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Film de la semaine –

"Happy New Year" (titre français!)…..et Bonne Année aux lecteurs du blog


 

New Year's Eve poster 

 

 

Titre québécois 

La Veille du Nouvel An

Titre original 

New Year’s Eve

Réalisation

Gary Marshal

Acteurs principaux 

Robert De Niro

Zac Efron
Ashton Kutcher

Katherine Heigel

Jessica Biel
Josh Duhamel

Michelle Pfeiffer

Sarah Jessica Parker

Pays d’origine 

États Unis

Genre 

Comédie romantique

Sortie 

2011

Durée 

117 minutes

Actors in New Year's Eve           Michelle Pfeiffer

         Zac Efron              Michelle Pfeiffer

Sarah Jessica Parker          Robert de Niro

Sarah Jessica Parker        Robert de Niro

Josh Duhamel       Katherine Heigl

Josh Duhamel                   Katherine Heigl

 

Sky My Husband! Ciel Mon Mari!

 

Jean-Loup Chiflet

S

Souvenez-vous, c’était la fin des années 50. La France, la vraie, la profonde, la « franchouillarde », celle du Piconbière et des congés payés a la « gueule d’atmosphère » se réveilla un beau matin de nouveau sous la botte ou plutôt, le chapeau melon de l’envahisseur : les FRANGLAIS avaient débarqué sur leurs yachts, envahissant notre douce France, détruisant tout sur leur passage a coups de bulldozers, violant a coups de sex-shops, embrochant la poule au pot a coups de barbecues, submergeant a coups de hot dogs les cafés du commerce qu’ils allèrent jusqu'à transformer en drugstores. 

Monsieur Dupont-Durand était effondré. Il n’en croyait pas ses oreilles. Certes, il avait fini par s’habituer sans problème au chewing-gum des GI’s libérateurs, ceux-là même qui dansaient le be-bop le week-end dans les dancings, mais la, il ca devenait too much. Jamais la France n’avait été aussi humiliée par la perfide Albion depuis Jeanne d’Arc et Napoléon

Heureusement, en 1964, la contre-attaque apparut sous la plume féroce d’Etiemble et son célèbre Parlez-vous franglais ?, terrible réquisitoire contre l’envahisseur. Il fut soutenu dans son courageux combat par l’inoubliable Fernand Reynaud et son Restons français ! Grace à ces farouches chevaliers, l’ennemi parut reculer mais en 1970 une nouvelle brèche apparut dans l’univers impitoyable du showbiz et du marketing ou les meetings succédaient aux brainstormings, les box-offices aux hit-parades.

C’en était trop! Le gouvernement français prit lui-même les choses en main, faisant voter une loi qui, en 1977, interdit l’usage des mots anglais dans le vocabulaire officiel, transformant pêle-mêle bulldozer en bouteur, marketing en mercatique, l’interview du speaker en entretien de l’annoncer et le container en conteneur.

Mais c’était trop tard ! La « franglisation » avait atteint son point de non-retour et personne ne pouvait plus empêcher monsieur Dupont-Durand de faire son jogging autour du parking. Même Monsieur Robert, celui du dictionnaire, continuait de définir tranquillement dans son vénérable ouvrage une personne « sexy » comme « ayant du sex-appeal. » C’était un comble !

Mais était-ce donc si grave ? Ne valait-il pas mieux en rire ? Apres tout. Notre vaillant pays en avait vu d’autres et, comme chacun sait en France, si on n’a pas de pétrole et encore moins de vocabulaire, on a des idées et encore plus d’humour. Puisque l’anglais était là, on allait le cuisiner a la française et se mitonner suivant une recette dont je vous livre le secret :

« Prendre un mot français, normal, au sens propre ou au sens figure suivant la saison et les arrivages.

Chercher sa traduction littérale. Si l’on en trouve plusieurs, faire un choix arbitraire.

Introduire ce mot dans une location courante (proverbe, expression officielle ou familière, citation, etc.) Si l’on aime les plats relèves, ne pas hésiter à parsemer d’argot.

Traduire la location entière mot a mot.

Servir. » 

Voila, j’ai passé ces dernières années à élaborer et à tester patiemment, dans l’ombre de mon laboratoire, des recettes de cette nouvelle gastronomie. Celle qui me parait la plus succulente a donné son titre a ce livre…

Quant aux autres, je vous laisse juger…

A la bonne votre ! (At the good yours !)

Jean-Loup Chiflet John-Wolf Whistle

 

Les expressions idiomatiques ne se traduisent pas littéralement : des exemples recueillis du livre de Jean-Loup Chiflet

 

Idiome français

Traduction littérale

(qui n’a aucun sens)

Idiome anglais équivalant

être aux abois

To be at the barks

To be at your last gap

tenir l’affiche

To hold the poster

To have a long run

passer du coq a l’âne

To pass from cock to donkey

To change the subject

Filer a l’anglaise

To spin at the English

To take French leave

Dans le plus simple appareil

In the plainest camera

In your birthday suit

Travailler d’arrache-pied

To work of pull out foot

To work like a navvy

Ne pas être dans son assiette

Not to be in one’s plate

To be out of sorts

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge

We are not out of the inn

We are not out of the wood

 

Aux îles de Samoa on se couche le 29 décembre et on se reveille le 31 cette année

Aux Samoa, il n’y aura pas de vendredi 30 décembre 2011

LeParisien.fr    Antonin Chilot  29.12.2011

SAMOA 1     
                                                                      Manono Island, Samoa (Photo: S. Pieper)

Ne cherchez pas le 30 décembre 2011 sur le calendrier samoan: le gouvernement de cet archipel du bout du monde l’a supprimé !  

Ne cherchez pas le 30 décembre 2011 sur le calendrier des Samoa ; ce jour n’exite plus car il a été supprimé. Voilà l’étonnante décision du gouvernement de cet archipel situé au milieu de l’océan Pacifique, qui a décidé de faire passer directement son pays du jeudi 29 au samedi 31 décembre 2011. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Travail écrit ainsi dans une note officielle: “The International Date Line Act 2011” commence à minuit le jeudi 29 décembre.
«Nous nous réveillerons le samedi 31 décembre 2011 et perdrons un jour dans nos vies puisqu’il n’y aura pas de vendredi 30 décembre dans l’histoire des Samoa». 
La démarche, qui n’est pas interdite mais qui peut paraître farfelue, est en réalité très terre à terre. Elle tient en un mot: l’économie ! Les Samoa sont en effet situés tout près de la ligne de changement de date, à 32 kilomètres de celle-ci. Or, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, les principaux partenaires économiques de l’archipel, se trouvent de l’autre côté et ont donc un jour d’avance (respectivement 21 et 23 heures)…
Samoa is 21 hours behind Sydney
The Telegraph

En rouge, la ligne de changement de date telle qu’elle sera au 31 décembre. La ligne contournera alors les Samoa à l’Est, propulsant le pays du même côté que l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.

En résumé: aujourd’hui, quand il est midi le vendredi aux Samoa, il est 9 heures du matin le samedi en Australie. Et quand les Samoans sont à l’église le dimanche (99,7% de la population est chrétienne, ndlr), les affaires ont déjà repris à Sydney et à Wellington (Nouvelle-Zélande). Un décalage qui fait perdre au pays «deux jours de travail par semaine», selon Tuilaepa Sailele Malielegaoi, le Premier ministre, à l’origine de cette décision. 

Avec le changement de date, les Samoa et ses voisins pourront désormais vivre le même jour de la semaine en même temps, avec un très léger décalage horaire. Voilà de quoi expliquer ce surréaliste saut dans le futur.

Les Samoa ne seront plus le dernier pays à voir le soleil se coucher chaque jour

Mais aux Samoa, ce grand bond en avant ne fait pas l’unanimité: quelques membres de l’Église adventiste du septième jour ont déjà fait savoir qu’ils refuseraient de sacrifier une journée et de casser ainsi le cycle divin des sept jours de la semaine, croit savoir The Telegraph. Et s’il est difficile de consoler les Samoans nés le 30 décembre et qui verront leur anniversaire «disparaître», le gouvernement a exigé que les employés touchent leur salaire pour ce jour «fantôme»…

Enfin, la décision a provoqué l’inquiétude des acteurs touristiques de l’archipel. Les Samoa promettaient en effet à leurs visiteurs d’être les dernières personnes sur terre à voir le soleil se coucher chaque jour, et donc les derniers à passer à l’année suivante. 

Pour consoler leurs touristes, ils comptent désormais proposer une nouvelle offre: fêter facilement deux fois Noël, le nouvel an ou son anniversaire. Comment ? En embarquant dans un petit  avionpour une heure de vol en direction des Samoa américaines, qui, eux, ne changeront pas de date. En quittant les Samoa le 1er janvier dans l’après-midi, après une nuit de fête, vous arriverez aux Samoa américaines… toujours dans l’après-midi du 31 décembre !

Glossaire du blog:

Time zone

 Fuseau horaire

Greenwich Mean Time

Temps moyen de Greenwich

Pacific Time Zone

Heure du Pacifique

International Date Line

La ligne de changement de date

Central Time Zone

L’heure du centre

© Jonathan Goldberg

Aux Samoa, il n’y aura pas de vendredi 30 décembre 2011

LeParisien.fr    Antonin Chilot  29.12.2011

SAMOA 1     
                                                                      Manono Island, Samoa (Photo: S. Pieper)

Ne cherchez pas le 30 décembre 2011 sur le calendrier samoan: le gouvernement de cet archipel du bout du monde l’a supprimé !  

Ne cherchez pas le 30 décembre 2011 sur le calendrier des Samoa ; ce jour n’exite plus car il a été supprimé. Voilà l’étonnante décision du gouvernement de cet archipel situé au milieu de l’océan Pacifique, qui a décidé de faire passer directement son pays du jeudi 29 au samedi 31 décembre 2011. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Travail écrit ainsi dans une note officielle: “The International Date Line Act 2011” commence à minuit le jeudi 29 décembre.
«Nous nous réveillerons le samedi 31 décembre 2011 et perdrons un jour dans nos vies puisqu’il n’y aura pas de vendredi 30 décembre dans l’histoire des Samoa». 
La démarche, qui n’est pas interdite mais qui peut paraître farfelue, est en réalité très terre à terre. Elle tient en un mot: l’économie ! Les Samoa sont en effet situés tout près de la ligne de changement de date, à 32 kilomètres de celle-ci. Or, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, les principaux partenaires économiques de l’archipel, se trouvent de l’autre côté et ont donc un jour d’avance (respectivement 21 et 23 heures)…
Samoa is 21 hours behind Sydney
The Telegraph

En rouge, la ligne de changement de date telle qu’elle sera au 31 décembre. La ligne contournera alors les Samoa à l’Est, propulsant le pays du même côté que l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.

En résumé: aujourd’hui, quand il est midi le vendredi aux Samoa, il est 9 heures du matin le samedi en Australie. Et quand les Samoans sont à l’église le dimanche (99,7% de la population est chrétienne, ndlr), les affaires ont déjà repris à Sydney et à Wellington (Nouvelle-Zélande). Un décalage qui fait perdre au pays «deux jours de travail par semaine», selon Tuilaepa Sailele Malielegaoi, le Premier ministre, à l’origine de cette décision. 

Avec le changement de date, les Samoa et ses voisins pourront désormais vivre le même jour de la semaine en même temps, avec un très léger décalage horaire. Voilà de quoi expliquer ce surréaliste saut dans le futur.

Les Samoa ne seront plus le dernier pays à voir le soleil se coucher chaque jour

Mais aux Samoa, ce grand bond en avant ne fait pas l’unanimité: quelques membres de l’Église adventiste du septième jour ont déjà fait savoir qu’ils refuseraient de sacrifier une journée et de casser ainsi le cycle divin des sept jours de la semaine, croit savoir The Telegraph. Et s’il est difficile de consoler les Samoans nés le 30 décembre et qui verront leur anniversaire «disparaître», le gouvernement a exigé que les employés touchent leur salaire pour ce jour «fantôme»…

Enfin, la décision a provoqué l’inquiétude des acteurs touristiques de l’archipel. Les Samoa promettaient en effet à leurs visiteurs d’être les dernières personnes sur terre à voir le soleil se coucher chaque jour, et donc les derniers à passer à l’année suivante. 

Pour consoler leurs touristes, ils comptent désormais proposer une nouvelle offre: fêter facilement deux fois Noël, le nouvel an ou son anniversaire. Comment ? En embarquant dans un petit  avionpour une heure de vol en direction des Samoa américaines, qui, eux, ne changeront pas de date. En quittant les Samoa le 1er janvier dans l’après-midi, après une nuit de fête, vous arriverez aux Samoa américaines… toujours dans l’après-midi du 31 décembre !

Glossaire du blog:

Time zone

 Fuseau horaire

Greenwich Mean Time

Temps moyen de Greenwich

Pacific Time Zone

Heure du Pacifique

International Date Line

La ligne de changement de date

Central Time Zone

L’heure du centre

© Jonathan Goldberg

volatility – le mot anglais de l’année 2011 choisi par le blog “The Web of Language”

Le professeur Dennis Baron de l'Université de Illinois, dont le blog s'appelle "The Web of Language", a choisi comme "mot de 2011" le mot anglais volatility* (en francais "volatilité" ou "instabilité").

 

Dennis Baron

Le professeur Dennis Baron

Nous republions son article sur ce thème, avec sa permission.

Voici l'explication de sa choix:

The year that was: When you're not busy tracking your 401k or watching a Tokyo Geiger counter, there's nothing like a rousing game of Chutes and Ladders to remind you of the volatility of the year gone by.

The Web of Language Word of the Year for 2011 is "volatility." Volatility may not be trendy like "occupy" or "Arab Spring," but it's the one word that characterizes the bipolar mood of 2011 in everything from politics to economics.

Volatility describes the Tea Party and Occupy Wall Street; the wars in Afghanistan and Iraq; scandals in college sports and investment banking; the Republican presidential scramble and the Greek debt crisis; regime change in Libya and in Italy; the Iranian nuclear build-up and the Fukushima nuclear melt-down.

Throughout the year, the Dow Jones Index has been the poster-child for volatility, jumping up and down by hundreds of points like a high-stakes game of Chutes and Ladders. Indeed, given the daily shake ups not just of the year that was, but of the ten years since 9/11, volatility could well be the word of the decade, and with no end to volatility in sight, it could be the word for the entire twenty-first century.

Other words pop up when we think of 2011. Occupy, which for centuries has meant ‘to live in, conquer’ and even, briefly, ‘to have sex with,’ jumped into our consciousness in the Fall as protests in New York’s Zuccotti Park against economic inequality spread to other cities and to college campuses, along with its related vocabulary, the 1%, the 99%, and pepper spray. Occupy didn’t develop the meaning ‘to take over as a form of protest’ until 1920, but since the start of the 2011 protests, occupy has been appearing regularly with just about any object, including occupy your couch, occupy everything and occupy this. 

 

Occupy Everything

Above: in 2011, occupy became a verb that could take almost any object, including occupy everything—though the website occupyeverything.org went live in 2009, and this particular photo was taken in 2010. Below, this copyrighted “occupy this” t-shirt is available online from occupy-this.com. Is it ironic or paradoxical that the slogan is copyrighted by a company whose sole purpose seems to be to profit from anticapitalist protests?

 

Occupy this

The Oxford Dictionaries picked squeezed middle—an obscure term for those affected by the downturn that is favored by British Labour Party leader Ed Miliband—as the “global word of the year” for 2011, though as David Haglund wrote in Slate, it’s not global. Haglund also objected that squeezed middle was neither “a word” nor “of the year.” But language doesn’t behave literally, so the Word of the Year, or WOTY, can be a phrase or even part of a word (a prefix or suffix, for example) as well as a single word. And the WOTY doesn’t have to be coined in the year it wins, it simply has to capture that year in some way. But Haglund is right that in order for squeezed middle to be global, people living outside of England should at least have heard the phrase, even if no one but Ed Miliband knows what it’s supposed to mean. Perhaps 99% would have been a better choice for Oxford's lexicographers, especially because it seems to refer to the same people as squeezed middle.

Other languages have their words of the year as well. A French group called Festival XYZ named attachiant(e), ‘a person you can’t live with, but can’t live without,’ as its word of the year—last year the group pick phonard, ‘someone with their ear glued to their mobile phone.’  The 2011 Swiss word of the year is Euro-Rabatt, referring to the buying power of the Swiss franc in the wake of a declining Euro.

It looks like Steve Jobs won the honors for Name of the Year, easily beating out Osama Bin Laden. Surely Apple Inc. would like “i” to be chosen Prefix of the Year, though a report titled i984 that was left by mistake in a Cupertino bar, the company would also like to trademark the first person pronoun to prevent anyone else on earth—or as the company calls it, iWorld—from using the word in a non-Apple context. Unfortunately, according to the International Association of Lexicographers, or iLex, a word that is the property of a major global corporation cannot be eligible for WOTY honors. 

 

Jobs easily beat out Osama Bin Laden for the 2011 Name of the Year. Below: Before it becomes Prefix of the Year, Apple would like to trademark the letter “i,” according to the recently leaked company white paper, i984. On a more positive note, Apple finally dropped its claim that calling multimillionaires the “1%” infringed on a statistics app called the i% that it is developing.

 

Word of the year nominees often come from major news stories or developments in popular culture. 2011 candidates included bailout, fracking, retweet, meltdown, and bunga-bunga (that’s Italian slang for an obsolete meaning of occupy). It’s noteworthy that Italian premier Silvio Berlusconi had to resign not because he was charged with consorting with underage prostitutes at bunga-bunga parties, but because of his country’s mismanaged finances—so much for being a member of the 1%.

Even though many former WOTY winners resonate with the times (truthiness, blog, roadside bomb, and 9/11), some of them never gain traction (bush lips, plutoed, hypermiling, and locavore). That’s why it’s important to pick a Word of the Year that people both recognize and understand. Dictionary.com’s choice of tergiversate as its WOTY fails in that regard. Tergiversate is supposed to reflect the ups and downs of the year, but the unfamiliar word, which is rare enough to be part of the English lexicon’s equivalent of the 1%, really means ‘desert, retreat, or change one’s mind,’ not ‘be at the whim of fickle fortune.’

Volatility, ‘readiness to evaporate or disappear,’ seems a more apt description of the here-today-gone-tomorrow year gone by. We already know what volatility means, making it a word of the 99%, plus it’s a fitting sequel to last year’s Word of the Year, WTF, and it serves as a dramatic reminder to the 1% that a simple spin of the dial could evaporate enough of their fortunes so they wind up crushed by Fortune's Wheel.

  Wheel of Fortune

As the world turns: In Boethius’s revolutionary memoir, “Occupy the Middle Ages,” Lady Philosophy tells Boethius, who went from being in the 1% to being thrown in jail, that life is like a game of Chutes and Ladders: one minute, you’re on top, the next, not so much. Perhaps volatility, the 2011 word of the year, will remind today’s 1% that a simple spin of the Wheel of Fortune (rota fortunae) could suddenly drop them deep into 99% territory.

 Note du blog : Une explication des termes employés dans cet article :

 

401 K

Le système d’épargne retraite des Etats-Unis. Il tire son nom de la section 401(k) de l'Internal Revenue Code (« code fiscal national »), texte principal du droit fiscal américain.

 

Geiger counter

 

Compteur Geiger, pour mesurer un grand nombre de rayonnements ionisants. Cet instrument de mesure fut imagine vers 1913 par Hans Geiger.

 

Chutes and Ladders

 

 

Serpents et échelles

(un jeu connu aussi comme « Snakes & Ladders »)

Tea Party

&

Occupy Wall Street

 

Poster-child

Des mouvements sociopolitiques de droit et de gauche aux Etats-Unis.

Voir l’article publié sur ce blog, « Chroniques du tsunami financier »,  le 28 octobre 2011

 

figure emblématique

 

Nuclear meltdown

 

Voir l’article publié sur ce blog, le 27 mars 2011

 

Festival XYZ

 

Ce festival, créé par Eric Donfu en 2002, célèbre chaque année, la troisième semaine de novembre, un mot et un son nouveau. Par son "mot nouveau de l'année" ce festival d'hiver apporte sa contribution en musique et en textes à une langue vivante et sonnante… Le Français. En y associant un son nouveau, elle va plus loin encore dans le déchiffrement du mot Mot (mo), n.m. (lat. vulg. mottum, mot et grognement, du v. muttire, grogner, murmurer). Son articulé, composé d’une ou plusieurs syllabes réunies. Ce festival se tient à Paris et au Havre, mais aussi là ou vous êtes.

Voir l’article publie par le journal anglais « The Guardian », le 27 novembre 2011, intitulé « Académie Française challenged to update language with fresh bons mots »

http://www.guardian.co.uk/world/2011/nov/27/academie-francaise-challenged-new-words

 

(to) tergiversate

 

Tergiverser, être équivoque, varier d’opinion, changer d’idée

 

Cupertino

 

Le siège social de la société APPLE

 

 

*Note etymologique:

Dans les années 1590, « beau et léger », et aussi « s'évaporant vite » (vers 1600), du moyen français volatile, lui-même dérivé du latin volatilis « flottant, éphémère, volant », issu du participe passé du verbe volare, « voler », d'origine inconnue. Le sens de « volontiers changeant, inconstant » est relevé pour la première fois dans les années 1640. En moyen anglais, volatiles désignait « les oiseaux, les papillons et d'autres créatures ailées » (vers 1300).

2011: The Year in Words – Merriam Webster

Defining Moments: In politics, culture, sports and more, these words were increasingly looked up because of events in the news.

January 8: "Vitriol"

After the shooting of Representative Gabrielle Giffords…

January 13: "Tawdry"

When Sting used the word to describe his passionate…

January 22: "Mercurial"

After Keith Olbermann suddenly announced…

February 1: "Inclement"

As a major snowstorm approached the midwest and northeast U.S….

February 7: "Rampart"

Before the Super Bowl, Christina Aguilera sang the national anthem…

February 8: "Caliphate"

After Glenn Beck used it to speculate on the outcome of…

February 22: "Martyr"

When Muammar el-Qaddafi reacted to the Libyan uprising…

February 25: "Charlatan"

After Charlie Sheen called a radio show to offer his opinions…

March 14: "Disposition"

As a pop song gained new exposure in other forms…

March 11: "Prefecture"

Reports on the disasters in Japan focused on…

March 19: "Perigee"

When a full moon occurs in close orbit…

March 31: "Insidious"

As publicity increased for a new horror film…

April 6: "Furlough"

With the prospect of a federal government shutdown…

April 12: "Consubstantial"

As a controversy emerged over a prayer of the Mass…

April 15: "Ersatz"

When a Statue of Liberty's Las Vegas origins were revealed…

April 26: "Hegemony"

After the Chinese Premiere described his nation's outlook…

May 2: "Martyr"

Bin Laden's death raised questions about how radicalized Muslims…

May 10: "Amicable"

After a high-profile couple announced their separation…

May 16: "Godspeed"

During the final mission of the Space Shuttle Endeavour…

May 21: "Rapture"

When the end of the world did not take place…

May 31: "Carcinogenic"

After a report about possible dangers of cell phone use…

June 6: "Lewd"

During the scandal involving Congressman Weiner…

June 13: "Schadenfreude"

After the Dallas Mavericks won the NBA championship…

June 23: "Indubitably"

When a contestant on "So You Think You Can Dance"…

June 25: "Marriage"

After New York State legalized same-sex marriage…

July 6: "Haboob"

When a massive dust storm rolled through Phoenix…

July 11: "Sartorial"

During the British royal couple's visit to North America…

July 15: "Chutzpah"

After Congresswoman Michele Bachmann used the word…

July 28: "Ignominious"

After Alex Trebek chased after a thief in the night…

August 3: "Balaclava"

After reports of a hoax involving a "collar bomb"…

August 10: "Anarchy"

Because of the riots in London and other UK cities…

August 15: "Coddle"

When Warren Buffett published a piece about taxing the super-rich…

August 23: "Temblor"

After an earthquake rattled the East Coast of the U.S….

August 26: "Batten"

As Hurricane Irene approached the U.S. coast…

September 6: "Loathe"

After Madonna ungraciously received a gift of flowers from a fan…

September 15: "Culture"

Students arriving at college were greeted, as usual, with…

September 20: "Clemency"

When Georgia's pardon and parole board "denied clemency"…

September 27: "Champion"

After a hockey player celebrated a Stanley Cup victory…

October 6: "Mercurial"

With the passing of Steve Jobs, a man known for…

October 11: "Oblique"

After two baseball players injured theirs during the playoffs…

October 17: "Manslaughter"

When the trial of Michael Jackson's doctor resumed…

October 21: "Pariah"

Many obituaries for Libyan leader Muammar el-Qaddafi…

November 1: "Referendum"

When Greece announced a surprise decision to hold…

November 5: "Curmudgeon"

With the passing of "60 Minutes" commentator Andy Rooney…

November 15: "Smarmy"

In a new book about the Casey Anthony trial, a prosecutor…

November 21: "Après moi le déluge"

When a commentator used it to critique Washington's politics…

November 30: "Disburse"

When Europe unlocked frozen bailout money…

December 7: "Blasphemy"

After a Saudi Court sentenced a man to 500 lashes for…

December 14: "Zany"

Mitt Romney used it while commenting about Newt Gingrich…

December 21: "Yuletide"A Christmas word that wasn't always about Christmas…
December 27: "Qi"Perhaps because of Scrabble and Words With Friends…

Un Père Noël nommé Santa

  de la plume de Dussert*  
  Capture d’écran 2010-12-17 à 20.20.22  

                                                                     

* Notre critique invitée est  une traductrice professionnelle, diplômée en littérature française, née en France, vivant en  Angleterre  depuis de longues années. 
Imprégnée des deux cultures, elle  est adepte du grand écart linguistique.

Capture d’écran 2010-12-17 à 20.06.31
Jan Steen. La Saint-Nicolas. c. 1660-65.
Huile sur toile, 82 x 70.5 cm. Rijksmuseum, Amsterdam,Hollande

La tradition de l’échange de cadeaux au solstice d’hiver remonte aux temps anciens. Aujourd’hui, le christianisme étant passé par là, les cadeaux sont distribués à la noël, par les diligents services du Père Noël. Mais il n’en fut pas toujours ainsi….

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Tant sont allés tant sont venus
Que sur le soir se sont perdus
S’en sont allés chez le boucher
Boucher voudrais-tu nous loger ?

Mimant les paroles chantées par le chœur, trois petits bouts courent de ci de là, guidés par une monitrice qui leur explique les mouvements devant les amener fatidiquement à la sinistre porte du boucher… Ils préparent une représentation de La Légende de St. Nicolas pour marquer le six décembre, fête du saint patron des enfants. 

  Legende Saint Nicolas  

Légende et tradition

…Porte sinistre car la Légende, plus proche du conte de Grimm que du catéchisme, veut que le boucher tue les gosses pour en faire du jambon. Il les conserve au saloir jusqu’au jour où le Saint, évêque de son état, passant par là au cours d’une tournée épiscopale s’invite chez le boucher, le confronte à son crime et ressuscite les enfants.

  Capture d’écran 2010-12-17 à 20.09.06Gentile da Fabriano
Episodes de la vie de Saint Nicolas de Bari (Musées du Vatican) 

Nous sommes dans les années cinquante et, dans le Nord et l’Est de la France, comme en Belgique et en Allemagne, c’est Saint Nicolas qui apporte les cadeaux – le six décembre. Ce matin-là, les enfants se lèvent sans regimber et se hâtent vers la cheminée où ils découvrent les cadeaux placés dans leur chaussure. 

Pour autant, le Saint évêque n’est pas seul : il est escorté de son âne, bâté pour le transport des cadeaux, et du Père Fouettard, son acolyte, exécuteur des hautes œuvres, chargé de punir  les garnements qui méritent une bonne correction plutôt qu’un cadeau. Dans de nombreuses familles, les enfants ont laissé la veille, aux abords de la cheminée, une carotte pour l’âne et une douceur pour Saint Nicolas – disparues au matin sans laisser de traces, bien sûr ! Que d’histoires circulant dans la cour de récréation, ce 6 décembre : Pierrot avait été tiré du lit sans cérémonie pour tâter du fouet du père Fouettard et Jeannot n’avait rien eu cette année, Saint Nicolas estimant qu’il n’était pas assez gentil… l’authenticité de ces racontars n’est pas avérée mais elle s’explique par la menace souvent faite aux enfants récalcitrants.

Mais qui était Saint Nicolas?

Saint Nicolas de Myre fut, au quatrième siècle de notre ère, l’évêque de Myre l’actuelle Derme, en Turquie. À l’arrivée des Sarrasins ses reliques, qui attiraient déjà les foules, furent transférées à Bari, ville Italienne qui lui donna aussi son nom.

Ce saint dont on sait fort peu de choses jouit d’une popularité qui fait une unanimité bien rare parmi les traditions chrétiennes. On lui a dédié de nombreuses églises aussi bien en Russie (orthodoxe) qu’en Belgique et en France (catholiques) ou qu’en Hollande ou en Angleterre (protestantes). À Bari la procession en l’honneur de ses reliques attirait de Russie, dont il est patron tutélaire, de nombreux pèlerins, même aux temps où l’œcuménisme n’était guère de mise. La Grèce et  la Lorraine se veulent aussi sous sa protection. 

Même la présence de notre évêque au concile de Nicée est disputée ; mais toutes les légendes le concernant s’accordent sur sa bonté et une générosité sans limites. Outre le miracle du saloir qui en a fit le patron des enfants et des écoliers, on raconte qu’il fournit la dot nécessaire au mariage de trois filles pauvres – en lançant par leur fenêtre des sacs d’or qu’elles auraient trouvé dans leurs bas ou dans leurs chaussures, d’où la tradition d’y placer les cadeaux. Ainsi patron des célibataires, il est aussi, pour d’autres miracles, patron des marins et des prisonniers.

Et le Père Noël dans tout ça ?

En Belgique et en Hollande, Saint Nicolas demeurera le grand pourvoyeur de cadeaux pour les enfants qui reçoivent aussi des Saint Nicolas, mitrés et crosse en main, en chocolat ou en pain d’épice. Si en France ce rôle échoit désormais au Père Noël le 25 décembre, les enfants des provinces du Nord et l’Est ne continuent pas moins à en recevoir des gâteries le 6 décembre.

 

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Il faut dire qu’avec la Loi de Séparation de l’église et de l’état de 1905, la sécularisation est si intense que l’introduction de tout élément religieux dans l’éducation publique y fut vigoureusement pourchassée (le voile islamique n’en est qu’un récent avatar). Bref, l’arrivée en grandes pompes d’un prince de l’église dans les écoles publiques aurait fait désordre – Il est à noter que l’Alsace et la Lorraine, territoires allemands entre 1870 et 1918 bénéficient d’un régime différent, insoucieux des activités de Saint Nicolas (Nikolaus pour les germanophones, Klaus pour les intimes !). 

Le Père Noël, apparu en France au début du vingtième siècle, commence vraiment sa marche victorieuse après la deuxième guerre mondiale, le plan Marshall, la popularité et les importations américaines. C’est lui qui la veille des vacances distribuera aux enfants des écoles les friandises coutumières. Or, ce Father Christmas, alias Santa Claus, ce bienfaiteur des enfants américains arrivait tout droit de Hollande … où encore aujourd’hui, Sint Nikolaas/Sinterklaas, notre Saint Nicolas règne suprême sur les fêtes enfantines. 

La conditionnalité qui accompagnait les cadeaux de la Saint Nicolas explique peut-être aussi son effacement. L’aspect le plus important, et le plus gracieux, des cadeaux de noël, n’est-il pas leur gratuité ? L’idée même du don ? La Pédiatre-psychanalyste Françoise Dolto expliquait que le rôle du Père Noël était d’apporter les cadeaux anonymement donc d’apprendre aux enfants qu’il existait une sorte de don qu’on ne pouvait remercier vraiment qu’en agissant de même. Et en ce sens, Le Père Noël personnifie au mieux la générosité fondatrice de Saint Nicolas, son alter ego.

De l’importance d’un jambage…

 

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En 2006, le forum linguistique ABC de la langue française (languefrancaise.net) a accueilli un débat sur les deux formes du même substantif français: dilemme et dilemne.

L'un des commentaires publié a été le suivant: 

« Après une rapide vérification, il s'avère bel et bien que le mot "dilemne" n'existe pas, et que c'est 'dilemme' qu'il faut employer ! Mais alors si quelqu'un peut me dire d'où vient cette erreur, apparemment commune, il (ou elle) aura droit à ma considération distinguée …

Oserais-je demander l'étymologie de ce mot ?” [1]

Un autre intervenant a répondu:

L'orthographie normale du mot est dilemme mais il existe aussi la variation dilemne. Je crois qu'elle n'est pas fausse en principe mais elle ne se trouve pas dans les dictionnaires et est employé très rarement dans la littérature.

Selon tlfi, Balzac, Sand et Hugo aussi ont utilisé la forme dilemne dans leurs œuvres. Si "dilemne" est pourtant une faute, elle doit être typiquement française.
En allemand, il n'existe que "Dilemma", en italien et en anglais "dilemma", en espagnol "dilema" et en polonais "dylemat"…

 

Mais, le référence qui vient d'être faite à la langue anglaise dément la réalité d'un débat qui existe quant à la graphie « dilemna » et « dilemma » – tout au moins à la maison, entre mon épouse et moi. (Nous avons tous deux fréquenté d'excellentes écoles de la ville où nous avons tous deux grandi, mais on m'a appris à écrire « dilemna », alors qu'on enseignait à ma femme la forme « dilemma ».) 

Le prestigieux site WORLD WIDE WORDS a publié la question suivante:

My daughter, who lives in the Cayman Islands and works in the media, asked me the other day whether dilemma is ever spelt dilemna. Apparently her boss insisted that it was and my daughter said that she had a residual memory of having been taught that at school. Good grief, what schools did I send her to? Do you have any views or comments on this?

Le rédacteur du blogue, Michael Quinion, a fourni l'explication suivante:

This is very strange. A search in mailing lists showed that many other people also report they had been taught that spelling, though always told that it was pronounced as though with a double M. The error has been reported both in the US and in the UK.

There is no doubt about the correct spelling: the word is Greek, from di-, twice, plus lemma, a premise. It has always been spelled that way, at least according to the dictionaries that I’ve consulted, ancient and modern (it dates from the sixteenth century as a term in rhetoric). Though the Oxford English Dictionary is usually punctilious in recording variant forms, it doesn’t note any alternative spellings other than the French dilemme, which was sometimes used early in its English history.

The spelling dilemma is certainly rife today. It’s easy to find thousands of examples by searching newspaper and book archives. Of these, a large number, certainly a significant majority, are misprints or simple errors. The reason for it seems to be a mental confusion with other words in English that are spelled with mn but said as mm, including autumn, hymn, condemn, solemn and column. It’s all too easy to miss as a typographical error because mm and mn look so similar on the printed page. This visual confusion could be part of the reason why so many people, having learned the wrong spelling, fail to correct themselves when they notice the properly-spelled form.

It’s not just in English that the problem is known. In French it sometimes appears as dilemne instead of dilemme. Native French speakers have reported that they, too, were taught the wrong form. It is frequent enough that it appears in lists of common spelling mistakes. In French, it’s said to be the consequence of a false comparison with indemne.

I’ve not found any example of a spelling book or primer that has the dilemna version. Anyone who taught that form must have been perpetuating what they had learned without reference to any book. In view of the very large number of historical examples, it makes me wonder if the variant spelling has persisted in the language for many generations, unnoticed by dictionary makers or repeatedly dismissed as a simple error.

https://www.worldwidewords.org/qa/qa-dil1.htm

Enfin, dernièrement j’ai rédigé pour nos lecteurs un  article intitulé “Les dilemnes de l’interprétation.” Or, aucun d’entre eux n’a réagi à cette erreur apparente ! (Entretemps, je l’ai corrigée sur le blog.)

Jonathan GOLDBERG

Note:

Curieusement, les ouvrages spécialisés ne traitent pas du problème, ne serait-ce que pour adresser une « mise en garde ». Ainsi, Hanse [2] consacre près d'une page au mot dilemme, sans signaler l'existence d'une forme aussi fautive qu'usitée. Comme Michael Quinion, je suis tenté de penser que c'est le doublement de la consonne m et la ressemblance avec indemne qui, en français, est à l'origine du mal. Si, comme en espagnol, on s'était débarrassé de ce double m, et si le mot s'écrivait « dilème », personne n'aurait jamais eu l'idée d'écrire dilemne, en oubliant un jambage en route. Certes, on peut s'autoriser de Balzac, de Sand ou de Victor Hugo pour prétendre qu'il s'agit d'une variante, mais le Maître suprême, le Correcteur orthographique, ne l'acceptera pas!  .

 

Jean LECLERCQ

 


[1]    Le mot juste s'attirera à peu de frais la considération distinguée de cet intervenant en précisant que dilemme vient du grec dilêmma: di: deux et lêmma: proposition. Dans un premier sens, il signifie une double proposition, une alternative; et, dans un second sens, il en est venu à désigner un choix particulièrement difficile (voire cornélien) entre deux solutions, deux attitudes, deux prises de position. 

[2]    Hanse, Joseph. Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques. Les  Éditions Baude, Bruxelles (1949), pp.249-250.

Retour sur 2011 et Bonnes Fêtes

aux lecteurs de Le Mot Juste en Anglais

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Le Mot Juste en Anglais a vu le jour fin 2009 avec la collaboration d'une jeune française talentueuse, Laura Vallet. En décembre dernier, Laura et moi avions le plaisir de souhaiter de Bonnes Fêtes de Fin d'Année aux lecteurs de ce blog.

Cependant, en raison de ses études, Laura a dû récemment renoncer à sa collaboration. Laura étudie actuellement un second Master à l'Université de Lyon. Elle a déjà obtenu le premier avec la mention « Très Bien ». Une carrière prometteuse lui tend donc les bras ; mais je suis persuadé qu'un jour prochain, elle trouvera à nouveau le temps de renouveler sa contribution au blog. Son retour sera toujours le bienvenu.

Courant 2011, le blog s'est enrichi de l’apport actif et régulier de trois autres français formidables, tout aussi talentueux et pleins de bonne volonté : Julien De Vries de Tokyo, Jean Leclercq de Divonne-les-Bains (Ain) et Anne Gilmé de Hobart, en Australie. En dépit de cette dispersion géographique et des différences d’âge et d’occupation [i], ces trois blogueurs associés ont un point commun très marqué : leur expertise linguistique. Ces trois linguistes hors pair me permettent de renouveler sans cesse les articles de Le Mot Juste en Anglais, et de maintenir le blog très vivant.

Enfin, j’apprécie tout autant l’apport et les compétences de Nathalie Nédélec-Courtès, traductrice littéraire, qui vit dans le Finistère (Bretagne). Je lui demande parfois de réécrire des articles que je rédige directement en français — qui n’est pas ma langue maternelle — ou de m'éclairer sur différentes questions de langue française. Malgré des emplois du temps bien remplis,  Anne, Jean, Julien et Nathalie me répondent toujours de manière positive et avec la plus grande gentillesse.

J'espère que cette remarquable association linguistique continuera l'an prochain pour le plus grand bénéfice de nos lecteurs.

Merci également à tous nos invités et à nos lecteurs qui contribuent à rendre ce blog vivant par leurs articles et leurs commentaires. Et enfin merci à vous tous pour votre fidélité. 

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dessin : M. Le BERRE

Au nom du blog, des collègues et amis susmentionnés, je vous souhaite, chers lecteurs, où que vous soyez dans le monde, d'Excellentes Fêtes de Fin d'Année.

"May you always have walls for the winds,
a roof for the rain, tea beside the fire,
laughter to cheer you, those you love near you,
and all your heart might desire."

(Irish blessing)

Jonathan, Los Angeles.


[i]  Julien  a étudié les Sciences Politiques et le Droit international et communautaire dans le Nord de la France. Il a aussi vécu et étudié à Turku (Finlande) et à Kyoto (Japon) où il a développé sa maîtrise des langues étrangères et de la communication internationale. Julien a une expérience internationale de plus de dix ans en localisation (production de documentation multilingue, etc…).

Jean, traducteur chevronné, a commencé sa carrière il y a 45 ans. Après des études de Lettres et de Droit, les circonstances de la vie l'ont orienté vers la traduction. Ses connaissances linguistiques et historiques sont remarquables, ainsi que son énergie intellectuelle.

Anne est traductrice freelance anglais-français. Ses domaines de prédilection sont le marketing et le développement durable. Elle est également la co-auteur d’un cours en ligne sur la culture française, destiné à tous ceux qui souhaitent s'installer, travailler ou étudier en France. http://globalcoachcenter.com/index.php?option=com_content&view=article&id=279&Itemid=87

 Nathalie est titulaire d'une Maîtrise de Lettres Erasmus (University College, Cork, Irlande / Rennes II) et travaille de l'espagnol, de l'italien et de l'anglais vers le français. Elle est aussi l'auteur d'un conte en langue anglaise. Sa passion du livre et des mots est née très tôt. En primaire déjà, le nez entre les pages, Nathalie rêvait de mondes imaginaires et d'horizons lointains.  Merveilleux souvenir que ces lectures d'enfance…


 

 

Critique de livre lexicographique

Dictionaries: A Very Short Introduction,
par Lynda Mugglestone (Oxford University Press, 2011)

En moins de 150 pages, Lynda Mugglestone fait le tour de la lexicographie, qui est l’art d’établir des dictionnaires.

Dans le premier chapitre, elle définit la fonction du dictionnaire. Celui-ci ne se borne pas à cerner le sens des mots, mais indique aussi  leur prononciation, leur origine, leur étymologie, leur nature grammaticale, les variations qu’ils subissent (conjugaison, pluriel, etc.), leur usage et leur registre. Ouvrage utilitaire, le dictionnaire ne se lit pas, mais se consulte.

La définition revêt différentes formes. L’auteur établit une distinction entre les définitions classiques, elliptiques, destinées aux locuteurs natifs, et les définitions qui prennent la forme de phrases complètes, destinées aux apprenants.

L’auteur aurait pu illustrer la définition classique, par exemple en reprenant  l’article de l’Oxford Concise Dictionary consacré au verbe expel : « 1 force or drive out. 2 force (a pupil) to leave a school. » On remarque que la première définition est peu explicite et que la seconde l’est davantage parce qu’elle a recours à un co-occurrent (a pupil). En revanche, les définitions du Collins COBUILD Dictionary sont concrètes : « 1 If someone is expelled from a school or organization, they are officially told to leave because they have behaved badly. […] » Pour comprendre les définitions de l’Oxford, il faut déjà connaître de sens du mot.

Dans le deuxième chapitre, l’auteur retrace l’histoire du dictionnaire, qui se présentait sous la forme de tablettes d’argile à Sumer, 2000 ans avant notre ère. Le support devint ensuite le manuscrit, l’ouvrage imprimé, le CD-Rom, le Web, et l’application sur le téléphone intelligent et, juste retour des choses, la tablette… numérique.

L’auteur présente ensuite la démarche prescriptive (« comment il faut s’exprimer ») et la démarche descriptive (« comment l’on s’exprime »). La première est privilégiée par l’Académie française, dont le premier dictionnaire est publié en 1694, tandis que Samuel Johnson (1755) considère que si les académies publient des versions successives de leurs dictionnaires, c’est parce que la langue évolue.

Johnson se fondait sur des textes et en présentait des extraits à titre d’illustration. Pour leur part, les lexicographes modernes utilisent des corpus de textes informatisés et ne sont plus uniquement tributaires de lectures dont la nature ne reflète pas nécessairement la langue prise dans sa totalité. Cependant, j’estime que, s’il est commode de définir un terme en recourant à une liste d’exemples, la lecture de textes divers, au cours de laquelle les mots surgissent de façon aléatoire, oblige le lexicographe à remettre constamment son ouvrage sur le métier, alors que l’utilisateur de corpus rédige son article une fois pour toutes.

Dans le troisième chapitre, consacré aux techniques du lexicographe, l’auteur aborde la structure des dictionnaires, l’influence des dictionnaires les uns sur les autres (qui peut aller jusqu’au plagiat), la méthode de travail de Samuel Johnson, l’aide offerte par les corpus.

Les chapitres 4 et 5 portent notamment sur l’autorité du dictionnaire et la validité des définitions. Ces dernières évoluent avec les mœurs et les idées du temps.

Le dernier chapitre envisage l’avenir. Le dictionnaire n’est plus toujours un livre et est souvent offert gratuitement sur le Web. Dans ce cas, il peut être le fruit d’un travail collectif d’auteurs qui ne sont pas lexicographes (Urban Dictionary, par exemple). Par ailleurs, des dictionnaires sont inclus dans des logiciels de traitement de texte et des liseuses.

En conclusion, ce livre est une riche source d’informations sur le thème du dictionnaire. On y apprend par exemple qu’un dictionnaire néerlandais compte 43 volumes, que plus de 30 000 tablettes d’un dictionnaire sumérien ont été conservées et qu’un dictionnaire latin-français du XVe siècle comptait plus de 45 000 entrées. Les 16 illustrations ne manquent pas non plus d’intérêt : l’une d’elles reproduit une page des épreuves de la première édition de l’Oxford English Dictionary.

René Meertens

 

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René Meertens est un traducteur de langue française qui travaille principalement à partir de l’anglais. Il a été employé par l’ONU, l’Unesco, la Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé. 

René est l'auteur, entre autres livres, du "Guide anglais-francais de lsa traduction." En outre, il a son propre blog, « Traduction anglais-français », où chaque article soumis en anglais est traduit en français, ce qui permet aux lecteurs de voir un traducteur expérimenté à l’œuvre. http://vieduguide.blogspot.com/

René a rédigé cette analyse à la demande de «Le Mot Juste en anglais».

 

 livre supplentaire (en anglais) sur le même sujet :

Lexicography
The Lexicography of English
Henri Bejoint,  April 2010