7/2013), si le monde entier a les yeux rivés sur le ventre
de  Kate Middleton,  le prince William, lui, semble complétement
détendu. Le duc de Cambridge a participé samedi à un match de polo caritatif, en compagnie de son frère le prince Harry.

Profitons, d'abord, pour jeter un coup d'œil
sur l'étymologie de "polo". Originaire
de l'Inde, le mot vient du Balti, une langue tibétaine. En tant que sport,
le polo trouva son origine en Perse, il y a environ 2000 ans. C'était un sport
populaire parmi les fonctionnaires et soldats britanniques présents en Inde au
XIXème siècle. Ils l'importèrent en Angleterre en 1871. Le water-polo date de
1884. Le polo fut une discipline olympique de 1900 à 1939 et il est pratiqué à
haut niveau en France ainsi que dans 15 autres pays.

Capture d’écran 2011-07-10 à 21.49.17

Coté plus productif même qu’un match caritatif, on
estime que jusqu'à la naissance du (ou de la) monarque futur [1], l’évènement
historique a déjà apporté 400 million dollars à l'économie britannique,
comme explique la vidéo suivante, sous le titre "Royal Baby's Birth a Money Making Machine" :  

 

Entretemps,  sur le point de la naissance du bébé le plus attendu de Grande-Bretagne, les agences de paris sont en ébullition. Prénom, couleur des cheveux, date de naissance, poids et sexe, tout est prétexte à miser quelques livres.

Ce billet est présenté aux lecteurs de LMJ comme distraction entre nos articles plus serieux. Nous ne comptons pas annoncer les details de la naissance imminente. Nous laissons cette tâche à la média plus frivole, comme Le Monde, The New York Times et la BBC.

God Save the (future) King/Queen

———————————————-

[1] L'explication suivante de la page en français de Wikipdia ( «Monarchie britannique») n'est pas tout à fait juste :

« À l'heure actuelle, la succession se fait suivant la règle deprimogéniture agnatique dans laquelle la préférence est données aux héritiers de sexe masculin. Autrement dit, les fils du monarque héritent avant les filles, du plus âgé au plus jeune.»

La version anglaise ("Monarchy of the United Kingdom") est plus à jour : "[On] Friday 28 October 2011, the  Prime Minister of the United Kingdom, David Cameron announced at the  Commonwealth Heads of Government Meeting in Perth that all 16 Commonwealth realms,  including the United Kingdom, had unanimously agreed to abolish the gender-preference rule."

La signification de ce changement historique est que le premier enfant de William et Kate, quoi que fils ou fille,  sera un jour monarque du Royaume-Uni, même dans le cas d'une fille suivie par un  frère benjamin.

Lecture supplémentaire :

Le pluriel de majesté – si vous devenez un jour roi ou reine, vous devrez savoir « noussoyer »

Pondering the possibilities of girl power
Los Angeles Times

Jonathan G.


« Être un Chateaubriand ou rien du tout » (Victor Hugo)

Chateau 1

Portrait de Chateaubriand par Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson.

Nous avons déjà fait allusion à un site
Internet intitulé Poetry
in Translation
  qui donne gratuitement accès à des œuvres poétiques traduites en anglais à partir d'une douzaine de langues dont le
français. Le site héberge un énorme choix d'œuvres en anglais, avec par
exemple une anthologie de 1.400 citations de Shakespeare, classées par thèmes.
La section française propose des traductions anglaises d'œuvres de Guillaume
Apollinaire,  Charles Baudelaire, François de Chateaubriand, Pierre Corneille
et bien d'autres.





L'animateur de ce site, Anthony
Kline
, poète et traducteur très doué, s’est posé la question de
savoir pourquoi l’écrivain romantique (et homme politique) français, François-René de Chateaubriand, est
moins connu des lecteurs anglophones que d’autres écrivains européens . M.
Kline a bien voulu analyser pour ce blog cette question ci-après :

The Lost Romantic

          At the end of the eighteenth and the
start of the nineteenth century, three great writers shaped and defined the
Romantic Movement in literature. François-René de Chateaubriand and

Chateau Goethe

Goethe à 79 ans par Joseph Karl Stieler en 1828

 
Johann Wolfgang von Goethe were of the older
generations, Goethe’s literary reputation in particular being established
before the turn of the century, while Byron was of the younger. All three
achieved a pan-European readership exerting a potent influence well beyond
their own country and language. Each created a hero with which restless youth readily
identified. René, Werther, and Childe Harold were at the same time projections of their authors’
personalities and emblems of a changing intellectual world. Grounded in the
Classics, all three writers were inspired by Italy and Greece, and published accounts
of their European travels creating a new taste for cultural ‘tourism’, while
refreshing European literature with a direct draught from its primary cultural
source. All three were urbane, sophisticated, intellectually adventurous,
strongly individualistic but free of the extremist literary tendencies of many
of their contemporaries in the Romantic Movement. All three were moralists and
‘philosophers of life’, humanists of broad vision, deriving their essential
core from the subtler Roman values of Horace and Ovid, though laced with the
Greek turbulence of Euripides. And though all three in their literary work
passed through an initial Romantic phase to achieve in their later works a more
complex blend of Classical and Romantic attitudes, Goethe creating Faust Part II, Chateaubriand his Mémoires d’outre-tombe, and Byron Don Juan, their Romantic legacy remained
potent.

          Yet their fates in English have been
widely different.

Chateua Byron

         Lord Byron

Byron,writing in the language, was clearly immediately
accessible to readers of English, part both of a local and a European culture,
while the unfolding of his intense and colourful life guaranteed him notoriety
well beyond his purely literary fame. Goethe’s creation of Faust, as well as the cult of the individual which he fostered and
which surrounded him, rendered him the ‘great man’ of Weimar, and Faust has always been available in many English translations, along
with selections of his poetry, his Italian
Journey
, and other works. But Chateaubriand has not been appreciated or even
respected in English to anything like the same extent, and modern translations
of his work have been unavailable, or available only in a highly edited and
limited form. Why has this been the case? Modern readers are more than familiar
with translations of Montaigne, of Voltaire and Rousseau, of Baudelaire and the
Symbolists, of Proust, of a plethora of French poetry, philosophy and
novel-writing, from Villon to Sartre. Why should Chateaubriand, one of the
greatest of French writers, be so neglected?

 

          Firstly, he was not a poet, though
poetry was the perfect medium in his day for the expression of Romantic
restlessness, yearning, and the deep, even extreme, personal emotion that
characterised the movement. Chateaubriand is a master of prose style, and in his
deeply Romantic works his thoughts and feelings, involving for example Nature,
the movement of history, sensibility and exile, are expressed through his
heroes and heroines, as in the pages of René
and Atala, indirectly and in
controlled prose rather than impassioned verse. English Romanticism was and is
strongly focussed on its own poetic scene, while Chateaubriand’s name evokes
for the English no equivalent density of Romantic reference. He effectively
lacks a supporting cast, apart from perhaps Germaine de Staël. Early
Romanticism for the English is then essentially a poetic movement, paralleled
and partly inspired by German poetry, music, and painting. Chateaubriand lies
outside that frame of reference, while French poetry itself required time to digest
the impact of the Revolution and the change of sensibility it fostered, only
emerging as a major force later in the nineteenth century, through Hugo and
above all Baudelaire.

          Secondly, Chateaubriand’s support for
monarchy, and strong religious faith, ran counter to the general tendency in
English Romantic literary circles in the early nineteenth century towards
republicanism, or at least the support of anti-establishment views and personal
liberty of political thought combined with a free-thinking attitude towards
religion which revealed itself in a spectrum of religious positions from
Wordsworth’s pantheism, derived from Leibnitz, to Byron’s agnosticism and
Shelley’s atheism. English Romanticism suppresses religion, certainly in the
form of the Established Church, while upholding the spiritual as a mode of the
personal and individual. Ironically Chateaubriand is sympathetic to republican
ideas and the need for social change, and it is rather his strong sense of
personal loyalty, perhaps also his empathy with the underdog, charming
qualities in themselves, which leads him to remain a royalist though seeking
reform and movement towards constitutional monarchy on the English model.
Royalist sympathies are not a feature of the English Romantic movement, often
the opposite is true. Again Chateaubriand’s religion, in its essential
compassion, moderation and spirituality forms part of the charm of his
personality, exemplifying in many respects the best features of Christianity,
yet generally failed to appeal in English literary circles where religion was a
primary domain of the few rather than the many, and was expressed through the
radical non-establishment views of Blake or the pantheistic vagueness of
Wordsworth. Coleridge upholds a religious tradition, true, but that is not
strongly reflected in his early and major poetry but rather in the later prose.

          Thirdly there is a question of timing,
which Voltaire considered crucial as far as fame was concerned. Chateaubriand
was culturally isolated during the Revolution, when he lived in England and
travelled to America,
and then when he returned to France
culturally separated from the English literary context by the Napoleonic period
and its aftermath. His European travels were eclipsed for the English by
Goethe’s earlier Italian journey which had invoked the new Classicism and by
Byron’s contemporary adventures in Italy and Greece. His
journey to Jerusalem
was seen as primarily a religious experience and irrelevant from a literary
point of view or that of the new sensibility, the travels in Greece in
particular offering little new. His American novellas were fascinating in terms of expressing the European
relationship to Nature, and the prose of exile, but were again religiously
oriented and less extreme in reflecting the sensibilities of the Sturm und Drang movement than Werther had been or Childe Harold then was. Chateaubriand, lacking strong support from
the French literary scene, being in himself a unique phenomenon, went his own
way, and while strongly influencing French literature from Baudelaire to Proust
in his pre-occupation with time and transience, with the beauties of nature,
and in his stylistic excellence, his influence on English literature and
development was slight.  To be partially
eclipsed by Goethe’s generation and Byron’s is a somewhat unenviable position
from a literary point of view.

          Then, questions have been raised in England and America about
the truth and accuracy of his accounts of travel in America and in Greece. In the
case of America
the distances travelled appear surprising, the reality of the claimed meeting
with George Washington suspect, and the narrative vague and generic to the
point of elusiveness, though these issues can be rationalised, and there is no
direct evidence of deceit. In the case of Greece, much seems regurgitated
from the descriptions of previous travellers and there is doubt as to the sites
he actually saw and what he found there, though again there is no direct
evidence of false accounting. Elsewhere, especially in his later work,
Chateaubriand appears the soul of honesty, and any inaccuracies are very minor
and understandable in an age where referencing valid sources was often
difficult or impossible. Nevertheless the charges of distortion, exaggeration
and falsehood remain, much as the charges of plagiarism have tarnished
Coleridge’s reputation, or his political forays that of Ezra Pound. In all
three cases the charges diminish the author somewhat in our eyes but should not
blind us to the merits of their finest work. The issues raised are an
interesting test of our ability to address human failing, a theme dear to
Goethe in his development of the character and actions of Faust.

           There was a further obstacle in the way of
Chateaubriand’s ready acceptance in England and America. The
work that best reveals the man and communicates the charm and depth of his
personality is the Mémoires d’outre-tombe.
One may quibble about the amount of space given over to Napoleon, in a
commentary which is not in itself ground-breaking, and the range of characters
from French history and society who are more meaningful to French culture than
English, but in the Mémoires a great
man comes alive at a great moment in history, and reveals to us a personality
blessed with wisdom, humanity, and wit. Two things however prevented the
English acknowledging the full power and greatness of the Mémoires; their bulk and the image of French cultural greatness
they seek to convey. Translators and publishers have jibbed at the former,
English self-centredness at the latter. So the Mémoires appeared in poor and highly edited translations, which
communicated neither the beauties of his language nor the wonderful experience
of exploring his complex personality over a wide extent of space and time. I
might call it the Proust experience. A set of extracts from À la recherche is as much use as a
condensed version of the Mémoires,
better than nothing, but by no means good enough.

          As a result of all these factors
Chateaubriand has not been well served by his English translators, who have
proved few and far between. The extended Mémoires
are only recently available online in a sound English translation. And other
key works of his Romantic period, along with his travel writings, were until
now only available in antiquated and un-annotated editions. New translations
cast a fresh light on his literary stature.

          Finally, in looking at his neglect in
English, it is perhaps right to point to the French literary tradition which
Chateaubriand develops and enhances. He is a moralist and philosopher of the
world who owes much to Montaigne in his profundity and essential humanity; to
the French translations of the Classics for his grasp of Greece and Rome, to
Voltaire for his incisiveness and ability to turn an aphorism, to Rousseau for
a certain attitude to nature and sensibility, despite his finding Rousseau
un-endearing as a personality. Chateaubriand takes what suited his temperament
from Romanticism, but stands aloof from its extremes, as Goethe did, as Byron
did in many ways. Chateaubriand is moderate, grounded, empathetic, and
spiritually humble though a proud man in secular life. He belongs to a France that
civilised Europe, offering gateways between
East and West, modulating and softening the harshness, deepening the culture,
and extending its influence to early America, alongside the influence of
the English language.

          The English have often failed to
understand their debt to France,
and have often failed to appreciate the deeply cultured humanist middle-ground
in Europe that literary France has
occupied. Perhaps the European pre-Second World War generations appreciated
both more, and the pressures of the modern world have moved attention
elsewhere. Be that as it may, it is high time for a re-appraisal of
Chateaubriand in English. Hopefully new online translations, and the newer and
more thorough modern approach to the history of the Enlightenment and
Romanticism, will allow him to emerge once more in English with the honours
that he deserves.

 

Note: Selected
works of Chateaubriand, including the complete Mémoires, are freely
available online at the Poetry in Translation site www.poetryintranslation.com

 

A. S. Kline

En Suisse, une chatte gagne du galon…


Cat 1

Décidément, il existe un lien privilégié entre le peuple suisse et la gent féline [1]. Cette fois, c'est à Broccoli, une chatte de dix ans, de jouer les vedettes. Mais, pourquoi ce nom ? « Tout simplement, parce c'est ce qu'elle a mangé en premier lorsqu'elle est arrivée ici en 2005 », explique Werner Holzer, l'administrateur adjoint de la place d'armes de Lyss, dans la canton de Berne. Après huit années à la caserne, la chatte figure désormais à l'effectif de l'armée suisse. Mieux, elle a même été promue au grade de brigadier [2], selon la Berner Zeitung.

    Sur les contrôles de l'armée suisse, Broccoli rejoint deux de ses congénères en garnison à Sand-Schönbühl où ils ont été très officiellement enrôlés pour chasser les souris qui ravagent les réserves de foin, de paille et d'avoine de l'armée. Car il faut savoir que l'armée helvétique compte également 300 chiens et 350 chevaux. Mais, à la différence des chats de Sand-Schönbühl, Broccoli n'a aucune mission stratégique. Elle est là pour entretenir une ambiance conviviale parmi les militaires de la caserne de Lyss. On connaissait les effets hypotenseurs des chats, mais voici qu'ils peuvent aussi entretenir le moral de la troupe ! L'intégration de Broccoli à l'armée présente des avantages bien concrets. La chatte est désormais nourrie à l'ordinaire et aux frais du Département fédéral de la Défense. En cas de maladie, elle pourra aussi être soignée par le service vétérinaire de l'armée. Broccoli est la mascotte de la caserne de Lyss, mais sa notoriété va bien au-delà de cette place d'armes. Sur Facebook, elle s'est déjà fait plus de 700 amis !


Cat 2

[1] Joie en France – deuil en Suisse

[2] Dans le vocabulaire militaire, le brigadier est, dans les armes qui utilisaient jadis des chevaux (cavalerie, artillerie et train des équipages), l'équivalent du caporal. C'est le premier grade au-dessus du simple soldat. Il arrive que ces modestes galons soient attribués à titre honorifique à des officiers supérieurs ou généraux. Bonaparte ayant été fait caporal d'honneur, hérita du surnom de « petit caporal ».

Sources:

20 Minutes.ch, jeudi 4 juillet 2013, p.7. 

 

Petit lexique des expressions félines :

Curiosity killed the cat.

La curiosité est un vilain défaut.

Has the cat got your tongue?

Tu as perdu la langue ?

(en parlant à un enfant)

It’s raining cats and dogs.

Il pleut des cordes / Il pleut des hallebardes / Il
tombe des hallebardes = Il pleut à verse.

Look what the cat dragged in.

Regarde donc un peu qui pointe son nez / Regarde
donc un peu qui pointe le bout de son nez /
Regarde donc un peu qui arrive (là).

She/he thinks she/he is the cat's meow
/ the cat's pajamas/whiskers

Se prendre pour le nombril du monde.

She/he looks like the cat that ate the canary
/ like the cat that licked the cream

Avoir l'air content de soi.

to fight like cat and dog

 

Se battre comme des chiffonniers.

S'entendre comme chien et chat.

to let the cat out of the bag

Vendre la mèche.

to play cat and mouse with someone

Jouer au chat et à la souris avec quelqu'un.

When the cat's away, the mice will play

Quand le chat n'est pas là, les souris dansent.

Table
rédigée avec l'aide précieuse de Nathalie Nédélec-Courtès,  traductrice
professionnelle

 
Abbreviations felines pour les textos :

Cats2 images.jpgCatsLOL.jpgCatsFYI.jpg


Humour
félin
 :

Cat e-bay

 Jean L.

À Portland, les œufs de Pâques fleurissent !

 

CM Augen Gallery

              Augen Gallery, Portland, Oregon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce mercredi 4 juillet, jour de fête nationale, la galerie Augen, dans le quartier chic de Pearl de Portland (Oregon), organisait en fin d'après-midi un vernissage fort réussi.

Parmi les artistes, Cynthia Mosser exposait sa nouvelle série Ephemeral (éphémère, en français). Cette artiste me confiait qu'elle était non seulement née et éduquée à Portland (Oregon), mais que sa famille était orégonienne depuis plusieurs générations. 


CM 1Les peintures à la gouache proposées par Cynthia pour l'exposition surprendront de la part d'une native d'Oregon. En effet, il s'agit de la réinterprétation du dessin original de l'œuf de Pâques, tel qu'il est représenté dans les pays d'Europe de l'Est en différentes tailles et  différentes couleurs.

Cette inspiration s'explique, puisque Cynthia a
CM4passé plusieurs années à voyager en Europe orientale, avant d'obtenir une bourse de résidente d'une année en Hongrie. La finesse du dessin et l'harmonie des couleurs de ces gouaches font appel à la fois au goût et à la vision.  S'agit-il d'œufs, comme l'annonce le titre des différentes gouaches, ou bien de fleurs ou même de bonbons colorés, si appétissants.


CM3C'est là tout le charme des peintures de Cynthia Mosser, ces œufs faits fleurs ou ces fleurs-bonbons venus de la fin fond de l'Europe jusqu'à notre côte-ouest américaine.  

L'exposition est ouverte jusqu'au 27 juillet.

Marie-Pierre Wolfe

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 Les œuvres de Cynthia Mosser qui, dans leur forme et leur composition, font un peu penser à Séraphine de Senlis, ont été exposées, seules ou avec celles d'autres artistes, tant en Europe (Hongrie et République tchèque) qu'aux États-Unis, dans les salons Affair de l'hôtel Jupiter et au Lewis & Clark College de Portland (Oregon).

Cynthia Mosser a vécu en Suisse et a étudié en Europe orientale, notamment à Budapest où, boursière résidente, elle a exposé à la galerie Vizivarosi. Des articles lui ont été consacrés dans l'ARTnews Magazine et le Willamette Week Newspaper. Elle a aussi eu les honneurs du site internet PortlandMonthlyMag.com. Cynthia possède un B.A. en histoire de l'art du Whitman College de Walla Walla et a suivi les cours de l'Institut Pratt de Brooklyn (N.Y.). Elle est monitrice à l'Art Institute de Portland et présente ses travaux à l'Augen Gallery de Portland. Ses toiles sont visibles sur
www.cynthiamosser.com
.



CM AFLe Mot Juste
a pu se faire l'écho de cet événement artistique grâce à la collaboration de Mesdames Marie-Pierre Wolfe, présidente du Cercle français de
Portland, et Linda Witt, directrice exécutive de l'Alliance  française de Portland et vice-présidente de la Chambre de commerce franco-américaine de Portland que nous remercions très chaleureusement.

Jean Leclercq

CM Linda Witt

        Linda Witt

                              

CM Marie-Pierre

           Marie-Pierre Wolfe

 

Petit lexique de termes de peinture :

aquarelle 

water
color(USA),


watercolour (UK)

atelier

studio

chef d'œuvre 

masterpiece

critique d'art 

art
reviewer

décor naturel 

scenery

dégradé

damaged

dessin 

drawing

esquisser 

to
draft, sketch

estimation 

appraisal

exposition individuelle 

solo
exhibition,


one-man show

faux 

fake

feuille 

sheet,
folio

marchand d'art 

art
dealer

musée 

museum,
gallery

nuance 

hue,
shade, tone

œuvre d'art 

artwork

paysage 

landscape

peinture à l'huile

oil
painting

portrait en pied 

full-length
portrait

représentation 

depiction

séance de pose 

sitting session

tableau 

picture

toile 

canvas 

travail de restauration 

restoration
work

vente aux enchères 

auction
sale

vernis au tampon 

French
polish

Le coup d’État :
coup de maître ou coup de dés ?

 Aspects linguistiques


Dans son edition du 3 juillet dernier, le quotidien canadien THE GLOBE AND MAIL pose la question : "Was Morsi's ouster a 'coup d'etat' or not"?


Pourquoi l'anglais n'a-t-il pas son propre terme pour
« coup d'État » ?


Coup 5

En anglais, il n'y a pas d'équivalent de l'expression « coup d'État ». La seule innovation en anglais, à cet égard, est l'usage de la minuscule « e » (et sans accent), à savoir « coup d'etat ».  Un usage moins fréquent est celui de « putsch », mot allemand inventé par les Suisses germanophones (initialement pour le Züriputsch de 1839) et repris à l'époque des coups d'État manqués que l'Allemagne a connus dans les années 1920. Notons que le français dispose aussi du mot « pronunciamiento », emprunté à l'espagnol et désignant toujours un coup de force issu d'une rébellion militaire. Pas de pronunciamiento sans bruit de bottes…

Coup boots

L'attachement viscéral des Britanniques au parlementarisme peut expliquer cette lacune de la langue anglaise. À
la différence des Français qui ont vécu le coup d'État de Bonaparte du 18 Brumaire An VIII (1799) et, plus tard, celui de son neveu, Louis-Napoléon Bonaparte, du 2 décembre 1851), une telle épreuve de force est étrangère à leur culture. Ils n'ont donc pas inventé de nom pour la qualifier. [1]

 


Coup 2

Orangerie du parc de Saint-Cloud, coup d'État des
18-19 brumaire an VIII.
Le général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, à
Saint-Cloud.
10 novembre
1799 par François Bouchot, 1840, château de Versailles.



Mais, cette lacune découle aussi de l'usage en anglais (qui subsiste encore jusqu'à présent) d'autres termes français dans le vocabulaire des relations internationales :

acquis communautaire (l'ensemble de le législation de l'Union
Diplomatie européenne);

agrément (d'un ambassadeur);

alternat (droit en vertu duquel les États, pour maintenir entre eux l'égalité, prennent tour à tour le premier rang, notamment lors de la signature des traités)

aide-mémoire (dans le sens de proposition d'accord ou de texte de négociation, diffusé officieusement dans les délégations afin d'en débattre sans que son contenu engage le pays de la délégation dont il émane);

aide-de-camp (officier attache au service personnel d'un  chef militaire);

doyen (d'un corps diplomatique; dans le contexte universitaire, on emploie le mot « dean »);

bout de papier
(Un moyen très informel de transmettre une information écrite; plus informel encore qu'un aide-mémoire ou une note.)

Chargé d'Affaires

communiqué

concordat (un accord auquel le Pape est signataire)

démarche  (diplomatique)

détente (dans les relations entre des états);

entente (entre des nations) ;

rapporteur (Celui qui, au sein d'un
comité ou d'un sous-comité, est chargé de rédiger un compte rendu des
délibérations et conclusions)
 

rapprochement (entre des nations)

Le Professeur Dietrich Kappeler, dans son livre Texts in Diplomacy, (Language and Diplomacy, Malta: DiploProjects, 2001) explique comme suit :

"In the 18th century French had become the generally accepted diplomatic language, so much so that even diplomatic notes addressed to the British Foreign Office by the Legation of the USA were written in that language."

D'autres domaines dans lesquels le français retient une influence dominante dans le monde international sont la cuisine, la mode la peinture et la danse.

———————————–

[1] Néanmoins, si l’on remonte au quatorzième siècle et si l'on en croit Shakespeare,
on assiste à la déposition du Roi d'Angleterre Richard II (1367-1400). Dans cette
tragédie historique, le roi, s'adressant à ses ennemis, exprime les
mêmes revendications de légitimité que celles des partisans du
président égyptien Morsi
:

"Not all the water in the rough rude sea
 
Can wash the balm from an anointed king;

The breath of worldly men cannot depose

The deputy elected by the Lord."



(Richard the Second, acte III, scène 2)

Adaptées à la crise actuelle en Egypte, ces paroles peuvent être traduites ainsi:

«Toutes les eaux de la mer déchainée 
N'ôteront d'un front présidentiel le baume qui l'a oint;

Le souffle des
militaires mortels ne saurait déposer

Le mandataire choisi par le peuple souverain.»

 

Sources Glossary of Diplomatic Terms

Lecture supplémentaire :
 

The Two Coming American Revolutions
 Silver Shield, 24 March, 2011

Petit lexique des termes révolutionares :

asile

asylum

assignation
à résidence/domicile

house arrest

autocoup

self-coup

complot
conspiration

conspiracy

couvre-feu

curfew

dictateur,
dictatrice

dictator

évincer

(to) depose, (to ) oust,

(to) topple

exil

exile, expulsion

junte

junta

loi
martiale

martial law

manifestation

demonstration

régime
fantoche

puppet regime

renversement

overthrow

measures de repression

repressive measures

soulèvement,
révolte

uprising

traduire
devant la cour martiale

(to) court-martial

Aspects humoristiques :

 

 Jonathan G. & Jean L.