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Écrire pour être lu et compris : et si l’interlocuteur était la clé ?

 

Concevoir, écrire, traduire. Nous le faisons tous dans un seul et unique but : communiquer. Et pour qu'une communication existe, elle doit impérativement atteindre son interlocuteur, l'interpeller et être comprise.

EducaloiCette approche est au cœur des activités d'Éducaloi qui a pour principale mission d'informer la population du Québec sur ses droits et ses obligations. Ce n'est pas mission facile que de communiquer clairement des informations sur la loi et tout ce qui l'entoure. Mais c'est encore plus difficile d'intéresser et de sensibiliser le citoyen à un domaine plutôt hermétique, abstrait, souvent déconnecté de la vie de tous les jours et que l'on réserve traditionnellement aux experts.

Dans une société où l'accès à la justice est un enjeu de taille, où l'information se démocratise et où « nul n'est censé ignorer la loi », il s'avère plus que jamais nécessaire de communiquer le droit de manière à être lu et compris.

Communiquer le droit pour que le citoyen s'y intéresse et le comprenne nécessite assurément de se questionner. Quels sont ses intérêts ? Son contexte de vie ? Sa façon de s'informer ? Ses codes ? Ses référents ? Les réponses à ces questions sont primordiales dans une approche communicationnelle du droit.

Intéresser son interlocuteur

S'interroger sur les intérêts et le contexte de vie de son interlocuteur, c'est d'abord comprendre ce dont il a besoin. L'angle de la communication et le choix de l'information à transmettre se dessinent ainsi à travers l'interlocuteur. C'est d'ailleurs par ce processus qu'Éducaloi sensibilise et conscientise la population au droit. Il va sans dire que peu de gens ont un intérêt pour les questions de droit, jusqu'au moment où ils sont eux-mêmes confrontés à une situation juridique. S'ancrer sur les situations quotidiennes de vie pour y introduire le droit, plutôt que de présenter le droit tel que conçu par les experts, sans liens directs et concrets avec la vie des gens. Éliminer toute information superflue qui détournera l'attention de son interlocuteur de l'information dont il a réellement besoin fait également partie du processus de communication claire et efficace du droit. Par exemple, dans une communication destinée au grand public, les exceptions et les inclusions d'une situation juridique ne devraient pas faire ombrage à l'information principale. L'objectif est de développer des réflexes plutôt que des connaissances pointues. C'est une approche axée sur la prévention des problèmes juridiques et qui favorise la « saine gestion juridique » de notre vie.

Créer du sens

Choisir le mot approprié pour être compris demande aussi de se mettre dans la peau de son interlocuteur et de s'intéresser aux référents qu'il utilise pour comprendre le monde. Vulgariser et simplifier le droit s'avère ainsi un défi de taille dans lequel la validité juridique, la sémantique et l'accessibilité de la langue s'unissent pour créer un concept sensé dans l'esprit de l'interlocuteur.

Utiliser le mot « prescription » dans son sens juridique avec un interlocuteur pour qui ce mot fait référence à une ordonnance médicale crée nécessairement un obstacle majeur à la communication engagée. Tout comme le fait de présenter, dans la même logique abstraite que celle de la loi, une série de recours possibles, de critères, de délais, de procédures, d'exceptions, d'exclusions… Vulgariser et simplifier, c'est d'abord et avant tout créer du sens pour son interlocuteur. Et pour créer ce sens, il faut s'accrocher à ce qu'il connaît et comprend.

Une communication vivante

Le choix des canaux de communication adéquats pour transmettre l'information est essentiel au succès d'une communication juridique. Parce qu'un contenu d'information, aussi bien conçu et vulgarisé soit-il, n'existe que s'il est consulté. Et pour être consulté, il doit nécessairement utiliser les canaux et les supports de communication reconnus et utilisés par le public à qui il est destiné.

Nous nous entendons tous pour dire qu'il s'avèrerait complètement vain de tenter d'informer une personne non voyante qui s'exprime en français au moyen d'un contenu écrit en alphabet latin et en langue italienne. Alors, pourquoi expliquer le droit avec un langage juridique soutenu, archaïque, et au moyen de documents juridiques traditionnels qui sont peu accessibles et peu utilisés par les citoyens ?

Pour Éducaloi, le défi de transmettre de l'information juridique fiable, accessible et disponible est assumé par une équipe multidisciplinaire pour qui le citoyen occupe une place centrale dans l'ensemble de ses activités. Nous décortiquons les contextes quotidiens de vie pour y exposer les dimensions juridiques latentes, nous nous adaptons continuellement aux nouvelles plateformes de diffusion, nous cherchons sans relâche à simplifier le jargon juridique et à utiliser des mots qui font du sens pour l'interlocuteur, nous veillons avec rigueur à l'exactitude juridique de nos contenus vulgarisés, nous cherchons à comprendre ce qui est incompris et pourquoi… Pour résumer simplement, nous communiquons le droit pour être lus et compris !

www.educaloi.qc.ca

Claude Simard,
Responsable communications
chez Éducaloi

Guillaume Rondeau,
avocat spécialiste en vulgarisation juridique
chez Éducaloi

que nous remercions infiniment pour avoir bien voulu rédiger l'article ci-dessus à notre intention

 

 

Note linguistique à propos des résultats de l’élection présidentielle qui vient d’avoir lieu aux États-Unis


«
Quand j'étais petit, on me disait que n'importe qui pouvait devenir Président; je commence à le croire. » Clarence Darrow

 

 

S of LVoici quelques adjectifs qui expriment mon état d'esprit à la suite de l'élection du Président des États-Unis. Je les ai rangés en cinq groupes, allant des sentiments superficiels de déception et de surprise, aux sentiments plus profonds de choc et de dégoût. Cette classification n'a rien de scientifique, vu les différents registres, nuances et tons des termes suivants :

1) surprised, amazed, flabbergasted, stupefied, stunned, astonished, astounded, alarmed, shaken ;

2) disheartened, disappointed, crestfallen [1] , downcast, down, down in the dumps, disgruntled, depressed, downhearted ; 

3) confounded, befuddled, confused, bewildered, staggered, baffled, mystified, perplexed, flummoxed, frustrated, nonplussed [2];

4) shocked, dazed, shaken, traumatized, scandalized, taken aback, upset, fazed, disconcerted, aghast ;

5) ashamed, outraged, insulted, disgusted, sickened, aggrieved, affronted, appalled, repulsed, nauseated, distressed.

En revanche, voici des adjectifs et locutions adjectivales qui peuvent exprimer l’état d’esprit des 59 535 522 électeurs qui ont voté en faveur de Trump dont les voix ont été comptée jusqu’à maintenant :

happy, delighted, joyful, inspired, elated, cheerful, ecstatic, joyous, jubilant, thrilled, upbeat, blissful, gleeful, gratified, exultant, delirious, euphoric, rhapsodic, triumphal, enraptured, animated, excited;

in seventh heaven, pleased as punch, on cloud nine, flying high, doing handsprings, in high spirits.

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Crestfallen

crestfallen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Selon le dictionnaire Merriam-Webster :

  1. 1:  having a drooping crest or hanging head

  2. 2:  feeling shame or humiliation :

 

[2] Selon Oxford Dictionaries :

Dans l'usage courant nonplussed signifie surprised and confused (surpris et dérouté). En anglais d'Amérique du Nord, un nouvel usage est apparu ces dernières années, dans le sens de nullement déconcentré – plus ou moins le contraire de son sens traditionnel. Ce nouvel usage est probablement parti de l'idée que le préfixe non- était normalement négatif et devait donc avoir un sens négatif. On n'estime pas que cette acception fasse partie de l'anglais correct.

Jonathan G.

Jean-Marc et Livia Dewaele – linguistes du mois de septembre 2016 (2ème partie)

 

   Livia - Worcester College


Livia Dewaele, à Oxford
 devant Worcester College

 

L'interview avec Livia ci-dessous suit celle avec son père ,
le Professeur Jean-Marc Dewaele

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LMJ : Grandissant en Angleterre, vous avez été exposée, dès que vous avez pu parler, au français de votre père (plus des leçons de français à l'école, de 11 à 18 ans) et au néerlandais de votre mère. En outre, pendant un certain temps, vous avez eu une assistante maternelle pakistanaise qui vous appris un peu d'ourdou. Bien qu'on admette couramment que les jeunes enfants puissent sans effort acquérir plusieurs langues, avez-vous eu l'impression qu'à tel ou tel âge, ou même maintenant, rétrospectivement, le trilinguisme institué par vos parents (y compris la règle UPUL : une personne-une langue) ait été un pari ambitieux, stressant ou trop pénible ?

Livia portraitLD : Non, ce ne fut jamais pénible – c'était tout simplement le moyen de communiquer avec mes parents. De plus, quand je parlais d'événements qui s'étaient passés en anglais – des conversations avec des amis, par exemple – mes parents ne se fâchaient pas si j'utilisais des mots anglais. En plus, quand j'éprouvais de la difficulté à me souvenir du mot correct, ils m'aidaient toujours à le retrouver.

LMJ : Pour vous poser la même question sous un autre angle : Votre père se souvient d'une conversation que  vous avez menée avec lui quand vous étiez très petite, au cours de laquelle vous avez mélangé l'anglais et le français en parlant « d'une rouge one ». Il en conclut que vous aviez un peu de difficulté à trouver le pronom équivalant à « one » en français – ne comprenant pas encore qu'il n'y ait rien à ajouter, car « une rouge » est l'article défini qui convient en français. Lorsque vous avez grandi et parlé trois langues, le processus de triage des différents modes d'expression a-t-il été naturel, ou aviez-vous (et avez-vous encore) à y réfléchir ?

Livia portraitLD : Je n'ai pas le souvenir d'avoir dû faire un effort conscient pour me rappeler à quelle langue appartenait tel ou tel mot. Je me souviens seulement d'avoir eu les trois langues comme trois systèmes indépendants et bien différentiés. Il se peut que ceci n'ait pas toujours été le cas, mais alors c'était dans la période de ma vie dont je ne me souviens pas.

LMJ : Alors, est-ce le genre d'expérience que vous souhaiteriez plus tard, pour vos enfants, si les circonstances le permettent ?

Livia portraitLD : Oui, si possible, parce que c'est un incroyable avantage de pouvoir parler plusieurs langues sans avoir à les apprendre consciemment. Ceci dit, ça dépendra des circonstances dans lesquelles je me trouverai ; mes parents étaient dans une situation optimale pour que le système UPUL fonctionne. Ma mère parlait sa langue maternelle, le néerlandais, avec moi, et mon père parlait aussi sa langue maternelle, le français, avec moi. Et grâce à l'environnement où l'on se trouvait, j'étais aussi exposée à l'anglais. Avec mes enfants, je devrai faire un choix entre mes langues, et je ne sais pas ce que je choisirai. Ce qui aidait aussi dans ma situation, c'était que tous les membres de la famille parlaient les trois langues – on parlait tous anglais, français et néerlandais. Grâce à ça, il n'y avait jamais de situation où l'usage d'une langue excluait quelqu'un. En plus, toutes ces langues étaient représentées à égalité, il n'y en avait aucune qui était dominante, ce qui aurait été le cas si l'une des langues que je parlais avec mes parents avait été l'anglais.


LMJ :
Sautons maintenant à l'âge de 19 ans qui est le vôtre aujourd'hui. Vous avez, par un processus naturel, qui ne vous a pas semblé difficile, conservé une connaissance du français, du néerlandais et de l'anglais, cette dernière langue étant celle qui vous a le plus fortement imprégnée. Pouvez-vous décrire la méthode ou le processus par lequel vous vous êtes habituée à compartimenter les trois langues ?

Livia portraitLD : Il n'y avait jamais de processus conscient, c'est facile et évident de distinguer les langues.

LMJ  Il vous arrivait de jouer au Scrabble trilingue en famille. Ce devait être l'épreuve suprême de vos connaissances linguistiques puisqu'il vous fallait faire appel à la totalité de votre vocabulaire dans les trois langues.

Livia portraitLD : Oui, jouer au Scrabble était chouette, mais je n'avais aucune chance de gagner puisque mes parents avaient un vocabulaire beaucoup plus vaste que le mien dans les trois langues. J'avais surtout un désavantage en néerlandais puisque je ne l'ai jamais appris à l'école. Donc, je ne sais pas bien l'écrire.


LMJ : 
L'anglais est la langue dont vous avez besoin pour vivre, étudier et avoir des contacts sociaux. Le français et le néerlandais vous servent quand vous voyagez en Europe. Considérez-vous que ces deux dernières langues vous soient d'une utilité pratique ou qu'elles fassent partie intégrante de vos souvenirs d'enfance et de jeunesse ?

Livia portraitLD : Puisque ces deux langues sont mes langues maternelles, elles ont évidemment une énorme importance comme partie de ma jeunesse et de mon identité d'aujourd'hui. C'est bien sûr utile de les parler, mais ce sont les langues que j'utilise avec mes parents, mes grands-parents et ma famille, et qui ont donc une grande importance émotionnelle pour moi.


LMJ : 
Vous venez de parler de votre facilité naturelle à compartimenter les langues que vous connaissez. Cela vous a-t-il aidée à bâtir des phrases en français et en anglais où le verbe est au milieu (sauf dans les interrogatives), par rapport au néerlandais où le verbe est à la fin de la phrase ?

Livia portraitLD : C'est l'avantage d'avoir appris mes langues naturellement et de ne jamais avoir dû me souvenir de règles de grammaire – ainsi j'ai seulement pris conscience de la syntaxe française l'année dernière, pendant mes cours de linguistique à l'université.


LMJ : 
Vous êtes maintenant étudiante à Oxford, n'habitant plus chez vos parents.  L'anglais est votre langue dominante. Que faites-vous pour garder vivace votre maîtrise du français et du néerlandais, et pour ne pas la perdre ?

Livia portraitLD : J'étudie le français à Oxford, donc je conserve le français facilement. En plus, j'envoie régulièrement des courriels à mon père en français, et il répond souvent avec un relevé des fautes que j'ai commises. Pour le néerlandais, j'envoie des SMS à ma mère tous les jours, en néerlandais, et je téléphone régulièrement. On va aussi encore régulièrement en Belgique pour rendre visite à la famille. Là je parle français avec mes grands-parents paternels, et néerlandais avec ma famille maternelle.


LMJ : 
Pensez-vous que votre compréhension des textes anglais ait été enrichie par votre possession d'une langue romane et d'une langue germanique, les deux principales racines de la langue anglaise ? Autrement dit, êtes-vous souvent plus sensible aux racines des mots anglais parce que vous avez un sens plus vif des équivalents romans et germaniques ?

Livia portraitLD :  Oui, je fais souvent des comparaisons entre les langues que je connais et l'anglais.

 

 

Dewaele (Jean-Marc & Livia)

Livia et Jean-Marc, Il y a quelques années…..

LMJ : Votre père et vous êtes ceinture noire premier dan de karaté. Qui est le meilleur?

LD : Moi ! parce que je suis plus jeune et donc plus souple et plus relaxe. Cela dit, mon père est bon, lui aussi.

 

 

————–

Livia rowing

Livia, rameuse,  sur la Cherwell, un aflluent de la Tamise, à Oxford
Livia est vice-capitaine de l'équipe feminine d'aviron des huit de Worcester College

 

Note du blog :

Le prénom Livia, qui est dérivé du nom d'une noble famille romaine, a vu le jour durant l'Antiquité. Il fut oublié à partir du Ve ou VIe siècle après la diffusion des prénoms germaniques en Europe. Il ne fut réattribué qu'à l'époque de la Renaissance, en Italie particulièrement. Depuis le début du XXe siècle, plus de 2600 personnes ont porté le prénom Livia en France. Le maximum de ses attributions a été atteint en 2010 avec 214 naissances. En 2013 le prénom Livia occupe le rang n°99 du top des prenoms de fille.
Source : http://www.journaldesfemmes.com/

Livia was a literary favorite from the sixteenth century, appearing in the plays of John Fletcher and Thomas Middleton,  John Fletcher and Thomas Middleton,  and playing a minor role in Romeo and Juliet.  Anna Luvia Plurabelle is the name of a character in James Joyce's  Finnegans Wake

 Z2016/9

La vie de château…

Royal-crest-on-the-gate-at-buckingham-palaceLe Palais de Buckingham se propose d'engager un(e) assistant(e) aux tâches domestiques (housekeeping assistant), mais pas n'importe qui, et assurément pas n'importe quel(le) technicien(ne) de surface, comme le français hexagonal désigne désormais les trop prosaïques « femmes (hommes) de ménage ».

 L'offre d'emploi est ainsi libellée :« Il ne s'agit pas de tâches ménagères classiques. Vous travaillerez et vivrez dans un cadre historique extraordinaire, en faisant en sorte qu'il se présente sous ses plus beaux jours à vos collègues, aux visiteurs et, bien sûr, à la famille royale. » 

 

Buckingham 3
Buckingham 2

 

 

 

 

En gras, l'annonce vante le caractère prestigieux des lieux où s'exerceront les fonctions : « Vous éprouverez le fierté de vous trouver dans l'un des lieux les plus célèbres du monde ». Mais, c'est en maigres que suit la description des tâches : « Vous nettoierez et entretiendrez les intérieurs, brosserez les tapis et épousseterez des meubles, mais aussi des vases anciens et des tableaux irremplaçables ». Bref, finies les paillettes, à vos chiffons ! 

L'heureux(se) élu(e) devra être quelqu'un « qui ait le souci et l'orgueil de son travail, tout en possédant un sens aigu de la communication et de la gestion du temps. » Aucune expérience n'est exigée, mais l'annonce précise que, « sans être indispensable, une expérience des tâches ménagères et de l'accueil constituerait un atout. » La rémunération sera de près de 16.755£ par an (logé et nourri), auxquels s'ajouteront de nombreux avantages annexes dont 33 jours de congés annuels.

Cette annonce serait passée inaperçue n'était-ce une petite faute de grammaire qui jette un doute sur la valeur actuelle du Queen's English, la langue du Palais ayant toujours été considérée comme l'étalon-or du bien parler anglais. En effet, s'agissant des lieux historiques en question, l'offre d'emploi précise : ensuring that they are presented to their best, alors qu'il aurait fallu écrire : at their best. Certes, le délicat usage des postpositions est l'un des écueils de la grammaire anglaise, mais on aurait pu s'attendre qu'il soit maîtrisé par la surintendance du Palais de Buckingham.

 

Pour eux aussi…

Mais, trois ministres du nouveau gouvernement britannique de Mme Theresa May (tous partisans d'une sortie de l'UE) vont également connaître la vie de château. En effet, MM. Boris Johnson, le bouillant Ministre des affaires étrangères, David Davis, Secrétaire au Brexit, et Liam Fox, Secrétaire au commerce international, vont se partager les 115 pièces du manoir de Chevening (Kent).

 

Buckingham 5

  

 

 Cette vénérable bâtisse du XVIIe siècle, qui appartint longtemps aux comtes de Stanhope, se trouve au centre d'un vaste domaine s'étendant de Seven Oaks à Biggin Hill, l'aérodrome mythique de la bataille d'Angleterre. Elle est flanquée de deux tours qui ont été vite baptisées Brexit Towers, en ce sens qu'elles seront le quartier général officieux des ministres dits Brexiters, lesquels veilleront à ce que Mme May tienne parole : « Brexit means Brexit ».

 

Fawlty

D'aucuns ont voulu y voir un clin d'œil aux Fawlty Towers [1] , la série télévisée en 12 épisodes, conçue et interprétée par John Cleese et Connie Booth, diffusée par BBC2 en 1975 et 1979. L'action, qui se déroule dans un hôtel de la station balnéaire de Torquay, est une suite de situations burlesques où interviennent des propriétaires excentriques et farfelus (Basil et Sybil Fawlty), une femme de chambre pleine de bon sens (Polly) et un serveur-maître Jacques espagnol (Manuel), véritable souffre-douleur de son patron. Gageons qu'il n'en sera pas de même à Chevening Mansion !       

 [1] CARTOON

Lecture supplémentaire :

Windsor Castle: Changing hundreds of royal clocks
BBC News – 23.10.2020

 

La seule bibliothèque au monde qui soit à cheval sur deux pays !

 

 

On chuchote que les arpenteurs qui, au XVIIIe siècle, délimitèrent la frontière entre l'État américain du Vermont et ce qui était alors le Bas-Canada étaient ivres car leur tracé titube de part et d'autre du 45ème parallèle, s'en écartant parfois d'un mile. Mais les résidents des localités frontalières ne s'en inquiétèrent pas, essentiellement parce qu'ils n'en tinrent pas compte.

Haskell 1

Vue extérieure de la Haskell Free Library and Opera House.
(Photo: Jeffrey M Frank/Shutterstock.com)

Pendant près de 200 ans, Derby Line (Vermont) et Stanstead (Québec) ne firent qu'une seule et même ville. Leurs habitants buvaient la même eau, travaillaient à la même fabrique d'outils, pratiquaient les mêmes sports (principalement le curling), combattaient dans les mêmes guerres mondiales et venaient au monde dans le même hôpital, celui de Newport (Vermont). Ils partageaient aussi le même centre culturel, la Haskell Free Library and Opera House, un édifice victorien richement orné, construit en 1901, volontairement à cheval sur la frontière internationale, par l'épouse canadienne d'un riche négociant américain.

 

L’amicus curiae – un concept romain analysé dans un contexte juridique et langagier moderne

 

Johann-morriJohann Morri a étudié le droit en France et aux États-Unis. Juge administratif en France (actuellement en disponibilité), il a été enseignant vacataire à l’Université de Californie (Berkeley) et exerce actuellement des fonctions d'enseignement et de coordination pédagogique à UC Davis. Nous le remercions vivement de l’article que nous publions ci-après.

 

AmicusL'amicus curiae est une institution familière pour les juristes du monde entier. Signifiant littéralement « ami de la Cour », cette expression latine désigne un mémoire présenté par une personne ou organisation qui n'est pas partie au litige mais qui, soit de sa propre initiative, soit à la demande de la Cour, présente des observations sur un point utile à la solution du litige. Elle permet aussi bien de présenter des observations juridiques (par exemple, des lumières sur l'interprétation de la loi) que factuelles (telle que des données sociologiques, un éclairage sur les conséquences pratiques de la solution, etc.).

 

Moebius et moi

Nous sommes heureux de retrouver, John Wellington, un artiste new yorkais. John a bien voulu raconter encore une fois [1] une anecdote personnelle à l'intention de nos lecteurs et lectrices.

John puise son inspiration dans les œuvres des Vieux Maîtres, les icônes religieuses et populaires, le cinéma et la musique. Il est fasciné par la dévotion, l'idolâtrie et l'utilisation de l'imagerie féminine et masculine dans l'art et la vie. Il a exposé à New York, Los Angeles, San Francisco, Miami, Paris et Londres.  On peut voir sa peinture sur le site Web : johnwellington.com

 

  Doll
John


 

 

 

 

 

 

 

 

TOI ET MOI
Huile sur panneau d'aluminium,
173 cm x 122 cm
Voir ci-dessous l'explication  
de la legende du tableau [*]

John Wellington dans son atelier. 
Voir "Studio Visit" au-dessous [**]

 

John Wellington vient de sortir une trilogie intitulée Idols Demons Saints, une série de livres électroniques tirée de ses carnets de croquis, montrant le processus de création du premier trait de plume jusqu'à l'œuvre d'art achevée. (Voir John Wellington : Idols, Demons and Saints de la plume de James F. Cooper)

 
Dans l'article qui suit, John raconte comment il a fait la connaissance de Jean Giraud (1938-2012), auteur français de bandes dessinées,  également connu sous les pseudonymes de Mœbius et Gir.
 
Traduction de cette préface et du texte qui suit, redigé par John Wellington: Jean Leclercq. Original English version

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Irma la douce

  


Isabelle_Pouliot (1)L'article ci-dessous fut rédigé par Jonathan G. et traduit
de l'anglais par notre contributrice douée et fidèle, Isabelle Pouliot, traductrice agréée de l'anglais vers le français de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ).  http://traduction.desim.ca

 

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Seal imageJe me suis entretenu récemment avec Elizabeth Seal, une actrice et une artiste de comédies musicales célèbre dans le monde entier à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Mme Seal est arrivée à Los Angeles depuis Londres. Avant d'expliquer aux lecteurs ce qui l'a rendue célèbre dans sa jeunesse, je dois donner quelques repères historiques.

Les admirateurs d'Édith Piaf savent peut-être que de nombreuses chansons (plus de 100) qu'elle a interprétées (Milord, Hymne à l'amour, et d'autres) ont été composées par Marguerite Monnot (1903-1961), pianiste et compositrice.[1]

Edith Piaf & Marguarite Monnot (Paris 1957)
Marguerite Monnot & Edith Piaf (Paris 1957) Marguerite Monnot

 Le fait que Mme Monnot ait écrit la superbe musique de la comédie musicale Irma la Douce est peut-être moins connu. Ce spectacle a été créé le 13 novembre 1956 au Théâtre Gramont qui était à l'époque une petite salle située au 30 rue de Gramont dans le 2e arrondissement de Paris. [2] Cette première production a tenu l'affiche pendant quatre ans et a contribué au succès de l'actrice Colette Renard, première interprète d'Irma. Renard a joué le rôle d'Irma pendant 10 ans. Depuis les opérettes d'Offenbach au 19e siècle, c'était la première fois qu'une comédie musicale française obtenait du succès dans le monde entier.


L'histoire se déroule dans les rues de Pigalle où traînent une bande de malfrats et où Irma la Douce exerce le plus vieux métier du monde. Elle s'éprend d'un pauvre étudiant en droit, Nestor le Fripé. Ils emménagent ensemble et Irma fait vivre Nestor pendant qu'il poursuit ses études. Mais Nestor devient jaloux des clients d'Irma; il se déguise et devient ensuite son seul client, Oscar, tout en étant son mec, Nestor. Nestor se lasse bientôt de jouer ce double rôle et décide de tuer le personnage d'Oscar. Il est arrêté pour meurtre, condamné et envoyé au bagne. Il s'ennuie d'Irma, qui n'est plus une poule; elle attend un enfant de Nestor et le lui écrit. Nestor décide alors de s'évader du bagne en radeau, retourne à Paris, réussit à prouver son innocence et retrouve Irma.

 

Après avoir vu le spectacle à Paris, un groupe d'entrepreneurs britanniques de l'industrie musicale, flairant le succès potentiel d'une adaptation en anglais, décident de monter leur production dans le West End de Londres. La traduction des paroles de chansons en anglais et l'adaptation qui devait garder un esprit et un chic bien français ont pris de nombreux mois. La première du spectacle a eu lieu le 17 juillet 1958, au Lyric Theatre de Londres. Elizabeth Seal, alors âgée de 25 ans, jouait le rôle d'Irma. En 1960, Mme Seal avait joué dans 1512 représentations d'Irma la Douce en Angleterre.

 Lyric Theatre, Londres

Durant un séjour à Londres en 1959, j'ai eu la chance d'assister à deux comédies musicales du West End dans la même semaine. L'une était My Fair Lady, avec Julie Andrews et Rex Harrison; l'autre était Irma la Douce, avec Elizabeth Seal et Clive Revill.

   
       
 
 

    Elizabeth Seal et Keith Mitchell

 

Même si la comédie musicale My Fair Lady est plus connue qu'Irma la Douce, la prestation remarquable d'Elizabeth Seal dans le rôle d'Irma est gravée à tout jamais dans ma mémoire. Je n'ai jamais vu la version originale du spectacle avec Colette Renard, mais j'ai regardé sur Internet quelques chansons qu'elle interprète; à mon avis, la production britannique avait une plus grande envergure et la performance d'Elizabeth Seal était plus dynamique et multidimensionnelle. Trois facteurs peuvent expliquer cette différence : d'abord, Mme Seal chantait et dansait sur scène, alors que Colette Renard ne faisait que chanter. Mme Seal avait appris la danse et étudié à la British Royal Academy of Dancing dès l'âge de 9 ans et était une actrice accomplie lorsqu'elle a obtenu le rôle d'Irma. Ensuite, le Lyric Theatre compte 967 sièges, bien plus que le Théâtre Gramont de Paris. À l'époque, il n'y avait pas de micros dans la salle, alors Mme Seal a dû Breffortdévelopper une voix puissante pour être entendue de tous les spectateurs. Enfin, selon moi, et d'autres peuvent être d'avis contraire, les paroles anglaises des chansons étaient parfois plus pleines d'esprit et plus pétillantes que celles du livret français composé par Alexandre Breffort, redacteur au Canard enchainé. [3]

Si je peux m'aventurer à émettre une hypothèse, j'ajouterais que cet exploit sans précédent d'Irma la Douce d'être produite simultanément au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie, en Allemagne, en Espagne, en Suède, au Danemark, en Italie, en Hollande, en Belgique, au Brésil et en Argentine, s'explique davantage par la popularité de la version britannique que de la version française du spectacle. [4]

Après avoir joué Irma à Londres pendant deux ans, Elizabeth Seal a repris le rôle sur Broadway où elle l'a interprété plus de 500 fois en un peu plus d'un an. En 1961, elle a remporté le prestigieux prix Tony pour la meilleure actrice d'une comédie musicale devant Julie Andrews et d'autres artistes célèbres dans le monde entier.

J'ai demandé à Elizabeth Seal combien de fois elle interprétait le rôle d'Irma à l'époque où je l'ai vue jouer à Londres. Elle m'a répondu qu'elle était sur scène six soirs, en plus de deux matinées par semaine. Étant donné la grande énergie que nécessitait ce rôle, qui était chanté, dansé et joué, j'ai trouvé cette réponse très étonnante. Et Mme Seal m'a expliqué que les jours où elle ne jouait pas en matinée, elle prenait des leçons de danse, de chant et de pose de voix. Quelle énergie et quel dynamisme elle avait!

Je lui ai aussi demandé si elle avait rencontré Marguerite Monnot. Elle m'a alors raconté qu'avant d'interpréter Irma, il lui fallait l'accord de Marguerite Monnot. La célèbre compositrice s'est rendue en Angleterre pour voir jouer Elizabeth Seal. Mme Seal ne parlait pas français; Mme Monnot ne parlait pas anglais, mais malgré cette difficulté, Mme Seal a obtenu l'accord de la compositrice.

Pour mon entrevue avec Elizabeth Seal, j'avais apporté le programme original que j'avais acheté pour la somme de sixpence (un quarantième d'une livre sterling) en 1959 et elle a eu la gentillesse de l'autographier avec une dédicace particulière « pour les lecteurs du Mot Juste ».

Je vais conclure cet article nostalgique avec une vidéo de Mme Seal qui interprète In Our Language of Love avec Keith Mitchell, suivie d'une vidéo où Colette Renard chante la version française intitulée Avec Les Anges.

Elizabeth Seal In Our Language of Love

 


 

Paroles françaises d'Alexandre Breffort

English lyrics by Julian More,
David Heneker and Monty Norman

Sung by Keith Michell and Elizabeth Seal

on the Original Broadway Cast recording

On est protégé par Paris,
Sur nos têtes veille en personne
Sainte-Gen'vièv' la Patronne

Et c'est comm'si l'on était bénis.

Y a rien à s'dire, y a qu'à s'aimer

Y a plus qu'à s'tair', qu'à la fermer
Parce qu'au fond, les phrases

Ca fait tort à l'extase.
Quand j'vois tes châsses, moi,
ça m'suffit

Pour imaginer l'paradis
Je m'débin' – c'est étrange ! –
Avec les anges.


Va, c'est pas compliqué du tout,

En somme, y a qu'à s'écouter vivre,
Le reste, on lit ça dans les livres

Où qu'on s'dit : "vous",
Tandis que chez nous…

Y a rien à s'dire, y a qu'à s'aimer

Y a plus qu'à s'tair', qu'à la fermer,
Parce qu'au fond, les phrases

Ca fait tort à l'extase.

Les gens qui se croient intelligents
Qu'est ce qu'ils peuvent se dire de plus les gens

Quand ils se sont dit qu'ils s'aiment
Comme nous mêmes.


Amour toujours c'est peut-être idiot
Il y a pourtant pas d'autre mot

Pour dire le nécessaire
Quand on veut être sincère.


Quand j'vois tes châsses, moi, ça m'suffit

Pour imaginer l'paradis,
Je m'débin' – c'est étrange ! – Avec les anges.

C'est dur à croire qu'il est plus là
Qu'il soit plus là, c'est dur à vivre.
Un ch'min sans fleurs, c'est long à suivre
Y a plus de lilas
Quand le cœur y est pas…

Un homme, un vrai, ça n'a pas d'prix.

Depuis qu'le mien, ils me l'ont pris,
J'suis plus qu'un' môme perdue

Qui chiale au fond des rues…
Une homme, un vrai, ça vous tient chaud
Au palpitant comme à la peau,
Et j'ai froid d'êt' tout' seul,
Sans toi, ma gueule !

I know what I feel when you're near,

I know it each time you appear,

No point in declaiming an ode,

When we have our own special code.

No need to speak, no need to sing,

When just a glance means everything,

Not a word need be spoken,

In our language of love.

I'll touch your cheek, I'll hold my hand,

And only we will understand,

That the silence is broken,

By our language of love.

It's clear to you, it's clear to me,

This precious moment had to be,

Other moments are outclassing,

Guardian angels are passing.

No words will do, no lips can say,

The tender meaning we convey,

"I love you" is unspoken,

In our language of love.

It's clear to you, it's clear to me,

This precious moment had to be,

Other moments are glossing,

Guardian angels are passing.

No words will do (no words will do),

No lips can say (no lips can say),

The tender meaning (the tender meaning) we convey,

"I love you" is unspoken,

In our language of love.

 

Le spectacle Irma la Douce jouera le 14-17 décembre 2016 au Centre culturel Odyssud de Blagnac, avec Lorànt Deutsch, Marie-Julie Baup, Nicole Croisille. Voir: https://www.toulouseblog.fr/irma-la-douce-avec-lorant-deutsch-a-lodyssud-blagnac/

IRMALe CD du spectacle original d’Irma la Douce,  avec Elizabeth Seal, contenant 29 pistes, dont plusieurs chansons chantées par Collette Renaud, est disponible sur Amazon.fr au prix d’EUR 49,85,  sur Amazon.com au prix de $6.26  et sur Amazon.co.uk pour 9.13 livres + frais d’expédition.

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M + P

[1] Monnot disparut à 58 ans, deux ans jour pour jour avant Piaf, qui créa avec elle la première équipe d’écriture au féminin, dès 1940.

[2] Transformé en cinéma (Le Gramont) en avril 1974, il est rebaptisé Opéra Night en 1979 après la reconversion d'une de ses deux salles en discothèque, avant de fermer définitivement en juillet 1987.

[3] après avoir été débardeur, ripeur, correcteur, photographe, marchand de tableaux, électricien, essayeur de châssis, chauffeur de taxi, camelot, fabricant de choucroute au rutabaga (pendant l'occupation) et chansonnier. [Source : belugaprod.com]. Breffort écrivit une autre comédie musicale avec Marguerite Monnot, Impasse de la fidélité, créée avec Patachou en 1960 aux Ambassadeurs.

[4] En 1963, un film américain du même nom a été réalisé par Billy Wilder. Je crois que le film est moins réussi que la comédie musicale, notamment parce que le film était un prétexte pour mettre en valeur les pitreries de Shirley MacLaine et de Jack Lemmon, qui était un acteur comique populaire à l'époque, et aussi parce que bon nombre de chansons ne figuraient pas dans le film en raison de problèmes de droits d'auteur.

Jonathan Goldberg

 

Comment dire « schadenfreude » en allemand ?

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La réponse à la question ci-dessus est dans le mot Schadenfreude (joie prise au malheur d'autrui – de schaden = mal, freude = joie) qui est effectivement allemand – mais que l'anglais a adopté.  Selon les Oxford English Dictionaries : Pleasure derived by someone from another person’s misfortune.

Les Français devraient-ils l'adopter également pour exprimer le sentiment national au moment de leur prochaine victoire?

Lexique anglais du football : Phrasemates

Livres sur l’histoire et la politique du football

« Le football n'est pas une question vitale. C'est bien plus important que cela ! »

 

L’armée américaine fait l’essai d’un appareil de traduction multilingue

 

Isabelle Pouliottraduit a partir un article paru sur DEFENSE SYSTEMS, July 27, 2016, par Isabelle Pouliot, traductrice agréée de l'anglais vers le français de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ). http://traduction.desim.ca

L'armée américaine trouve de nouveaux moyens pour rendre les sacs à dos des soldats encore plus utiles, comme elle l'a récemment démontré au cours d'un exercice dans 14 pays d'Afrique qui a mobilisé 1000 soldats.

Central Accord 16, le plus grand exercice qu'a tenu l'armée américaine en Afrique jusqu'à présent s'est déroulé à Libreville au Gabon. L'armée a mené diverses expériences pour résoudre deux difficultés auxquelles se heurtent ses soldats sur le terrain : l'approvisionnement en énergie et la traduction de langues étrangères.

Des chercheurs d'une unité de recherche, de développement et d'ingénierie ont testé deux prototypes d'appareils portatifs : le premier a comme objectif d'approvisionner les soldats en énergie solaire et le second est un logiciel de traduction pour faciliter la communication entre les soldats américains et africains, notamment avec les soldats originaires de pays où le français est parlé.

« Travailler avec les bénévoles francophones, dont la majorité était constituée de militaires de nations africaines partenaires, a été une expérience très intéressante », a expliqué le chercheur en informatique et chef d'équipe de la division Analyse et Informatique multilingue, Stephen LaRocca. « Ils étaient très enthousiastes par rapport à la technologie de traduction de la parole et souhaitaient qu'elle facilite la communication. »