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Paris versus New York – Vahram Muratyan

 

Paris New York

 

La Ville Lumière La Grosse Pomme

Paris NewYork

 

 

Paris versus New York : A Tally of Two Cities

(Paris ≠ New York: Décompte de deux villes)

 

VahramMuratyanParisvsNewYork_1
Vahram Muratyan

 

Muratyan-1

Vahram Muratyan est un directeur artistique et concepteur graphique libéral de premier plan. Il est le cofondateur de ViiiZ (viiz.fr). Il se partage entre Paris et New York. Ses graphismes parallèles sur le thème des deux villes sont d'une qualité exceptionnelle tant sur la plan de la virtuosité technique que du brio créatif de l'artiste.

 

Il y a quelques mois, nous avons appris que les graphismes de Vahram avaient été réunis en un livre intitulé Paris versus New York, à paraître, en France, le 3 novembre 2011, aux éditions 10/18, ainsi qu'aux États-Unis, le 31 janvier 2012, chez Penguin. Le livre est ainsi décrit: «Un match visuel amical entre ces deux villes, c'est le regard d'un amoureux de Paris sur un New York rempli de détails, de clichés et de contradictions : suivez le guide.»

 

 

Le Mot juste ayant sollicité la permission de reproduire certains des graphismes sur son site: L'auteur a jeté un coup d'œil au blogue et a donné sa permission, ajoutant même:

Great blog, bravo. Je ne le connaissais pas. C'est sympa.”

 

Voici quelques-uns de ses graphismes:

 

Muratyan-2La course

 

Muratyan-3L’aéroport

 

Muratyan-4Le réalisateur

 

Muratyan-5Le matin

 

Un coffret de 100 cartes postales reproduisant des graphismes de Vahram tirés du livre sera diffusé en France, en mai 2012.

Il pourra être commandé à: http.//parisvsnyc.blogspot.com

Dans la préparation de cet article, nous avons recueilli quelques photos de New York. Les voici :

 

NewYork-1 NewYork-2
Flickr – Songquan Deng

 

NewYork-3 NewYork-4
Flickr – monkeymud Flickr -Gary Buke

 

NewYork-5 NewYork-6
Flickr – andre stoeriko Flickr – geraldbrazell

 

NewYork-7 NewYork-8
Flicr – deepstoat

 

Coïncidence, notre collaborateur Jean Leclercq qui habite à Divonne-les-Bains (dans l'Ain), nous a informés d'une exposition de photos de New York par Olivier Robert qui se tient à L’Archipel des Mots, Livres d’occasion, 81, rue du Commerce à 01170 Gex, jusqu’ au 24 décembre 2011. (Renseignements supplémentaires sur cette exposition ou sur la librairie sont disponibles chez la propriétaire, Anne Soubra-Belay, tel/fax 04 50 20 40 24, ou sur le site www.larchipeldesmots.fr.)

 

OlivierRobert

 

Larchipeldesmots_logo
Larchipeldesmots

 

Exposition d’Olivier ROBERT

81, rue du Commerce à 01170 Gex.

Nous avons aussi pris contact avec Eric Tenin, propriétaire du blogue Paris Daily Photo (lien), qui publie une photo de Paris tous les jours, pour lui demander la permission de reproduire certaines de ses œuvres.

Parisdailyphoto
EricTenin-1

Eric nous a répondu: «Oui, bien sûr, j'en serais flatté.» En voici quelques-unes:

EricTenin-2
Le Pont Mirabeau

 

EricTenin-3
La grande mosquée

EricTenin-4
Coucher de soleil sur Paris

EricTenin-5
Le port de l’Arsenal

 

 

Les Américains sur Paris

 

WoodyAllenWoody Allen:

To me Paris is a city that is like New York, a fast-paced, nervous, traffic-ridden, noise ridden metropolis where you know you’re alive in the street. It’s full of everything you want: art, culture, music, restaurants, theatres, movie houses by the millions. If I couldn’t live in New York, I would not move to Boston or Chicago or San Francisco. I would move to Paris.”

 

 

 

ErnestHemingwayErnest Hemingway

 

If you are lucky enough to have lived in Paris as a young man, then wherever you go for the rest of your life, it stays with you, for Paris is a moveable feast.”

 

 

 

 

Les francophones sur New York :

 

LeCorbusierLe Corbusier

“A hundred times have I thought New York is a catastrophe, and fifty times : It is a beautiful catastrophe.”

 

« Cent fois, j'ai pensé que New York

est une catastrophe, et cinquante fois

que c'est une belle catastrophe. »)

 

 

SimonedeBeauvoirSimone de Beauvoir

 

“There is something in the New York air that makes sleep useless.”

« Il y a quelque chose dans l'air de New York qui rend le sommeil inutile. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Henri Troyat

Henri Troyat © Studio HARCOURT

«  Cette apothéose de l'équerre, de la règle et du fil à plomb évoquait assez bien le délire d'un géomètre. Pratique, propre, nue, impitoyable aux séraphins, la ville était belle par sa seule logique. J'en venais à me dire qu'on ne pouvait comprendre cette cité qu'à vol d'oiseau ou à distance de tir. Lorsque je cheminais dans ses rues, il m'était impossible d'admirer, comme à Paris, telle façade singulière, telle couleur de volet, tel détail de ferronnerie, mais, observées du haut des terrasses, ou du pont d'un bateau, les proportions de l'ensemble devenaient sublimes. »

  La case de l'Oncle Sam.  Paris, Librairie Plon, 1953, p.30.

 

Jonathan Goldberg. Traduit de l'anglais par Jean Leclercq.

 

Sources supplémentaires

Now Showing | Paris versus New York, Times Blog August 30, 2011

Les photos de Caroline Moisson

 

 

La Particule : constituant élémentaire… du verbe

 Le New York Times du 02 octobre 2011 a consacré une page entière à cette publicité :

 

Gay (gā) 1. There once was a time when all “gay” meant was “happy”. Then it meant “homosexual”. Now people are saying “that’s so gay” to mean dumb and stupid, which is pretty insulting to gay people (and we don’t mean the “happy” people).

2. So please, knock it off.

3. Go to ThinkB4YouSpeak.com

 

Note linguistique : le  mot « dumb » et l’expression verbale « to knock it off » : 

Le mot anglais « dumb » signifiait à l'origine « muet, muette », et c’est dans ce sens qu’il s’emploie généralement en Grande-Bretagne. Aux États-Unis, il s'utilise plutôt dans le sens de « stupide » ou « idiot »  (sauf au jeu de bridge où « dummy » signifie « le mort » pour désigner le joueur qui ne participe pas à la donne).

Le site Online Etymology Dictionary (lien) explique que l'usage du terme « dumb » dans le sens américain, remonte au 19 IIème siècle.  Il est dérivé du terme allemand « dumm », signifiant également « stupide ».

La forme substantive américaine est « dummy » (vulgairement « dumb ass »), alors que les britanniques utilisent ce même terme « dummy » pour désigner une tétine ; tétine appelée « pacifier » par les américains (« to pacify » signifie « apaiser »). Il apparaît donc que la fonction d'une tétine, aux États-Unis, est d'apaiser un bébé alors qu'elle doit le rendre muet en Grande-Bretagne !

Un bon siècle plus tard, en 1933, est apparue l’expression « to dumb something down », ce qui signifie « baisser le niveau intellectuel d'un sujet » dans le but que tous, même les personnes les moins subtiles, en comprennent le sens.

On fait aussi parfois référence à un processus de « dumbing down », dans le sens de « dévalorisation » d'une société ou d’un groupe. Cette notion est exprimée dans le titre du livre « Dumbing Down Our Kids : Why American Children Feel Good About Themselves But Can’t Read, Write or Add », de Charles J. Sykes, aux Éditions St. Martin's Griffin)

  Dumbing-down

 

La publicité du New York Times utilise également l'expression « knock it off », « arrêtez ! ». Sans être argotique, elle fait partie du registre familier.

Attention, cependant, à ne pas se tromper de particule.

L’expression « to knock her up », par exemple, a un tout autre sens, des plus vulgaires, à savoir « engrosser ».

« To knock down » signifie « réduire les prix », « faire une remise », comme dans l'exemple suivant : « The store knocked down its prices in order to sell its remaining stocks ».  

« To knock over » peut signifier « démolir » ou encore « renverser (un piéton) ».

« To knock out » a parfois le sens de « mettre KO », « exploser » ou encore « sidérer »…

Oui, sidérante, cette petite particule qui change radicalement le sens d'un verbe. D'où l'importance de bien connaître les fameux phrasal verbs ou verbes à particule !

Cet article a bénéficié des précieux conseils de Nathalie Nédélec-Courtès, traductrice littéraire anglais, espagnol et italien vers le français.

 

 

Mes bibliothèques: rendez-vous du livre et des beaux-arts…

 

  Livre  Livres

Depuis mon installation à Los Angeles, j'utilise les services de trois bibliothèques publiques.

 

La Bibliothèque de Beverly Hills 

Dépourvue de succursales, cette bibliothèque occupe un magnifique édifice de deux étages, dispose de locaux spacieux et  offre un vaste choix de livres. La bibliothèque fait partie d'un complexe municipal qui abrite également les services de police. (Pour d'autres vues de Beverly Hills: http://www.beverlyhills.org/default.asp)

 

 

Le complexe municipal de Beverly Hills qui abrite la bibliothèque

  BH_compleze

      Intérieur de la bibliothèque >

  BH_bibliotheque

 

 

 La Bibliothèque publique de Los Angeles (LAPL)

 

Celle-ci possède 73 succursales, commodément réparties dans la ville. Il en est deux que j'aime tout particulièrement. L'une est l'unité centrale, à l'architecture inhabituelle et raffinée. Elle se trouve près de la salle de concert Walt Disney, de l'hôtel Biltmore et d'autres hauts-lieux du centre-ville. La bibliothèque a réchappé à deux incendies criminels, en 1986 et 1989.

 

  LAPL_toit  LAPL_murale
Le toit pyramidal de la bibliothèque publique  de Los Angeles, construite de 1922 à 1926.
Une des quatre parties de la murale  retraçant les étapes de l'histoire de la Californie.

 

  LAPL_lustre  LAPL_artdeco
Le grand lustre de la LAPL (Photo: decopix.com)
Carreaux Art déco (Photo: Monceau)

 

Le Département des langues étrangères s'orne de la « Frise d'Ivanhoé », ensemble de scènes illustrant le récit éponyme de Walter Scott, aux beaux jours de la chevalerie. Les couleurs s'harmonisent avec celles des décorations du plafond, évoquant la Normandie,  peintes sur les poutres de béton.

 

 

Ivanhoe-detail-1

Ivanhoe-detail-2

Ivanhoe-detail-3

Ivanhoé, déguisé dans la salle de Cédric

Richard Cœur de Lion, dans la cellule de Frère Tuck

Concours de tir à l'arc

Ivanhoe-detail-4

Ivanhoe-detail-5

Ivanhoe-detail-6

Mariage d'Ivanhoé

 et de Rowena

Ivanhoé délivré

Procès de  Rebecca, pour sorcellerie 

 

 

La Bibliothèque du comté de Los Angeles

 

La troisième possibilité qui m'est offerte est le réseau de bibliothèques du comté de Los Angeles qui, dans tout le comté, double celui de la ville. De ses 90 succursales, la plus proche de chez moi, celle de West Hollywood, a longtemps été le « parent pauvre » de la famille. On vient toutefois d’achever la construction d'un impressionnant bâtiment de 4.500 m2, jouxtant d'autres immeubles futuristes, comme les édifices rouge, bleu et vert englobant le Pacific Design  Center (voir photo ci-dessous).

 

West-Hollywood_exterieur
Extérieur de la nouvelle bibliothèque de West Hollywood

 

PacificDesignCenter
Le Pacific Design Center, vu de la terrasse de la nouvelle bibliothèque du comté de Los Angeles, à West Hollywood

 

West-Hollywood-plafond
Plafond de la nouvelle succursale de la bibliothèque du comté de Los Angeles à West Hollywood

 

Décors muraux surprenants de la nouvelle succursale :

West-Hollywood-mur1

West-Hollywood-mur2  West-Hollywood-mur3

Et si tout cela ne suffisait pas, j'ai encore une succursale de la librairie Barnes & Noble à côté de chez moi !

BarnsNoble

 

Actualité bibliothécomique

Le 21 septembre 2011, Amazon a annoncé que 11.000 bibliothèques affiliées des États-Unis d'Amérique peuvent désormais louer des cyber-livres pour le Kindle.

Les lecteurs utiliseront le site web de leur bibliothèque pour rechercher et choisir le livre à emprunter. Une fois le livre choisi, les lecteurs peuvent opter pour « Envoyer à Kindle » et ils seront alors réorientés vers Amazon.com afin de se connecter à leur compte. Le livre sera acheminé par Wi-Fi vers le périphérique de leur choix, mais il peut aussi être transmis par USB.

 

Glossaire du Mot Juste de termes relatifs aux livres

 

English

français

bible

Bible

bibliographer

bibliographe

bibliography

bibliographie

bibliophile

bibliophile

bibliophobe, bibliophobia

bibliophobe, bibliophobie

bibliotown

la biblioville

book

le livre

bookish

studieux (-euse), livresque

booklet

la brochure

bookmark

le marque-page, signet

bookmobile

la bibliothèque itinérante

bookseller (secondhand)

le bouquiniste

bookstore, bookshop

la librairie

book trailer bande-annonce de livre

bookworm

dévoreur (-euse) de livres,
le rat de bibliothèque,
le bouquineur (-euse)

editor

rédacteur (-trice)

hard cover (book)

le livre (relié)

lexicographer

lexicographe

librarian

bibliothécaire

library

la bibliothèque

paperback

le livre de poche

pageturner accrolivre

pocketbook

le carnet, portefeuille

publisher

l’éditeur

tome, volume

le tome, volume

yearbook

l'annuaire

Attention aux faux amis :

bookstore, bookshop

la librairie

Library

la bibliothèque

Publisher

l'éditeur

Editor

le rédacteur (-trice)

 

Notes :

1. En vieux français, la « librairie » était ce que nous appelons maintenant la « bibliothèque ». Quand Montaigne parle de sa « librairie », c'est de sa bibliothèque qu'il s'agit, et l'on sait qu'elle était située dans une des tours de son château. En anglais, le vocable normand, corps étranger, n'a pas évolué et il a même engendré un faux ami.

2 : À notre connaissance, c’est notre collaborateur, Jean Leclercq, qui a lancé le mot « biblioville », comme équivalent de l'anglais « bibliotown ».

Jonathan Goldberg

Cet article a bénéficié de la traduction et des précieux conseils de  Jean Leclercq

Note humoristique

 

 

 

 

Expressions anglaises de la semaine : slut, stud ; hooker, hookah

Slut et stud :

Le mot « slut » (à la fois adjectif et substantif) possède deux significations : la première, plus fréquente en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis, correspond à une femme négligée ou désordonnée (« souillon »), la seconde à une femme aux mœurs légères, voire une prostituée (« salope »). Citons comme synonymes bimbo (argotique), hussy, minx, floozy, trollop, wench et whore. Les femmes sont parfois accusées de s'habiller comme des « salopes », dans les sociétés machistes ou sexistes notamment.

Le mot « stud », quant à lui, n'est utilisé qu'en référence au sexe masculin (« étalon »).

L'une des définitions de « stud » est celle d'un jeune homme, particulièrement viril et doué d’un grand pouvoir de séduction. Ce concept dérive de la signification plus classique de « stud », à savoir un cheval ou tout autre animal destiné à la reproduction.

 

 Etaloncheval  Etalonhumain
deux étalons

 

Comme nous l'avons vu ci-dessus,   « slut » a une connotation négative, alors que « stud » est souvent utilisé pour décrire le pouvoir de séduction d'un homme.

Lors d'une conférence au Canada, un policier de Toronto ayant recommandé aux femmes de ne pas s'habiller comme des « sluts » pour éviter d'être violées, a suscité des manifestations baptisées « SlutWalks », d'abord à Toronto puis dans de nombreuses villes à travers le monde, de Delhi à Mexico et Seattle.

 

Slut  Slutwalk

NoExcuse  Ilovesluts

 

L'un des objectifs du mouvement est de changer la connotation du mot « slut » pour le ramener à l'équivalent féminin de «  stud ». Il s'agit d'un phénomène sociologique et linguistique intéressant : c'est l'un des rares cas dans l'histoire où changer la signification d'un mot est devenu l'une des revendications d'un mouvement de droits civiques.

 

Hooker et hookah

Ces deux mots sont sans conteste écrits différemment, mais puisque les mots anglais se terminant par la lettre « r » sont prononcés avec un «  r » muet dans certains pays anglo-saxons, «  hooker » et «  hookah » peuvent être parfois identiques sur le plan phonétique.

«  Hooker » est un synonyme de «  whore » (putain), s'appuyant sur la métaphore d'une prostituée qui met le grappin sur ses clients. « Hookah » désigne une pipe à eau, (également dénommée  «  narguilé » ou « shisha ») couramment utilisée au Moyen-Orient. C'est un instrument à un ou plusieurs tubes (souvent en verre) pour  fumer dans lequel la fumée est refroidie par l'eau.

 

Shisha  Shishachameau
Pipe à eau (« narguilé » ou « shisha »)

 

Le présent article est la traduction française, établie par Anne GILLMÉ (https://www.columbusproject.net), d’un article rédigé en anglais par Jonathan Goldberg. 

Sources

 Slut – the other 4-letter S-word
Jeffrey Nunberg, linguist

US ‘Slut Walk’ comes to Texas, TheBlaze.com, April 26, 2011

SlutWalks and the future of feminism, The Washington Post, June 3, 2011

Let’s go for a Slutwalk, Madame Figaro, June 11, 2011

Hundreds March Against Sexual Assault in ‘Slutwalk, National Public Radio, June 20, 2011

Slut Walk Comes to India, next one in Delhi, The Economist, June 20, 2011

Ladies, We have a problem, New York Times, July 20, 2011

Femen, les activites aux seins nus
LeMonde.fr 22.02.2012

 

Hookah – Wikipedia (English)

Narguilé, Wikipédia (français)

 

TRADUCTION – ACTUALITÉS

 

Global-languages

 

Annonces du Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires

  CEATL

 

France : après le rapport Assouline, ouverture de discussions entre les traducteurs et les éditeurs, 01/09/2011

Congrès PETRA sur la condition de la traduction littéraire et des traducteurs en Europe (1-3 décembre, Bruxelles), 14/10/2011.

Les traducteurs et la traduction, le Rapport de Pierre Assouline (vidéo)

Formation en traduction pour les anglophones de langue maternelle, 03/09/2011

2,2 millions d’euros pour traduire en anglais des revues françaises de sciences humaines, 28/10/2011

 

La presse anglaise

 

From the Bible to the latest Swedish thriller: 2011 is the year of the translator, The Guardian /The Observer, November 26, 2011

 

 

Annonce du Syndicat national des traducteurs professionnels

  SFT

 

Journée mondiale de la traduction 2011 (le 30 septembre 2011)

« Un pont entre les cultures professionnelles », le 9 décembre à la Maison des Associations de Solidarité,  Paris 13 e

 

 

Livres récemment publiés

 

  IsThataFishinYourEar

Is That a Fish in Your Ear?

David Bellos

Edition Faber & Faber

October, 2011

 

Book review: 'Is That a Fish in Your Ear?', Los Angeles Times, October 16, 2011

Avec tant de langues parlées de par le monde, comment communiquons-nous les uns aux autres? Par l’intermédiaire des traducteurs, bien entendu. Dans son livre, David Bellos explore les détours historiques et le futur de la traduction, démystifiant quelques unes des idées répandues en chemin.

 

 

TheSecondTranslator
 

The Second Translator

Hazel Warlaumont

 Xlibris, Corp.

August, 2011

 

 

  The Interpreter (book)

The Interpreter

Shah Wali Fazli

Create Space

September, 2011

 

 

 

LaPratiquedelaTraduction
 La Pratique de la Traduction d’Anglais en Français

René Meertens

Éditions Chiron

Octobre 2011

 

Un cours de traduction destine en principe pour des débutants, mais dont même des traducteurs expérimentés pourront tirer profit, d’après l’auteur.

Que trouve-t-on dans cet ouvrage ?
• 35 leçons progressives, toutes bâties sur le même modèle, mais dont la difficulté va crescendo.
• Chaque leçon propose différentes rubriques récurrentes : Français (« Voix passive, Expressions lourdes »…), Anglais (« Articles », « Past perfect »…), Traduction, Exercices et leurs Corrigés, d’autres rubriques aléatoires comme celle du Vocabulaire, de la Culture générale…

L’auteur a aussi écrit « Guide anglais français de la traduction », aussi publié par la maison Chiron.

 

 

 

L’Invention de Hugo Cabret, Brian Selznick (I)

L'auteur américain, Brian Selznick,
expose son œuvre pour nos lecteurs 

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Image003 L’auteur et illustrateur américain, Brian Selznick, a accepté de contribuer a cet article concernant son livre, « The Invention of Hugo Cabret ».

Inspiré par le réalisateur français, George Méliès, « The Invention of Hugo Cabret » a été publié par Scholastic, la plus grande figure mondiale de l'édition jeunesse, et a remporté un vif succès au niveau international.

 Il a obtenu le Prix Caldecott 2008 remis chaque année aux États-Unis par l’Association for Library Service to Children.

 

Image004 Par ailleurs, Danièle Laruelle, traductrice de la version française, L’Invention de Hugo Cabret (Éditions Bayard Jeunesse, 2008), a eu la gentillesse de traduire en français les paroles de l’auteur, et d’y ajouter quelques réflexions sur son propre rôle dans la traduction de l’œuvre.

Image005Les contributions faites par ces deux linguistes distingués ont été recueillies par le Dr Trista Selous, traductrice anglaise agréée par l'UNESCO et membre de l'association des traducteurs du Royaume-Uni, une spécialiste du domaine cinématographique.

Brian Selznick :

Je ne sais plus quand j’ai vu Le Voyage dans la lune de George Méliès pour la première fois ; j’étais jeune, et je me souviens y avoir pris un immense plaisir. Plaisir des décors, des costumes, des objets scéniques qui, tous, étaient à l’évidence faits main – tout portait la marque de l’artiste. Plaisir de voir que tous les protagonistes avaient l’air de bien s’amuser, surtout Méliès qui jouait le premier rôle. Ensuite, pendant longtemps, j’ai eu envie de raconter une histoire dans laquelle un garçon rencontrerait Méliès, l’idée me semblait bonne, mais je n’avais pas d’intrigue, pas de personnage central.

Image006 Image007
George Méliès                    Le Voyage dans la lune

Les années ont passé, j’ai fait beaucoup d’autres livres pour enfants, et cette idée de Méliès et du garçon me trottait toujours dans la tête. En 2004, j’ai illustré un livre sur Walt Whitman, sans doute l’un des travaux les plus difficiles que j’aie entrepris. J’ai alors décidé de changer de cap, de réorienter ma carrière sans avoir une idée précise d’où j’allais. Je voulais continuer dans le livre jeunesse, mais uniquement en fiction. Le problème, c’est qu’on ne me proposait que du document, si bien que j’ai cessé de travailler pendant environ six mois. Faute de mieux à faire, j’ai beaucoup lu, et réfléchi à l’avenir. Un jour je suis tombé sur une histoire des automates, Edison’s Eve de Gaby Wood (en traduction française, Le Rêve de l’homme-machine) ; à ma grande surprise, l’ouvrage consacrait un chapitre à Méliès.

Il se trouve que Méliès avait une collection d’automates (de personnages mécaniques à remontoir) et, lorsqu’il a été ruiné, il l’a donnée à un musée. Mais le musée n’en a pas pris soin, les automates ont été détruits ou jeté au rebut. En lisant cela, j’ai imaginé un garçon grimpant sur un tas d’ordures et découvrant l’une des machines brisées. J’ignorais qui était ce garçon, ce qu’il ferait quand il aurait découvert la machine, mais je savais que je tenais le début d’une histoire. Et j’ai ensuite passé deux ans et demi à travailler sur ce qui deviendrait L’Invention de Hugo Cabret.

Au départ, je ne connaissais rien au cinéma français. J’ai commencé par regarder autant de films de Méliès que je pouvais, et puis mon ami m’a parlé de son film préféré, L’Atalante de Jean Vigo, réalisé en 1934. Quand nous l’avons regardé, j’ai été fasciné par sa beauté, par la manière étrange dont l’histoire y est racontée. J’ai découvert plus tard que Jean Vigo avait tourné un autre film, Zéro de conduite, qui met en scène une révolte dans un pensionnat de garçons et qui a influencé François Truffaut pour Les Quatre-cents coups, dont le jeune héros fait une fugue et passe quelques nuits seul dans Paris. Ces films ont à leur tour influencé mon livre, ainsi que d’autres, comme ceux de René Clair, Sous les toits de Paris et Le Million. Tournées au début des années 1930, ces œuvres de Clair m’ont particulièrement intéressé, car le son était apparu depuis quelques années au cinéma, et beaucoup de gens pensaient qu’il tuerait les films. On prétendait qu’il deviendrait trop facile de raconter des histoires, que le son gâcherait tout puisque le cinéma était un moyen d’expression visuel. Clair et d’autres réalisateurs n’en ont pas moins expérimenté cette nouveauté, utilisant le son de manière originale afin d’enrichir la narration, et ces expérimentations ont influencé mes réflexions concernant Hugo. Peut-être pourrais-je utiliser les images dans un livre comme ces cinéastes utilisaient le son dans leurs films ? J’ai également réfléchi aux procédés narratifs visuels du cinéma, à ce que peut faire la caméra, à ce qui se passe au montage, et j’ai tenté de transposer certaines de ces idées dans mon roman.

Les livres illustrés pour les jeunes lecteurs utilisent souvent le changement de page pour créer du suspense ou un effet de surprise car, lorsqu’on tourne une page, c’est souvent comme ouvrir une porte ou soulever un rideau. On ne sait pas ce qu’il y a de l’autre côté. J’ai eu l’idée de réduire le texte au minimum et de le remplacer par des séquences en images qui raconteraient visuellement une partie de l’histoire – à la manière d’un film. J’ai simulé des sautes d’images, des panoramiques, des zooms et des gros plans. Je n’étais pas certain que le lecteur passerait facilement du texte à l’image et de l’image au texte, mais j’étais convaincu que l’expérience serait intéressante. Le plus souvent, dans les romans graphiques pour lecteurs plus âgés, les images ne RACONTENT pas l’histoire, elles se contentent de souligner des moments clés de l’intrigue. Dans Hugo, je voulais que les images prennent en charge une part importante de la narration. Je voulais qu’en refermant le livre, le lecteur ne sache plus exactement ce qu’il avait vu et ce qu’il avait lu. J’espérais que tout se fondrait en un récit unique dans son esprit.

Mais rien de tout cela n’aurait eu lieu sans l’inspiration initiale de Georges Méliès et des cinéastes novateurs qui l’ont suivi sur la voie qu’il avait tracée.

Film

L'adaptation cinématographique de Hugo par Martin Scorsese sortira sur les écrans pour la Thanksgiving 2011. 

Lectures supplémentaires : 

Brian Selznick – The Invention of Hugo Cabret book trailer

Lecture & Cie – Jeunesse

Children’s Books, New York Times, March 11, 2007

Reads Like a Book, Looks Like a Film, New York Times January 26, 2008

Cet article est le premier d’une série de trois articles. Vous pouvez lire les deuxième et troisième parties en cliquant sur les liens suivants :

La traductrice française, Danièle Laruelle, expose sa traduction de "The Invention of Hugo Cabret" pour les lecteurs du Mot Juste

La critique et traductrice britannique, Trista Selous, apporte son analyse sur le livre "L'invention de Hugo Cabret"

 

 

L’alphabet Morse

MorseL'Américain Samuel Morse (1791-1882) contribua à l'invention d'un système de télégraphie à un seul fil. On estime que deux autres personnages ont tout autant contribué à cette découverte: le physicien John Henry et l'inventeur Alfred Vail.

Peu de gens savent que Morse (comme son aîné Robert Fulton) fut d'abord un peintre. Il a laissé plus de trois cents toiles dont des portraits et des scènes historiques éminemment appréciés.

 

Portrait-de-John-Adams-par-MorsePortrait du Président John Adams, par Samuel Morse

 

 

En 1825, Morse obtint la commande d'un portrait de Gilbert Motier, marquis de Lafayette. Alors qu'il y travaillait à Washington, le peintre reçut de son père la nouvelle du décès de sa chère épouse, Lucy, qui avait succombé à une maladie de cœur. Morse partit donc immédiatement pour New Haven où il se rendit compte qu'averti plus tôt de l'état de sa femme, il aurait pu l'assister dans ses derniers moments. Dès lors, le problème de la communication à grande distance devint sa préoccupation essentielle. Il se fit connaître en inventant l'alphabet connu sous son nom (et reproduit ci-dessous) qui, au moyen de points et de traits, permet de transmettre des textes dans tous le pays.

 

Alphabet-MorseTableau de l'alphabet Morse

 

En 1832, revenant d'Europe à bord du Sully, Morse eut d'enrichissantes  conversations avec un Bostonais, le Dr Charles Jackson, qui l'entretint des travaux d'Ampère sur l'électromagnétisme. Avant même d'arriver à New York (la traversée durait alors six semaines), Morse avait conçu et dessiné son télégraphe électromagnétique. En 1840, il parvint à faire breveter ce qui allait devenir l'appareil le plus couramment utilisé dans le monde.

 

Par la suite, Morse devint Professeur d'histoire des arts et du dessin à l'Université de la Ville de New York (aujourd'hui Université de New York). Entretemps, il avait achevé le portrait du marquis de Lafayette:

 

Portrait-de-Lafayette-par-Morse

 

En plus d'élever sept enfants, Morse tâta de la politique pendant quelque temps. Il représenta les États-Unis d'Amérique à l'Exposition universelle de Paris en 1867 et, âgé de 80 ans, il envoya en 1871 un télégramme d'adieu au monde entier, au cours d'une cérémonie de dévoilement d'une statue érigée en son honneur au Central Park de New York. Il mourut un an plus tard.

 

Petit glossaire du Mot Juste sur les communications

 

English

français

Telegraph

le télégraphe

Telegram(me)

le télégramme

Wireless

sans fil

Baud

baud (unité de vitesse)

teletype

le télétype

Dots and dashes

points et traits

cablegram

le cablogramme

Radio telegraphy

la radiotélégraphie

 

Note: le terme télégraphie vient du grec tele τηλε qui signifie « loin », et graphein γραφειν qui signifie –« écrire ». 

Jonathan Goldberg & Jean Leclercq

 

Le film de la semaine : Toast

 

L’histoire d’un enfant plein d’ambition, devenu un chef britannique de renommée mondiale.

 

Toast-film

 Metteur en scène: S.J. Clarkson

Produit par Nicole Finnan

Alison Owen
Eugenio Pérez
Paul Trijbits
Faye Ward

Écrit par Lee Hall

Avec :

Helena Bonham Carter
Freddie Highmore
Ken Stott
Frasier Huckle
Sarah Middleton
Victoria Hamilton

Date de sortie au cinéma: 11 août 2011

Pays : Royaume-Uni

 

 

Bande annonce

 


 

 

 

Critiques

 

Toast, BBC

"Toast" : le goût des Britanniques, Le Monde, le 4 octobre 2011

 

Le livre

 

Toast-livre
Toast: The Story of a Boy's Hunger

 

Nigel-Slater
Nigel Slater aujourd’hui : chef, auteur, critique culinaire

 

L’art pour l’argent – et pas pour l’art

 

 Des œuvres d’art traitées comme de vulgaires détritus et des détritus transformés en œuvre d’art

 

  Art-Trash

 

Le 21 août, nous avons fêté ici même le centenaire du vol de La Joconde (lire l'article). Par la suite, j’ai ajouté un commentaire pour mentionner qu‘à la même date, mais 50 ans plus tard, une autre peinture célèbre, «El duque de Wellington » de Francisco de Goya, avait été volée à la National Gallery de Londres. J’avais d’ailleurs noté que dans les deux cas (en 1911 et en 1961), les voleurs avaient rendu à leurs propriétaires les œuvres dérobées.

Ne pouvant patienter jusqu’en 2011, un troisième voleur (dénommé « Jonathan B. » et j’insiste sur le « B ») aidé de deux comparses, a dérobé l’an dernier pas moins de cinq peintures (Picasso, Braque, Modigliani, Matisse et Léger) au Musée d’Art Moderne de Paris.

 

  Modigliani

Peinture de Modigliani, une des 5 œuvres volées au Musée d’Art Moderne à Paris

 

 On vient  d’annoncer que le sort de ces peintures est beaucoup moins heureux que les deux précédents connus : toutes les peintures ont été jetées à la poubelle et ont vraisemblablement été traitées comme de vulgaires détritus. 

Le point commun intéressant dans ces trois cas est l’honnêteté dont ont fait montre  les trois voleurs : les deux premiers qui ont pris le soin en 1911 et en 1961 de restituer les peintures inestimables à leurs propriétaires respectifs et celui qui, en 2011, a avoué son méfait et dévoilé le sort des peintures aux enquêteurs.

Selon un article paru dans le Los Angeles Times  (lien), la police est toujours à la recherche des cinq peintures, d’où la question que l’on est en droit de se poser : est-il plus facile de rechercher cinq peintures dans les poubelles ou de chercher une seule aiguille dans une botte de foin ?

 

Jonathan G

 

P.S. Parfois, ce n’est pas l’art qui sert de déchet, comme décrit ci-dessus, mais les déchets qui servent d’art, comme les images suivantes le montrent. Voilà une belle forme de recyclage.

 

  TokyoTrash-1  TokyoTrash-1
 Tokyo Trash

  Image005
Pemteam flickr

 

Note linguistique 

En français, le verbe correspondant à l’action commise par un voleur se dit voler. En anglais, comme c’est souvent le cas, les choses ne sont pas aussi simples. Un voleur se dit a thief, mais voler = to steal. Voler peut aussi se traduire par « to rob », mais l’anglais distingue entre « to steal » et « to rob », et ce dernier  implique (sauf au sens figuré) l’emploi de la violence ou de la force. D’autre part, le verbe à particule « to break in » et le verbe « to burglarize » veulent dire cambrioler, bien que « to break in » mette plutôt l’accent sur la pénétration dans le bâtiment (généralement mais pas forcément avec l’intention de cambrioler) alors que « to burglarize » insiste sur le vol proprement dit.

En outre, il ne faut pas confondre le verbe anglais « to steal » avec le substantif « stealth ». Ce dernier, employé dans le sens de vol, est déjà archaïque. Le sens actuel de « stealth » est furtivité ou capacité de dissimulation.

Le présent article est la traduction française, établie par Anne GILLMÉ (http://www.columbusproject.net), d’un article rédigé en anglais par Jonathan Goldberg.

 

Le langage des toilettes

 

Avec la nouvelle Numi toilet à 6.300$, le luxe des cabinets d'aisance a franchi un nouveau palier. En effet, ce somptueux appareil est équipé de détecteurs qui agissent sur l'ouverture et la fermeture de l'abattant, de désodoriseurs intégrés, d'un siège chauffant et d'un chauffe-pieds. Le tout est commandé à distance.

Cela me rappelle qu'en matière de toilettes, les terminologies britannique et américaine  diffèrent assez sensiblement.

Restroom, le terme le plus couramment utilisé aux États-Unis, est un synonyme de lavatory. C'est un euphémisme qui évite de nommer le type d'acte d'hygiène corporelle qui s'y accomplit. À ma connaissance, il n'existe en anglais et en français aucun mot pour désigner cet endroit où l'on s'isole, en proie à un besoin pressant, qui fasse allusion à ce que l'on y fait essentiellement. [Peut-être urinal (en anglais) et urinoir ou pissotière (en français) s'en rapprochent-ils, mais sans désigner le local lui-même].

 

  Urinoir-1  Urinoir-2
Fred Gurner Photography                 New York Trekearth.com

 

Lavatory, dans le sens d'endroit où l'on se lave (et renvoyant aussi au lavabo lui-même), du latin lavatrina, via lavatus, le participe passé de lavāre, est un euphémisme également, comme l'est W.C., abréviation de water closet. Ces deux termes sont plus fréquents en Grande-Bretagne que l'américain restroom, bien que lavatory soit le mot le plus couramment utilisé dans la signalétique ou dans les annonces faites par le personnel de cabine, même à bord des avions américains.

Latrine est un autre mot anglais dérivé de lavatrina. Il a également été emprunté au français latrine. Il désigne un réceptacle ou un trou dans le sol, sans siège, utilisé notamment à l'armée. Le français possède aussi le terme, feuillées, inspiré du cadre généralement agreste de ce lieu d'aisance… Enfin, si la hantise de la contamination vénérienne a naguère favorisé les installations dites « à la turque », évitant tout contact avec le siège, l'engouement pour l'écologie incite maintenant à adopter des « toilettes sèches » où l'entraînement par l'eau est remplacé par de la sciure, ensuite compostée.

 

  Alaturque  Toilette-seche
Toilettes “à la turque” et toilettes « sèches », prisées des écologistes.
(Photo Michel Roy.)

 

Bathroom est un autre mot employé aux États-Unis dans le sens de restroom, lavatory ou W.C. Parmi les autres synonymes en anglais américain, moins fréquemment utilisés, citons lav, can, loo, et john (ce dernier d’après John Harrington, l’inventeur des toilettes à chasse d’eau). Powder room, est un autre de ces euphémismes, suggérant un lieu où les dames se retirent pour se poudrer le visage.

 

Le commun dénominateur de tous ces vocables prosaïques est qu'ils ne suggèrent que les gestes d'hygiène accomplis après que les toilettes aient été utilisées pour ce à quoi elles sont destinées. Le mot anglais toilet est dérivé du français toilette. Initialement, le mot français désignait « une pièce de toile sur laquelle on disposait les objets de beauté », ressemblant vaguement à ce que l'on connaît actuellement, en anglais (britannique), sous le nom de toilet ou toilet-bag, c'est-à-dire ces trousses de voyage imperméables contenant les objets de toilette (savon, dentifrice, etc.). Par la suite, le mot français cabinet de toilette en est venu à désigner la pièce où l'on se lave, d'où son sens contemporain de W.C. ou de restroom.

 

L'anglais britannique a adopté le mot toilet pour signifier s'habiller et se préparer: « he made his morning toilet and went to breakfast." 

Voici un extrait de La Boucle de cheveux enlevée (The Rape of the Lock), du poète anglais Alexander Pope:

“And now, unveil'd, the toilet stands display'd

Each silver vase in mystic order laid."

 Lancée en France, la Sanisette est un nom de marque qui désigne une toilette publique chimique et autonome. On en voit un peu partout dans les grandes villes du monde et notamment à Paris. Au Royaume-Uni, on l'appelle parfois Superloo.

 

Si le mot bidet figure dans certains dictionnaires anglais, la chose elle-même est rare dans les foyers du monde anglophone. Selon l'Online Etymology Dictionary, le terme désigne, dans son premier sens, un petit cheval de selle.

Hormis le français et l'anglais, nous pouvons observer que l'espagnol fait montre de la même modestie dans l'expression cuarto de baño (littéralement, salle de bain). Dans certains pays hispanophones, on a adopté le terme anglais W.C., prononcé différemment. Mais, l'espagnol possède trois autres mots pour désigner les toilettes publiques. L'un d'eux est servicios, un euphémisme évident. Un autre est aseos qui, sans s, a différents sens, parmi lesquels celui de propreté. Le troisième est lavabo, dérivé du verbe lavar qui, nous l'avons vu, veut dire laver.

 

Humour de toilettes

 

Les épargnants qui viennent en ces lieux déposer leurs économies sont priés de ne pas laisser la petite monnaie sur le comptoir.

 

Do not stick cigarette stubs in the toilets, they get soggy and they are hard to light! 

 

  Humour-toilettes-1  Humour-toilettes-2

  Humour-toilettes-3  Humour-toilettes-4

   Humour-toilettes-5

 

 

Cet article a bénéficié de la traduction et des précieux conseils de Jean Leclercq

Mise a jour, novembre 2012 :

TOILETTES NATURE

Des chercheurs de
l’Institut de technologie de Californie ont mis au point une toilette qui ne nécessite
ni eau, ni électricité, ni système d’égout ou de traitement des déchets.
 Elle fonctionne à l’énergie solaire et
transforme les excréments et l’urine en hydrogène.

Ces chercheurs
ont remporte le premier prix a un concours International organise par le
philanthrope Bill Gates, cofondateur de Microsoft, qui investi  près de huit millions de dollar pour trouver
une solution de rechange a la toilette à chasse d’eau, trop couteuse pour les pays
pauvres. En ce moment, les deux tiers de la population mondiale se soulagent
toujours dans la nature, ce qui menace la santé publique.

Les recherches
sur cette toilette solaire se poursuivent. La fondation Bill et Melinda Gates
souhaite l’implanter d’ici trois ans en Afrique et en Asie. A.P.

Information obligeamment transmise par Michel Roy (Québec, Canada).