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Livres sur l’histoire et la politique du football

A 

Broché: 619 pages

Editeur :

Librairie Académique Perrin

(29 avril 2010)

Collection : Pour l'histoire

ISBN-10: 2262027102

    Présentation de l'éditeur

Codifié par l'Angleterre triomphante au soir du XIXe siècle, le football est devenu le sport le plus populaire du monde. Or, son histoire reste largement méconnue. Comment sont nés clubs, fédérations et compétitions internationales ? Quand et pourquoi ont été fixées les règles concernant le nombre de joueurs ou la dimension du ballon, en passant par les cartons jaunes et rouges, les corners ou le point de penalty ? Quelles ont été les grandes évolutions tactiques et techniques du jeu, dribbles ou coup de tête ?

C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres encore, que répond cet ouvrage sans précédent, appuyé sur une documentation inédite, provenant en particulier des archives de la FIFA.

On y découvrira naturellement le roman vrai des grands clubs – Ajax, liayern, Liverpool, Saint-Etienne, Real, Barcelone -, des entraîneurs charismatiques et des joueurs d'exception tels Puskas, Di Stéfano, le roi Pelé, Cruyff, Maradona, Kopa ou Platini. Mais on y apprendra aussi beaucoup sur l'instrumentalisation du football par les totalitarismes et les liaisons dangereuses avec l'argent roi, décuplées par la télévision. A l'heure du déclin des idéologies et des liens collectifs, le football fait office de religion civile où s'exacerbe le sentiment d'appartenance. Sport de tous les excès, il conjugue les paradoxes : tentation individualiste et esprit d'équipe, fraternité sportive et déchirements nationalistes, impératifs de gestion et dérives de la spéculation, égalité théorique du jeu et inégalité réelle des équipes. En résumé, il en dit beaucoup sur notre histoire en général et sur la mondialisation en particulier.

Biographie de l'auteur

Paul Dietschy est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et agrégé d'histoire. Aujourd'hui maître de conférences à l'université de Franche-Comté, il y enseigne l'histoire contemporaine et l'histoire du sport, et coanime avec Patrick Clastres un séminaire sur l'histoire du sport au Centre d'histoire de Sciences-Po (Paris).

Histoire politique des coupes

du monde de football

Paul Dietschy (Auteur), Yvan Gastaut (Auteur), Stéphane Mourlane (Auteur)

broché: 346 pages

Editeur : Vuibert (4 mai 2006)

Collection : Sciences, Corps et Mouvements

ISBN-10: 2711771377

B
 

Présentation de l'éditeur

Entre l'omniprésence de Mussolini pendant " la Coppa del Duce " (1934) et le baiser de Jacques Chirac sur le crâne de Fabien Barthez (1998), la deuxième compétition sportive du monde – en termes d'audience télévisée, après les jeux olympiques d'été – n'a jamais pu maintenir " la position de neutralité absolue et intransigeante " qu'aurait voulu respecter la FIFA lors de sa fondation en 1904.

Le président actuel reconnaît lui-même qu'en la matière " le sport a presque entièrement perdu sa chasteté ". Confrontée aux puissances politiques et économiques, la FIFA est devenue une organisation non gouvernementale dont les objectifs dépassent l'horizon des stades. Ce nouveau rôle d'acteur des relations internationales a d'ailleurs été officialisé en janvier 2006 par l'accueil de Kofi Annan au siège de la FIFA. Evoquant " le rôle du sport dans l'amélioration de l'éducation et de la santé dans les pays les plus pauvres " ou encore l'impact de la Coupe du monde 2010 – organisée en Afrique du Sud – sur le développement de l'Afrique, le secrétaire général de l'ONU a déclaré : " Le sport a l'incroyable faculté de catalyser les changements positifs dans ce monde ; je ne connais rien d'autre qui sache unir les peuples comme le football, " Le sport étant passé au premier plan des relations internationales, cette appropriation politique des Coupes du monde ne relève plus seulement des questions de politique intérieure: affrontement pacifique des nations, le Mondial mobilise Etats et gouvernements. On comprendra dès lors qu'avec les passions nationales qu'il soulève, ce soit désormais un sujet politique et un objet d'histoire.

The Ball is Round: A Global History of Soccer

David Goldblatt

C
 

    Paperback: 992 pages

    Publisher: Riverhead Trade

    (January 2, 2008)

    Language: English

    ISBN-10: 1594482969

Product Description

 The definitive book about soccer.   With a new foreword for the American edition.


There may be no cultural practice more global than soccer. Rites of birth and marriage are infinitely diverse, but the rules of soccer are universal. No world religion can match its geographical scope. The single greatest simultaneous human collective experience is the World Cup final.

In this extraordinary tour de force, David Goldblatt tells the full story of soccer's rise from chaotic folk ritual to the world's most popular sport-now poised to fully establish itself in the USA. Already celebrated internationally, The Ball Is Round illuminates soccer's role in the political and social histories of modern societies, but never loses sight of the beauty, joy, and excitement of the game itself.

How Soccer Explains the World: An Unlikely Theory of Globalization

Franklin Foer

Paperback: 288 pages

Publisher: Harper Perennial; Reprint edition (May 11, 2010)

ISBN-10:  0061978051 

D
 

Amazon.com Review

The global power of soccer might be a little hard for Americans, living in a country that views the game with the same skepticism used for the metric system and the threat of killer bees, to grasp fully. But in Europe, South America, and elsewhere, soccer is not merely a pastime but often an expression of the social, economic, political, and racial composition of the communities that host both the teams and their throngs of enthusiastic fans. New Republic editor Franklin Foer, a lifelong devotee of soccer dating from his own inept youth playing days to an adulthood of obsessive fandom, examines soccer's role in various cultures as a means of examining the reach of globalization.

But by creating such a compelling narrative of soccer around the planet, Foer draws the reader into these sport-mad societies, Foer's approach is long on soccer reportage, providing extensive history and fascinating interviews on the Rangers-Celtic rivalry and the inner workings of AC Milan, and light on direct discussion of issues like world trade and the exportation of Western culture. and subtly provides the explanations he promises in chapters with titles like "How Soccer Explains the New Oligarchs", "How Soccer Explains Islam's Hope", and "How Soccer Explains the Sentimental Hooligan." Foer's own passion for the game gives his book an infectious energy but still pales in comparison to the religious fervor of his subjects. His portraits of legendary hooligans in Serbia and Britain, in particular, make the most die-hard roughneck New York Yankees fan look like a choirboy in comparison. Beyond the thugs, Foer also profiles Nigerian players living in the Ukraine, Iranian women struggling against strict edicts to attend matches, and the parallel worlds of Brazilian soccer and politics from which Pele emerged and returned. Foer posits that globalization has eliminated neither local cultural identities nor violent hatred among fans of rival teams, and it has not washed out local businesses in a sea of corporate wealth nor has it quelled rampant local corruption. Readers with an interest in international economics are sure to like How Soccer Explains the World, but soccer fans will love it.

Corinne McKay, traductrice du mois – juin 2010

English version

Voici l’édition actuelle d’une série d’entretiens mensuels avec des traducteurs français<> anglais reconnus professionnellement.

Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur professionnel), pose des questions à Corinne McKay, traductrice indépendante célèbre. *

Vous trouverez a la fin de cet entretien un lien vers le CV de Corinne.

CORINNE 
 

Corinne McKay, CT est certifiée par l’ATA. Depuis son domicile de Boulder, dans le Colorado, elle traduit des documents juridiques, des communications d’entreprise et des documents sur le développement international pour des clients privés et des agences de traduction, basés aux Etats-Unis et en Europe.

Elle est actuellement la présidente de l’association des traducteurs du Colorado ainsi qu’à la tête de la commission des relations publiques de l’association américaine des traducteurs. Corinne a publié en 2006, « Comment réussir en tant que traducteur indépendant », qui s’est depuis vendu à plus de 3500 copies et qui est devenu une référence incontournable dans l’industrie de la traduction. Corinne utilise son temps libre pour skier, faire de la randonnée et du vélo dans les montagnes des Rockies avec son mari et leur fille, ou bien vous la trouverez les mains dans la terre à s’occuper de son jardin potager et de ses fleurs.

Voir les sites de Corinne :

http://www.thoughtsontranslation.com

http://www.translatewrite.com

J. Donnez-nous un aperçu de votre parcours

C. J’ai un diplôme de français et d’anglais (y compris un an passé à étudier en France) ainsi qu’un master en littérature française. J’ai commencé par enseigner pendant huit ans en collège et en lycée, puis lorsque mon mari et moi avons voulu avoir un enfant, j’ai souhaité trouver une profession qui me permette d’utiliser mes compétences linguistiques tout en pouvant travailler de chez moi. J’ai débuté à mon compte en 2002 et je ne l’ai jamais regretté !

J. Quels sont vos projets de traduction préférés ?

C. J’aime particulièrement traduire des documents pour le secteur du développement international ; par exemple des documents pour des projets financés par l'USAID ou la Banque Mondiale, dans des pays francophones. C’est vraiment gratifiant de pouvoir utiliser mes compétences linguistiques d’une manière qui aura un impact sur la vie, la santé et le bien-être d’individus.

J. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la profession de traducteur indépendant ?

C. Le secteur de la traduction est prospère et je pense que la demande en traducteurs hautement qualifiés continuera à dépasser l’offre dans un avenir relativement distant. Mais ceci étant dit, il est tout de même très important de bien planifier votre période de démarrage : comptez sur au moins 6 mois et probablement plutôt près d’un an avant d’avoir une base de clients réguliers.

J. Quels sont les avantages et les inconvénients lorsque l’on est traducteur indépendant ?

C. J’aime pouvoir prendre moi-même des décisions concernant mes affaires, j’aime apprendre quelque-chose de nouveau grâce à chaque document que je traduis, j’aime pouvoir passer du temps avec ma famille et profiter de mon temps libre pour mes loisirs tout en gagnant un revenu agréable et en travaillant de chez moi. Mais cela peut aussi être stressant de porter plusieurs casquettes et de devoir tout faire pour s’assurer qu’une petite entreprise indépendante réussisse. Lorsque vous êtes salarié, vous travaillez en général sur des tâches bien définies et quelqu’un d’autre s’assure de tout le reste. En tant qu’indépendant, vous êtes responsable de tout : du marketing, de la facturation, du recouvrement, de la comptabilité, des relations clients, des problèmes techniques, du classement, du déchiquetage, de la conception d’un site internet et même du nettoyage de votre bureau.

J. Percevez-vous la traduction automatique comme une menace pour notre secteur d’activité ?

C. La traduction automatique et la traduction par des individus sont faites pour des fonctions complètement différentes. La traduction automatique est rapide, pas chère et parfaite pour comprendre l’essentiel d’un document. Mais quand vous avez vraiment besoin de faire passer un message correctement, seul un traducteur humain peut remplir cette tâche. Dans la sphère la plus élevée de notre secteur d’activité (ce qui je pense devrait être l’objectif de tous les traducteurs), je pense que nous sommes encore loin, très loin du temps où la traduction automatique sera en concurrence directe avec ce que les traducteurs humains peuvent produire. À l’opposé du marché, je pense que les traducteurs qui ne se font payer que quelques centimes le mot ont des raisons de s’inquiéter, car si un client peut se satisfaire d’une traduction médiocre, alors c’est encore plus tentant de pouvoir l’obtenir gratuitement plutôt que d’avoir à la payer.

Voir  la bio de Corinne


* L’interview a été menée en anglais et traduite par Marianne Reiner.

Il y a 195 ans –
18 juin 1815 la chute de Napoléon à la bataille de Waterloo (en Belgique)

1            2 

 

« Waterloo, Waterloo, morne plaine » (Victor Hugo)

« Au soir du 18 juin 1815, la carrière de Napoléon et le déroulement de la plus grande épopée individuelle depuis celle de Jules César touchaient à une fin certaine. Dans un récit délié de 48 heures qui comptent parmi les plus critiques de tous les temps, andrew Roberts allie une récente recherche éclairante à une plume extraordinairement alerte pour développer les cinq phases clés de la bataille.

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Telegraph.co.uk

« Un nouveau chef d’état-major ; une occasion offensive manquée ; une charge de cavalerie inopinée et inopportune ; un déluge apocalyptique qui, amollissant désastreusement les sols, anéantit les effets du canon colossal de l’empereur ; une myriade de décisions précipitées basées sur des informations insuffisantes : tout cela permit aux armées de Wellington d’arracher la victoire au commandement français. Au-delà des explications purement humaines de la bévue qui coûta son trône à Napoléon, Roberts développe ses enjeux politiques, stratégiques et historiques et montre ainsi pourquoi Waterloo marque un tournant de notre histoire.


   3 

"La génération qui suivit Waterloo vit la naissance de la guerre moderne : les batailles à venir se disputeraient avec des moyens infiniment plus effroyables entre des blocs de pouvoir mouvants. Venu le temps de la grande guerre la chevalerie était morte. L’honneur d’uniformes chatoyants, le sens palpable d’élan, d’audace et d’éclat et la qualité esthétique – initiale du moins – de la bataille firent leur dernier tour de danse à Waterloo. »

– Traduction par Dussert de la critique de Amanda Foreman du livre Waterloo,

de la plume de Andrew Roberts

, http://www.amanda-foreman.com/waterloo.html

Voir aussi:

Battle of Waterloo : http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Waterloo

Bataille de Waterloo: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo

Videoclip: The Battle of Waterloo – Charge of the British Heavy Cavalry 


Linguistic Note:

The English expression “to meet your Waterloo” means to arrive at a final decisive contest.

The origin of this  phrase is  the 1815 battle outside the Belgian town of Waterloo in which Napoleon Bonaparte was finally defeated by forces commanded by the Duke of Wellington. The term Waterloo quickly became synonymous with anything difficult to master.

Arthur Conan Doyle, was the first to refer to someone meeting their Waterloo, in Return of Sherlock Holmes, 1905:

"We have not yet met our Waterloo, Watson, but this is our Marengo." (This refers to the Battle of Marengo in Italy, in which Napoleon’s forces were surprised by an Austrian attack and came close to defeat.)

That expression was used with a sexual connotation by Jacque Brel (appropriately, a Belgian) in his song, Au Suivant:


Post Scriptum:

France's revenge – the Fall of the Duke of Wellington 2010

6
 

 


Jonathan Goldberg

Il y a 70 ans – le 18 juin 1940 : l’appel à la résistance du général de Gaulle

Cdg

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance son célèbre appel à la Résistance sur les ondes de la BBC  depuis Londres : refusant la capitulation de la France face à l’ennemi nazi, le général de Gaulle rejoint Londres afin d’y poursuivre le combat. Le 18 juin, il lance depuis la BBC son célèbre appel à continuer la lutte, acte fondateur de la France Libre : "Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas".

Que l'appel, le 18 juin 1940, de ce général inconnu au nom prédestiné ait ému, qu'il ait suscité chez certains un souffle d'espoir dans l'effondrement général qu'il ait stimulé des énergies, assez de témoignages l'attestent. L'Appel apportait une lueur, il exprimait une volonté française que rien n'avait abattu, qui maintenait, par la voix d'un seul, une tradition nationale, qui faisait le lien avec toute notre histoire. Pour certains il a suscité une indéfectible reconnaissance, alors même qu'ils ne se faisaient pas la même " idée de la France " que le général de Gaulle. Mais, comme devant la plupart des grands événements historiques, bien rares durent être ceux qui en devinèrent la portée.

Et de montrer que l'Appel du 18 Juin (mieux vaudrait dire : " l'ensemble des appels du général de Gaulle de juin 1940 ") aura été comme la pierre que lance un montagnard sur un névé : la surface neigeuse frémit à peine, et c'est ensuite, très lentement, qu'elle s'ébranle et glisse, en un mouvement qui lui-même s'étend et se propage jusqu'à entraîner un versant, jusqu'à provoquer une avalanche, tandis que le premier écho d'un faible choc devient un bruit assourdissant.
Le fait est que, si le 18 juin 1940 est devenu " le 18 JUIN ", ce ne fut pas du jour au lendemain. Combien de Français, même parmi les résistants précoces, même parmi les plus fervents gaullistes de France, connaissaient, quatre ans plus tard, au jour de leur libération, la date et le texte de l'Appel? Du moins ont-ils su très tôt que de Gaulle avait été le premier à exprimer le refus et à le faire savoir, grâce au miracle de la radio -et qu'il avait été apparemment le seul, puisque la brutalité de la défaite avait tétanisé les masses et que le gouvernement du Maréchal avait contraint au silence les rares protestataires potentiels. Ainsi la prise de conscience de ce que représentait le geste du général de Gaulle a sans aucun doute existé largement et précocement parmi les Français, même chez ceux qui n'étaient pas gaullistes. La manifestation étudiante du 11 novembre 1940 à l'Arc de Triomphe, précédée de deux gaules en est un premier et éclatant témoignage.


Les étapes suivantes sont connues. L'engagement de Français Libres sur tous les théâtres de combat, la gloire de Bir Hakeim, la création d'un Comité national, toutes nouvelles relayées et amplifiées par la BBC, puis, à partir de 1942 l'adhésion des mouvements de résistance, ont achevé de faire du général de Gaulle un symbole : à la fois symbole de l'esprit résistant et symbole, selon ses propres mots, de " l'honneur, [de] la raison [et de] l'intérêt national ". Avec l'occupation complète du territoire national qui transforme la France en protectorat de fait, et avec le STO, l'avalanche des refus s'amplifie. A mesure que s'affirment les chances de victoire alliée, le pronostic de Juin 40, même si l'on en connaît mal les attendus, fait figure de prophétie auto-réalisatrice. Juin 1940 avait été le point le plus bas de l'histoire française depuis les guerres de religion sinon depuis la Guerre de cent ans. La perspective change : Juin 1940 apparaît comme le début de la remontée. La libération de Paris et le sacre populaire du 25 août 1944 qui investit de Gaulle des Champs Elysées à Notre Dame achèvent de donner son sens au 18 Juin : L'aventure annoncée est devenue épopée ; l'épopée, complétée par " l'insurrection nationale ", s'intègre avec une sorte de perfection historique dans le passé français. Triomphe de l'intelligence et de l'énergie contre les forces du destin. La honte rachetée. Jubilation accrue par le contraste entre les épreuves endurées et l'apothéose nationale.


Mais il y a davantage dans le 18 Juin que le geste qui se révélera libérateur et fera du héros un symbole. L'Appel du 18 Juin a été, pour de Gaulle, source de légitimité.

La vertu de l'acte du 18 Juin et la multiplicité de ses prolongements suffiraient à expliquer que cette journée soit devenue en France, sinon fête nationale et jour férié, comme le 8 mai, le 14 juillet et le 11 novembre, à tout le moins journée culte. Cette promotion, qui implique la fixation de la mémoire collective sur un acte et un moment symboliques, il est remarquable qu'elle ne se soit pas faite plus spontanément qu'elle ne s'est faite immédiatement. Elle n'est pas davantage le produit d'une décision législative, comme les trois fêtes nationales. Elle a été l'œuvre méthodiquement poursuivie du général de Gaulle lui-même. La promotion du 18 Juin est un élément de la construction, très clairement voulue, du mythe de Gaulle par de Gaulle.


De l'Appel lui-même, d'abord, il a su faire un monument intangible. Si le texte en fut effectivement rédigé le 18 juin 1940, on sait depuis tout juste dix an qu'il ne fut pas diffusé tel, le gouvernement britannique lui ayant imposé de sensibles remaniements. Quant à l'appel complémentaire du 19 juin (" Au nom de la France, je déclare officiellement ce qui suit… "), on a, depuis moins de temps encore, les preuves qu'il ne fut jamais prononcé et qu'il ne fut d'ailleurs pas rédigé avant le 22 ou le 23 juin. Il n'importe. Le général de Gaulle obtint néanmoins que ce soit le texte originel de son appel du 18 que publie la presse britannique du 19. C'est le texte originel du 18 ainsi que le texte non prononcé du 19 qui figurèrent ensuite dans les collections polycopiées des discours du Général conservées à Carlton Gardens, puis dans toutes les éditions des Discours et Messages à partir de 1941, les deux discours initiaux faisant seulement défaut dans les " Archives écrites " de la BBC.

Lecture supplémentaire :

Du 18 Juin aux 18 juin : comment l'appel du 18 juin  est devenu l'acte fondadteur de la Résistance – CHARLES-DE-GAULLE.ORG

 

Bibliographie :

Churchill et les Français : Six hommes dans la tourmente

Septembre 1939-Juin 1940 [Broché]
édition revue et augmentée (7 mai 2010)

 

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François Delpla (Auteur)

  Broché: 614 pages

  Editeur : François-Xavier de Guibert;

  Collection : Histoire essentielle

  Langue : Français

  ISBN-10: 2755404078 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Cette nouvelle édition augmentée comble une lacune dans la connaissance des rapports entre Churchill et les dirigeants français en 1940. On suit pas à pas les efforts du Vieux Lion pour faire prévaloir des deux côtés de la Manche (et, quand cela ne suffit plus, de l'Atlantique) une réplique à la hauteur du défi hitlérien. Les portraits de Daladier, Reynaud, Gamelin, Weygand et quelques autres en sortent largement renouvelés. François Delpla dévoile aussi ce qui a été longtemps caché : la persistance dans le ministère Churchill d'un puissant parti anglais de l'armistice. Pour la première fois mis en valeur d'une manière particulièrement forte, ce fait incontestable éclaire, par contrecoup, puissamment la personnalité hors norme de Churchill, sa solitude et son rôle décisif dans ces jours dramatiques. Un ouvrage passionnant, haletant même, nous faisant revivre heure par heure le combat de Churchill y compris du côté anglais. Une saisissante galerie de portraits.

De Gaulle et Churchill [poche]

 

 

                                                            (15 mars 2003)

 

 

Untitled

 

 


Poche: 496 pages

Editeur : Perrin

Collection : Tempus

Langue : Français

·  ISBN-10: 2262020191

 

 

Présentation de l'éditeur

Ayant consulté vingt fonds d’archives dans six pays et interrogé de nombreux témoins, François Kersaudy reconstitue plus de trente rencontres entre le Premier ministre britannique et le chef de la France libre. Un livre véritablement unique, puisque c’est le seul ouvrage au monde qui soit exclusivement consacré aux relations d’amour et de haine entre Charles de Gaulle et Winston Churchill… L’ayant refermé, le lecteur considérera nécessairement d’un autre œil les Mémoires de guerre du général de Gaulle et ceux de Winston Churchill…

Biographie de l'auteur

François Kersaudy, professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, a notamment publié Winston Churchill, le pouvoir de l'imagination, qui a reçu le Grand Prix d'Histoire 2001 de la Société des Gens de lettres.

De Gaulle :

« Quand j’ai raison, je me fâche. Churchill se fâche quand il a tort. Nous étions donc souvent fâchés l’un contre l’autre. »

Churchill :

 « De toutes les croix que je dois porter, la Croix de Lorraine est le plus lourd. »

DeGaullemania

 

 

France's noble, exasperating icon

The Economist, June 17, 2010

 Jonathan Goldberg

 

 

 

 

Les Intellectuels, le peuple et le ballon rond [Broché]

par Jean-Claude Michéa

 

Foot
 


CRITIQUE
de la plume de Dussert.

d'un livre
"écrit pour tous ceux qui ont suffisamment d'intelligence pour se laisser
émouvoir par la passion des autres"

Il y a une quarantaine d’années, Paris ayant perdu ses
deux clubs de football, ce qu’une Lady Bracknell aurait sans hésitation
qualifié de négligence caractérisée, les décideurs du foot national eurent
l’idée géniale d’offrir à la capitale … le club de Sedan dont les moyens
financiers réduisaient ses joueurs au rang de ‘semi-pros’ qui travaillaient
pour arrondir leurs fins de mois, mais qui ne s’en pavanaient pas moins en
première division. Le sang ardennais ne fit qu’un tour et nous valut, à ma sœur
et à moi d’avoir pour la première fois une lettre publiée dans la presse – et
non des moindres : France Football !

Sedan garda son club – non que notre lettre y fut pour
beaucoup. Toutefois, et bien que le club continue à bien figurer en coupe, son
maintien en première division est vite devenu problématique. Ce modeste épisode
dont seuls les Ardennes ont gardé la mémoire cuisante n’en jette pas moins un
éclairage prophétique sur l’argument de Jean-Claude Michéa dans son tract Les
Intellectuels, le peuple et le ballon rond.
Hommage au livre de l’écrivain
Uruguayen Eduardo Galeano, Football, ombre et lumière, il y souligne
l’incompréhension des classes dirigeantes pour ce sport viscéralement populaire,
où ont pu s’exprimer et se réaliser les plus modestes, devenu l’objet de sinistres
convoitises marchandes.

La plaquette, publiée l’année où la France, pays hôte,
remporta le trophée ressort à l’occasion de l’actuelle Coupe du monde dont la
phase finale vient de commencer en Afrique du Sud.

Dans Football, ombre et lumière, que Michéa cite
généreusement, Galeano vient, dans « 150 petits textes taillés au
diamant » nous présenter l’étonnant kaléidoscope où chatoient ses morceaux
choisis de plus d’un siècle de football. Sans attendre les quelques textes qui
occupent le dernier tiers du volume, il croise les projecteurs sur Garrincha,
au dire de Galeano « l’homme qui donna le plus de joie aux spectateurs de
toute l’histoire du football ». Un Garrincha emblématique à plus d’un
titre : dans l’allégresse et la flamboyance de son jeu, dans le pur
plaisir qu’il évoque, il est à l’image du livre de Galeano, gai savoir du sport
le plus universellement populaire au monde.

Dans la sombre misère de ses origines comme de sa fin, et
dans son handicap Garrincha représente – que dis-je, il venge – la foule
méprisée des amateurs de foot dont le sens du beau jeu et l’expertise technique
fut bafouée par l’ignorance bien-pensante des classes privilégiées avant de
l’être par l’hyper commercialisation arrivée dans le sillage de la
mondialisation.
Adieu le glorieux 4-2-4 des formations hongroise et brésilienne ! Car on
n’est pas loin, du moins Michéa, swiftien, le craint-il, du jour où la fifa finira par

« autoriser les
clubs les plus riches (le fameux ‘G14’ qui représente les firmes
footballistiques les plus influentes) à recruter à la mi-temps d’un match clé,
les meilleurs joueurs de l’équipe adverse dans le but louable de sécuriser, par
un résultat encore plus prévisible, leurs investissements financiers et leur
cotation en bourse. »

Mais d’où vient ce mépris du
foot ?

Oui, j’ai bien dit : le
foot, car c’est ainsi qu’en France on appelle le jeu dont les règles, pour
avoir été formulées dans les public schools et ‘varsities
anglaises, n’en a pas moins été repris à leur compte par les humbles du monde
entier pour sa pureté ludique et sa gratuité et de par la « simplicité des
moyens matériels nécessaires ». soit
dit en passant, nonobstant sa défense et illustration des modestes
amateurs, les aficionados 
comme il dit, de ce sport, Michéa s’abstient d’utiliser le nom qu’ils
lui donnent.

Selon lui, les objections
viennent de ce que le foot n’a pas su s’éloigner de ses « origines
compromettantes » et que cette « passion populaire (avec ce que
celle-ci comporte par nature d’excès toujours possible et de théâtralité
nécessaire) » répugne aux intellectuels – pour les besoin de la cause, les
gardiens du temple libéral, « préposés à l’encadrement technique,
politique et culturel du capitalisme développé », des faiseurs d’opinion
bien incapables de saisir les exigences subtiles du jeu de haut niveau, soit
« l’esprit de création, l’intelligence tactique, la maîtrise technique et
le plaisir de jouer ».  Mais la
primauté du résultat n’a que faire du concept de jeu, on calcule au lieu de
construire amputant ce sport de « ce qui en faisait l’essence et le
prix ».

Grâce à Dieu, le livre de
Galeano est là pour nous rappeler de quoi il retournait.

* Notre critique invitée est  une traductrice
professionnelle,  diplômée en littérature française, née en France, vivant
en  Angleterre  depuis de longues années.  Imprégnée des deux
cultures, elle  est adepte du grand écart linguistique.
Elle a traduit en
son temps les biographies du livre anniversaire FIFA 100.

Lexique anglais-français: le football

 

Extrait du Lexique anglais / français des sports olympiques – Jeux d'été,

édité par l'Institut National du Sport et des Études Physiques (INSEP).

installations / matériel

facilities / equipment

ballon de football

football (ball)

barre transversale

cross-bar

chaussures de football

football boots

crampon

stud

éclairage artificiel

flood-lighting

filets de but

goal nets

poteaux de but

goal posts

protège-tibia

shinguard

terrain de jeu

pitch

règlement / arbitrage

rules / refereeing

accorder un coup franc

award a free kick (to)

annuler un but

disallow a goal (to)

arc des 9,15 m

9.15 penalty arc

arrêt de jeu

interruption of time

arrêt de jeu

injury time

balle à terre ; entre-deux

drop ball

ballon hors du jeu

ball out of play

but

goal

but marqué sur hors-jeu

off-side goal

carton jaune

yellow card

carton rouge

red card

carton vert

green card

charge illégale

illegal challenge

charge loyale

legal challenge

coup de pied de but

penalty kick

coup de pied de coin ; corner

corner kick

coup franc direct

direct free kick

coup franc indirect

indirect free kick

douzième homme

first substitute

drapeau de coin

corner flag

drapeau de la ligne médiane

half-way line flag

durée du match

duration of game

engagement ; coup d'envoi

kick-off

exclusion

sending off

faire obstruction

obstruct (to)

faire un croc-en-jambe à un adversaire

trip up an opponent (to)

faute

foul

faute de main

handball

Fédération Internationale de Football Association
(FIFA)

International Football Association
(IFA)

FIFA
(Fédération Internationale de Football Association)

IFA
(International Football Association)

hors-jeu (joueur)

off-side

incorrection

misconduct

jeu dangereux

dangerous play

juge de touche

linesman

ligne de but

goal line

ligne de touche

touch line

ligne des 6 mètres

six- yard line

ligne médiane

half-way line

mi-temps

half-time

mise en hors-jeu

off-side trap

pause

rest

penalty ; coup de pied de réparation

penalty kick

période ; mi-temps

half

point de réparation ; point de pénalty

penalty spot

position de hors-jeu

off-side position

pousser un adversaire avec la main

push an opponent with the hand (to)

prolongation

extratime

reprise du jeu

restart of game

retenir un adversaire

hold an opponent (to)

sanction

sanction

sauter sur un adversaire

jump at an opponent (to)

sortie de but

goal kick

surface de réparation

penalty area

tenir un adversaire avec la main

hold an opponent with the hand (to)

touche

touch

treizième homme

second substitute

technique / tactique

technique / tactics

aile

wing

aile droite

right wing

aile gauche

left wing

ailier

winger

ailier droit

right winger

ailier gauche

left winger

alimenter l'attaque

feed the attack (to)

aller au devant du ballon

anticipate a pass (to)

amorti

trapping

amorti

ball control

amortir

control (to)

amortir

trap (control) (to)

arrêt

stop

arrière

full-back

arrière central

centre back

arrière droit

right back

arrière gauche

left back

attaque en profondeur

frontal attack

attaque par les ailes

side attack

attaquer le ballon

attack the ball (to)

avant ; attaquant

forward

avant ; buteur

striker

béton

strong defence

bétonner

put up a very strong defence (to)

bicyclette

bicycle kick

botter

kick the ball (to)

centre forward

front striker

centrer

cross the ball (to)

centrer en avant

cross the ball forward (to)

centrer en hauteur

cross a highball (to)

centrer en retrait

cross the ball back from the goal line (to)

cercle central ; rond central

centre circle

changement d'aile ; renversement d'attaque

switching play

charger un adversaire ; tacler

tackle an opponent (to)

charger un adversaire par derrière

tackle an opponent from behind (to)

conduite du ballon

dribbling

contre-attaque

counter-attack

contrôler le ballon

control the ball (to)

corner

corner kick

cou de pied

instep

coup de pied

kick

coup de pied placé ; coup franc

free kick

coup de pied retourné

overhead kick

coup de tête

header

coup du chapeau

hat trick

coup franc

free kick

déborder

get past an opponent (to)

défense de zone

zone defence

défense individuelle

man-to-man defence

défense mixte

combined marking

dégagement

clearance

dégagement à la main

throw-out

dégagement court

short clearance

dégagement du poing

punch-out

dégagement long

long clearance

dégager

clear (to)

démarquer (se)

lose one's marker (to)

demi ; joueur du milieu

midfield player

demi-droit

right midfield player

descente

attack down the field

déséquilibrer

put a player off balance (to)

donner un coup de pied

kick (to)

dribble

dribble

dribbler un adversaire

dribble past an opponent (to)

droitier

right-footed

échappée

break

échapper (s')

get clear (to)

effacer un adversaire

wipe out an opponent (to)

engagement physique

body contact

éviter ; esquiver

dodge (to)

faire circuler le ballon

circulate the ball (to)

faire un arrêt

make a save (to)

feinte

fake

feinte

dummy

frapper de la tête

head the ball (to)

frapper un adversaire

hit an opponent (to)

front striker

spearhead

gabarit d'un joueur

build of a player

gardien de but

goal-keeper

gaucher

left-footed

harceler

harass (to)

inter

inside forward

inter droit

inside right

inter gauche

inside left

intercepter

intercept (to)

intérieur

inside

jeu en déviation

one touch passing

jouant des deux pieds

two-footed

jouer de la tête

play with the head (to)

joueur de football (soccer)

football player

joueur du milieu ; demi ; milieu de terrain

midfield player

manier le ballon

play the ball (to)

marquage

marking

marquage individuel

man-to-man marking

marquer

mark (to)

mettre hors de position

take a player out of position (to)

montée

upfield run

monter

run upfield (to)

mur

wall

obstruction

obstruction

parade

save

partenaire

team-mate

passe courte

short pass

passe directe

straight pass

passe en profondeur

forward pass

passe en profondeur

penetrating pass

passe longue

long pass

passe par déviation

one-touch pass

passer dans le trou

pass into space (to)

permutation

position switch

plongeon

dive

plonger

dive (to)

porter le ballon

carry the ball (to)

réception du ballon

ball reception

recul-frein

retreating defence

remise en jeu à la touche

throw-in

renvoi de but ; remise en jeu

goal kick

renvoi de la main

throw

séance de tirs au but

penalty shoot out

sortie du gardien de but

goal-keeper coming off his goal line

surface de but

goal area

surface de coin

corner arc

surveiller

watch (to)

système 4-3-3

4-3-3 system

système 5-3-2

5-3-2 system

système de jeu

playing formation

système de jeu

playing system

système WM

WM system

tacle à retardement

late tackle

tacle glissé

sliding tackle

tactique défensive

defensive tactics

tactique offensive

attacking tactics

tir de volée

volley shot

tir direct

straight shot

tir en demi-volée

half-volley shot

tir puissant

powerful shot

tirer

shoot (to)

une-deux

one-two

verrouilleur ; libero

sweeper

 

Glossaire français: le football

Avantage : Autorisation de ne pas interrompre le
jeu lorsque l'équipe contre laquelle une faute a été commise peut en tirer
profit. 



Avant-centre : Joueur attaquant généralement placé loin devant sur le
terrain et dont le rôle est d'essayer de marquer des buts.

Bloquer : Empêcher un but d'être marqué.

But : 1. Cage formée de deux poteaux reliés entre eux par une barre
transversale (2,44 m sur 7,32 m) et dans laquelle le ballon doit pénétrer pour
qu'une équipe marque un point. 2. Point marqué en plaçant le ballon dans les
buts.

But contre son camp : But inscrit au profit de l'équipe adverse
lorsqu'un joueur place le ballon dans les buts de sa propre équipe.

But en or : Méthode de la mort subite destinée à départager une égalité,
selon laquelle l'équipe qui marque le premier but pendant la prolongation
remporte le match.

But sur penalty : But marqué à la suite d'un penalty.

Carton jaune : Avertissement signifié à un joueur par l'arbitre en cas
de fautes graves ou autres, telles que des fautes réitérées, la manifestation
de sa désapprobation ou un comportement anti-sportif.

Carton rouge : Expulsion du terrain ordonnée par l'arbitre au bout de
deux cartons jaunes ou après une faute grave telle que cracher, jouer
dangereusement, être violent, faire une main intentionnelle ou toute autre
faute empêchant un but d'être marqué.

Centre : Point situé au milieu du cercle central marquant la position du
ballon lors de la mise en jeu (coup d'envoi) au début du match, de la seconde
période et des prolongations, ou lors d'une reprise de jeu après un but.

Cercle central : Cercle situé au milieu du terrain, sur la ligne
médiane, et dont le rayon mesure 9,15 mètres.

Charge : Contact provoqué par un joueur tel que toucher [épaule contre
épaule] un adversaire pour le forcer à faire une passe ou à monter ; la charge
constitue une faute si l'arbitre estime qu'elle résulte d'une négligence, d'une
imprudence ou qu'elle est pratiquée avec une force excessive.

Coup de pied de coin (corner) : Tir effectué par un joueur depuis le
coin du terrain vers ses co-équipiers alignés devant les buts, accordé à
l'équipe attaquante lorsque le ballon est envoyé derrière la ligne de but, à
l'extérieur des filets, et que l'équipe en défense l'a touché en dernier.

Coup d'envoi : Mise en jeu au début de chaque période du match, des
prolongations ou après qu'un but a été marqué.

Coup franc : Tir accordé après certaines fautes depuis les plus légères,
comme gêner un joueur, jusqu'aux plus graves, comme charger dangereusement, se
battre, pousser, se bousculer, donner un coup de pied ou faire une main
intentionnelle. Tous les joueurs de l'équipe adverse doivent se trouver à 9,15
mètres au moins du ballon.

Coup franc direct : Coup franc accordé après une faute et exécuté à
l'endroit où l'infraction a été commise. Dans ce cas, le joueur peut envoyer le
ballon dans le but adverse directement.

Coup franc indirect : Coup franc accordé après une faute et exécuté à
l'endroit où l'infraction a été commise. Dans ce cas, le ballon doit d'abord
être touché par un co-équipier du tireur avant qu'un but puisse être marqué.

Défenseur : Joueur généralement placé dans la moitié défensive du
terrain et responsable en premier lieu d'empêcher l'adversaire de marquer.

Drapeau de coin : Drapeau placé à chaque coin du terrain et fixé sur une
hampe  non pointue  d'une hauteur minimum de 1,50 mètre.

Dribbler : Pousser le ballon devant soi sur le terrain par petits coups
de pied, sans en perdre le contrôle.

Équipe : Un match oppose deux équipes composées chacune de onze joueurs
au maximum, dont un gardien de but. Si l'une des deux équipes compte moins de
sept joueurs, le coup d'envoi du match peut ne pas être donné. Lors d'une
compétition officielle, le nombre maximum de remplaçants est de trois.

Faire un plongeon : Simuler un tacle irrégulier afin d'obtenir un coup
franc de l'arbitre ; également connu sous le terme de "simulation" ou
de "plonger".

Faute : Toute interférence irrégulière avec un joueur de l'équipe
adverse, y compris lui donner un coup de pied, le pousser, le bousculer, le
faire trébucher ou pratiquer un jeu dangereux ou agressif.

Gardien de but ou goal : Seul joueur autorisé à tenir le ballon dans ses
mains dans la surface de réparation et dont le rôle est d'empêcher le ballon de
pénétrer dans les buts.

Hors-jeu : Infraction correspondant à une situation dans laquelle un
joueur reçoit une passe tandis qu'il est plus près de la ligne de but de
l'équipe adverse qu'aucun des défenseurs (hormis le gardien de but).

Jouer l'avantage : Choix de l'arbitre d'ignorer une infraction si cela
interrompt l'action sans pour autant avantager l'équipe adverse.

Lignes de but : Les deux lignes de démarcation les plus courtes sur
lesquelles sont placés les buts ; elles marquent chaque extrémité du terrain de
jeu.

Lignes de touche : Les deux lignes de démarcation du terrain les plus
longues ; également appelées "lignes latérales".

Lignes latérales : Les deux lignes de démarcation du terrain les plus
longues ; également appelées "lignes de touche".

Main : Infraction commise par un joueur autre que le gardien qui,
pendant le jeu, touche le ballon avec ses mains, ou infraction commise par le
gardien qui tient le ballon dans ses mains en dehors de la surface de
réparation.

Match : Jeu d'une durée de 90 minutes divisé en deux périodes de 45
minutes chacune. Les joueurs ont droit à une pause entre les deux périodes
(mi-temps) qui ne peut excéder 15 minutes.

Milieu de terrain : Joueur généralement placé près du milieu du terrain
et dont le rôle est de créer des opportunités de buts pour les avant-centre.

Mur : Formation de défense dans laquelle les défenseurs se tiennent
épaule contre épaule entre un tireur adverse et les buts afin de bloquer un
coup franc.

Penalty ou tir de réparation : Coup franc accordé lorsque l'équipe en
défense commet une faute dans sa surface de réparation ; le penalty est tiré
directement devant la cage des buts, au point de réparation situé à 11 mètres
de la ligne de but, avec le gardien pour seule défense.

Plongeon : Feindre un tacle irrégulier afin d'obtenir un coup franc de
l'arbitre ; également connu sous le terme de "simulation" ou de
"faire un plongeon".

Point de réparation : Marque située dans la surface de réparation à 11
mètres du milieu de la ligne reliant les poteaux du but et à égale distance de
ces derniers, sur laquelle le ballon est placé pour tirer un penalty.

Remise en jeu à la touche : Remise en jeu effectuée à la main par un
joueur placé sur la ligne de touche et accordée lorsque le ballon franchit
cette ligne latérale.

Séance de tirs au but : Extension du système de tie-break dans lequel,
si aucune équipe n'a remporté la victoire après deux périodes successives de
prolongation, les équipes procèdent à une série de cinq tirs au but (ou plus,
si nécessaire), tirés un par un, jusqu'à ce qu'une équipe prenne l'avantage.

Sortie de but : Coup franc tiré depuis la zone de but en faveur de
l'équipe en défense si le ballon a franchi la ligne de but après avoir été
touché en dernier par l'équipe en attaque.

Surface de but : Espace rectangulaire situé à chaque extrémité du
terrain devant chaque but.

Surface de réparation : Espace situé devant chaque but dans lequel toute
infraction commise par l'équipe en défense entraîne un penalty pour l'équipe en
attaque ; également appelée "zone de penalty".

Tacle : Tentative de récupération du ballon auprès d'un joueur adverse.

Tête : Utilisation de la tête pour frapper le ballon.

Zone de penalty : Espace situé devant chaque but dans lequel toute
infraction commise par l'équipe en défense entraîne un penalty pour l'équipe en
attaque ; également appelée "surface de réparation".

Cowboys et Indiens

 

Dans l'Ouest américain, la tâche des cow-boys consistait à veiller sur le bétail dans des zones de pâturage non clôturées. Ils devaient l'empêcher de se disperser et le mener vers d'autres herbages.

Lorsque les éleveurs se mirent à confiner leurs bêtes dans des enclos ("fence in"), on eut moins besoin de cow-boys. Pour ces derniers, ce fut la fin de leur existence dans les vastes étendues et il est normal qu'il ne leur plaisait pas d'être privés de leur liberté de mouvement ("to be fenced in”). 

Depuis les années 1920, les westerns célèbrent la rude existence des cow-boys. Ces films relatent souvent la lutte qui opposait les cow-boys et les autochtones (appelés “Indiens”), en recourant à des stéréotypes réducteurs. De nos jours encore, quand il est question des cow-boys et des Indiens, il faut comprendre “les bons et les méchants”.

Roy Rogers (1911-1988) fut un chanteur et acteur américain légendaire surnommé "le cow-boy chantant". En 1944, il sortit une chanson qui devint célèbre et fut reprise par d'autres chanteurs de cette époque : Don’t Fence Me In(Laisse-moi ma liberté).

Les paroles expriment la volonté de ne pas être privé de sa liberté.

Le vidéoclip suivant présente une version humoristque de Don’t Fence Me In, chantée par Dean Martin et Mireille Mathieu en anglais et en français:

Note linguistique

Le mot “fence” a des significations qui varient selon le contexte. Le substantif désigne une clôture, mais aussi un receleur. "Fencing" est un sport, l'escrime, mais également un matériau pour clôture. Un "fencer" est un escrimeur. "To fence with a sword or sabre" signifie tirer à l’épée ou au sabre. "To fence off" a généralement le sens de séparer un terrain des terres avoisinantes par une clôture. Une "sunken fence" (saut-de-loup), entoure un jardin ; son sommet se situe au même niveau que ce jardin et est bordé d'une tranchée. Appelé aussi "ha-ha" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha-ha) (1), tant en français qu'en anglais, le saut-de-loup empêche le passage des moutons et des bovins, sans obstruer la vue. Le mot "ha-ha" est d'origine française (World Wide Words). 

L'American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition présente les définitions suivantes :

Fence:

Nom :
1. Dispositif servant d'enclos, de barrière ou de limite, généralement constitué de pieux reliés par des planches ou du fil de fer.
2. Escrime.
3. a. Personne qui reçoit et vend des biens volés. 
b. Lieu où des biens volés sont déposés et vendus.

Verbe transitif :
1. Entourer d'une clôture. 
2. Séparer ou fermer au moyen d'une clôture.
3. Vendre (des biens volés) à un receleur.

Verbe intransitif :
1. Pratiquer l'escrime.
2. Utiliser une tactique qui rappelle les attaques et les parades de l'escrime.
3. Eviter de donner une réponse directe ; éluder la question.
4. Se rendre coupable de recel.

Plusieurs expressions idiomatiques contiennent le mot "fence" ; 

– To mend fences – rétablir de bonnes relations ; se réconcilier (après un désaccord)

– To sit on the fence – ménager la chèvre et le chou

De même, des proverbes contiennent ce mot :

– Good fences make good neighbors (proverbe du XVIIe siècle, mais rendu célèbre par le poème “Mending Wall” de Robert Frost) : une bonne clôture garantit de bonnes relations de voisinage.

– Do not protect yourself by a fence, but rather by your friends (proverbe polonais) : des amis vous protègent mieux qu'une clôture.

– The grass is always greener on the other side of the fence : l'herbe est toujours plus verte de l'autre côté de la clôture.

– Il ne faut pas qu'une clôture ait plus de valeur ou d'importance que ce qu'elle protège (proverbe hébreu).

(1) Ha Ha (1712) : élément de jardin conçu au XVIIIe siècle, qui consiste en une tranchée dont une face interne verticale est un mur de soutènement et l'autre face est en pente et gazonnée. Il donne au propriétaire une vue continue. Ce mot provient du mot français "ha-ha", qui désigne une tranchée située derrière une ouverture pratiquée dans un mur à la base d'une allée. Selon des étymologistes français, la syllabe "ha" est une exclamation de surprise – à moins qu'elle n'exprime la peur.

http://www.askoxford.com/worldofwords/wordfrom/garden/

Le présent billet a été rédigé par Jonathan Goldberg et traduit en français par René Meertens.

Introduction to French poetry

L'article suivant a été écrit par l'écrivain britannique Magdalena Ball spécialement pour Le Mot Juste en Anglais.
 

Introduction
to French Poetry:
 
CD
Edition

 By
Stanley Applebaum (Editor)
 
Dover
Publications
 
Paperback:
192 pages, June 1, 1991, ISBN-10: 0486267113, ISBN-13: 978-0486267111

 
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Poetry is
almost impossible to translate.  You may
get the gist of the thing, but unless the translator is also a poet (and in
that case, you’re getting a different poem to the original), you lose the
nuance, the rhythm, the subtle linguistic play. 
Reading poetry in any language is an advanced linguistic activity.  It isn’t really for beginner language
learners, because of the way it pushes language to its limits, puns, flows,
uses double entendre and sophisticated innuendo.  There are so many beautiful poems written in
other languages, and it seems a shame to limit ourselves only to those poems
that are written in the languages we’re fluent in.  The answer is in dual-language books like Introduction to French Poetry which
allow us to still access the meaning in our own language, but experience the
rhythm, expression, and beauty of the orignal.  In the case of this one,
there’s an accompanying CD with each poem beautifully read by French actor
Michel Moinot, who enunciates every word so perfectly that it’s easy to follow
along and even begin to fall into the flow of the grammar and syntax.  With the printed poems in both English and
French open at the same time as you listen to it in French, it’s almost
possible to bridge the language gap and experience the original. 

 

For those
learning French, this is an excellent way to increase vocabulary and learn the
pronunciation. Moinot’s richly expressed readings will help with fluency and
tone, and the overall choice of poets and simplicity of the poems will
encourage further reading and a stronger understanding of the history and
progression of French poetry.  For those
who are interested in the poetry itself, there are 30 tracks, with only one or
two poems by each poet.  This kind of
survey does show provides a sense of the different types of verse, from the rondeaux of Charles D’orléans, the sonnets
of Louise Labé, to the wonderful epistles of Voltaire, the start of romanticism
with the bleak fervour of Victor Hugo, the rich imagery of peotic giants
Baudelaire, Mallarmé, Verlaine and Rimbaud, towards the more modern work of
Apollainaire, Éluard, Aragon or Bonnefoy. 
It’s a rich and heady mix, diluted only by the fact that there is, at
best, only two poems from each poet (some have only one), which is but a mere
scratching on the surface of what each of these poets has produced.  If it creates an itch though, as it is sure
to do if the reader/listener is able to hear the power and beauty in most of
these poems, that can only be a positive thing, as there are plenty of volumes
waiting to be explored, many in dual-language form. 

 

The poems
are each prefaced with a brief summarised biography of the poet, including a
portrait wherever possible.  Compiling
this book would have been no easy task, and Applebaum has done a good job of
putting each work into context and choosing the most accessible, easy to follow
poem, with the least amount of ambiguity. The accompanying CD, is worth the
price of the book alone, as it’s only by listening to the work read by an
expert speaker where the rhythm and intonation comes out.  What is a surprise, for me at least, is how
much humour, playfulness, and lightheartedness there are in even the most
intense of poems (and nobody does intense like the French Romantics).  A recurring theme throughout many of the
poems (and maybe poetry in general) is the juxtaposition of youth and beauty
and mortality, decrepitude and death.  Heavy
as the subject is, few of the poems become maudlin, and less so when heard
spoken with just a hint of detached irony, and the delicate musicality that is
altogether lost in translation.  Listening
and reading simultaneously works wonderfully well and gives a complete poetic
experience.  Of course, as Applebaum
clearly states in his introduction, this is really just the tiniest taste.  Each of the poets represented has a complete
oeuvre which is significantly more wonderful than one or two poems can
show.  Nevertheless, Introduction to French Poetry provides a lovely and well-structured
overview which will help show the relationship between poets – how one
historical movement gave rise to another, as well as to provide a beginner’s
sense of the many different styles and symbols of the poetic giants who shaped
the French poetic landscape.  Introduction to French Poetry is a good
way of finding, as Rimbaud puts it in“Départ”, “affection et le bruit neufs!” (new
affection and new noise!”).

 

About the
reviewer:
Magdalena
Ball
runs The Compulsive Reader. She
is the author of the poetry book Repulsion Thrust, the novel Sleep Before Evening,
a nonfiction book The Art of Assessment: How to
Review Anything
and four other poetry chapbooks Quark Soup, and, in collaboration with
Carolyn Howard-Johnson, Cherished Pulse, She Wore Emerald Then, and the newly
released Imagining the Future. She also
runs a radio show, The Compulsive Reader Talks.