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Cent un ans de gestation pour un dictionnaire


Billet redigé par René Meertens

René Meertens est un traducteur de langue française qui travaille principalement à partir de l’anglais. Il a été employé par l’ONU, l’Unesco, la Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé. 

 

 

Rene-Meertens   RM

René est l'auteur, entre autres livres, du "Guide anglais-francais de la traduction." En outre, il a son propre blog, « Traduction anglais-français », http://vieduguide.blogspot.com
René a rédigé ce billet à la demande de «
Le Mot juste en anglais».

 ———————————————————–

   Un dictionnaire bilingue vient d'être achevé après pas moins de 101 ans de patient travail. Il sera publié dans quelques semaines, mais il ne faut pas s'attendre à le trouver en tête des ventes de dictionnaires car, si la langue d'arrivée est l'anglais, celle de départ n'est autre que le latin médiéval.

Dict excerpt

  

 

 


  
   Le Dictionary of Medieval Latin from British Sources présente un grand intérêt pour les historiens, étant donné que divers documents étaient rédigés en latin au Moyen Âge, notamment des textes juridiques, religieux, scientifiques et philosophiques.

 

Dict equipe

l'équipe de  redaction actuelle du dictionnaire

 

   

 

 

 

 

 

  L'établissement de cet ouvrage a reposé dès le départ sur ce que l'on pourrait appeler la lexicographie participative (une forme de « crowdsourcing » avant la lettre), puisque le premier rédacteur en chef du dictionnaire a eu recours non seulement à des universitaires, mais aussi à des volontaires, recrutés grâce à une lettre publiée en 1913 dans le Times londonien.

 

   Les lexicographes ont répertorié plus de 100 000 sens et retenu pas moins de 400 000 citations. Pour mener à bien ce travail énorme, ils ont d'abord utilisé un système de fiches, qui a ultérieurement été informatisé.

   Le dictionnaire papier comptera près de 4 000 pages et sera vendu au  prix de 660 livres. Il est également prévu d'en établir une version électronique.

 

Dictionary 1

une fiche écrite à la main

 

 

 

 

 

 

 

Lecture supplémentaire :

Dictionary Reaches Final Definition After Century
BBC News, 30 August 2014

Dictionaries: A Very Short Introduction,
Lynda Mugglestone (Oxford University Press, 2011)

Blogus : Le latin reprend vie grace au Vatican!

La lexicologie – une histoire amusante du dictionnaire anglais le plus célèbre

Joelle VuilleNous souhaitons la bienvenue à notre nouvelle collaboratrice, Joëlle Vuilleune juriste-criminologue qui habite à Genève. Après avoir terminé ses études à l'Université de Lausanne, Joëlle a profité d'une bourse de recherche du Fonds national suisse de la recherche scientifique pour faire un séjour de deux ans à l'Université de Californie à Irvine (Department of Criminology, Law and Society).  Nous la remercions vivement pour l'analyse qui suit.

The Professor and the Madman,
A Tale of Murder, Insanity, and the Making of the Oxford English Dictionary

Simon Winchister, New York : Harper Perennial, 199.

The Professor and the Madman relate la genèse de l'Oxford English Dictionary (usuellement abrégé OED), ainsi que la vie des hommes qui l'ont imaginé, puis réalisé. Le concept de dictionnaire, s'il paraît évident aujourd'hui, n'a en effet pas toujours existé, et a mis plusieurs siècles à évoluer jusqu'à sa forme actuelle.

Tout semble avoir commencé au XIIIe siècle, avec la publication du premier recueil de mots latins, intitulé Dictionarius. Il fallut ensuite attendre près de trois siècles pour voir publiée une liste de correspondances entre mots latins et anglais, pour la première fois arrangée en ordre alphabétique (plutôt que par sujets). En 1604, un maître d'école dénommé Robert Cawdrey publia un petit livre de 120 pages répertoriant environ 2500 mots anglais difficiles et peu courants (à titre de comparaison, l'OED actuel contient près d'un demi-million d'entrées), le premier dictionnaire de la langue anglaise sensu stricto. À noter que Cawdrey destinait son ouvrage aux « Ladies, gentlewomen or any other unskilful persons, Whereby they may more easilie and better vunderstand [sic] many hard English wordes, which they shall hear or read in the Scriptures (…) » (p. 84). S'ensuivit, au cours du XVIIe siècle, une longue série de dictionnaires, dont la plupart étaient toutefois limités aux mots considérés comme difficiles (tels que archgrammacian, parentate ou encore deruncinate). Les définitions offertes par ces ouvrages étaient souvent très brèves, se limitant à proposer un synonyme, ou alors si compliquées qu'elles en devenaient incompréhensibles…

Avec le temps, la nécessité de se doter d'un dictionnaire comprenant tous les mots de la langue anglaise devint de plus en plus évidente. Cela était d'autant plus souhaitable que l'Angleterre devenait une puissance mondiale et que la langue anglaise s'apprêtait à supplanter l'italien, le français et l'espagnol dans le commerce international et la diplomatie. (Du reste, des initiatives similaires avaient d'ailleurs déjà été lancées pour répertorier d'autres langues, comme celles de l'Accademia della Crusca à Florence ou de l'Académie française à Paris). Des voix s'élevaient qui réclamaient que la langue anglaise soit fixée une bonne fois pour toute : que l'on sache comment les mots s'écrivent, ce qu'ils signifient exactement, et que cela ne change plus puisque la langue était alors considérée comme ayant atteint la perfection (par exemple, certains s'offusquaient de l'usage toujours plus fréquent de la contraction couldn't, un véritable sacrilège…). Le Johnsonchef d'œuvre de Samuel Johnson, A Dictionary of the English Language, paru en 1755, est l'un des premiers dictionnaires universels de la langue anglaise et fut rédigé pour répondre à ce besoin. Nous ne résistons pas à la tentation de reproduire ici la définition que Johnson donne du mot « elephant », un petit bijou de poésie (à défaut d'être une merveille de zoologie): « The largest of all quadrupeds, of whose sagacity, faithfulness, prudence, and even understanding, many surprising relations are given. This animal is not carnivorous, but feeds on hay, herbs, and all sorts of pulse; and it is said to be extremely long lifed. It is naturally very gentle; but when enraged, no creature is more terrible. He is supplied with a trunk, or long hollow cartilage, like a large trumpet, which hangs between his teeth, and serves him for hands: by one blow with his trunk he will kill a camel or a horse, and will raise a prodigious weight with it. His teeth are the ivory so well known in Europe, some of which have been seen as large as a man's thigh, and a fathom in length. Wild elephants are taken with the help of a female ready for the male: she is confined to a narrow place, round which pits are dug; and these being covered with a little earth scattered over hurdles, the male elephants easily fall into the snare. In copulation the female receives the male lying upon her back; and such is his pudicity, that he never covers the female so long as any one appears in sight. » (p. 90). Le dictionnaire de Johnson demeura la référence durant près d'un siècle, acclamé par tous et devenant un succès commercial sans précédent. Il avait toutefois un défaut : il ne représentait qu'une sélection – certes immense, mais une sélection tout de même – de mots (43.500 au total).

En 1857, l'idée fut donc lancée de rédiger un dictionnaire complet, contenant chaque nuance de chaque mot, chaque variation orthographique, chaque prononciation possible et chaque citation littéraire y relative : le projet de l'Oxford English Dictionary était lancé. Il fallut à ses auteurs 70 ans pour le mener à terme. Contrairement à son prédécesseur, l'OED se voulait descriptif et non normatif : décrire la langue comme elle est parlée, et non déterminer quel usage est correct ou incorrect. L'ampleur de la tâche rendait toutefois impossible que ce dictionnaire soit rédigé par un seul homme ou un groupe d'hommes, et d'ailleurs, la nature nouvellement démocratique du dictionnaire requérait une participation plus large à son élaboration : il fut alors décidé de faire appel à des centaines d'amateurs bénévoles qui fourniraient chacun quelques entrées à l'ouvrage. John Murray rejoignit l'aventure dans les années 1870 (après le décès et le découragement, respectivement, des deux éditeurs précédents), et c'est lui qui la mena à son terme.

Murray décida, au début des années 1880, de lancer un appel à contribution afin de recruter des volontaires. L'annonce fut si largement diffusée qu'elle parvint jusqu'à la prison de Crawthorne, où résidait un passionné de lecture, le docteur William Minor. Minor y avait été emprisonné une vingtaine d'années auparavant à la suite d'un meurtre commis dans un accès de démence. Il allait devenir le contributeur le plus prolifique de l'OED, dont il rédigera des milliers d'entrées.

Parallèlement à la naissance de l'ouvrage lui-même, Simon Winchester nous conte les vies des hommes qui l'ont créé. Il nous fait plonger dans les existences souvent tumultueuses des principaux protagonistes de l'aventure : John Murray, William Minor, mais également George Merret, la victime de Minor, sans la mort duquel l'OED n'aurait probablement pas été ce qu'il fut. Tous les ingrédients du roman d'aventure sont présents : pays exotiques, histoires d'amour, mariages arrangés, guerre, actes de bravoure, meurtres, folie et rédemption.

The Professor and the Madman ravira tous les amoureux de la langue anglaise. C'est un récit riche, au style direct et clair, non dénué d'humour. Simon Winchester est de toute évidence passionné par son sujet, et parvient à transmettre son enthousiasme à ses lecteurs. En outre, le texte est parsemé de définitions tirées directement de l'OED, qui piqueront la curiosité du lecteur et/ou le feront sourire.

À l'heure actuelle, l'OED fait toujours autorité ; c'est LE dictionnaire de la langue anglaise par excellence. Certains en déplorent le sexisme, le racisme, l'élitisme, ou encore l'attitude impérialiste, mais son importance pour la langue anglaise ne peut être contestée. Enfin, une chose est certaine : vous ne le consulterez plus jamais de la même manière après avoir lu The Professor and the Madman.

OED

Joëlle Vuille

Note du blog :
Noah Webster (1758-1843) écrivit le premier dictionnaire américain d'orthographe en 1783.

 

Noah webster

                 Noah Webster

 

Le titre initial en était The First Part of the Grammatical Institute of the English Language. Du vivant de Webster, pas moins de 385 éditions furent publiées et le titre de l'ouvrage devint, en 1786, The American Spelling Book et, en 1829, The Elementary Spelling Book. C'est le livre américain qui a eu le plus de succès à son époque ; en 1837, 15 millions d'exemplaires avaient été vendus et ce chiffre a atteint environ 60 millions en 1890, si bien que la majorité des élèves et des étudiants consultèrent ce livre pendant le premier siècle d'existence de la nation américaine. Pour mieux connaître le rôle de Webster dans l'évolution de l'anglais aux États-Unis, vous pouvez vous reporter à l'article de Merriam-Webster consacré à Noah Webster

 

Lecture supplémentaire:

OEDReading the OED: One Man, One Year, 21,730 Pages
Ammon Shea, Perigee, reprint edition 2008

 

 

 

Former OED editor covertly deleted thousands of words
The Guardian, 26.11.2012

Words WorldWORDS of THE WORLD,
A Global History of the Oxford English Dictionary
Sarah Ogilvie

 

 

 

MugglestoneLexicology and the OED:
Pioneers in the Untrodden Forest

Oxford Studies in Lexicography and Lexicology
Edited by Lynda Mugglestone


 

Comment faire s’envoler les ventes des dictionnaires ? En en cessant la publication !

Expressions anglaises de la semaine : slut, stud ; hooker, hookah

Slut et stud :

Le mot « slut » (à la fois adjectif et substantif) possède deux significations : la première, plus fréquente en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis, correspond à une femme négligée ou désordonnée (« souillon »), la seconde à une femme aux mœurs légères, voire une prostituée (« salope »). Citons comme synonymes bimbo (argotique), hussy, minx, floozy, trollop, wench et whore. Les femmes sont parfois accusées de s'habiller comme des « salopes », dans les sociétés machistes ou sexistes notamment.

Le mot « stud », quant à lui, n'est utilisé qu'en référence au sexe masculin (« étalon »).

L'une des définitions de « stud » est celle d'un jeune homme, particulièrement viril et doué d’un grand pouvoir de séduction. Ce concept dérive de la signification plus classique de « stud », à savoir un cheval ou tout autre animal destiné à la reproduction.

 

 Etaloncheval  Etalonhumain
deux étalons

 

Comme nous l'avons vu ci-dessus,   « slut » a une connotation négative, alors que « stud » est souvent utilisé pour décrire le pouvoir de séduction d'un homme.

Lors d'une conférence au Canada, un policier de Toronto ayant recommandé aux femmes de ne pas s'habiller comme des « sluts » pour éviter d'être violées, a suscité des manifestations baptisées « SlutWalks », d'abord à Toronto puis dans de nombreuses villes à travers le monde, de Delhi à Mexico et Seattle.

 

Slut  Slutwalk

NoExcuse  Ilovesluts

 

L'un des objectifs du mouvement est de changer la connotation du mot « slut » pour le ramener à l'équivalent féminin de «  stud ». Il s'agit d'un phénomène sociologique et linguistique intéressant : c'est l'un des rares cas dans l'histoire où changer la signification d'un mot est devenu l'une des revendications d'un mouvement de droits civiques.

 

Hooker et hookah

Ces deux mots sont sans conteste écrits différemment, mais puisque les mots anglais se terminant par la lettre « r » sont prononcés avec un «  r » muet dans certains pays anglo-saxons, «  hooker » et «  hookah » peuvent être parfois identiques sur le plan phonétique.

«  Hooker » est un synonyme de «  whore » (putain), s'appuyant sur la métaphore d'une prostituée qui met le grappin sur ses clients. « Hookah » désigne une pipe à eau, (également dénommée  «  narguilé » ou « shisha ») couramment utilisée au Moyen-Orient. C'est un instrument à un ou plusieurs tubes (souvent en verre) pour  fumer dans lequel la fumée est refroidie par l'eau.

 

Shisha  Shishachameau
Pipe à eau (« narguilé » ou « shisha »)

 

Le présent article est la traduction française, établie par Anne GILLMÉ (https://www.columbusproject.net), d’un article rédigé en anglais par Jonathan Goldberg. 

Sources

 Slut – the other 4-letter S-word
Jeffrey Nunberg, linguist

US ‘Slut Walk’ comes to Texas, TheBlaze.com, April 26, 2011

SlutWalks and the future of feminism, The Washington Post, June 3, 2011

Let’s go for a Slutwalk, Madame Figaro, June 11, 2011

Hundreds March Against Sexual Assault in ‘Slutwalk, National Public Radio, June 20, 2011

Slut Walk Comes to India, next one in Delhi, The Economist, June 20, 2011

Ladies, We have a problem, New York Times, July 20, 2011

Femen, les activites aux seins nus
LeMonde.fr 22.02.2012

 

Hookah – Wikipedia (English)

Narguilé, Wikipédia (français)

 

Photos de la semaine : abeilles

 

WangDalin-manteau
Le 17 juillet 2011, deux apiculteurs se sont affrontés lors d’une compétition de manteau d’abeilles dans la province de Hunan en Chine

Wang Dalin a remporté le défi avec un manteau d’abeilles de 26 kilos !


 

 

ApiculteurRuche2

  Apiculteur2
Abeille

  Barbe-abeilles

 

Le glossaire de Jonathan – abeilles

 

abeille

bee

apiculteur

bee-keeper / honeyfarmer / apiarist

apiculture

bee-keeping

cire d’abeille

beeswax

couvain

brood

gelée royale

royal jelly

miel

honey

pollen

pollen

ruche

beehive

 

Autres termes « en forme de ruche »

 

Beehivecake  Beehivehouse
Beehive cake and beehive house

Beehivebuilding  Beehivehairstyle
Beehive building and beehive hairstyle

 

Expressions anglaises contenant le terme « abeille »

 

Expression anglaise

Expression française

The bee’s knees

It’s the bee’s knees.

He thinks he’s the bee’s knees.

Le top, se mettre en valeur

C’est extra, c’est super.

Il se croit sorti de la cuisse de Jupiter.

The birds and the bees

He’ll have to be told about the birds and the bees

Les mystères de la vie

Il va falloir lui expliquer que les bébés ne naissent pas dans les choux

As busy as a bee

She bustles about as busy as a bee.

Comme dans une ruche

Elle s’affaire comme une fourmi

to make a beeline

to make a beeline for.

prendre le chemin le plus court

se diriger en droite ligne ou à vol d’oiseau vers, se ruer sur

Bee in your bonnet

To have a bee in your bonnet.

une marotte

avoir une idée fixe

That is none of your beeswax

Ce n’est pas tes oignons

A beehive of activity

Une ruche, une fourmilière

Note : les termes français ont été fournis par Nathalie Nédélec-Courtès.

 

Spelling bee, spinning bee, husking bee, apple bee (explication en anglais)

The word bee, as used in spelling bee, is one of those language puzzles that has never been satisfactorily accounted for. A fairly old and widely-used word, it refers to a community social gathering at which friends and neighbors join together in a single activity (sewing, quilting, barn raising, etc.) usually to help one person or family. 

The earliest known example in print is a spinning bee, in 1769. Other early occurrences are husking bee (1816), apple bee (1827), and logging bee (1836). Spelling bee is apparently an American term. It first appeared in print in 1875, but it seems certain that the word was used orally for several years before that.

Those who used the word, including most early students of language, assumed that it was the same word as referred to the insect. They thought that this particular meaning had probably been inspired by the obvious similarity between these human gatherings and the industrious, social nature of a beehive. But in recent years scholars have rejected this explanation, suggesting instead that this bee is a completely different word. 

One possibility is that it comes from the Middle English word bene, which means "a prayer" or "a favor" (and is related to the more familiar word boon). In England, a dialect form of this word, been or bean, referred to "voluntary help given by neighbors toward the accomplishment of a particular task." (Webster's Third New International Dictionary).  Bee may simply be a shortened form of been, but no one is entirely certain.

 

Giant honey bees – Life in the Undergrowth – BBC Attenborough


 

 

Référence supplémentaires

Beekeeper – Wikipedia (English)

apiculteur – Wikipédia (français)

brood – Wikipedia (English)

couvain – Wikepédia (français)

 

Moyens de transport

 

Le président Obama s’est offert un nouveau bus pour 1.1 million de dollars.

Bus-Obama BusObama2

 


 

Le glossaire du blog sur les moyens de transport (sur terre)

 

automobile, car

la voiture

bicycle

le vélo

bus

l’autobus

cart

la charrette

chariot

le chariot

coach

l’autocar

dog sleigh, reindeer sleigh

le traineau de chiens, à rennes

donkey, mule

l’âne, le mulet

electric scooter

le scooter électrique

gurney

la civière

horse

le cheval

hummer vehicle

le Hummer

limousine

la limousine

motorcycle

la moto

motor scooter

le scooter

motorized bicycle

la motocyclette

motorized wheelchair

le fauteuil roulant motorisé

racing car

la voiture de course

railway, train

le train

rickshaw

le pousse-pousse

RV (recreation vehicle)

la caravane,
le camping-car

Segway

le Segway (véhicule électrique à essieu unique auto-équilibré)

skateboard

la planche à roulette
le skateboard

skates (inline)

les patins à roulettes en ligne

skates (roller)

les patins à roulettes

streetcar, tram

le tram

SUV (sports utility vehicle)

le 4×4, le véhicule tout-terrain

tank

le tank

trailer

la remorque

tractor

le tracteur

tricycle

le tricycle

truck

le camion

van, pick-up

la fourgonnette,
le pick-up

vehicle

le véhicule

wagon

le wagon

 

A lire

 

  Art-of-Automobile

  Exotic-Cars

The Art of the Automobile

par Dennis Adler

William Morrow

mai 2000

 

Exotic Cars

par John Lamm

Motorbooks

octobre  2008

  VoitureDeReves-1

  VoitureDeReves-2

Voitures de rêve

Editions Elcy

traduit de l’anglais

octobre 2010

 

Voitures de rêve :

Histoire de l'automobile des origines à nos jours

 

Editions de la Matinière Jeunesse

mai 2011

J. K. Rowling continuera-t-elle à ensorceler ses lecteurs en écrivant de nouveaux livres relatant les aventures de Harry Potter?

L'auteur Britannique qui a écrit les livres dont le héros principal est Harry Potter, a enchanté des millions d'enfants et d'adultes dans le monde entier en créant un univers de magie. De plus, la vie de trois enfants en a été radicalement changée. Daniel Radcliffe (Harry), Emma Watson (Hermione) et Rupert Grint (Ron) ont été choisis en 2000 pour incarner les principaux personnages du film Harry Potter à l'école des sorciers lorsqu'ils avaient respectivement 11, 10 et 12 ans.

Capture d’écran 2010-11-23 à 13.26.29

23 août 2000 : Emma Watson, Rupert Grint et Daniel Radcliff pendant
 une séance photo lors de la présentation de la distribution
du premier film de la série Harry Potter

Après le succès des quatre premiers volumes de J. K. Rowling, Warner Brothers a acheté les droits d'adaptation cinématographique de Harry Potter à l'école des sorciers. Ont ensuite été portés à l'écran Harry Potter et la Chambre des secrets, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Harry Potter et la Coupe de feu, Harry Potter et l'Ordre du phénix et Harry Potter et le Prince de sang-mêlé. Ce dernier film est sorti en 2009, alors que Daniel avait 20 ans, Emma 19 ans et Rupert 21 ans. Ces trois acteurs ont donc interprété les personnages de J. K. Rowling pendant plus de la moitié de leur existence.

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Emma Watson, Daniel Radcliffe et Rupert Grint dans une scène de
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (photo AP)

 

Le film Harry Potter et les Reliques de la Mort comprendra deux parties : la première sortira mercredi  prochain en France et la seconde en 2011 (en relief). Selon AFP du 21 novembre, «Harry Potter [et les reliques de mort] engrange 330,1 millions de dollars en un week-end. »

Capture d’écran 2010-11-23 à 13.26.57

Harry Potter et les Reliques de la Mort

 



 

Les recettes des six premiers films, produits par Warner Brothers se sont élevées à 5,4 milliards de dollars dans le monde entier, tandis que les ventes des livres et des produits dérivés ont ajouté  plus de 10 milliards de dollars.

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Les sept romans qui ont inspiré les films se sont vendus en 400 millions d’exemplaires dans 69 langues. 

 Emma Watson, qui est née à Paris et est maintenant une étudiante de deuxième année à la Brown University (Etats-Unis), est l'actrice la mieux rémunérée en moyenne au cours de la décennie écoulée selon l'édition 2010 du Livre Guinness des records. Vanity Fair évalue son revenu de 2009 à 20 millions de livres sterling et révèle que son cachet pour les deux parties de Harry Potter et les Reliques de la Mort s'élève à 20 millions de livres. En outre, la jeune femme a signé des contrats publicitaires lucratifs et est l'égérie de la marque de vêtements Burberry.

http://www.vanityfair.com/hollywood/features/2010/06/emma-watson-video-201006

Selon le livre Guinness des records, Daniel Radcliffe est l'acteur le mieux rémunéré de la décennie écoulée. Son revenu pour 2009 est évalué à 25,6 millions de livres. Pour sa part, Vanity Fair indique que son cachet pour les deux parties du dernier film de la série Harry Potter s'élève à 40 millions de livres. 

J. K. Rowling a été interviewée par Oprah Winfrey (la première est l'une des femmes les plus riches du Royaume-Unis et la seconde figure parmi les femmes les plus fortunées des Etats-Unis). Cette interview a eu lieu au Balmoral Hotel, où l'auteur a achevé son livre le plus récent. Ces deux milliardaires sont issues de milieux très modestes et mentionnent leur insécurité financière pendant cette interview.

L'interview est diffusée sur le Web en trois parties, avec sous-titres français.



 



 



 
 

Les photos prises lors de la première du premier épisode de Harry Potter et les Reliques de la Mort, qui a eu lieu à Londres le 11 novembre dernier, montrent que les trois jeunes acteurs sont maintenant devenus des adultes raffinés.

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Rupert Grint (Ron) , Emma Watson (Hermione) et Daniel Radcliffe (Harry) en 2010

Les sept livres de la série Harry Potter ont maintenant été portés à l'écran. J. K. Rowling consacrera-t-elle d'autres livres à son héros ? Elle a dit à Oprah Winfrey qu'elle en doutait, tout en ajoutant avec une étincelle dans les yeux qu'il ne fallait jamais dire "jamais". Quand Daniel Radcliffe l'a appris, il a dit "Mon Dieu, elle m'avait pourtant affirmé catégoriquement qu'elle n'écrirait plus de livre mettant en scène Harry !"

On assiste à tout un débat sur la valeur  d'écrire d'autres livres sur Harry Potter. La romancière Naomi Alderman et l'auteur de livres pour enfants Frank Cottrell Boyce ont échangé des idées sur la question dans  The Guardian

Que Harry Potter vive ou non d'autres aventures, sa magie se poursuivra sous des formes nouvelles et imaginatives telles que le parc à thème "Wizarding World of Harry Potter", à Orlando. “

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L'International Quidditch Association a récemment organisé la Quidditch World Cup à Manhattan. Le Quidditch — rendu célèbre par les livres sur Harry Potter — combine le rugby, le basketball, le "dodge ball" et chat perché.

Les aventures de Harry Potter suscitent de l' émulation et inspirent la création de sites de plus en plus nombreux. Elles donnent lieu à des études et à des commentaires de la part de psychologues, tandis que d'autres essayent d'exploiter le phénomène à des fins lucratives.

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Jonathan Goldberg                                                                                    

Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est  http://vieduguide.blogspot.com.

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70ème anniversaire de discours célèbres de Winston Churchill

Il y a soixante-dix ans, au cours de la Bataille de France pendant la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill, Premier ministre de Grande-Bretagne, qui était destiné à jouer un rôle prédominant dans la défaite des puissances de l'Axe, prononça trois discours particulièrement éloquents devant le Parlement britannique.

Ils sont présentés dans un livre bilingue anglais-français publié par Tallandier dans la collection Texto, dirigée par Jean-Claude Zylberstein : Winston Churchill, Discours de Guerre – Edition bilingue.

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• Livre au format de poche : 427 pages
• Editeur : Tallandier (14 mai 2009)
• ISBN-10: 2847345477

Ci-après des extraits de ces trois discours :

“We Shall Fight on the Beaches”

 

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4 juin 1940
Source : Winston Churchill, Discours de Guerre – Edition bilingue

“Blood, toil, tears and sweat”

 

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13 mai 1940
Source : Winston Churchill, Discours de Guerre – Edition bilingue

“This was their finest hour”

 

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10 mai 1940
Source : François Kersaudy, Winston Churchill, Tallandier, 2009

Les sites suivants présentent des informations complémentaires sur la place de Churchill dans l'histoire et sur ses discours :

Discours de guerre – Winston Churchill

Finest hour. The making of Winston Churchill
The New Yorker, 30 August 2010

Winston Churchill – Wikipedia (français)

Un article consacré au rôle de la famille Churchill dans les relations franco-britanniques a été publié sur ce blog le 3 mai 2010 sous le titre Churchill : de la victoire sur la France à l’alliance avec elle.

 

Rédigé par Jonathan Goldberg .
Article traduit de l'anglais par René Meertens -à l'exception des trois extraits des discours de Churchill-, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

 

Rudyard Kipling (2ème partie)

Rudyard_kipling

Comme cela a été mentionné dans la première partie de cet article consacré à Rudyard Kipling, ce dernier fut un écrivain britannique prolifique : il écrivit des poèmes et des ouvrages en prose, des œuvres de fiction et des essais, et des livres destinés tant à des adultes qu'à des enfants.

Très jeune, Kipling se mit à étudier le français. Son père lui fit lire Jules Verne, pour qu'il améliore sa connaissance du français. Il se rendit pour la première fois en France en 1878, et visita avec son père l'Exposition universelle qui se tint cette année-là à Paris. Ce dernier était en effet responsable du pavillon de l'Inde. Le jeune homme, alors âgé de 13 ans, se promena dans les rues de Paris et partit à la recherche de Quasimodo, le personnage de Victor Hugo. A l'exposition, il fut impressionné par un tableau qui représentait la mort de Manon Lescaut.

  Manon

Il lut plusieurs livres de l'Abbé Prévost, qui lui inspirèrent ultérieurement son roman The Light that Failed, publié en 1890. Un film portant le même titre fut réalisé en 1939. Voici un audio livre en anglais du même roman (7 heures 46 minutes) :

 

 

Grâce à l'avènement de l'automobile, il put se rendre régulièrement en France. Citons-le :

“Mais pendant toutes ces années, je connaissais mal la France, si ce n'est que je séjournai de temps à autre à Paris. L'automobile changea tout et, année après année, grâce aux automobiles de l'époque, dont les conducteurs étaient des pionniers, comme le sont aujourd'hui les aviateurs, nous explorâmes la France. ("Mais Monsieur, cet engin n'a pas sa place ici. Il va effrayer les chevaux !" C'est ce qu'on me dit dans un vieil hôtel d'Avignon.)

Nous pûmes découvrir, saison après saison, la beauté immense et stupéfiante de la France ; la parcimonie laborieuse de sa population et un peu de leur rugueuse philosophie ; l'excellence de son agriculture, et la prévoyance et l'organisation de sa sylviculture."

Kipling termine sa description de ses séjours en France par ces mots : “Telles sont quelques-unes des raisons pour lesquelles j'adore la France."

En 1918-1919, après la mort de son fils au cours de la Première Guerre mondiale, il fut nommé membre de la commission britannique responsable des cimetières de guerre en France.

Tout cela est relaté par Kipling dans Souvenirs de France, qui fut publié en français par Grasset & Fasquelle. Kipling écrivit aussi France at War on the Frontier of Civilisation, dont le texte intégral est disponible à l'adresse suivante : http://www.fullbooks.com/France-At-War.html. Une traduction en français fut publiée par Berger-Levrault en 1916.

Kipling fut récompensé par le prix Nobel de littérature en 1907. Il fut le premier écrivain de langue anglaise à le recevoir. Lors de la remise du prix, l'éloge des œuvres de Kipling fut étendue à la littérature anglaise en général :

Images

“En décernant le prix Nobel de littérature à Rudyard Kipling cette année, l'Académie suédoise souhaite rendre hommage à la littérature d'Angleterre, si riche en auteurs fameux, et au plus grand génie du récit que ce pays ait produit à notre époque.”

Le texte complet du discours est disponible à l'adresse suivante : http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1907/press.html

Capture d’écran 2010-09-07 à 10.32.18

Divers écrivains furent très influencés par les œuvres de Kipling. T. S. Eliot, un poète très différent de Kipling, se chargea de publier A Choice of Kipling's Verse (1943), et fit observer que Kipling était capable de composer de temps à autre des poèmes d'une grande beauté "même si c'est un peu par hasard". Les récits de Kipling destinés aux adultes restent eux aussi encore disponibles et des écrivains aussi divers que Poul Anderson, Jorge Luis Borges et George Orwell en dirent le plus grand bien. Ses récits pour enfants restent populaires et la Walt Disney Company a porté à l'écran le Livre de la jungle et d'autres récits de la même série. Percy Grainger a mis en musique plusieurs de ses poèmes. Pour sa part, la BBC diffusa en 1964 une série de courts métrages inspirés de ses récits. Enfin, son poème If a été désigné poème favori de Grande-Bretagne à la suite d'un vote en 1995. 

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

J. Rudyard Kipling (Première partie)

1

 

L'écrivain britannique Rudyard Kipling, né en Inde en 1856 et mort
en Angleterre en 1936, fut le premier écrivain de langue anglaise
à être récompensé par le prix Nobel de littérature (1)
.

Ecrivain prolifique, il a écrit des livres qui portent sur des sujets très
divers, aussi bien An Almanac of Twelve Sports que L'Homme
qui voulut être roi
” (qui a été porté à l'écran). Il est surtout connu
pour ses œuvres de fiction, en particulier celles qui étaient destinées
aux enfants, par exemple Le Livre de la jungle et les autres récits
de la même série, qui furent popularisés plus tard par Walt Disney.

 

  Kipling 1  


Kipling fut enterré au Coin des poètes (Poet’s Corner) (2), à la Westminster Abbey (Londres),de même que d'autres grands écrivains britanniques tels que Chaucer, Dickens et Thomas Macaulay.

  Kipling 2  

 

 

Malgré sa brillante carrière littéraire, Kipling fut critiqué par ceux qui
voyaient en lui un militariste et un chauvin. George Orwell le traita
de “prophète de l'impérialisme britannique”. Virginia Woolf écrivit "Il

est un fait que M. Kipling crie "Vive l'Empire !" et tire la langue à ses
ennemis."


On retiendra en particulier de Kipling l'admirable poème If, qui fut
traduit en de nombreuses langues.
Il est reproduit ci-après et est
suivi d'une version française établie par André Maurois (3).

 

(Cliquez pour agrandir)

4

Cette version française n'est pas une traduction dans le sens
habituel de ce terme. André Maurois
a traduit certaines
parties du poème original, mais en a rendu d'autres très
librement pour restituer
l'esprit du poème.

 

 

Rudyard Kipling (1865-1936)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Chanté par Bernard Lavilliers

 

 

 

 

 

 

 

Source: http://ebooks.adelaide.edu.au/k/kipling/rudyard/

[1] http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Coin_des_po%C3%A8tes

[3] . http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre_Maurois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.