Les Jeux Spéciaux :
école de courage, de persévérance et de ténacité

Olympics-logoQuelques  réflexions autour du grand événenent qui se déroule à Los Angeles le 25 juillet – 2 aout

 

 

Plusieurs devises insistent sur l’importance de la participation aux épreuves sportives, plutôt que sur la victoire.
 
L'une d’elles, par exemple, qui fait partie du serment des athlètes des Jeux Spéciaux : « Let me win. But if I cannot win, let me be brave in the attempt.” (Que je gagne. Sinon, que j'échoue bravement.)  
 
Reach croppedLet me win
 
C’est une devise qui a été choisie par la fondatrice des Jeux Spéciaux, Eunice Kennedy Shriver [1]. Elle s'inspire du serment que prêtaient les gladiateurs de la Rome antique. L’insistance sur le courage qui anime des gens frappés d'incapacités et qui s’efforcent de les surmonter, est très bien formulé dans un article de Huffpost Sports (26/7/2015) sur les Jeux qui se déroulent actuellement à Los Angeles Celebrities ranging from Maria Shriver to Stevie Wonder praised the athletes' courage and determination.”  

 
CoubertinLe credo olympique de Pierre de Coubertin s'inspirait de la même idée : « L’important n’est pas de gagner, mais de participer ». La version intégrale de ce credo figure sur le panneau d’affichage de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques : « Le plus important aux Jeux Olympiques n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu ».
 
CitiusLa devise olympique qui privilégie l’excellence et non la victoire est « Citius, Altius, Fortius » (Plus vite, plus haut, plus fort). Elle incite chaque  sportive et chaque sportif à donner le meilleur de soi, à atteindre sa propre excellence et à faire reculer ses limites.
 
Le baron de Coubertin a emprunté cette devise à l’un de ses amis, Henri Didon, supérieur du collège Albert-le-Grand à Arcueil (France), l’un des premiers à enseigner le sport à ses élèves. Ce prêtre dominicain prononça cette invitation au dépassement de soi, en 1891, à l'occasion des championnats organisés par l’Association athlétique de l’École Albert-le-Grand. Pierre de Coubertin la proposa comme devise olympique en 1894, lors de la création du Comité International Olympique (CIO). Elle fut inscrite sur le premier drapeau du CIO. Elle incarne non seulement l’expression du progrès sportif, mais également les conquêtes de l’esprit.
 
C'est Coubertin aussi qui a prononcé:

« Que la torche olympique suive son cours à travers les âges pour le bien d'une humanité toujours plus ardente, courageuse et pure ».

Pour terminer par une citation tout aussi émouvante, bien que non directement liée au sport, rappelons l'extrait du poème Ulysse d’Alfred Lord Tennyson, déclamé par l’acteur britannique, Sir John Gielgud, et qui s'achève par ces mots : « To strive, to seek, to find, and not to yield ».
 
 
 
 
Lecture supplémentaire :

Origin of the Athelete Oath

La flamme olympique – une perspective lingusitqiue

[1] La sœur de l’ex-président des États-Unis, John Kennedy. C'est la santé de sa sœur, Rosemary Kennedy, handicapée mentale de naissance, qui la fit s'intéresser à ces questions. L'action qu'Eunice mena dans ce domaine lui valut de nombreux témoignages de reconnaissance. De son vivant, elle vit le petit mouvement qu'elle avait fondé acquérir une ampleur internationale, au point de couvrir presque toute la planète. Voici un excellent video-clip (duration 5:12 minutes) sur la contribution de Mme. Shriver aux personnes atteintes de déficiences intellectuelles : 
 
 
 

Jonathan G. & Jean L.