Le 12 août : le 27ème anniversaire de la mort de Jean-Michel Basquiat à l’âge de 27 ans
Notre nouveau contributeur, John Wellington est un artiste new yorkais qui puise son inspiration dans les œuvres des Vieux Maîtres, les icônes religieuses et populaires, le cinéma et la musique. Il est fasciné par la dévotion, l'idolâtrie et l'utilisation de l'imagerie féminine et masculine dans l'art et la vie. Il a exposé à New York, Los Angeles, San Francisco, Miami, Paris et Londres. On peut voir sa peinture sur le site Web :johnwellington.com
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Huile sur panneau d'aluminium, |
John Wellington dans son atelier Voir "Studio Visit" au-dessous [**] |
Nous sommes infiniment reconnaissants à M. Wellington d'avoir accepté de nous donner le point de vue d'un artiste sur Jean-Michel Basquiat, une opinion plus personnelle que celle de n'importe quel critique d'art. Le patronyme Wellington peut évoquer des liens britanniques et le prénom de Jean-Michel peut paraître typiquement français. Pourtant, l'un et l'autre ont grandi à New York. Le père de Basquiat était haïtien et sa mère d'ascendance porto-ricaine. Alors, qui était Jean-Michel Basquiat (1960-1988) ? Un artiste, un musicien et un réalisateur américain qui se fit connaître avec SAMO© [1], une signature de graffiti utilisée de 1977 au début de 1980. Elle accompagnait de courtes inscriptions, tantôt poétiques, tantôt sarcastiques, essentiellement “bombées” dans les rues du bas de Manhattan.[2]
Du graffitisme, Basquiat passa à la peinture sur toile. Il n'était pas aussi connu que son ami Andy Warhol, mais ses œuvres expressionnistes et primitivistes, sur les thèmes du racisme, de l'identité culturelle et de la tension sociale ont été exposées dans des galeries et des musées aux États-Unis et à l'étranger.
Il mourut en 1988 (à 27 ans et il y a 27 ans), d'une surdose d'héroïne et de cocaïne, mais sa renommée demeure intacte. Voici deux exemples de la persistance de sa popularité : – l'exposition “Jean-Michel Basquiat: Now’s the Time”, présentée pendant trois mois, un peu plus tôt cette année, au Musee des beaux-arts de l’Ontario (à Toronto, Canada), première grande rétrospective de Basquiat au Canada, réunissant environ 85 tableaux de grandes dimensions ;
– et la présentation de quelques-unes de ses œuvres à la Galerie Bruno Bischofberger (à Zurich, Suisse) dont le propriétaire était, de leur vivant, l'ami de Warhol et de Basquiat.
Warhol, Basquiat & Bischofberger
[1] Signature associée à Jean-Michel Basquiat, dérivée de "same old shit", abrégé en "Same Old" puis en SAMO, tout court.
[2] Downtown Manhattan désigne l'extrémité de l'île de Manhattan, au sud de la 14ème rue.
Traduction de cette préface et du texte qui suit, redigé par John Wellington: Jean Leclercq. Original English version
