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Julia Cresswell – la linguiste du mois de mai 2016

Julia profile

Voici une interview de Julia Cresswell par Julian Maddison. Julia et Julian – l'interviewée  et  l'intervieweur – ont non seulement des prénoms semblables, mais un parcours de vie parallèle, l'un et l'autre étant diplômés de l'université d'Oxford, et habitant cette ville à jamais célèbre.

Julia Cresswell a étudié l'anglais à St Hugh’s College, Oxford, se spécialisant en philologie et en littérature médiévale. Elle entreprit ensuite, à l'université de Reading, une maîtrise en littérature médiévale et un doctorat (l'édition commentée de The Three Kings' Sons', une traduction en anglais de la fin du XVe siècle d'une romance française en prose, Les Trois Fils de Rois, écrite à la cour de Bourgogne vers 1470). Elle finança ses études de troisième cycle en enseignant à l'université et en travaillant comme chercheuse pour l'Oxford English Dictionary.  


Elle est l'auteure, entre autres, de
"The Cat's Pyjamas : The Penguin Book of Clichés" et l"Oxford Dictionary of Word Origins."

 

  Julia Cat   Julia origins

 

Julian Maddison – l'intervieweur

JULIANJulian étudia le français et la linguistique à St John’s College, Oxford. 

Julian consacre l'essentiel de son temps à son activité professionnelle ; il est co-fondateur et co-directeur d'une société qui fournit l'industrie automobile. Il n'en continue pas moins à rédiger des articles sur deux de ses sujets favoris : la conception des voitures et Goscinny, l'auteur de Astérix. Ses travaux ont paru dans différentes publications, en France et au Royaume-Uni, et il a été consulté pour un certain nombre de livres et d'expositions consacrés à Goscinny et/ou à Astérix.
 
L'année passée, Julian a interviewé Anthea Bell, depuis longtemps traductrice anglaise attitrée d'Astérix.
 
 

Traduction : Jean Leclercq –

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La définition de "cliché" en anglais, selon Oxford Dictionaries: "A phrase or opinion that is overused and betrays  a lack of original thought: the old cliché “one man’s meat is another man’s poison .”

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Concours CEATL : « Le visage de la traduction »

Chers lecteurs et chères lectrices,
 
Voudriez-vous avoir la gentillesse de participer au concours du CEATL (Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires) et de voter pour notre dessin ci-dessous, en accédant au lien open Facebook album et en cliquant sur "j'aime" (comme indiqué dans les règles du jeu que vous  trouverez en haut de l'album). Faute de posséder un compte Facebook, vous pouvez adresser votre voix à contest@ceatl.eu en inscrivant en titre “The Face of Translation” et dans le corps du message : "Je vote pour LOST IN COMPUTER TRANSLATION". La vote ne dure que 4 jours. Le 29 mai 2016, le CEATL désignera les cinq images les plus appréciées et choisira une gagnante parmi celles-ci.

Mise à jour (25.05.2016). Le CEATL vient de décider que toutes les votes doivent se faire maintenant sur Facebook et pas par e-mail.

 
Lost-in-Translation02 (2)
 

 
Si vous n'aimez pas notre sujet, rien ne vous empêche de voter pour un autre.

Merci de votre soutien.  
Bien cordialement,
L'equipe à Le-mot-juste-en-anglais.com

Perceptions et méprises : un voyage d’éveil à travers les cultures

Lurie 

L'auteur :
Joe Lurie
[*]
Creative Consulting,
Coaching and

Communicating across Cultures



PerceptionAndDeception.com
 

CreateSpace Independent
Publishing Platform

(May 8, 2015)

Recension :
Donna Scott,
Los Angeles

Perception and Deception [1],
A Mind-Opening Journey Across Cultures


Traduction de l'anglais : Jean Lerclercq [2]
Original review in English

L'une des joies qu'apporte la lecture des textes littéraires est de découvrir combien nous autres humains sommes semblables dans l'universalité de nos besoins, désirs et craintes. Songeons à la maxime de l'écrivain : plus on s'attache au particulier et plus on est universel. Toutefois, les messages que les informations et les réseaux sociaux, la télé et le cinéma nous envoient semblent démentir cette commune universalité. Les citoyens d'un monde où les individus sont liés entre eux au sein d'une économie globalisée et sur une planète où les frontières sont en voie de disparition, semblent pris dans un étau mortel de crises d'identité culturelle qui n'est probablement pas près de se desserrer.

Il y a cent ans…

En accord avec son homologue français, un aristocrate britannique décide du sort du monde arabe et meurt trois ans plus tard de la grippe espagnole.


Sykes-Picot portraits 2Il y a cent ans cette semaine, (le 16 mai 1916) un colonel anglais de 37 ans,
Sir Tatton Benvenuto Mark Sykes, et un Français de 46-ans, François Georges-Picot, traçaient une ligne sur une carte. Il s'agissait de définir les sphères d'influence et de pouvoir que l'on se proposait d'instituer au Proche-Orient, en prévision de la défaite prochaine de l'Empire ottoman face à la Triple Entente [1]. La ligne tracée par Sykes et Picot définissait les frontières de l'Irak et de la Syrie, ces territoires tombant, le premier, dans la sphère d'influence britannique et, le second, dans la sphère d'influence française. Cette division est considérée comme un tournant dans les relations entre l'Occident et le monde arabe et, depuis lors, a façonné le Proche-Orient.

 

 

Témoin, écrivain, multilingue et inspirateur. Qui est-il ?

Jonathan Goldberg & Jean Leclercq


Cet écrivain est né à Budapest en 1905, au temps de l'empire austro-hongrois. Il fait ses études à Vienne, mais écrit son premier livre en hongrois avant d'adopter l'allemand comme langue d'écriture. Adolescent, il savait le hongrois, l'allemand, le français et l'anglais.  Vers l'âge de 27 ans, il passa un an en Union soviétique où il arriva avec un vocabulaire d'un millier de mots de russe et aucune notion de grammaire. Il n'en parvint pas moins à acquérir assez de russe courant pour le parler.[Par la suite, correspondant de presse en Palestine, il devint suffisamment fort en hébreu pour écrire des articles dans cette langue et même concevoir ce qu'on croit être les premiers mots croisés en hébreu.]

C'est la grande époque du Komintern et, ardent communiste, il prend part à la guerre d'Espagne aux côtés des républicains. Capturé par les forces nationalistes, il échappe de peu à la mort grâce à un échange de prisonniers avec les autorités britanniques. Rompant avec le parti communiste en 1938, il se réfugie en France où il écrit un livre en allemand (le deuxième volume d'une trilogie commencée avec l'ouvrage en hongrois). Ce livre deviendra le manifeste de l'anti-totalitarisme. Entre-temps, l'Allemagne nazie et l'Union soviétique ayant conclu un pacte de non-agression, l'écrivain est soupçonné de connivence avec les Soviétiques, en dépit de sa rupture avec le parti et de sa dénonciation du bolchevisme. Il est arrêté et envoyé au camp d'internement du Vernet-d'Ariège, au sud de Toulouse, où il reste détenu jusqu'en janvier 1940.

Remis en liberté, il projette de fuir la France. Il demande à sa compagne britannique, avec laquelle il vit à Paris, de traduire le livre en anglais, avant même de l'avoir terminé. Elle le fait à toute vitesse. Mais, elle a quitté l'école à quatorze ans pour faire des études artistiques, et n'a absolument aucune expérience de la traduction. Lorsqu'elle butte sur un mot ou une expression, elle consulte l'auteur hungaro-germanophone qui, à l'époque, est loin de maîtriser l'anglais. Ensemble, ils bricolent un brouillon complet en anglais qu'ils envoient à son éditeur londonien le 1er mai 1940. Dix jours plus tard, ils filent vers le sud pour échapper à l'avance des troupes allemandes. Il semble qu'il ait laissé un double carbone de l'original allemand à Paris, et un autre chez un ami à Limoges.

Sur le chemin de l'Angleterre, l'auteur perd le manuscrit allemand avant d'être parvenu à le publier. Il s'installe outre-Manche et adopte l'anglais [1] comme langue d'écriture, puis actualise la traduction anglaise qu'il publie en 1940. L'intrigue se passe en 1938, pendant les grandes purges staliniennes, l'auteur exprime la désillusion que lui inspire la conception soviétique du communisme à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le livre a été traduit en une trentaine de langues, y compris en allemand, langue dans laquelle avait été rédigée la première version. Par la suite, l'auteur assura lui-même la traduction en allemand.

En conséquence, voici un livre qui n'existe qu'en traduction. Il n'en acquiert pas moins une grande réputation et a influencé toute une génération d'intellectuels en des temps de lutte idéologique à mort entre communistes et anti-communistes. Comme on l'a vu, des traductions en ont été faites dans des dizaines de langues, mais toujours à partir de la version anglaise, elle-même en grande partie traduite. Toutefois, 75 ans après, en août 2015, on a appris qu'un éditeur suisse avait reçu un double carbone du manuscrit allemand dactylographié, resté enfoui et inconnu dans une bibliothèque de Zurich.

Qui était cet auteur multilingue ? Quel était le titre de ce livre qui lui a valu la célébrité ? Qu'est-il ensuite devenu ?

 

Camus : Un Etranger dans la Ville *

 

Camus-The StrangerDe mars à avril 2016 à New York, un festival intitulé: "Camus: A Stranger in the City," («Camus: Un Etranger dans la Ville») a célébré la visite de l'écrivain 70 ans plus tôt dans la ville. Organisé par l'historien et conservateur de musée Stephen Petrus (1), en conjonction avec la succession de Camus, ce festival comprenait toute une série d'événements culturels dont plusieurs avaient lieu sur les lieux même visités par Camus à New York. Ils incluaient la lecture à Columbia University d'un discours célèbre prononcé à cet endroit même par Camus, intitulé: «The Human Crisis» («La Crise de l'homme») par l'acteur Vigo Mortensen (2); une intervention par la chanteuse/compositrice Patti Smith sur l'influence de Camus pendant ses années d'étudiante au Graduate Center de la City University of New York; une discussion réunissant l'écrivain new yorkais Adam Gopnik, et l'historien Robert Zaretsky à la New York Public Library. Au Bowery Poetry Club, une pièce en un acte basée sur le roman de Camus La Chute (1956) fut présentée par l'acteur Ronald Guttman, tandis qu'une sélection des écrits de Camus sur New York y était lue un peu plus tard Camus cover par Mr. Petrus et le chanteur Eric Andersen. Côté musical, au National Sawdust à Brooklyn, Andersen présenta des chansons de son album « Shadow and Light of Albert Camus » et le pianiste et compositeur de jazz Ben Sidran joua des morceaux de son album « Blue Camus », ainsi qu'une chanson inspirée par le fameux essai philosophique Le Mythe de Sisyphe (1942).