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Caution & précaution – les nuances en anglais et francais

 

Le mot « caution » en anglais provient des mêmes racines que le mot «caution» en français, et les deux ont la même origine latine, mais cela fait des siècles, d’après mes sources, qu’ils ont des sens tout à fait différents. Le substantif «caution» en français se traduit en anglais par « guarantee », ex. caution bancaire, par « deposit » quand il s’agit d’un versement sur un compte bancaire et aussi par « bail » quand on parle d'une somme d’argent qu’une personne en état d’arrestation paie pour se faire libérer jusqu'à son procès. (En anglais ce dernier paiement s’appelle « bail », ce qui n’a rien à voir avec loyer en français.)

Donc, « caution » en anglais, qui n’a rien à voir avec le même mot en français (sauf peut-être dans un sens qui apparemment ne s’emploie presque plus de nos jours) se traduit en français par « précaution ».

Le dictionnaire numérique de TV Monde définit « précaution » comme suit : Disposition prise d'avance pour éviter un mal. Circonspection, ménagement.

Pour compliquer les choses, on doit noter que le mot « precaution » existe aussi en anglais (évidemment sans accent). Voici sa définition dans le dictionnaire numérique Merriam-Webster :

1 : care taken in advance ; foresight, e.g. warned of the need for precaution
2 : a measure taken beforehand to prevent harm or secure good, safeguard, e.g. take the necessary precautions

Dans le premier sens noté ci-dessus, je ne vois pas de différence entre les substantifs anglais « caution » et « précaution », sauf que le préfixe « pré » insiste plutôt sur un temps préalable. A mon avis, la seconde définition est celle qui est le plus en usage. Le mot a plutôt le sens d’une mesure spécifique que l’on prend, (ex. « I took the precaution of informing my boss. »), alors que « caution » comme substantif anglais signifie en général une méthode de faire des choses, ex. He approached the subject with caution.

Attention : ces nuances ne s’appliquent pas au verbe « to caution », qui veut dire plutôt « prévenir » ou « avertir ». Le verbe « to precaution » n’existe pas en anglais, à ma connaissance. De même, l’adjectif anglais « cautionary » peut provoquer toute une analyse supplémentaire.

Les substantifs anglais « caution » et « precaution » s’emploient dans certaines expressions très spécifiques ou idiomatiques :

« out of an abundance of caution ». Cette expression doit son origine au domaine bancaire, où une banque qui prête de l’argent exige parfois des cautions (dans le sens français du mot) sinon excessives, du moins très prudentes, ce qu’il fait « out of an abundance of caution » (ce dernier mot dans le sens anglais), c'est-à-dire avec la plus grande précaution. De là, l’expression « out of an abundance of caution » est passée au domaine juridique (où les avocats et notaires sont aussi prudents), et au domaine médical, où on reproche parfois aux médecins de faire des tests superflus sur leurs patients afin de ne pas rater une maladie qui n’a pas été diagnostiquée.

Cette expression est devenue momentanément populaire il y a un an, quand Obama a été investi dans ses fonctions de président des Etats-Unis. Le Président de la Cour Suprême (« the Chief Justice ») a mutilé le serment qu’il a fait prêter au Président:

Théoriquement cela pouvait susciter une contestation juridique de la légitimité du statut constitutionnel du Président. Le Président Obama a annoncé le jour même qu’il invitait le Président de la Cour Suprême à la Maison Blanche pour lui faire prêter serment encore une fois « out of an abundance of caution », c’est-a-dire par précaution « en abondance ».

Cette expression tire son origine du droit romain, qui a créé l'expression ex abundante cautela, qui est reprise telle quelle dans une décision d'un tribunal canadien, dont voici un extrait :

Ce qu’on a voulu obtenir en ajoutant les mots cités n’est pas tout à fait clair. Ils ont peut-être été ajoutés ex abundante cautela, pour avoir plus de détails dans les descriptions, mais ils semblent presque redondants, si on les rapproche du par. 36(2) et de la définition d’« invention ».

Pour revenir à la langue anglaise, une expression similaire peut être mentionnée : « to err on the side of caution ». Elle indique qu’on préfère se tromper par un excès de précaution que de faire une faute.

Finalement, on peut mentionner le « Principe de Précaution » (« Precautionary Principle » en anglais), qui se réfère au fait que « au cours de ces dernières années, un nombre croissant de documents a été publié qui reflètent la nouvelle culture politique, tenant compte de la prise de conscience actuelle dans le domaine de l’environnement ».

Les lecteurs sont invités à laisser leurs commentaires.

 

TRADULÍNGUAS International Technical Translation Conference

28 to 29 May 2010
Lisbon, Portugal

Website: http://www.tradulinguas.com/conf-tech/index.htm
Contact name: Lina Gameiro

Two full days of practical learning sessions — translation
and terminology workshops for the professional translator and interpreter of
technical, engineering, scientific, and industrial materials.

Organized by: Tradulínguas
Deadline for abstracts/proposal: Not available.

Check the event website for latest details.

Attorney, Lawyer, Barrister, Solicitor and Notary (English)

 

(This article was originally published in its French version)

 

Barrister

In several languages, the words meaning “lawyer” are similar: in French "avocat/e", in Portuguese “advogado", in Dutch “advocaat“, in Italian "avvocato"“, in Spanish “abogado/a", in Russian “адвока́т/ а”. In France avocats were formerly an organized body of pleaders, while the preparation of cases was done by avoués. Today this distinction exists only before the French appellate courts.

In the USA a person who practices Law is called a lawyer or an attorney. As a title, only the word “attorney”, not “lawyer” is used, e.g. “Attorney Smith” (in French “Maître Smith”). If the name is not specified, the word “counsel” is used, e.g. A judge addressing an attorney: “Counsel may speak to the defendant.”

In England, there are two kinds of lawyers:

1. Barristers (called “trial attorneys” in the USA). Barristers have two professional functions: to give legal opinions and to appear in Court to represent their clients. The word originates from the days when there was a wooden bar or railing in court which marked off the area where the judge sat and the lawyer had to stand next to the bar when pleading his case. The expression “to be called to the bar” is commonly used in England to denote someone who has become qualified to act as a barrister. Although the word barrister is not used in the USA, all lawyers in America have to be members of the “bar” and to register with the Bar Association in order to practice. (The Italian word barista, pronounced similarly to "barrister", denotes a person who pours drinks at a different kind of bar.)

2. Solicitors. They handle wills and conveyancing (the transfer of property) and generally perform other legal tasks at their offices. They are not allowed to appear in Court, except in certain cases conducted in the lowest (magistrates’) courts. The work of a solicitor is roughly equivalent to that of a French “notaire”. (In the USA notaries are not lawyers. A notary’s function is to authenticate signatures, a service for which he usually charges $10.)

The offices of a barrister are called “chambers”. A person working as an apprentice (stagiaire) with a barrister is called a “pupil”, and the apprenticeship is called “pupilage”; with a solicitor he/she is called an “articled clerk” or “trainee solicitor”.

In England no-one may practice both as a barrister and an attorney. The services of a barrister are never hired directly by the client. The client hires a solicitor and the solicitor chooses a barrister when there is need for a legal opinion or for an appearance in court.

In the USA the term solicitor has nothing to do with the practice of law. It means someone who solicits his clients, from Old French solliciter (note the double “l”). The photo below, taken in California, shows a warning sign directed at street vendors. In Britain that sign would be regarded as amusing and probably offensive to solicitors practicing law. However, the verb “to solicit” is commonly used in England outside of the legal profession. For many years, prostitutes in Britain were allowed to practice their trade, but the Law prohibited them from soliciting. Thus a prostitute could stand on a street corner as long as she took no action or made no movement to solicit clients. Soliciting in this sense is a crime. (“To approach or accost someone with an offer of sexual services” – American Heritage Dictionary of the English Language).

No_solicitors 

 

The legal profession in countries of the British Commonwealth is sometimes structured as in Britain, but there are various different models. In Canada, New Zealand and parts of Australia, for example, a lawyer may practice both as a barrister and solicitor. In the United States no such distinction exists.

The noun “advocate” (as well as the verb “to advocate") exists in English, but it is used to describe a person who defends a cause, not as the description of a profession (except in South African English), like "avocat/e", "advogado", "avvocato", “abogado/a" or "адвока́т/а". It derives from Latin advocatus, from the past participle of advocare to summon, from ad- + vocare to call, from voc-, vox voice. Advocat came from Anglo-French and Middle English (Merriam-Webster Dictionary).

A "Devil’s Advocate" is one who presents an argument or advocates a cause, not out of commitment but merely for the sake of argument or to determine the validity of the cause or position. It derives from the Medieval Latin term advocātus diabolī (from the Latin diabolus), someone who would argue against the canonization or beatification of a saint. In Britain "The Devil's Advocate" is a regular column, with a cult following built up over the past few years appearing in several UK regional newspapers. The author, the mythical Barry Beelzebub, shares with us his wicked thoughts on the world today. For a video explanation of "Devil’s Advocate" for English learners, see:

 

Jonathan Goldberg

Lawyer Jokes:

Q: What's the difference between a good lawyer and a bad lawyer?

A: A bad lawyer can let a case drag out for several years. A good lawyer can make it last even longer.

Q: What’s the difference between a good lawyer and a great lawyer?

A: A good lawyer knows the law. A great lawyer knows the judge.

Q: What do you have when a lawyer is buried up to his neck in sand?

A: Not enough sand.

Q: How many personal injury attorneys does it take to change a light bulb?

A: Three lawyers: one to turn the bulb, one to shake him off the ladder, and the third to sue the ladder company.

Q: How can you tell when a lawyer is lying?

A: His lips are moving.

 

Jonathan Goldberg

Churchill : de la victoire sur la France à l’alliance avec elle


Ceux d’entre nous qui ont connu la Seconde Guerre mondiale et se rappellent que Charles de Gaulle, [1] exilé à Londres, fit cause commune avec Winston Churchill pour lutter contre les nazis, et les plus jeunes qui ont étudié l’action de ces deux dirigeants au cours de cette guerre, savent que le Premier ministre britannique de l’époque, Churchill, et le chef de la France libre, Charles de Gaulle, firent alliance (non sans mal) pour vaincre Hitler et les puissances de l’Axe. Cependant, si nous revenons deux cents ans en arrière, nous découvrons qu’un certain John Churchill, premier duc de Marlborough (dont le père était prénommé Winston), devint un héros national britannique parce qu’il vainquit la France. Les deux hommes vécurent dans la même résidence, le Palais de Blenheim.

Cette dernière, construite en Oxfordshire (Angleterre) fut un don que la nation reconnaissante fit à John Churchill pour avoir vaincu la France de Louis XIV (la plus grande victoire britannique depuis la bataille d'Azincourt) et la Bavière à la bataille de Blenheim (graphie anglaise de Blindheim, en Autriche). Près de deux siècles plus tard, Winston Churchill naquit au Palais de Blenheim en 1874.        

                             Photos

Le Palais de Blenheim a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et attire un grand nombre de touristes.


Tout jeune encore, John Churchill fut un compagnon du roi Jacques II, dernier monarque catholique à régner sur les royaumes d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, jusqu’à sa fuite sur le continent, lorsque Guillaume d’Orange envahit l’Angleterre en 1688. John Churchill changea alors d’allégeance et soutint le protestant Guillaume, contre le catholique Jacques II. Lors du couronnement de Guillaume III, Churchill fut élevé au rang de comte de Marlborough. Il participa à la Guerre de succession d’Espagne et dirigea l’armée britannique lors des quatre principales victoires du XVIIe siècle, dont la bataille de Blenheim en 1704.
Ces victoires furent obtenues au prix de véritables massacres.


Connu pour sa cupidité, Marlborough fut soupçonné de prolonger la guerre par intérêt personnel. Le fait est qu’il devint l’homme le plus riche de Grande-Bretagne. Heureusement, son projet d’invasion de la France et de marche sur Paris fut contrecarré, principalement par la reine Anne, qui se brouilla avec l’épouse de Churchill, jusqu’alors sa meilleure amie. Il n’en reste pas moins que la chanson qui lui fut consacrée, Malbrouck s’en va-t-en guerre, continua à faire peur aux enfants français longtemps après sa mort
.

 

 

Le nom de Sir Winston Churchill évoque surtout son rôle dans la Seconde Guerre mondiale, mais il obtint aussi le prix Nobel de littérature, principalement pour son livre History of the English Speaking Peoples. [2] Churchill fut aussi l’auteur des quatre volumes d’une biographie de son célèbre ancêtre, Marlborough: His Life and Times.

Au sujet de John Churchill, il écrivit notamment ce qui suit : « Avant Napoléon, aucun commandant n’eut autant de pouvoir en Europe. L’union de près de vingt Etats coalisés était centrée sur sa personne. C’est lui qui assura la cohésion de la Grande Alliance… Il tenait en main les forces des trois quarts de l’Europe. »

Le comte Charles Spencer (frère de la défunte princesse Diana) a également écrit un livre sur le duc de Marlborough, apparemment publié sous deux titres différents : Battle for Europe: How the Duke of Marlborough Masterminded the Defeat of the French at Blenheim (couverture rigide) and Blenheim: Battle for Europe (livre au format de poche).

John Churchill changea l’histoire de l’Europe mais, selon les valeurs de la société occidentale d’aujourd’hui, il est permis de se demander s’il convient d’admirer un homme qui fit la guerre de façon impitoyable et sanguinaire, massacrant un grand nombre de Français innocents. Il faut peut-être établir la distinction suivante entre les victoires des deux résidents de Blenheim Palace : les bains de sang de Blenheim et d’ailleurs en 1704 étaient inspirés par le fanatisme religieux et la soif de pouvoir, illustrant ainsi les instincts les plus barbares du genre humain, tandis que la Seconde Guerre mondiale était, pour utiliser une expression moderne, une guerre nécessaire. Il est néanmoins permis de douter que la guerre mondiale de 1939-1945 soit en définitive la guerre qui mettra fin à toutes les guerres, pas plus que la Première Guerre mondiale ne mérita cette appellation.

Parmi les sources utilisées figure That Sweet Enemy: The French and the British from the Sun King to the Present, Knopf; 1st US Edition (January 16, 2007), Robert and Isabelle Tombs

 

 Jonathan Goldberg. Traduction : René Meertens.


[1]

De Gaulle:

 

« Quand j’ai raison, je me fâche. Churchill se fâche quand il a tort. Nous étions donc souvent fâchés l’un contre l’autre. »

De gaulle churchill-1

Churchill

 

 « De toutes les croix que je dois porter, la plus lourde est la Croix de Lorraine. »

[2] Deux grandes plumes britanniques au service de la liberté

Traductrices du mois – mai 2010

English version

Voici la première édition d’une série d’entretiens mensuels avec des traducteurs français <>anglais reconnus professionnellement. Afin d’offrir à nos lecteurs « deux entretiens pour le prix d’un », nous débutons cette série en vous présentant deux étoiles brillantes au firmament de la traduction, Cindy Hazelton, basée dans l’Ohio (dont la langue maternelle est l’anglais) et Marianne Reiner, basée en Californie (dont la langue maternelle est le français). 

 

Cindy                                                           Marianne

Cindy Hazelton

Marianne Reiner

 

 

 

Cindy et Marianne sont chacune diplômées en droit et sont des traductrices expérimentées. Elles sont en plus associées en affaires dans la société TransConnect Translation http://www.tctranslation.com/  

Vous trouverez à la fin de cet entretien un lien vers les CV de Cindy et Marianne.  

Les questions sont posées par Jonathan Goldberg, votre bloggeur audacieux (lui-même traducteur professionnel).

 

J. Comment vous-êtes vous rencontrées?  

C: J’étais chef de projet sur une grosse traduction pour les Nations Unies. Nous avions à traduire une décision judiciaire en français concernant le procès des Khmer Rouges. Alors que je cherchais des traducteurs anglais > français, une collègue recommanda Marianne. C’est à cette occasion que j’ai réalisé à quel point il était agréable de travailler avec elle.

M : J’avais entendu parler de Cindy par d’autres collègues et j’étais ravie quand elle m’a contactée. Après avoir survécu à un projet pareil, j’ai su que nous pourrions travailler ensemble.

J. Vous vivez chacune à un coin opposé des Etats-Unis ! Vous-êtes vous rencontrées en personne?

C & M: Oui. Après avoir échangé des courriels pendant un an, nous nous sommes convenues de nous rencontrer à New York, lors de la conférence de l’ATA. Nous avons alors discuté de la possibilité de former un partenariat en nous spécialisant dans les traductions juridiques et commerciales.  

J. Pourquoi avez-vous décidé de créer ce partenariat?  

C &M: Après avoir bien parlé lorsque nous étions à NYC, nous avons réalisé que nous avions en commun une passion pour le droit et la langue française, que nos parcours académiques étaient similaires et que nous partagions une éthique professionnelle. En plus de tout ceci, nous avons le même sens de l’humour, ce qui peut être bien utile dans une carrière qui peut être parfois stressante!  

J. Quel est le but de votre partenariat?  

C: Nous trouvons des clients directs ayant des besoins de traductions juridiques et commerciales en français et en anglais. Nous partageons nos listes de clients ainsi que les contacts que nous établissons. Et nous partageons également les frais de marketing.

M: Nous souhaitons devenir une référence en matière de traductions juridiques de grande qualité. Nous espérons aussi influencer d’autres collègues à collaborer les uns avec les autres. Travailler en équipe est un luxe dans notre milieu.  

J. Comment allez-vous gérer chaque projet?  

C &M: Nous nous occupons chacune des projets correspondant à notre langue de traduction. Une fois qu’un projet est traduit, nous nous chargeons chacune du travail de relecture de la traduction effectuée par l’autre. Nos tarifs comprennent la traduction, la relecture et les changements après coup si nécessaires.

  J. Pourquoi préférez-vous travailler en tant que traductrices plutôt qu’en tant qu’avocates?

  C: J’ai travaillé dans des cabinets juridiques pendant les vacances d’été  entre deux semestres d’enseignement. Je ne me voyais pas assise à un bureau effectuant ce genre de travail pendant le restant de mes jours. J’aime la traduction juridique car cela associe mes deux amours : la langue française et le droit. J’aime également la diversité que chaque projet apporte.

M:  Ce qui m’a attirée dans le droit ce sont ses aspects moins connus ou auxquels nous prêtons moins attention mais qui sont tout de même essentiels pour gagner une affaire. Un de ces aspects est la traduction, que je considère comme un élément essentiel du contentieux international. C’est ce créneau du droit qui m’a séduite.

  J. La différence dans les fuseaux horaires est-elle un problème?

  M: Au contraire ! C’est notre force. Comme nous l’indiquons sur notre site, à nous deux, nous couvrons tous les fuseaux horaires de la partie continentale des Etats-Unis, donc l’une d’entre nous est toujours disponible pour répondre à nos clients. Cindy travaille sur ses propres travaux tôt le matin, et lorsque je suis en ligne, nous commençons à communiquer.

C: Et lorsque ma journée se termine, Marianne travaille encore pendant plusieurs heures. Et avec nos Blackberries, nous sommes toujours en mesure de communiquer l’une avec l’autre. Nous respectons les contraintes horaires de l’autre mais nous sommes également flexibles lorsque cela est nécessaire.  

J. Voyagez-vous en France pour trouver des clients?  

C: Absolument! C’est un des avantages de ce métier !

M: Oui, une fois par an. Mais nous avons aussi de nombreux clients ici aux Etats-Unis.  

J. Travaillez-vous à d’autres types de traduction?  

C: Oui, j’ai traduit un livre sur la littérature créole. J’ai également traduit des publicités pour la télévision ainsi que du matériel marketing pour de la nourriture holistique pour animaux. Contrairement à une idée reçue, la traduction n’est pas un métier dans lequel on s’embête. Je ne peux pas imaginer un métier plus intéressant.

M: Oui, tout à fait. Parmi de nombreux autres projets, j’ai traduit un livre traitant de l’affaire d’un innocent qui fut condamné à mort et exécuté au Texas. L’ouvrage sera publié aux éditions Allia et sortira le 15 septembre 2010.  

J. Où-vous voyez-vous dans 5 ans?  

C & M: Nous nous voyons ayant du travail régulier provenant de clients directs basés en France et aux Etats-Unis.

Voir les bios de Cindy Hazelton et de Marianne Reiner

Les leaders dans le domaine de l’interprétation se réunissent à Washington en juin

Interpreting
Leaders to Gather in Washington, DC in June

 The 1st North American Summit on Interpreting takes place this coming
June 17th in Washington, DC. Leaders from the conference, community, legal,
medical, military, and signed language sectors will meet to take stock of the
profession, network, and look to practical next steps for building our dynamic
and expanding profession.
High-profile speakers will address the interpreting marketplace, legislation
and lobbying issues, standards, education and certification and key next steps
for our industry in a plenary-style event that includes the commissioning of
two ground-breaking reports to be made available to Summit participants.

Check out the program information included below, and be sure to visit our
website at www.interpretamerica.net
for complete information and to register.

Key stakeholders from these six sectors are signed up to attend. Don’t miss
this unique chance to network and explore greater collaboration and resource
sharing with your peers from across the interpreting industry.

We look forward to seeing you in DC in June!

1st North American Summit on Interpreting Program Overview

Si vous n’êtes pas un singe, ne travaillez pas pour des cacahuètes

 
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ANNONCE AUX TRADUCTEURS ET INTERPRETES

 

Si vous n’êtes
pas un singe, ne travaillez pas pour des cacahuètes

 

Rejoignez le mouvement No Peanuts!
for Translators (les traducteurs ne travaillent pas pour des cacahuètes) : http://nopeanuts.wordpress.com/.

 

Ce groupe international regroupe
un nombre croissant de traducteurs et d’interprètes qui ont un objectif
commun : obtenir une rémunération qui leur permette de vivre de leur travail.
Donnez-nous votre soutien (voir la section « Welcome » du blog No Peanuts!).
Publiez le logo No Peanuts! sur votre site. Nous avons aussi besoin de votre
contribution : articles, infos, opinions… pour les pages Humor (Humour),
Resistance (Résistance), Respect (Reconnaissance) et Translation#Fail
(Traduction#Ratée) du blog No Peanuts! Vous pouvez envoyer le matériel (dans
n’importe quelle langue) à nopeanuts.fortranslatos@gmail.com et visiter notre
blog ou notre page sur Facebook (http://www.facebook.com/NoPeanutsMovement)
pour lire tous les commentaires.

 

Prétendre à une rémunération qui
permette aux traducteurs et aux interprètes de gagner leur vie n’est pas
juste un slogan. C’est un engagement pour notre avenir.

 

 

“Je ne parle pas anglais, un point c’est tout.”

Si vous voulez vraiment énerver un diplomate français, dites lui qu'il va devoir parler anglais à l'ONU, où le français reste l'une des deux langues officielles en activité.

Représentant généralement courtois de la France auprès des Nations
Unies, Gérard Araud, a brièvement perdu son sang froid durant une
conférence de presse des Nations Unies quand il s’est avéré que  les
techniciens de l’ONU n’avaient pas  fourni d’oreillettes permettant une
traduction en temps réel du français à l'anglais. Araud, qui assure la
présidence tournante du Conseil de Sécurité ce mois-ci, a tapé du poing sur la
table, croisé les bras et tapoté des doigts impatiemment.

Il a d’abord refusé les demandes de la presse de poursuivre la
conférence en anglais, une langue qu'il maitrise. « Je ne parle pas
anglais, un point c'est tout », a-t-il déclaré en anglais avant d’ajouter,
cette fois en français : « Soyons sérieux, ce n'est pas comme ca que
ca fonctionne. Il y a 6 langues dans cette organisation, on parle ces six
langues. C'est  inacceptable. »

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Quand
il devint évident que les oreillettes n'arriveraient pas, Araud a rapidement
retrouvé son calme et son sens de l'humour, et proposa un compromis: il
répondrait aux questions des journalistes anglophones en anglais et aux journalistes
francophones en français.

"C’est
avec plaisir que je répondrai aux questions en espagnol, en chinois, en français
et en anglais", a-t-il plaisanté.

Reproduit
avec la permission de Foreign Policy www.foreignpolicy.com.
Copyright
2010 Washingtonpost.Newsweek Interactive LLC.


France Defends Use of French as
Language of Diplomacy

Confronted with the increasing use of English, French officials are pushing for
the continued use of French as a diplomatic language at the UN and other
international institutions. Concerns about the declining use of the language
were recently voiced when the French multilingual ambassador to the UN, Gerard
Araud, refused to use English in outlining the program for France's presidency
of the UN Security Council. Former French Prime Minister Jean-Pierre Raffarin
took a similar position in Brussels, where over the past 10 years the European
Union has embraced English as its standard working language. French is still
designated the working language of the European Commission, but its use is
flagging. Others support the use of English as the working language of
diplomacy, seeing it as a tool that could improve the cohesion of the EU.
"English has become a sort of modern day Latin and a rather practical one
on top of it—why resist its ascendancy?" asked French lobbyist Jacques
Lafitte.
Source: American Translators Association

From "Paris Declares War of Words to Keep French as Language of
Diplomacy"
Financial Times (United Kingdom) (02/08/10) Morris, Harvey; Pignal, Stanley

Pardon My French

President Sarkozy vigorously defends French against the onslaught of English but uses some folksy French expressions that would have Victor Hugo turning in his grave.

 
 

On the occasion of the International Day of the Francophonie, which took place on March 21, the French President delivered a speech of unusual gusto in favor of spreading the French language throughout the world. At a reception held at the Elysée for 400 guests from the Francophone world, the President denounced the snobbism (or snobbery or snobbishness) of French-speaking diplomats who chose to express themselves in English.

A

 

“I say what I think. This is not something we can’t change. The Francophonie is a priority for French diplomacy, and all French diplomats should believe that. They are so happy to speak English. If they don’t speak French, why should be expect others to do so.” With a touch of irony, Sarkozy proclaimed the snobbism of those who believe that they show themselves to be intelligent or modern by always choosing English. “We have nothing against English”, he said, “but we want French to remain an international language.”

B


Sarkozy recently requested his personal representative to the Francophonie, former Prime Minister Raffarin, to visit the principal international organizations in order to reclaim the status of French. "Every concession we make will bring another in its wake and [French will] go down the slippery slope to surrender". He condemned the activities of UN representatives who serve in French-speaking countries “without knowing a word of our language.”

Sarkozy strongly suggested that the President of the European Commission, Mr. José Manuel Barroso, should not confine himself to responding in French to questions put to him in French, but should also deliver important speeches in French.

The President’s speech was picked up by the New York Times, in an article entitled "Pardon My French"  introducing its readers to Eric Zemmour, a journalist for Figaro Magazine and RTL, who has written “French Melancholy” (“Melancolie francaise”), just published by Fayard. 

C

Mr. Zemmour is quoted as saying: “The end of French political power has brought the end of French. Now even the French elite have given up. They don’t care anymore. They all speak English.”

Another Frenchman resigned to the growing pervasiveness of English is lobbyist Jacque Lafitte, who is quoted as saying “"English has become a sort of modern-day Latin and a rather practical one on top of it—why resist its ascendancy?"

Mr. Zemmour and Mr. Lafitte should heed the words of Mr. Sarkozy, who regards the process as reversible.

Meanwhile, Mr Sarkozy himself has been criticized by Le Monde for his choice of words in two public incidents in which he spoke in language that was hardly Molierien. The article, dated April 22, is entitled “Après "casse-toi pauv' con", le "fais pas le malin, toi".

 

 

For the former expression, the English equivalent might be  “Beat it, asshole”, or “Piss off, you loser” [or “you jerk”] or “butt out, meathead”; while for that of the latter, a rough translation would be  “don’t be a smart-arse*” (UK usage) or  a “smart ass” (USA usage), or a “wise-guy”;  while the addition of the familiar second-person “toi” adds an extra dose  of disrespect. 

One humorist at Radio Suisse Romand has produced a video clip containing an impersonation of Presidents De Gaulle, Giscard d'Estaing, François Mittérand and Jacques Chirac using similar language.

 

Perhaps we can expect to hear the President, as the embodiment of French culture and the defender of the purity of the French language, use some of these expressions:


" J'suis en pit ", " Lui, c'est un 100 % roro ", " J'ai invité mes sauces au barbecue ", " Laisse tomber, il a toyé tout le monde ! ", " Aujourd'hui je rince un grec ", " Je suis yomb de toi ".

For another view of Sarkozy’s language, see « Sarkozy mot a mot – La Rhétorique du President »

———————

* A « smart arse/ass» is a vulgar version of the term “Smart Alec”, meaning a person who is a smug know-all, someone “too clever by half”. According to one theory, the expression originated with Alec Hoag, a New York confidence trickster. According to another theory, “Smart Alec” is one of several names, such as Clever Dick, used as catchwords to describe people who are conceited, self-opinionated or ostentatiously and irritatingly knowledgeable.

Jonathan Goldberg