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En Californie, la demande de services d’interprétation explose littéralement…

Le Los Angeles Times nous a aimablement autorisés à traduire et reproduire l'essentiel d'un article de son collaborateur Hugo Martin, en date du 5 mai 2012.  

Dernièrement, un client chinois s'est rendu à la succursale de Fox Hills de la Wells Fargo Bank, à Culver City, pour obtenir des éclaircissements sur quelques opérations effectuées sur son compte qu'il s'expliquait mal. Il ne parlait que le mandarin et, sur place, personne ne pouvait lui servir de truchement.

En Californie du Sud, où plus de 200 langues sont utilisées, c'est le genre de difficulté que commerçants et clients éprouvent quotidiennement. Du coup, les sociétés fournissant des services d'interprétation par téléphone sont très sollicitées par les détaillants, les hôpitaux, les banques, les restaurants et autres milieux d'affaires.

Le directeur de la succursale de Wells Fargo, Maged Nashid, raconte ce qui s'est passé lorsque le client sinophone s'est présenté dans l'établissement. «  Nous avions les plus grandes difficultés à communiquer avec lui » se souvient-il « Je l'ai fait passer dans mon bureau et je lui ai offert un verre d'eau. Puis, j'ai composé le 800 pour avoir de l'aide ».

Le numéro gratuit a mis la banque en communication avec Language Line Service, une société d'interprétation de Monterey qui emploie plus de 6.000 personnes à interpréter au  téléphone pour des banques, des services de police, des hôpitaux, etc. La société, liée à sa clientèle par contrat, facture ses services à la minute. Avec un chiffre d'affaires de $300 millions, Language Line Service, fondée il y a trente ans, est capable d'interpréter en 170 langues. Elle espère engager 2.000 interprètes de plus au cours de l'année prochaine.

La demande de telles prestations linguistiques a bondi au cours de ces dernières années, en partie à cause de la hausse de l'immigration au cours des dernières décennies, mais aussi en raison de l'essor récent des opérations commerciales internationales avec des pays comme la Chine, le Japon, l'Inde et la Corée du Sud. Selon le Service des Statistiques des États-Unis, plus de 2.600 sociétés d'interprétation et de traduction réalisent un chiffre d'affaires total estimé à trois milliards de dollars. 

Selon un récent relevé statistique, basé sur des données enregistrées de 1980 à 2007, le nombre des résidents américains qui, à la maison, parlent une langue autre que l'anglais a plus que doublé au cours des trois dernière décennies, soit à un rythme quatre fois plus rapide que celui de l'expansion démographique. Pendant la même période, le pourcentage de ceux qui s'expriment dans des langues autres que l'anglais s'est élevé de 140% alors que, dans le même temps, la population n'a augmenté que de 34%. Dans de telles conditions, les services d'interprétation ne font que croître et embellir !

Dernière précision, quelques-uns des collaborateurs que Language Line Service se dispose à engager œuvreront au lancement d'un nouveau service que la société espère pouvoir offrir cet été. En collaboration avec un grand réseau de téléphonie mobile (dont Language Line Service ne veut pas encore dévoiler le nom), la société proposera aux clients d'appuyer sur un bouton pour être immédiatement en contact avec un interprète. La prestation sera facturée à la minute et dépendra de la langue choisie. 

Moralité: Unemployed linguistic workers, go West!

Traduit par Jean Leclercq

Lecture supplementaire

Des appels au secours, des voix a la rescousse



Catherine Cauvin-Higgins – traductrice du mois de mai 2012

Cathrerine Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur), pose des questions à Catherine Cauvin-Higgins. Catherine  est une traductrice franco-américaine née en France en 1952. Elle vit actuellement à Denver, dans le Colorado, après onze ans à Paris (étudiante puis interprète), onze ans à Houston (Texas), douze ans de nouveau en France, surtout en Bretagne Nord (entre Lannion et Morlaix) ; le tout, en passant par la case Russie.

Quand elle ne traduit pas, Catherine fait de longues marches avec ses chiens, fait du vélo, jardine, cuisine et tricote frénétiquement. Elle s’est récemment mise au piano et se débrouille déjà pas mal en boogie woogie appris sur U-tube, entre deux morceaux plus classiques.

 

Jonathan : Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur la région de France où vous avez grandi.

Catherine : Je suis née « accidentellement » à Alençon, en raison d’une tempête de neige qui avait bloqué mes parents chez mes grand-parents paternels, mais nous habitions dans le Val de Loire, près de Blois, au coeur de cette belle région dont la douceur de vivre avait séduit les rois de France pendant la Renaissance. François 1er y avait fait venir Léonard de Vinci qui mourut au Clos Lucé près d’Amboise.

J’y ai passé mes dix premières années. J’ai connu l’école communale à salle de classe unique pour tous les niveaux, du cours élémentaire au certificat d’études ; nous étions chauffés par le poêle à bois que le garde-champêtre venait allumer tous les matins.

Jonathan : Puis vos parents ont déménagé. Où avez-vous poursuivi votre scolarité ?

Catherine : Mon père avait reçu en héritage un cadeau empoisonné : un manoir datant de 1498, ferme fortifiée en granit comme on en voit beaucoup dans le Cotentin, en très mauvais état. Mes parents se sont lancés dans l’agriculture bio avant que ce ne soit la mode. J’ai vraiment grandi « au cul des vaches », une enfance libre, en pleine nature, entourée d’animaux.

Catherine's castle

le manoir familial

 

Des Voix françaises… en traduction, San Francisco, 25 – 27 mai, 2012

LA PLAYWRIGHTS FOUNDATION PRÉSENTE:

Des Voix françaises… en traduction

Un festival de dramaturgie française contemporaine, en version anglaise

San Francisco, du 25 au 27 mai 2012.


Marion Aubert

 

 

Pride, Pursuit, and Decapitation (Orgueil, poursuite, et décapitation)

Traduction de Kimberly Jannarone et Erik Butler

Mise en scène de Carey Perloff

Une comédie à la fois féroce et généreuse, dans laquelle un auteur fou fait déferler une tornade de scènes désopilantes, déjantées et crûment colorées pour illustrer la folie quotidienne de notre bas-monde…

Nathalie Fillion

 

Out There (À l'Ouest)

Traduction d'Emily-Jane Cohen et Michelle Haner

Mise en scène d'Amy Mueller

Alors que les marchés s'effondrent et que les placements sûrs partent en fumée, Jean, un quarantenaire dépressif, euphorisé par un nouvel antidépresseur, s'apprête à vendre le patrimoine familial. Une sorte de Cerisaie tchékovienne, à la mode du XXIe siècle.


Samuel Gallet

Samuel gallet

Communiqué N°10

Traduction et mise en scène de Rob Melrose

 Construite comme un puzzle et située dans une mégalopole légèrement futuriste, au milieu de nulle part, l'œuvre de Samuel Gallet n'est ni une tragi-comédie réaliste, ni un suspense, ni une hallucination de l'avenir, mais tout cela simultanément.

Lecture supplementaire :
Le site de "des Voix"

J.L.

Quand la flamme olympique fait des étincelles (troisième partie)

Francoise P.Nous venons de publier sur le blog le deuxième d’une série d’articles sur les Jeux olympiques à l’occasion de ceux qui s’ouvriront à Londres le 27 juillet. Cet article, écrit par notre collaboratrice Françoise de la Plume de Dussert, y rendait compte des efforts du Français Pierre de Coubertin pour recréer les jeux antiques qui se tenaient à Olympie et dont la pratique s’était étendue à d’autres cités du monde hellénique. Françoise a bien voulu y ajouter

  Jesse Owens  
  Jesse Owens aux Jeux Olympiques de 1936  

Ah ces jeux de 1936 ! Quelle merveilleuse occasion de faire briller l’Allemagne et de démontrer la supériorité de la race aryenne ! L’appareil nazi ne laissa rien au hasard : Gretel Bergmann, Juive exilée en Grande-Bretagne est rappelée dans le double but de démontrer la largeur de vue du pays et de lui assurer une médaille… mais pas n’importe laquelle : lorsqu’elle bat le record d'Allemagne de saut en hauteur avec un saut à 1,60 m, elle se trouve empêchée de participer pour « performances insuffisantes ». Lilli Enoch, une athlète qui ne contait plus ses titres de championne ni ses records  du monde n’est pas retenue non plus. (On n’ose dire ‘sélectionnée’ ; elle mourra fusillée avec sa mère, probablement dans la forêt de Biķernieki, après leur déportation à Riga.)

Il fut malheureusement impossible de guider le choix des associations sportives étrangères et les États-Unis en particulier alignèrent plusieurs athlètes noirs. Le plus célèbre d’entre eux reste sans conteste Jesse Owens dont les quatre médailles d’or faisaient bien de l’ombre aux théories raciales d’Hitler. Il s’en remit, selon Albert Speer, en estimant qu’avec des antécédents descendus de la jungle le physique des noirs était plus puissant que celui de blancs civilisés et en comptant  bien les faire exclure des Jeux à venir. Dame ! La chaleureuse embrassade entre Owens et Luz Long, son valeureux mais malchanceux rival allemand au saut en longueur n’était pas pour le consoler et, si l’histoire selon laquelle l’Allemand aurait aidé son adversaire lors des éliminatoires est contestée, la lettre dans laquelle il lui demande de retrouver plus tard son fils pour lui dire « comment il peut en être entre les hommes sur cette terre », écrite à Owens quelque mois avant sa mort au front est authentique.

Ceci dit, Owens et les autres athlètes noirs voyageaient et entraient à Berlin dans les mêmes trains et hôtels que leurs collègues blancs, chose peu admise dans leur propre pays (et qui ne le resta guère dans le Reich). Et Owens souffrit moins de ne pas avoir été félicité par Hitler (il ne fut pas le seul contrairement à l’impression créée) que par FDR. Parfaitement conscient de la discrimination raciale, elle lui était chose si naturelle qu’il ne comprit que tardivement le poing levé de Thommie Smith et John Carlos pendant le Star Spangled Banner qui saluait leurs médailles aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Geste couteux mais suivi d’effets.

En 1936, Leni Riefenstaal, cinéaste de génie mais apologiste du régime mit tout son talent au service … du sport. Elle ne néglige aucunement les athlètes noirs dans son film Les dieux du stade. Le saut de Jesse Owens, au début de cette séquence est observé avec intelligence et souligné par le regard de Luz Long. Un grand moment.

 

 

Lecture supplémentaire :

I'll take the high jump
New Statesman, 25 July 2012 

L’IMAGE DU TRADUCTEUR

Nous remercions infiniment notre nouveau collaborateur, le Professeur Jean Delisle, qui a obligeamment accepté de rédiger l'article qui suit, très peu de temps après avoir subi une intervention chirurgicale.

Deslisle

Professeur émérite, Université d’Ottawa


 

Il faut le dire d’emblée : le traducteur souffre d’un grave problème d’identité. Il est invisible, ou presque, et ceux qui ont fait l’effort de l’imaginer l’ont incarné sous les traits de personnages, d’animaux ou d’objets les plus disparates. Le traducteur est un être métaphorisable à souhait, semble-t-il. C’est à croire qu’il en est le « type universel »…

            Les nombreuses comparaisons, métaphores et métonymies par lesquelles on a désigné le traduc­teur au cours des siècles témoignent tout autant de l’indétermination de son statut littéraire et social que de l’imprécision qui entoure la nature de son travail.

            Si l’on semble incapable de dire avec exactitude qui il est et ce qu’il fait réellement, c’est sans doute parce que les manipulations textuelles auxquelles il s’adonne en sous-main dans des circonstances variant à l’infini peuvent revêtir d’innombrables formes : autant de traducteurs, autant de partis pris sur la traduction; autant de conceptions personnelles du langage, autant de versions distinctes d’une même œuvre; autant de contextes sociaux, autant d’interprétations différentes des originaux. Modelé par son époque, son milieu et une foule de facteurs contingents, le traducteur est un être difficile à saisir, pour ne pas dire insaisissable.

D’où son problème d’image et d’identité qui lui colle à la peau. Comment décrire un ouvrier de l’ombre? Qu’on en juge par les innombrables désignations dont il a été l’objet. Les descriptions poétiques (« bâtisseur de cathédrales de mots ») et valori­santes (« courant vivant de la culture ») côtoient les plus triviales (« enculeur de mouches ») et les plus méprisantes (« tâcheron besogneux »).

Comment ne pas être schizophrène ou « névrosé obsessionnel » lorsqu’on voit en vous, d’un côté, la « fleur de sel de l’édition », de l’autre, un « apache de l’édition », tantôt le « frère du poète », tantôt un « voyou de la littérature »? Ce sujet protéiforme, énigmatique, on l’a photographié au fil des siècles sous tous les angles et sous tous les éclairages. Parfois à son avantage, le plus souvent à son détriment. Faut-il y voir un effet per­vers de l’infamant traduttore, traditore, qui le stigmatise à tout jamais? Quoi qu’il en soit, voici son album de photos, ses représentations métaphoriques extraites pour la plupart de notre dictionnaire de 3000 citations sur la traduction[1].

 

Les coulisses du blog

Annonce personnelle à nos lecteurs

Jonathan


Certains lecteurs de ce blog me demandent parfois comment je fais pour trouver une telle variété de sujets pour les articles du blog. Il y a plusieurs réponses à cette question.

D'abord, j'avoue que le maintien du blog pour assurer la parution presque tous les jours d'articles couvrant des thèmes à même de vous intéresser, cher lecteur, exige une lecture assez extensive. Je lis donc une quantité respectable de livres, de journaux et d'articles, soit en version papier, soit sur Internet, tout en essayant d'être sélectif dans le choix de mes sources. Récemment, j'ai découvert un outil qui m'aide à remplir cette mission. Il s'agit d'une application d'Apple qui fonctionne sur mon i-Pad et me fournit un journal  personnalisé, dénommé Zite. Je lui donne quelques mots clés, comme par exemple, « English »,  « linguistics », « language » etc. L'application recueille des articles sur ces sujets provenant de toute la Toile et les organise selon les catégories choisies. Mon "journal personnel" est actualisé tous les jours et il est devenu une source incontournable de matériel pour le blog. Toutefois, il est rare que je décide de publier un article choisi, tel quel, surtout parce que, dans ce cas, je dois demander et recevoir la permission de l'éditeur de l'article originel et ensuite, le faire traduire en français. Plus souvent, l'article en question me donne une idée que je poursuis et développe jusqu'à ce que j'arrive à un texte final original.

Jusqu'ici, j'ai décrit mon propre rôle dans le processus de sélection et de rédaction d'articles pour le blog susceptibles de vous intéresser, vous, cher lecteur. J'ai mentionné l'un des outils technologiques que j'utilise. Mais étant donné que la technologie ne pourra jamais remplacer le cerveau humain, la vraie force de frappe du blog pour toucher à son but final, c'est mon collègue et co-blogueur, Jean LECLERCQ. J'ai la grande chance d'avoir réussi à le persuader à se joindre à moi dans l'édition de ce blog. Je ne sais pas par laquelle de ses multiples qualités commencer : d'abord, il a une grande curiosité intellectuelle (apparue dès le plus jeune âge, paraît-il) qui lui confère de vastes connaissances dans beaucoup de domaines (les arts, les affaires internationales, l'histoire, la linguistique, etc.). À cela, il faut ajouter une maîtrise hors pair de l'anglais (acquise pendant de longues années comme traducteur aux Nations Unies). Bien entendu, en ce qui concerne  sa langue maternelle, le français, sa connaissance est à la hauteur de son niveau intellectuel. Enfin, il ne faut pas manquer de noter, côté pratique, son énergie, son efficacité, son dévouement et sa bonne volonté dans la rédaction du blog. C'est un vrai plaisir pour moi d'avoir un associé de cette qualité en la personne de Jean et j'espère que cette collaboration se reflète vraiment dans le contenu du blog.

Finalement, je tiens à mentionner nos invités – ceux d'entre vous que je consulte pour des questions de langue ou d'autres sujets (quand Jean est noyé sous les nombreuses requêtes que je lui envoie) et ceux qui donnent leur accord pour contribuer au blog par des articles, des interviews, etc. Voici une liste des contributeurs les plus récents :

Pays de résidence

 

par ordre alphabétique

 

Laurent BOURNONVILLE

 

     

 

Catherine CAUVIN- HIGGINS


 Cathrerine

Françoise DE LA PLUME
de DUSSERT

(pseudonyme)

 

     

Nicole DUFRESNE

 

     

Anne GILLMÉ

 

 

     
     

Jean DESLISLE

     

Nathalie
NÉDÉLEC-COURTÈS

 

     

Nadia PRICE

 

     

Patricia LANE

 

     

Robert KILLINGSWORTH

 

     

Nathalie REIS

 

     

Caroline SMAILES

 

     

Marie TRAN

 

Notre blog est donc bien l'expression d'une collaboration internationale voulue. C'est avec gratitude que nous saluons la contribution de tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur savoir-faire, sous forme d'articles, de consultation linguistique, de traduction vers le français ou de révision de textes.

L'effet de synergie est censé assurer à leur production une valeur totale plus grande que la somme de ses parties.

Merci à tous.

 

A LA UNE : Jonathan décline une invitation à dîner avec Barak, Michelle et George

Clooney obama

“Tu ne peux pas persuader Jonathan de venir ce soir?”

Ces derniers temps, le Président Obama n'a cessé de me bombarder de courriels me demandant de donner au moins cinq dollars pour sa campagne électorale.[1] Tous étaient adressés à « Jonathan », ce qui m'incitait à penser que j'étais à tu et à toi avec Obama. Mais, je n'excluais pas non plus que d'autres donateurs potentiels aient reçu le même message. D'ailleurs, une récompense était prévue sous la forme d'une tombola désignant deux gagnants qui seraient invités à dîner hier soir avec Barak et Michelle, chez George Clooney. Je dois avouer avoir été tenté. George Clooney n'habite pas loin de chez moi à Los Angeles, si bien qu'à l'heure où l'essence n'a jamais coûté aussi cher, le déplacement restait très abordable. En revanche, je pouvais m'attendre à des embouteillages monstres, comme chaque fois que des présidents des États-Unis viennent à Los Angeles. Tous comptes faits, je décidai de louper l'occasion et de me mettre au lit en regardant le nouveau DVD de « The Man who came to Dinner ».


The Man who came to dinner DVD


 

Finalement, la tombola fut remportée par une dame du New Jersey et une autre de Floride qui assisteront au dîner avec leurs époux.

Pour les admirateurs d'Obama et de Clooney, un autre moyen s'offrait d'être invité sans s'en remettre à la chance : faire un don d'au moins 40.000$.

Selon le journal Los Angeles Times d'aujourd' hui, les dons des centaines de milliers de gens qui ont participé à la tombola se sont élevés à neuf millions de dollars, auxquels les 150 dons d'au moins 40.000$ ont ajouté six autres millions.

Le total de 15 millions de dollars est la plus forte somme jamais récoltée pour une campagne électorale.


Clooney obama 2

 

J'espère que cela constituera une appréciable contribution au milliard de dollars et quelques qu'une campagne présidentielle coûte aux candidats. Sinon, je suis prêt à verser mes cinq dollars, même après avoir loupé l'occasion unique de côtoyer des célébrités à la table de George Clooney. Je ne voudrais pas que Barak me prenne pour un radin.

 

Clooney 3

Une photo récente de Clooney avec sa copine

[1] Nous avons dernièrement publié une explication du mot anglais "crowdfunding" et mentionné que, pour sa campagne électorale, le Président Obama sollicitait le don de toutes petites sommes.

Les expressions anglaises de la semaine – brick and mortar et bricks and clicks

– redigé par Jonathan et obligeamment traduit de l'anglais par notre collaboratrice Françoise de la Plume de Dussert

Comme chacun sait,  la traduction française de l’anglais ‘brick’ est ‘brique’ et l’anglais ‘mortar’ devient ‘mortier’ en français.

  Bricks-and-mortar

 

En anglais, ‘brick and mortar’, accolés dans une formule (à vocation fréquemment adjectivale) servait à souligner la nature matérielle d’un édifice. Utilisé de la sorte on peut l’assimiler à une métonimie [1],  bien que cette figure de style s’applique normalement à un nom. En anglais britannique l’expression sert à désigner l’immobilier.  L’expression met donc l’accent sur le construit, sur la structure physique, ‘en dur’.

Ces dernières années ont vu le terme mis à profit pour différencier les magasins ayant une présence physique – pignon sur rue, comme on disait – de leur équivalents ‘virtuels’, en d’autres termes les magasins traditionnels par opposition aux sites web sur lesquels les internautes peuvent placer une commande par le biais de l’internet. Il existe bon nombre d’entreprises qui ne vendent que par internet ; c’est ce qu’on appelle le commerce électronique ou e-commerce.

Les grandes chaînes de distribution font appel au magasin en dur comme au site web pour écouler leurs produits. Leurs avantages respectifs se complémentent et se renforcent mutuellement. Par exemple, je peux consulter le site de Walmart pour m’assurer qu’on y trouve une certaine marque de jeans, auquel cas je peux ensuite me rendre dans un de leurs magasins pour les essayer avant de les acheter.

À ces magasins qui offrent un accès physique comme un accès virtuel, on a donné le nom de ‘bricks and clicks’ (briques et clics)

Selon l’Office québécois de la langue française :

clic et mortier loc. Expression désignant une entreprise qui existe à la fois dans Internet et dans le monde réel où elle dispose d'installations matérielles. Note(s) : L'expression clic et mortier (click and mortar) a été formée sur le modèle de brique et mortier (en anglais brick and mortar ou BAM, où le mot brick a été remplacé par click). Brique et mortier (ou briques et mortier) correspond à une entreprise traditionnelle.


[1] Définie par Wikipedia comme « une figure de style appartenant à la classe des tropes qui consiste à remplacer, dans le cours d’une phrase, un substantif par un autre, ou par un élément substantivé, qui entretient avec lui un rapport de contiguïté et peut être considéré comme équivalent sur l’axe paradigmatique du discours ».

Quand la flamme olympique fait des étincelles (deuxième partie)

Nous venons de publier sur le blog le premier d’une série d’articles sur les Jeux olympiques à l’occasion de ceux qui s’ouvriront à Londres le 27 juillet. Cet article écrit par notre collaboratrice Françoise de la Plume de Dussert, y rendait compte des efforts du Français Pierre de Coubertin pour recréer les jeux antiques qui se tenaient à Olympie et dont la pratique s’était étendue à d’autres cités du monde hellénique. Françoise a bien voulu y ajouter un « gros plan » sur les hauts-faits de deux étudiants britanniques aux Jeux Olympiques de 1924. Pour, Eric Liddell (1902 – 1945) et Harold Abrahams (1899 – 1978), athlètes exceptionnellement doués mais que leur culture et religion confrontèrent à des conflits intimes qui en font les dignes héros du film Les Chariots de feu.

Chariots_of_fire_1981

Les Jeux olympiques de 1924 furent les derniers sous la Présidence de Coubertin et se déroulèrent en son honneur à paris. Le film Les Chariots de feu y a son point culminant et ne dément en rien les espoirs de Coubertin.

Si, pour les besoins de la cause, le film dramatise les obstacles (bien réels) que durent surmonter ses deux sprinters de héros, il en résulte une illustration d’autant plus brillante de l’idéal olympique. Selon Coubertin le sport devait permettre la réalisation la plus noble et la plus complète de l’individu. Liddell et Abrahams en font la démonstration sans réplique.

Pour Liddell, courir le dimanche, jour du Seigneur, sanctifié dans certaines églises protestantes avec autant de rigueur que dans le Judaïsme, était et avait toujours été hors de question. Ce refus, même avec une médaille olympique à la clé lui valut l’animosité d’une partie de la presse (et du public qui ne comprenaient pas que Dieu passât avant l’honneur national). Situation d’autant plus difficile qu’on savait dès  janvier que les éliminatoires du 100 mètres auraient lieu un dimanche et que son refus d’y participer eut des échos jusqu’à la Chambre des communes. Cependant ce délai permit à Liddell de s’entrainer pour l’épreuve du 400 mètres … et de la remporter en brisant le record du monde, tout outsider qu’il fût.

Homme d’église, il partit en mission en Chine et devait mourir dans un camp de concentration japonais, non sans avoir fait tout son possible pour y soulager la misère de ses semblables, y compris en arbitrant des matchs de foot, même le dimanche.

En 1924, la défection aux 100 mètres de Liddell (dont c’était la spécialité) améliorait d’autant les chances d’Abrahams. S’il eut à souffrir de l’antisémitisme, Harold Abrahams n’en était déjà pas moins un athlète prestigieux avant sa victoire olympique, que ni sa public school ni son université (Cambridge) ne rechignaient à mettre en lisse dans leurs rencontres. « Il y avait de l’antisémitisme à l’université à mes débuts comme athlète de Cambridge. Mais je crois que mon attitude n’arrangeait rien. » Il était assez populaire pour être élu président du Cambridge Athletic Club en 1922.

Après sa remarquable victoire, en digne produit du système éducatif tant admiré par Coubertin, il rejoignit comme il se doit les élites de son pays. Il fut commentateur sportif pour la BBC, un pionnier et un virtuose du commentaire en direct, et qui, non sans faire à son tour l’objet d’une vive polémique, se rendit à Berlin en 1936. Son commentaire sans retenue de la victoire du Néo-Zélandais James Lovelock au 1500 mètres est resté dans les annales.

 

 

 

 

CHAMPIONNAT MONDIAL DE JEU D’ÉCHECS, 10 – 31 mai 2012

 

 

Du 10 au 31 mai, Anand, le champion, défendra son titre contre Gelfand, son rival, à la Galerie d'État Trétiakov de Moscou.

 

 

 

Viswanathan Anand –
le Champion 

Boris Gelfand –  le Rival

Note linguistique:

Selon le dictionnaire Robert, le terme d'échecs serait entré dans le vieux français au XIe siècle, par altération d'eschac, lui-même issu de l'arabo-persan shāh (roi), dans l'expression shāh mat (le roi est mort). Passant en anglais au XIIIe siècle, il aurait donné chess. Le terme original sanscrit est chaturanga, signifiant « quatre membres d'une armée » (un éléphant, des chevaux, des chars et un fantassin). Cette expression est passée en persan, puis en arabe et a donné l'espagnol ajedrez.

Viswanathan Anand est le premier Indien champion du monde d'échecs. De son côté, Boris Gelfand est le premier Israélien à prétendre au titre [1]. Le joueur français Alexandre Deschapelles fut probablement le meilleur du monde jusqu'à ce qu'il soit détrôné par un compatriote, né à La Réunion, Louis-Charles Mahé de La Bourdonnais, qui detint le titre officieux de 1821 jusqu'à sa mort en 1841.

Champions du monde :

  • Champions incontestés
  • Champions classiques
  • Champions FIDE

Le glossaire d' échecs, selon Le Mot Juste :

chess 

échecs 

game of chess 

une partie d'échecs 

chessboard  

échiquier

chessman, chess piece 

pièce (de jeu d'échecs) 

chess set 

jeu d'échecs  

Chess set

king 

roi 

rook / castle 

tour 

bishop 

fou 

queen 

dame 

knight 

cavalier 

pawn 

pion 

check 

échec 

checkmate 

échec et mat 

castling 

le roque 

to queen 

dammer le pion

dammer le pion :

 

 

 

Chess world's large piece
la piece la plus grande du monde
Saint Louis, EE.UU

   

J.G. & J.L.

Note personnelle : (Jonathan)

Médiocre joueur d'échecs dans ma jeunesse et joueur très rouillé par la suite, j'ai cependant eu le privilège d'affronter deux ex-champions du monde, chaque fois en jeu simultané. La première fois, ce fut contre Max Euwe, à Durban (Afrique du Sud). La seconde fois, ce fut contre un Russe dont le nom m'échappe. D'ailleurs, je peine à me souvenir du résultat de ces deux parties.

 

[1] Toutefois, les Juifs ont dominé le Championnat, depuis sa création en 1866. Parmi les champions du monde juifs, on peut citer: Mikhail Tal, Michail Botvinnik, Larry Evans, Garry Kasparov, Bobby Fisher, Emanuel Lasker, William Stenitz, Siegbert Tarrasch et Victor Korchnoi, de même que Judith Polgar, la plus grande joueuse de tous les temps, Grand-Maître à l'âge de 15 ans, ainsi que ses deux sœurs, Susan, elle aussi championne du monde à son époque, et Sofia, qui possède le titre de Grand-Maître International féminin et celui de Maître international. 

Les sœurs Polgar en 2008 :

Polgar sisters

A la une :

L'échiquier de Charlemagne au musée de Cluny
Figaro Blog 28 janvier 2013 

From the archive, 2 September 1972:
Bobby Fisher wins World Chess Champiionship
The Guardian, 2 September 2013