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La reine Élizabeth II fait son Brexit pour s’installer au Canada

A la suite de l'article intitulé « Alexander Boris de Pfeffel Johnson a la langue bien pendue »,  que nous avons publié le 24 juillet, voici encore un article sur l'élection de Boris  Johnson comme Premier Ministre de Grande Bretagne, et voici encore une belle traduction par notre linguiste du mois de septembre 2017, Valérie François, a partir d'une annonce imaginaire de l'humoriste américain, Andy Borowitz, dans sa rubrique sur le New Yorker.

 

Johnson helmet

Boris Johnson

Elizabeth scowl 3

  Élizabeth II

     
  Valerie cartoon Borowitz-andy
  Valérie François Andy Borowitz

 

LONDRES (Rapport Borowitz) – La Reine Elizabeth II déménage « immédiatement » au Canada et devrait y résider à plein temps d’ici la fin de la semaine, a confirmé mardi le Buckingham Palace.

La reine n’a donné aucune raison pour ce déménagement, mais le palais a indiqué qu’elle faisait ses valises depuis plusieurs semaines.

Signe que la décision de la reine est irrévocable, le palais a révélé que ses corgis bien-aimés avaient déjà été transportés par avion à Toronto.

Dans une brève déclaration d’adieux au peuple britannique, la reine a expliqué pourquoi elle avait choisi le Canada comme nouvelle patrie. « Nous parlons la même langue et notre portrait apparait sur leur monnaie », a-t-elle déclaré.

Elle a affirmé qu’elle n’avait « aucun regret » à abdiquer le trône en faveur de son fils, Charles. « À ce stade, il n’y a rien qu’il puisse faire qui rendra le Royaume-Uni encore plus chaotique qu’il ne l’est déjà », a-t-elle déclaré.

Mise a jour, 6 septembre 2019

The New Yorker, BORIS JOHNSON'S BREXIT CARNAGE

"The symbolism of the physical state of the Palace of Westminster, where Parliament meets, was almost too crude this week. Big Ben was sheathed in layers of scaffolding and black construction netting. Great sections of the old complex were barely visible under plastic sheets. Inside, corridors were cluttered with plywood and temporary construction barriers. It looked like the scene of a disaster, which it was."

 

Lecture suppleméntaire :

Shambles, mayhem, bedlam - en Grande-Bretagne et en France

Boris Johnson fait face au risque d’éclatement du Royaume-Uni
Le Monde, 30.8.2019

Le rôle des sous-titres dans l’apprentissage des langues étrangères

Valerie (square) 2 Feb 2019

Nous sommes heureux de retrouver notre contributrice fidèle, Valérie François. Valérie a été notre linguiste du mois de septembre 2017Elle a obtenu une maîtrise (master 1) en Langues Étrangères Appliquées (anglais/allemand) de l'Université Sorbonne Nouvelle (Paris III) puis un master 2 en management des affaires internationales de l'École de Commerce CESCI à Paris. 

Après onze années d'expérience en entreprise, dans l'export, la traduction et l'informatique, appliqués aux secteurs de la santé et des sciences de la vie, à Paris et à Dublin, Valérie s'est installée à son compte comme traductrice en 2015 à Málaga en Espagne, où elle vit depuis quatre ans pour apprendre et découvrir une nouvelle langue et culture, et élever ses deux enfants nés en Irlande dans un environnement trilingue.

Le site de Valérie est accessible à l'adresse http://www.FrenchTranslations.eu

———————-

Les sous-titres affichés sur les écrans de télévision ou de cinéma sont d’une aide certaine pour différents types d’audience, selon l’intérêt que chacun souhaite leur porter. Pourtant, ceux-ci, par leur contenu ou leur utilité même, sont souvent critiqués. À l’instar du film récent S-t Roma poster « Roma » du réalisateur mexicain Alfonso Cuarón, dont les sous-titrages en français et en espagnol (castillan) se sont trouvés au cœur de polémiques. À la différence du film lui-même, qui a reçu d’excellentes critiques et a remporté dernièrement l’Oscar, décerné par l’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma, du meilleur film en langue étrangère (non anglais), du meilleur réalisateur et de la photographie, les sous-titres du film, en français et en espagnol notamment, ont été critiqués à différents égards (exemples : article relatant des sous-titres en français du film Roma et article du site El País relatant des sous-titres en castillan du film).

 

S-t molestia

Dans les paragraphes qui suivent, je souhaite mettre en lumière l’intérêt du sous-titrage1, comme une pratique parmi d’autres de transfert linguistique des œuvres audiovisuelles, pour les apprenants d’une langue étrangère en particulier.

Les sous-titres sont de types multiples et il existe différentes classifications. Dans la classification linguistique des sous-titres, les sous-titres les plus répandus sont appelés « sous-titres interlinguistiques », ou « narratifs ». Ces sous-titres sont présentés dans une langue différente de celle des dialogues. Il s’agit de la traduction des dialogues d’un film de langue étrangère vers la langue locale sous forme de texte affiché à l’écran. Ceux-ci sont largement utilisés au cinéma. Les sous-titres dits « intralinguistiques » ou « bimodaux » sont une autre catégorie courante de sous-titres utilisés dans les médias. Ces derniers sont une transcription écrite de la totalité du contenu sonore (y compris les aspects verbaux, non verbaux ou para-verbaux) et s’adressent à l’origine aux personnes sourdes et malentendantes. Ils sont aujourd’hui beaucoup utilisés par les apprenants d’une langue étrangère dans les programmes télévisés et diffusés numériquement. Toujours dans cette même classification, il existe une troisième catégorie de sous-titres appelée « sous-titres bilingues », utilisés dans les régions où l’on parle deux langues (par exemple, à Bruxelles, où les sous-titres sont en français et en flamand, et en Finlande, où les sous-titres sont en finnois et suédois, le suédois étant la langue officielle du pays à égalité avec le finnois). Il existe d’autres catégories et classifications des sous-titres qui revêtent également une utilité ou un intérêt particulier ne faisant pas l’objet de cet article. Les sous-titres auxquels il est fait allusion dans la suite de cet article se rapportent indifféremment aux types de sous-titres cités précédemment.

De nos jours, de nombreux contenus cinématographiques et programmes audiovisuels sont offerts dans plusieurs langues, par des procédés (parmi les plus usités en Europe) de doublage, de sous-titrage ou de voice-over (demi-doublage2). Depuis 2007, l’Union européenne a souligné le potentiel du sous-titrage pour l’apprentissage des langues : « Le sous-titrage est un instrument fabuleux pour aider les personnes à apprendre des langues avec facilité et plaisir » (Commission européenne 2007, art.2). Dans une étude datant de 2011, elle s’est intéressée en particulier à la corrélation entre les pratiques courantes de transfert linguistique des œuvres audiovisuelles étrangères dans les pays européens, par exemple, le doublage et le sous-titrage, et les niveaux de compétences linguistiques dans ces pays. Cette étude, menée par la direction générale de l’éducation et de la culture de la Commission européenne et intitulée « Étude sur S-t Etudel’utilisation du sous-titrage », a analysé le potentiel du sous-titrage pour encourager l’apprentissage et améliorer la maîtrise des langues étrangères (EACEA/2009/01). Elle indique en premier lieu que le sous-titrage est la pratique de transfert linguistique la plus répandue en Europe au cinéma, et dans une moindre mesure, à la télévision, en particulier dans les pays du Nord et de l’Est de l’Europe. Vient ensuite le doublage, qui constitue la pratique dominante au cinéma en Espagne et en Italie par exemple, et la pratique dominante à la télévision pour la France, l’Espagne et l’Allemagne, par exemple. En France, la pratique la plus courante utilisée au cinéma est celle de la double version : les copies des films étrangers, qu’ils soient européens ou américains, sont distribués à la fois en version sous-titrée et en version doublée. Les données se rapportant spécifiquement à la télévision sont illustrées dans le schéma ci-contre.

S-t carteDans cette carte de l’Europe, les pays en rouge sont ceux dans lesquels le doublage prédomine, ceux indiqués en jaune sont les pays à tradition de sous-titrage, les pays en vert sont ceux dans lesquels le voice-over domine. Les pays en bleu (Malte et Luxembourg) sont ceux dans lesquels les versions originales uniquement sont utilisées. Le choix d’une technique au détriment d’une autre dans chaque pays (de manière générale, adoptée en premier lieu pour le cinéma, en découlant ensuite la méthode adoptée pour la télévision) est souvent la conséquence directe de décisions prises dans les années 20-30, les raisons pouvant être politiques, économiques ou historiques3. L’une des conclusions importantes de cette étude est qu’il existe une corrélation entre les pays présentant une meilleure maîtrise des langues étrangères (en particulier, l’anglais) et la tradition du sous-titrage par rapport au doublage. D’après cette étude, dans les pays ayant une tradition du sous-titrage, l’examen (tant l’examen objectif que l’auto-évaluation auxquels se sont soumises les personnes interrogées) du niveau des locuteurs de langues étrangères a révélé des capacités supérieures des locuteurs à converser dans une langue différente de leur langue maternelle. À l’inverse, dans les pays optant principalement pour le doublage, cette évaluation a montré de moins bons résultats (Commission européenne 2011:11).

D’autres études vont dans ce sens. Par exemple, une étude a analysé les facteurs expliquant les niveaux plus avancés de maîtrise de l’anglais comme langue étrangère dans les pays d’Europe. Parmi ces facteurs étaient cités la similitude linguistique de l’anglais avec la langue locale, les dépenses en éducation par tête et la qualité du système d’éducation, mais le facteur le plus important était le mode de traduction des films dans chaque pays. Il a été prouvé que le niveau d’anglais était meilleur dans les pays où la télévision offrait des programmes en version originale avec sous-titres. De plus, les bienfaits du sous-titrage se complémentent à l’apprentissage en classe, et les élèves des pays à tradition de sous-titrage bénéficient plus encore de leurs cours d’anglais (Subtitling and English skills, Rupérez Micola, Bris, Banal-Estañol, Mars 2009, p.3). Les bienfaits de la méthode du sous-titrage par rapport à d’autres méthodes d’apprentissage, comme la traduction, sont démontrés dans un nombre croissant d’études, qui ont analysé les effets positifs du visionnage de matériels audiovisuels sous-titrés sur l’acquisition d’une langue étrangère. Certains suggèrent que les spectateurs, en lisant dans leur langue maternelle, ne font plus attention aux dialogues originaux. En réponse à ces critiques, diverses études cognitives démontrent que les sous-titres se lisent de manière automatique, parfois même inconsciente, et sans interférer avec la bande originale. D’après la « théorie cognitive de l’apprentissage multimédia » (Cognitive Theory of Multimedia Learning, Mayer, 2003), grâce à l’ajout d’un second et troisième canal sensoriel d’acquisition (à l’instar du matériel audio-visuel sous-titré) au canal auditif seul, la capacité d’attention et de traitement des informations augmente. 

 

S-t cognitive

 

S-t dual codingSelon une autre théorie dite de double codage (Dual Coding Theory, Paivio, 1991), l’information est traitée et enregistrée au moyen des deux systèmes de mémoire distincts mais liés entre eux, le visuel et le verbal. La mémorisation des informations est accentuée et plus rapide car les informations sont codées des deux façons, dans les deux systèmes de mémoire.

De mon expérience personnelle, les sous-titres intralinguistiques (films et sous-titres en langue originale) pour les films ou programmes audiovisuels ont été très utiles pour toute la famille, alors que nous nous installions en Irlande et souhaitions perfectionner notre niveau en anglais, puis en Espagne, pour apprendre l’espagnol. Contrairement aux sous-titres interlinguistiques, les sous-titres dans la langue originale sont destinés aux personnes d’un niveau plus avancé et souhaitant enrichir leur vocabulaire, accroître leur compréhension (des différents accents par exemple) et s’ouvrir aux expressions de la vie quotidienne et réelle. Ces sous-titres aident à contextualiser la langue et la culture d’autres pays et permettent de reconnaître ou de confirmer ce que le spectateur a compris à l’oral.

En définitive, le recours au sous-titrage pour l’éducation et comme élément d’acquisition d’une langue étrangère est une pratique assez récente et devrait se généraliser davantage à l’avenir dans toute l’Europe, l’Union européenne ayant émis récemment des recommandations visant à développer la diffusion du sous-titrage et à développer le sous-titrage en tant qu’outil pédagogique. Les diverses études réalisées sur ce thème ont montré que, loin d’être une distraction et de ralentir le développement des aptitudes d’écoute (selon la croyance que les apprenants s’appuient sur le texte plutôt que sur le dialogue), les sous-titres pourraient jouer un rôle important dans le processus d’apprentissage en offrant aux apprenants des aides pour la compréhension orale de la langue étrangère, grâce à l’exposition à une multitude d’expressions naturelles dans cette langue (Vanderplank, 1988 : 272-273). De plus, l’ensemble des études citées précédemment démontrent une meilleure facilité d’expression orale en langue étrangère dans les pays habitués au sous-titrage. Il In vino veritassemblerait que la consommation d’alcool avec modération (en référence à l’un de nos articles précédents, In vino veritas) ne serait pas l’unique moyen de délier les langues !

————————

1 La notion de sous-titres en anglais est traduite de différentes façons selon qu’il s’agisse d’un sous-titrage destiné aux sourds et malentendants ou non. Les notions sont distinctes en outre selon la méthode de diffusion de ces sous-titres. Les termes « closed captioning » et « sub-titling » sont couramment employés. Le premier est utilisé pour signifier que le texte affiché est une transcription du dialogue et de l’ensemble du contenu sonore verbatim ou sous forme codée qui est destinée aux sourds et malentendants, tandis que le second fait référence à une traduction des dialogues uniquement, affichés sous forme de texte et qui est destinée à une audience non locale. Le terme « closed captioning » est également utilisé par opposition à « open captioning » en ce sens que le premier se trouve sur un fichier séparé de la vidéo et peut être désactivé et le deuxième est incrusté dans le fichier vidéo et sera toujours visible. L’équivalent français de « closed captioning » est « sous-titrage codé » ou « sous-titrage pour sourds et malentendants ».

2 Le demi-doublage (ou voice-over) est, en français, la surimposition de la voix de la langue d’arrivée sur celle de la langue de départ ; en anglais, la notion correspond à la seule voix du commentateur invisible (équivalent à la voix-off) (information tirée de « La traduction audiovisuelle : un genre en expansion »). La traduction inverse de demi-doublage en anglais est "half-dubbing" .

 

3 Par exemple, en Espagne, en 1941, un arrêté ministériel (Orden Ministerial del 24 de abril de 1941) stipulait que la projection cinématographique dans une langue autre que l’espagnol était interdite, sauf autorisation accordée par le syndicat national du spectacle, en accord avec le Ministère de l’Industrie et du commerce et à la condition que ces films aient fait au préalable l’objet d’un doublage.

Lecture supplémentaire :

MEDIATING LINGUA-CULTURAL SCENARIOS IN AUDIOVISUAL TRANSLATION
CULTUS the Journal of Intercultural Mediation and Communication 2018, Volume 11

Le sous-titrage et le doublage au cinéma
Traduire – No. 243

Valérie François – linguiste du mois de septembre 2017

Jonathan Goldberg s'est entretenu avec Valérie François, traductrice douée et polyvalente, par Skype de Los Angeles a Málaga, en Espagne. Le site de Valerie est accessible à l'adresse http://www.FrenchTranslations.eu

        

Valérie François

J.G.

Malaga

Los Angeles

JG : Vous avez vécu toute votre enfance en France, et votre vie d'adulte jusqu'à ce jour à l'étranger. Où êtes-vous née en France ? Au cours de votre enfance, auriez-vous imaginé partir vivre à l'étranger ?

VF : Je suis née dans un village des Vosges, un département de la région aujourd'hui appelée Grand Est. J'ai grandi dans un petit village vosgien appelé Aulnois, qui compte une centaine d'habitants. Les villes et villages des Vosges sont en général peu connus par mes interlocuteurs. Aux personnes qui m'interrogent sur mon lieu de naissance, j'ai pour habitude de répondre en citant la ville de Nancy, comme étant la plus grande ville la plus proche, mais se trouvant tout de même à une heure de route en voiture ou en train. Je me rappelle que lorsque mes parents m'ont annoncé qu'on partait s'installer près de Valence, la Porte du Sud de la France, quand j'avais quatorze ans, j'en étais très heureuse, j'ai toujours eu l'âme voyageuse. À peine cinq ans plus tard, et après un séjour linguistique aux États-Unis et en Allemagne, je partais m'installer en Écosse pour une année d'étude universitaire « Erasmus ».

JG : À quel âge avez-vous commencé à développer un intérêt pour les langues étrangères ? Quelles langues parlez-vous aujourd'hui ? 

VF : Ma passion pour les langues a débuté par un intérêt pour les mots. Dès ma plus tendre enfance, j'ai eu un intérêt grandissant pour les mots, peu après avoir appris à lire. Je me rappelle notamment mon intérêt particulier pour les dictionnaires, monolingues ou bilingues et vouloir à tout prix les lire. Je demandais à ma mère de m'expliquer quelques mots et définitions dans le dictionnaire, une habitude qui s'est d'ailleurs transmise, car à mon tour je parcours très souvent les dictionnaires avec ma fille de huit ans. Cette passion des dictionnaires, et par la suite des glossaires ne m'a jamais quittée, au point de conserver au fur et à mesure des années des mêmes dictionnaires aux éditions différentes, ce qui me vaut quelques taquineries de mon entourage ! Au cours de mes différents séjours linguistiques et de mes études à l'étranger, je prenais des notes sur des points de traduction qui se présentaient à moi dans la vie de tous les jours. J'ai par la suite créé un glossaire que j'alimentais jour après jour et qui est devenu la base de l'outil de terminologie en ligne de l'entreprise où j'ai exercé comme traductrice. J'ai commencé à apprendre l'anglais et l'allemand au collège, l'italien au lycée, et l'espagnol en Irlande grâce à des échanges linguistiques (français/espagnol) que nous organisions avec mes collègues espagnols.

JG : Vous avez travaillé et vécu en Irlande, parlez-nous de votre expérience de vie en Irlande.

VF : Je me suis installée en Irlande en 2008. J'ai eu l'opportunité de rejoindre une nouvelle équipe de traducteurs européenne basée à Dublin, après avoir travaillé comme seule traductrice dans le bureau parisien de l'entreprise qui m'embauchait. Quand l'opportunité s'est présentée, le départ pour l'Irlande était une évidence pour moi. J'avais toujours rêvé de vivre dans un pays anglophone, et l'Irlande représentait à mes yeux un pays fascinant et où il faisait bon vivre. Nous avons vécu sept ans en Irlande avec ma famille, mes deux enfants y sont nés. Le départ de l'Irlande n'a pas été une décision facile. Nous portons ce pays dans nos cœurs, et nous n'excluons pas de repartir s'y installer un jour. En particulier ma fille, qui se dit « d'abord » irlandaise et qui se lie pour l’instant plus facilement d'amitiés avec les écoliers anglophones de son école en Espagne.

JG : Les diplômes que vous avez obtenus entre l'année 2001 et l'année 2004 ne semblaient pas vous diriger de manière inéluctable vers une carrière de traductrice. Parlez-nous de votre parcours et de la période à laquelle vous avez décidé de consacrer votre carrière à la traduction.

  VF : Lorsque j'ai choisi d'effectuer des études supérieures en langues étrangères, j'ai choisi le cursus plus généraliste des « langues étrangères appliquées » (étude des langues anglaise et allemande appliquées aux affaires internationales et au commerce) afin d’élargir mes possibilités, ne sachant pas encore très bien quels débouchés exacts je voulais atteindre. La seule chose dont j’étais sûre, c’est que je souhaitais approfondir l'apprentissage de mes trois langues étrangères (anglais, allemand, italien). Tout au long de ce cursus, j'ai suivi des cours de traduction qui m'ont passionnée. Les deux années suivantes, j'ai obtenu une maîtrise (master 1) en Langues Étrangères Appliquées de l'Université Sorbonne Nouvelle (Paris III) puis un master 2 en management des affaires internationales de l'École de Commerce CESCI à Paris. À la fin de mes études, j'ai pu travailler dans une entreprise du secteur des biotechnologies en tant que coordinatrice export, une mission dans un environnement soucieux du détail et axé sur la qualité. J’ai ensuite pris connaissance d’un poste de traducteur en entreprise qui s’ouvrait à Kansas City. Cette annonce a suscité un très vif intérêt chez moi. J’ai passé les tests de traduction avec succès et j’ai décroché mon premier poste de traductrice en entreprise, basé à Paris (et non plus à Kansas City, comme il était prévu initialement). Après neuf années de collaboration au sein de la même entreprise, dont cinq ans en tant que traductrice (« Global Localization Analyst ») et quatre ans en tant que consultante des solutions de pharmacie, alors que l'opportunité m'était présentée d'évoluer dans mes responsabilités, j'ai choisi de reprendre mon métier de traductrice à plein temps.

JG : Vous parlez aujourd'hui cinq langues, mais vous choisissez de ne traduire que de l'anglais vers le français. N'avez-vous pas voulu inclure d'autres langues dans votre répertoire de langues sources ?

VF : Lors de ma mission de traductrice que j'ai exercée pendant cinq ans dans une société américaine d’informatique médicale (un éditeur de logiciels dédiés aux hôpitaux), je traduisais de l'anglais vers le français presque exclusivement. J'ai bénéficié d'une spécialisation très forte grâce notamment aux tâches de localisation des logiciels de pharmacie dont j'étais chargée à part entière et d'une mission de quatre ans en tant que consultante de la solution logicielle de pharmacie auprès de clients (hôpitaux) français, irlandais et anglais. Je pense que sans cette spécialisation dans le domaine de la santé, et de la pharmacie en particulier, que j’ai développée au cours de mon parcours professionnel, je n’aurais pu m'installer à mon compte de façon pérenne en tant que traductrice spécialisée. J'ai donc choisi de concentrer mes efforts sur ma spécialisation et ma combinaison de langues la plus développée à ce jour, plutôt que de diversifier mes langues de travail, ce qui demandait un effort d'un autre type. Pour autant, je ne pense pas tirer un trait sur la possibilité de diversifier mes langues de travail à l'avenir.

 

JG : Il semble que vous ayez la capacité de sortir des domaines techniques et des affaires dans votre travail de traduction. Il m'a été en effet possible de le constater à la suite de vos contributions sur des sujets de littérature et de filmographie sur ce blog et de votre excellente traduction d'un texte juridique que j'ai pu voir. Avec ces aptitudes diversifiées, n'avez-vous pas parfois l'envie de traduire en dehors de votre champ de spécialisation par plaisir ? 

 VF Je pense avoir développé ces capacités de diversification tant au cours de mon cursus universitaire que de mes expériences en entreprise. Il fut un plaisir pour moi de contribuer sur ce blog, autant que cela fut un exercice ardu, car la traduction générale et littéraire est un exercice bien plus compliqué pour moi que la traduction technique. Néanmoins, la question que vous posez tombe à point nommé. Après ces presque trois années, par chance fructueuses, en tant que traductrice indépendante spécialisée dans le secteur de la santé, je cherche en effet à développer de nouvelles compétences. Comme le reflète peut-être mon parcours universitaire et professionnel, j'aime relever des défis. Mon nouveau défi est de parvenir à exercer mon métier dans des domaines qui me sont d'un intérêt plus particulier.

JG : Vous vivez en Espagne avec votre mari français et vos deux enfants français nés en Irlande. Comment abordez-vous le multilinguisme au quotidien ? Quelle langue parlez-vous à vos enfants ? 


VF
 : Maeli (Valerie) reading_a_book (2)Nous parlons à nos enfants la langue qui nous est la plus naturelle, c'est-à-dire le français. Néanmoins, mes deux enfants
parlent également couramment l'anglais et l'espagnol. Ma fille de huit ans et mon fils de quatre ans sont tous deux nés en Irlande. Ils ont pu pratiquer l'anglais au quotidien jusqu'en 2015. Une fois que nous sommes arrivés à Málaga, en Espagne, nous avons découvert un environnement culturel et linguistique international, et les enfants ont pu rejoindre une école bilingue (anglais/espagnol). Nous abordons cet apprentissage simultané de langues variées de la manière la plus naturelle possible.

Les  enfants ont la possibilité de parler ces trois langues presque tous les jours de l'année, grâce à leurs parents français, leurs professeurs et amis espagnols et anglais, et notre entourage plurilingue. Le fait de vivre dans cet  environnement constitue pour eux la meilleure façon d'entretenir et de contribuer à l'apprentissage de plusieurs langues. Le soir, au coucher, ma fille lit des histoires en anglais à son petit frère, nous leur lisons des histoires en français, parfois en anglais, mais pour les histoires en anglais, nous préférons laisser le soin à notre fille qui a un accent anglais naturel !

JG : Parlez-nous des plaisirs et des frustrations que vous connaissez dans votre métier de traductrice et en tant que traductrice indépendante en particulier.

VF : Pour avoir travaillé en entreprise pendant onze ans, dont cinq ans en tant que traductrice en interne, je dirais que la principale frustration que je connais aujourd'hui est de ne plus être entourée de tous les experts médicaux (pharmaciens, médecins, infirmier/ères) et techniques qui travaillaient près de moi au quotidien à Paris, ou de mon équipe de traducteurs à Kansas City et à Dublin, avec lesquels nous débattions entre autres de sujets de terminologie. J'apprécie néanmoins l'environnement de travail personnel, de pouvoir travailler dans mon propre bureau, entourée de tous mes livres et dictionnaires, et parfois sur ma terrasse sous le soleil andalou !

JG : Quels sont vos projets pour l'avenir ?

VF : Je projette actuellement de créer mon site internet avec mon mari et de développer mon activité. Quant à mes aspirations futures, comme je l'ai mentionné précédemment, je souhaite allier mes aptitudes en traduction à de nouveaux domaines d'intérêt. Ma spécialisation aujourd'hui est technique, et je voudrais pouvoir contribuer à des questions d'intérêt plus général, d'ordre politique, culturel ou littéraire. En outre, j'ai toujours eu un fort intérêt pour les institutions et les activités multilingues de l'Union européenne, que j'ai cultivé de par les modules que j'ai suivis à l'université et plus récemment de par mon travail de traduction et de validation linguistique effectué indirectement pour l'Agence européenne des médicaments. A l'avenir, je souhaiterais me rapprocher des organisations européennes ou internationales et pouvoir travailler sur des thématiques me tenant à cœur, touchant notamment notre environnement de vie en Europe et dans le monde. Je pense en parallèle à poursuivre des cours ou formations pouvant m'aider à suivre cette direction.

JG : Je vous souhaite une excellente Journée mondiale de la traduction, ainsi qu'à nos lectrices et lecteurs du monde entier.  

 

Happy Translator's Day

                                                                                          

Traductions/adaptations de Valérie sur ce blog :

Entre les draps d'Hollywood

Gad Elmaleh aux États-Unis

 

Un faux ami du Président de la République française

“…le monde attend de nous que nous soyons forts, solides et clairvoyants. »
Emmanuel Macron, 14/05/2017

Lorsque j'entendis le nouveau président de la République française s'adresser à ses concitoyens du palais de l'Élysée, mon oreille anglophone fut quelque peu écorchée par l'emploi de l'adjectif clairvoyant, dans lequel je flairais un faux-ami. Cliquant immédiatement sur OxfordDictionaries.com j'eus les définitions suivantes de l'anglais clairvoyant :

Ab Clairvoyant-noun

  • A person who claims to have a supernatural ability to perceive events in the future or beyond normal sensory contact.

adjective

  • Having or exhibiting clairvoyance.

 

Pour avoir confirmation qu'il s'agissait effectivement d'un faux ami, je consultai l'édition intégrale du Robert & Collins, en commençant par la partie anglais-français et en allant ensuite dans la partie français-anglais. Voici les 

Clairvoyant (adj.) 
anglais > français

Clairvoyant/e (adj.)
français > anglais 

Clairvoyant (substantif), voyant, extralucide

Clear-sighted, perceptive, far-sighted [1]

Donc aucune mention dans la définition français > anglais du mot anglais qui décrit celles (ou ceux) qui lisent l'avenir dans des boules de cristal, ce qui est le sens de "clairvoyant" en anglais.

Si j'avais interprété le discours de Monsieur Macron, j'aurais traduit «clairvoyants» par far-sighted.

(Un autre synonyme est “perspicacious”, bien que ce terme soit généralement utilisé en anglais pour qualifier une personne et non un gouvernement ou ses politiques.)

Il s'ensuit que si le mot anglais dérive directement de son homologue français, il n'en a pas moins suivi son propre chemin linguistique : à la différence du terme français qui est utilisé dans un sens positif, comme l'a fait le Président, le mot anglais a acquis le sens d'une qualité attribuée à des gens qui font semblant de prévoir l'avenir. 

À cet égard, on peut observer qu'en anglais un clairvoyant s'apparente à un vendeur de poudre de perlimpinpin. Voir à ce sujet la note que nous avons publiée dernièrement.

 

 

Signification :
Traitement extraordinaire mais inutile

Origine :
Cette expression française date du XVIIe siècle. Le mot perlimpinpin aurait la même signification que la formule magique abracadabra. Il s'agissait de diverses poudres sans aucun effet réel, vendues à l'époque comme des remèdes miraculeux par des charlatans.   L'internaute

en anglais : snake oil

L'huile de serpent, nom initialement donné à un liniment frauduleux sans extrait de serpent, en est venu à désigner tout produit dont la qualité ou les effets bénéfiques sont incertains ou invérifiables. Par extension, « marchand d'huile de serpent » se dit de quelqu'un qui vend sciemment des produits frauduleux ou qui est lui-même un escroc, un charlatan, un marchand d'illusions. Wikipedia

 

Ab snake_oil_

 

 

L'AUTHENTIQUE
GUÉRIT-TOUT

« Soulage instantanément et guérit les maux de tête, la névralgie, la toux, le rhume, l'éternuement, le hoquet, la goutte, la blennorragie, la diphtérie, les oreillons, la rougeole, la coqueluche, la tuberculose, et même la maladie de Bowden. »   

 [1] Notons que le Petit Robert dit de la clairvoyance qu'elle est une vue exacte, claire et lucide des choses (page 433).g

 

Jonathan G. avec l'aide précieuse de Jean L.

L'auteur de ces lignes vient de se voir confier la traduction en anglais de Révolution, le livre – mi-autobiographie, mi-profession de foi – d'Emmanuel Macron, paru en 2016.

Entre les draps d’Hollywood

rédigé par Jonathan Goldberg, vivant à deux pas d'Hollywood mais menant une vie bien éloignée des scandales (sexuels et autres) de célébrités hollywoodiennes.

Traduction : Valérie François [*]

  Valerie M

 

Image result for numbers in circles Première partie Woody caricature 

Woody Allen, (né Allan Stewart Konigsberg), aujourd'hui âgé de 81 ans, est un acteur, auteur, réalisateur, comédien, scénariste et musicien américain, dont la carrière s'étend sur plus de six décennies.

Woody clarinet

Chaque année, Allen continue son tour de force en réalisant un film dont il écrit le scénario (tous ayant été tapés sur la mème machine à ecrire qu'il emploie depuis l'âge de 16 ans).  En outre, il a écrit de nombreux livres au cours des années et il joue régulièrement de la clarinette avec son groupe de jazz new-yorkais.

La vie sentimentale peu commune de Woody Allen (tout comme sa carrière artistique) a été particulièrement dynamique, marquée notamment par sa relation de longue durée avec l'actrice de cinéma María de Lourdes « Mia » Villiers Farrow [1]. Fille de l'actrice oscarisée Maureen O'Sullivan, Farrow avait auparavant été mariée à Frank Sinatra puis à André Previn, qu'elle quitta en 1979 pour Allen. (Elle jouera dans 13 de ses films).

 

Sinatra & Farrow

Previn & Farrow

En 1978, alors mariée à Previn, Farrow adopta une orpheline de Corée du Sud, Soon-Yi (son âge exact était alors inconnu mais elle devait avoir entre 5 et 7 ans). En 1997, Allen Woody & Soon épousa Soon-Yi Previn (son troisième mariage) [2].

Mia Farrow accuse Woody Allen d'avoir eu des relations avec Soon-Yi à l'époque où il jouait un rôle de père à son égard et d'avoir abusé de Dylan Allen, la fille adoptée du couple. Le couple rompt en 1992. Dylan, encouragée par Mia, porte ensuite des accusations très sérieuses d'abus sexuel sur mineur à l'encontre d'Allen. La querelle sépare alors la famille en deux : le frère adopté Moses soutient l'affirmation d'Allen selon laquelle Dylan est endoctrinée par Mia, tandis que le frère Ronan soutient Mia et Dylan.

 

Mia, Ronan, Woody & Dylan 
(les deux enfants adoptés par Allen & Farrow)

 
Allen réagit à ces accusations dans un article op-ed du New York Times, dans lequel il nie formellement l'accusation et porte ses propres accusations très sérieuses à l'encontre de Mia.

 

2Deuxième partie

Lucile Vasconcellos Langhanke alias Lady Mary Astor
(1906 – 1987)

 

Mary Astor's Purple DiaryUn récent livre intitulé « Mary Astor's Purple Diary – The Great American Sex Scandal of 1936 » (le carnet violet de Mary Astor – le grand scandale sexuel qui secoue l'Amérique en 1936) relate d'un autre scandale sexuel bien plus ancien concernant une star du cinéma américaine. Ce livre est écrit et illustré par Edward Sorel. L'auteur s'est inspiré de vieux journaux faisant état du scandale, qu'il trouva sous le plancher en lino de son nouvel appartement.

Le livre regorge de touches humoristiques (« Metro Goldwyn Merde ») et de bribes d'information aguicheuses tirées des scandales et des affaires judiciaires de haut rang dans lesquelles Lady Astor était mêlée. 

 

Mary Astor cartoon 2   Mary Astor cartoon
                                           illustrations d'Edward Sorel


L'auteur raconte qu'après ses rôles de Mary dans des films cultes tels que Le faucon maltais (The Maltese Falcon) et Le Chant du Missouri (Meet me in Saint Louis), elle se retira et écrivit des romans qui devinrent des best-sellers. 

 

3Troisième partie

Allen et Astor

Comment Woody Allen et Mary Astor sont-ils liés ?

Il semble que Woody Allen, non comblé par ses activités de scénariste, réalisateur et musicien prodigieuses, sans parler de sa vie conjugale avec une femme de 34 ans sa cadette, recherchait de nouvelles façons d'occuper ses journées, et le voici à présent endossant le manteau de critique littéraire. Grâce à sa plume puissante, la section des critiques littéraires du New York Times du 1er janvier commence la nouvelle année en donnant la note très haute et difficile à atteindre pour d'autres critiques – une critique formidable et hilarante du livre de Sorel, foisonnant de mots juteux qui font justice aux scandales dont Mary Astor et lui-même firent l'objet. 

L'ironie de choisir Allen pour relater d'un scandale sexuel dans l'industrie du cinéma ayant eu lieu environ 50 ans avant le sien [3], n'est pas passée inaperçue pour un lecteur du New York Times, qui pose cette question : « Avez-vous confié la critique du livre d'Edward Sorel à Woody Allen comme une thérapie du sentiment de culpabilité que lui inspire sa propre carrière entachée d'un scandale ? »

 

4Quatrième partie

Note linguistique

Tintinnabulation (en anglais) [4] 

Voici la phrase tirée de la critique d'Allen dans laquelle il décrit le moment où la libidineuse Mary semblait s'ennuyer de son mariage et rechercha de nouvelles aventures : « Her hormones tintinnabulating as usual, one senses the critical mass for playing around has been reached » (Sous l'effet tintinnabulant de ses hormones, on sent que la masse critique pour commencer à batifoler est atteinte).

Voici un extrait décrivant les moments obscurs de la vie de Mary l'ayant conduite à l'isolement : « …she gets done in by the demon rum, the rages of age and the toll of a life lived on an emotional trampoline » (…elle s'exténue sous le « démon du rhum », les ravages de la vieillesse et les dégâts d'une vie vécue sur un trampoline émotionnel).

Allen, combinant ses aptitudes d'écrivain et d'humoriste, et toujours à la recherche de son prochain projet, termine sa critique comme il l'a commencée : « I'm going to have a look under my linoleum. Maybe among all that schmutz [5] there's an idea I could take to the bank » (Je vais regarder sous mon lino. Peut-être que parmi toutes les saletés je vais trouver une idée à transformer en billets de banque).

Les autres mots et expressions employés par Allen pour décrire les activités de chambre de Mary Astor sont : « canoodling » (batifolages), « four-times-a-night workouts » (exercices quatre fois par nuit), « married life between the percales » (vie conjugale entre les draps de percale) et « trial by mattress » (épreuve du matelas).

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[1]   Mia africaAmbassadrice itinérante de l'UNICEF en 2000 et activiste de premier plan pour les droits de l'homme en Afrique.

 

 

[2] Sur les 14 enfants de Mia Farrow, quatre enfants biologiques et dix enfants adoptés, qu'elle eut avec Previn et avec Allen, trois sont décédés. Le plus jeune, victime de polio, adopté en Inde, se suicida à l'âge de 27 ans en 2016. 

Soon-Yi, à côté de Mia Farrow

[3] et quarante ans avant le scandale hollywoodien dans lequel le réalisateur et scénariste franco-polonais, Roman Polanski, 83 ans, a été impliqué et dont les implications perdurent jusqu'à aujourd'hui.

[4] PoeTintement et tintinnabulement, les mots français qui correspondent au mot anglais tintinnabulation décrivent le son persistant d'une cloche après qu'elle ait retenti. Le mot anglais a été inventé par le poète et romancier américain, Edgar Allan Poe, et apparaît dans la première strophe de son poème « The Bells » (Les Cloches). Il se traduit dans la version française de quelques-unes de ses œuvres par « tintinnabulement ».

[5] Au sens de « saletés », mot d'origine yiddish et allemande.

 

 

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ValerieValérie François, traductrice, est Française expatriée, en Irlande d'abord pendant sept ans, et en Espagne depuis un an.
Valérie est née et a grandi dans un petit village des Vosges en France et cultive sa passion pour les langues depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne. Dès l'âge de 17 ans, Valérie entreprend de voyager seule aux États-Unis et en Allemagne, elle fait des études de langues (anglais-allemand-italien), passe une année universitaire en Écosse, puis se rend à Paris pour terminer ses études et obtient les diplômes suivants :

– Master en Langues Étrangères Appliquées (anglais, allemand) de l'Université Sorbonne Nouvelle;
– Master en Management des Affaires Internationales, de l'école de commerce CESCI à Paris.

Après 11 années d'expérience en entreprise, dans l'export, la traduction et l'informatique, appliqués aux secteurs de la santé et des sciences de la vie, Valérie décide de se mettre à son compte comme traductrice, et s'installe en Espagne où elle peut apprendre et découvrir une nouvelle langue et culture, et élever ses deux enfants nés irlandais dans un environnement trilingue.

 

Les bons mots de Woody Allen :

 

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