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Catriona Seth – linguiste du mois de septembre 2018

ENTRETIEN

Trudy   Catriona Seth
 L'intervieweuse,
Trudy Obi
 L'invitée, 
Catriona Seth

 

Trudy Obi détient un doctorat en littérature anglaise de l'Université de Californie à Berkeley. Sa thèse de doctorat portait sur la conception du travail intellectuel aux débuts de l'Europe moderne. Ses sujets de recherche comprennent la rhétorique et la pédagogie humanistes, la littérature française et la poésie néo-latine. Elle a été traductrice permanente du français vers l'anglais pour le compte d'un organisme non gouvernemental dans le cadre d'un projet de santé publique international, rédigeant des versions préliminaires de documents, puis les traduisant, afin de faciliter la communication entre le siège social situé aux États-Unis et le personnel sur le terrain, à Haïti et à Madagascar.  Elle travaille dans une agence de traduction à Berkeley en Californie, en tant que gestionnaire de projet, traductrice et réviseure. Elle est également membre du conseil d'administration de l'organisme Northern California Translators Association (NCTA), où elle est responsable de la publication.

Catriona Seth est titulaire de la chaire de littérature française Maréchal Foch à l'université Oxford. Ses travaux sont axés sur la mise en valeur des voix qui ont été traditionnellement exclues du canon de la littérature française du 18e siècle. Ses principaux sujets de recherche comprennent l'histoire des idées, les humanités médicales et les récits autobiographiques. Une bibliographie sélective de la professeure Seth est publiée à la fin de cet entretien.

Isabelle PouliotL'entretien qui suit a été traduit de l'anglais par notre contributrice douée et fidèle, Isabelle Pouliot, traductrice agréée de l'anglais vers le français de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ).  https://traduction.desim.ca

 
ORIGINAL ENGLISH INTERVIEW

 ——————–

T.O.  Quand avez-vous décidé de faire des études universitaires sur la langue française et comment en êtes-vous arrivée là?

C.S.  J'ai commencé par l'étude du droit, que j'ai trouvé extrêmement ennuyeux; je n'ai pas persévéré suffisamment pour que ça devienne stimulant. J'ai toujours aimé la littérature, alors j'ai changé de programme pour étudier le français et l'espagnol. J'ai obtenu un bourse d'études, qui était de passer un an dans n'importe quel pays francophone de mon choix; j'ai donc décidé de m'inscrire en maîtrise à la Sorbonne. Je n'avais pas l'intention à ce moment-là de devenir une universitaire de carrière, mais quelques années plus tard, après être devenue traductrice-interprète et consultante en gestion, j'ai demandé à mon superviseur « Pour devenir une universitaire, que dois-je faire? » Bref, j'ai terminé ma thèse et ensuite préparé l'agrégation, l'examen obligatoire pour devenir enseignant en France. J'ai enseigné quelques années au niveau secondaire en France, puis j'ai eu des postes en enseignement universitaire à Rouen et Nancy. Je me suis installée à Oxford il y a près de trois ans.

Les mots français-anglais du mois – procrastination, précrastination et procaféination


Océane Bies  (cropped photo)Article rédigé par Océane Bies, traductrice littéraire de l'anglais vers le français. Après un master en Langues, littératures et civilisations étrangères à l'université Michel de Montaigne, à Bordeaux, et une année d'études à l'Université de Winnipeg, Manitoba, Canada, elle se forme petit à petit à la traduction avec sa mère, Nadine Gassie. Ensemble, elles ont notamment traduit plusieurs romans et nouvelles de Stephen King. Elles étaient nos « Linguistes du mois d'avril 2017 ».

 


Procrastination_citation
Nous savons tous ce qu'est la procrastination (du latin « procrastinatio », ajournement, délai), cette tendance à repousser au plus tard et par tous les moyens une tâche que l'on rechigne à exécuter, cette difficulté à se mettre au travail. [1] Les procrastinateurs seront d'ailleurs ravis d'apprendre que depuis 2010, le 25 mars est décrété journée mondiale de la procrastination.

À la une – un nouveau timbre rend hommage à John Lennon, musicien et philatéliste.



Elsa  photoNous sommes heureux de retrouver Elsa Wack, notre linguiste du mois de janvier 2014. Elsa, née à Genève, est traductrice indépendante de l'anglais et de l'allemand vers le français. Titulaire d'une licence ès lettres, ayant aussi fait de la musique, du théâtre et du cinéma, elle aime écrire et sa préférence va aux traductions littéraires.  Elsa a traduit et adapté le texte qui suit, rédigé par Jonathan G. 

D'autres contributions d'Elsa sur des thèmes musicaux :

Aznavour rejoint Bennett sur le Walk of Famק à Hollywood

Hendrix et Händel ont cohabité dans l’espace-temps

 

 


John-lennon-stamp-dedication-ceremonyUn timbre-poste commémorant John Lennon a été dévoilé cette semaine à Central Park, New York. Yoko Ono, la veuve du légendaire chanteur at auteur-compositeur, assassiné en 1990 dans cette ville,  assistait à la cérémonie, ainsi que leur fils Sean Lennon.

« Je sais que mon père aurait été heureux d’être officiellement intronisé sur un timbre-poste », a dit Sean Lennon ce jour-là. « Pour être officiel, ça l’est. »

Lennon (offiical) Lennon stamp

 

Ces fautes de traduction qui nous gouvernent…

 

L'histoire aurait-elle été autre sans certaines traductions erronées ?


PolizzottiComme le nez de Cléopâtre, la traduction a-t-elle influé et influe-t-elle toujours sur le cours de l'histoire ? C'est ce que soutient, à l'aide d'exemples passés et contemporains, M. Mark Polizzotti dans un article paru  dans le
New York Times du 28 juin dernier.* L'auteur est éditeur et rédacteur en chef du Metropolitan Museum of Art.  Il est également écrivain [1] et traducteur littéraire. On lui doit la traduction en anglais de nombreuses œuvres majeures des lettres françaises.

La traduction est la serveuse muette du festin linguistique. Souvent, il n'est question d'elle que lorsqu'elle butte sur le chariot de desserte. Parfois, les fautes sont relativement légères – le rendu maladroit de la prose d'un auteur, le genre de chose qu'un chroniqueur littéraire pourra charcuter d'une plume acide.

Mais l'histoire est jonchée de traductions erronées plus lourdes de conséquences – fruits d'erreurs, involontaires ou résultat d'une mauvaise compréhension. Pour un travail qui suppose souvent d'interminables heures de concentration sur des livres ou des écrans, la traduction peut se révéler étonnamment dangereuse.

In vino veritas….

Valerie Francois (3)Traduction par Valérie François d'un article paru en anglais dans le TIME Magazine, comprenant la synthèse d'une analyse parue dans la revue Journal of Psychopharmacology. Valérie a été notre linguiste du mois de Septembre 2017

 

 

Ceux qui apprennent une langue étrangère trouvent parfois que l’alcool, avec modération, les aide à parler plus couramment. D’une certaine manière, cela s’explique : il a été démontré que le fait de boire une bière ou un verre de vin pouvait réduire les inhibitions, et ainsi aider certaines personnes à surmonter leur nervosité ou leur hésitation.

Alcohol 1


Le mot anglais du mois – cuckooing

OisseauxTraduction par Nadine Gassie d'un article du blog d'Oxford Dictionaries. Nadine a traduit le livre "Fly Away Peter", de David Malouf (entre beaucoup d'autres traductions). L'édition française est intitulée « L'infinie patience des oiseaux » (Editions Albin Michel). [1]

 

Le quotidien anglais The Guardian a braqué à nouveau les projecteurs récemment sur une pratique criminelle en progression alarmante, et sur la métaphore colorée qui désigne ses adeptes. On appelle en effet « cuckoos » (« coucous » en français), au Royaume-Uni, des membres de gang sévissant le plus souvent en zone rurale où ils se lient d'amitié avec des personnes vulnérables (personnes âgées, handicapés mentaux) afin d'utiliser leur domicile comme lieu de recel d'armes ou de vente de drogue.

Stash

Ce terme d'argot moderne est emprunté à l'oiseau bien connu pour pratiquer le « parasitisme de couvée », c'est-à-dire pondre ses œufs dans les nids des autres. Jonathon Green, lexicographe spécialiste de l'argot, a recensé cette acception dès mai 2010, et un article du magazine The Observer a révélé le phénomène un peu plus tard la même année. Celui-ci porte le nom de « cuckooing » en anglais, soit littéralement « parasitisme de coucou », ce qui pourrait se traduire en français par « usurpation de domicile », et ses victimes sont dites « cuckooed », soit littéralement « parasités par des coucous », ce qui pourrait se traduire en français par « victimes d'usurpation de domicile ».


CuckooLe célèbre oiseau a déjà laissé son empreinte dans le lexique anglais. Depuis au moins le milieu des années 1200, le terme « cuckold », dérivé du français « cocu », désigne un mari cocufié, par comparaison avec l'infidélité supposée de la femelle coucou. Dans les années 2010, « cuckold » s'est vu abrégé sur Internet en « cuck », terme d'argot péjoratif utilisé par la droite radicale et connectée pour désigner un individu considéré comme servile, conservateur trop modéré ou « libéral » (de gauche) en politique. Cette acception pourrait sembler complètement « cuckoo », autrement dit « folle », acception argotique du terme depuis le 19e siècle (cf. Vol au-dessus d'un nid de coucous, où le « nid de coucous » désigne un asile d'aliénés), laquelle a succédé à celle d’« idiot » qui avait cours depuis le 16e siècle.

 

[1] « L’infinie patience des oiseaux » – David Malouf – Albin Michel/Les grandes traductions, traduit par Nadine Gassie

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