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Et si l’anglais n’existait pas, faudrait-il l’inventer?

Trista


Comment reconnaît-on un
anglicisme qui n'en est plus un? Quand il est accepté par l'Académie
française.

 

Si les médias anglophones remarquent de
temps
en temps l’existence de l’Académie française, c’est toujours pour noter
son
acharnement à protéger sa langue fragile de la contamination anglaise.
Mais en
réalité, l’Académie est bien plus philosophe – pour ne pas dire cool – à
cet
égard, et pour cause. À y regarder
de plus près, il semblerait que le français n’a rien à craindre de son
cousin
insinuant et protéiforme.

En
effet bon nombre d’anglicismes relevant du vocabulaire technique – du
sport par
exemple (« le rugby », « le tennis »…) – arrivent au
français avec des papiers apparemment en
règle.
Tout comme les gallicismes diplomatiques entrés au 19e siècle dans la
langue anglaise
, ils
auraient
pour fonction de designer des
éléments
bien spécifiques issus d’un autre
contexte linguistique. Mais le contre-exemple de l’informatique, champ
dominé
par l’américain s’il en est, montre que la justification par le jargon
est loin
d’être solide, puisqu’ici le vocabulaire qui s’est installé dans le
quotidien
est bien français : « le logiciel », « télécharger », voire
« l’informatique » elle-même, qui n’a pas d’équivalent simple en
anglais. Origines américaines ou pas, le français a bien intégré le
numérique.

Il ne
faut donc pas considérer le français comme simple victime d’un anglais
envahisseur, puisqu’il semble bien savoir se défaire de l’intrus quand
il le
veut…Pourquoi n’a-t-il pas réagi de même dans le domaine sportif ?
Serait-ce pour narguer ces rugbymans et footballeurs d’outre-manche qui
peinent
bien plus que les bleus à décrocher une coupe ? Ou bien est-ce parce
que,
nonobstant l’engouement de bon nombre de Français,  au
fond
il reste quelque chose
d’étranger à leur culture dans le fait de s’assembler entre hommes sous
la
pluie pour courir à onze ou quinze après un ballon ?

Plus
éloquents à cet égard sont les anglicismes au premier abord sans motif
et qui,
de surcroît, ne s’emploient forcément pas de la sorte en anglais. Pour
nous
autres Européens du nord fuyant nos étés pourris, la France est le
haut-lieu du
« camping » ; mais la langue nous indique que, malgré les
apparences, l’idée de passer des vacances sans conforts dans un champ
surpeuplé
ne s’est jamais naturalisée dans un pays où l’agriculture a gardé plus
longtemps son importance. Et que penser des traitements dits de beauté,
tels
« le lifting » et, bien plus terrifiant, « le peeling »,
processus qui ne s’applique en anglais qu’aux légumes ? Faut-il y
discerner,
au-delà du clin d’œil aux moeurs exotiques de Hollywood, un rien de
désapprobation pour des techniques tricheuses et superficielles ? Tout
aussi
explicite et donc inutilisable de la sorte en anglais, « le tossing »
des publicités pour le téléphone rose semble dérivé du verbe britannique
« to toss (off) » (se masturber) et du nom associé
« tosser », qui équivaut plus ou moins au « connard »
français. Encore un à ranger sans doute sous la rubrique « railleries
transmanches »
(où l’on trouve aussi les formules jumelles d’une autre ère « capote
anglaise » / « French letter » et « filer à
l’anglaise » / « to take French leave »).

Que le
français n’hésite pas à détourner de l’anglais à ses propres fins,
surtout ces
mots en « ing » exotique – rajouté s’il le faut, comme au
« shampooing » – et qui, tel « le footing », sont parfois
définitivement coupés de leurs origines par l’adoption, ne doit pas trop
surprendre : la déformation est la règle de l’échange entre langues.
Plus
remarquable, surtout dans le contexte médiatique des prescriptions
francophones
de l’Académie, est le fait que parfois il en invente. Combien
d’anglophones ont
été mystifiés par le terme « ball-trap », aperçu en affiche au
tournant d’une route campagnarde? – Mais qu’est-ce qu’ils pourraient
bien
faire, ces Français, d’un piège à ballons (à moins qu’il ne s’agisse
d’un jeu
masculin plutôt douloureux) ? On doit imaginer une incompréhension
analogue chez ces mêmes Français face au « clay pigeon shooting »,
dont le nom rebutant désigne une pratique peu utile dans un pays qui
abonde en
gibier en chair et en os. – Inventons donc, pour une activité qui n’a
pas de
sens, un terme qui ne signifie rien – tiens, de l’anglais par exemple !
Que cette langue sans rigueur et sans grammaire nous serve enfin à
quelque
chose !

Preuve
s’il en fallait que le français a fait de l’anglais un cagibi dans
lequel il
fourre tous les cadeaux qu’on lui fait – et qu’il accepte – mais qui
finalement
ne s’assortissent pas aux couleurs bien particulières de son décor
intime.

Trista Selous habite à Londres, où elle a enseigné
la langue, la
littérature et le cinéma français dans divers établissements de
l'éducation
tertiaire. Traductrice depuis plus de vingt ans, Trista traduit des
livres, des
essais et des dialogues de film, fait du sous-titrage et assure
l'interprétation pour des cinéastes et acteurs francophones en visite
aux
festivals londoniens. Auteur de The Other Woman (Yale UP, 1988) sur
Marguerite
Duras, elle a aussi publié divers articles sur le cinéma et la
littérature
français. Elle a reçu son doctorat de l'Université de Londres, est
traductrice
agréée par l'UNESCO et membre de l'association des traducteurs du
Royaume-Uni
.

La défense de la langue française et le bon vieux roi Canute

du
canadien Steve Kaufmann, invit
é à
écrire le billet suivant

On ne se baigne jamais deux fois dans
le même fleuve
Héraclite

L'Académie française et d'autres groupes en France semblent être
préoccupés par
l'assaut de l'anglais sur la pureté de la langue française.
L'académie de la carpette anglaise en est un exemple. Chaque année,
l’Académie
décerne le prix de la Carpette anglaise, "prix d’indignité civique, 
attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est
particulièrement
distingué par son acharnement à promouvoir la domination de
l’anglo-américain en
France au détriment de la langue française."


Je trouve toute ces initiatives drôles. Cela me rappelle l'ancien roi
d’Angleterre qui, assis dans une chaise sur le sable, commandait aux
vagues
d'arrêter de déferler sur la plage. Même le tout puissant roi n'a pas pu
imposer sa volonté sur la mer, dont les vagues continuent à déferler sur
cette
même plage aujourd'hui, sauf que la plage, dans un sens, n'est plus la
même. Et
la langue parlée en Angleterre n'est plus la même qu'au temps de Canute.
Après
que les anglo-saxons et les scandinaves aient remplacé l'ancienne langue
des
Britanniques en Angleterre, c'étaient les Normands, donc des Scandinaves
francisés, qui ont imposé leur influence linguistique, et qui ont donné
naissance à l'anglais moderne.

Cccc


J'ai
lu quelque part que l'espagnol et le portugais sont des enfants du
Latin, alors
que le français et l'italien sont des enfants de langues vernaculaires,
issues
du Latin. Par contre, l'anglais est une langue issue du français. Plus
de la
moitié du vocabulaire anglais est d'origine française, et cela peut
aller
jusqu'à plus des deux tiers dans le cas de la langue écrite. N'en
déplaise aux
puristes de la langue, mais cet enfant de sang mélangé se porte assez
bien. Non
seulement les Anglais arrivent à communiquer assez bien entre eux en
utilisant
cette langue, mais l'anglais est devenu la langue de communication
internationale.

Les langues
existent pour nous permettre de communiquer. Elles vont toutes
poursuivre leur
évolution naturelle, comme un fleuve, où des milliers et des millions de
personnes auront leur mot à dire. Plutôt que d'essayer de supprimer ou
ridiculiser l'utilisation de langues ou de mots étrangers, on ferait
mieux
d'encourager l’apprentissage d'autres langues, y compris les langues
régionales
que l'Académie française continue à vouloir étouffer. Nous vivons dans
un âge
de communication globale instantanée. Plus que jamais, les langues vont
pouvoir
évoluer librement, et les moralistes des langues s'avéreront aussi
impuissant
que le roi Canute.

Steve Kaufmann
est un ancien diplomate canadien, qui gère sa propre entreprise dans le
commerce international des produits forestiers depuis plus de 20 ans.
Steve est
aussi le fondateur et PDG de LingQ.com un système d'apprentissage des langues
en ligne. Steve parle onze langues, ayant récemment appris le russe à
LingQ.
Steve tient un blog sur l'apprentissage des
langues
,
et a écrit un
livre sur l'apprentissage des langues qui s'appelle The Linguist, Guide personnel de l'apprentissage des langues.

Les lecteurs
sont invités à partager leurs commentaires.

COMMENTAIRES
Danielle Bertrand
Si monsieur Kaufman a écrit son "billet " directement en français ,il
est une vivante illustration du fait qu'on peut à la fois parler la
langue de Molière et s'ouvrir aux autres langues et à leur évolution .
Que ma langue maternelle s'émaille de termes étrangers ne me dérange
pas dans la mesure uù ils sont employés "à bon escient " et pour
désigner des réalités apparues "ailleurs " avant de s'installer chez
nous .Le phénomène est ancien …..aurait il fallu inventer un nom bien
français pour désigner ….les abricots?
Quant aux langues régionales ,et bien que je descende en droite ligne
d'un instituteur "franc comtois " qui sans doute enseigna énergiquement
le Français aux petits savoyards récemment annexés qui ne parlaient
qu'un patois proche de l'italien ,je me réjouis qu'elles soient à
nouveau enseignées .
Bon ,je vais de ce pas sur le site de Monsieur Kaufman voir si je peux
améliorer ma connaissance des 9 langues ,que ja parle ,lis ou baragouine
,même si j'ai ,faute de pratique ,presqu'onblié trois d'entre elles
……..

Livres sur les Etats-Unis – en français

Histoire
des États-Unis (Broché)

Jean-Michel Lacroix

9782130569381FS 

Toute
l'histoire des États-Unis se résume en un va-et-vient entre déclin et progrès,
le rêve n'est pas terminé. Malgré ces mouvements de balancier, les Américains
ont assez d'énergie pour mener le combat contre ""les forces du
déclin"". Ce pays demeure toujours la première puissance mondiale
mais le XXIe siècle sera-t-il pour autant américain ? Ce manuel présente cette
histoire depuis la premières colonisation anglaise jusqu'à nos jours. Le
découpage chronologique adopté dans ce manuel régulièrement remis à jour,
permet de présenter les grandes étapes de la formation des États-Unis, de
restituer l'importance de la diversité du pays et d'en dégager les continuités
ainsi que les contradictions. Un ouvrage indispensable pour connaître
l'histoire et comprendre le présent d'un pays qui représente encore la première
puissance mondiale.


Biographie de l'auteur

Jean-Michel
LACROIX est professeur de civilisation nord-américaine à l'Université Paris III
– Sorbonne nouvelle et recteur d'Académie, Directeur général du Centre
d'enseignement à distance.

 

La « Tea Party » au XXIe siècle

Cet article est le premier d'une série de mots et expressions innovateurs utilisés sur la scène politique et sociale américaine et qui seront présentés dans les mois à venir à nos lecteurs. Voici un aperçu d'autres termes de ce genre: Don't ask, don't tell; the Party of No ; socializing; sexting.

Pour voir un glossaire général de mots et termes politiques en anglais, visitez
http://www.ircpolitics.org/glossary.html

La « Tea Party » au XXIe siècle

Le présent article a été rédigé par notre invitée, Jacquie Bridonneau et traduit en français par René Meertens.

Je suis certaine que ceux d’entre vous qui ont abordé l’histoire des Etats-Unis à l’école ont entendu parler de la fameuse “Boston Tea Party”. Cet événement majeur des premiers temps de l’histoire de l’Amérique eut lieu en 1773 : un groupe appelé “the Sons of Liberty", constitué d’hommes déguisés en Indiens et dirigé par Samuel Adams et Paul Revere, jeta 342 caisses de thé britannique dans le port de Boston. Quel était le sens de cet acte et pourquoi est-il aussi important dans l’histoire de ce pays ?

Il s’agissait à l’origine d’une question économique. En effet, la British East India Company, qui avait cruellement besoin de capitaux frais, avait réussi à convaincre le Parlement britannique de la laisser vendre du thé aux colonies américaines, à des prix plus bas que ceux qu’offraient les marchands locaux et surtout en forçant les Américains à payer des droits d’entrée sans la moindre contrepartie. Tant et si bien que cette “tea party” fut l’un des événements qui déclenchèrent la révolution contre les Britanniques, car les Américains estimaient, à juste titre, que le Parlement britannique ne pouvait les taxer, dans la mesure où ils n’y étaient pas représentés.

 

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Curieusement, l’expression “tea party” a été remise au goût du jour il y a un an environ. On l’emploie aujourd’hui quand un groupe proteste contre une taxe à ses yeux injustifiée ou une mesure politique quelconque. Sa renaissance date du jour où Rick Santelli, de CNBC, s’est livré à son "rant heard around the world" ("coup de gueule planétaire") au sujet du programme adopté par Barack Obama pour venir en aide aux propriétaires de logements qui ne pouvaient rembourser leur emprunt hypothécaire. Le Président Obama est actuellement la cible de ces “tea parties", organisées dans diverses localités des Etats-Unis, généralement par des conservateurs, de simple citoyens qui veulent protester contre le sauvetage des banques et le projet de loi sur les soins de santé, qui reste très impopulaire.

Que se passe-t-il donc lors d’une “tea party” du XXIe siècle ? En France, nous manifestons volontiers, surtout dans les grandes villes, mais aux Etats-Unis les manifestations imposantes sont beaucoup moins fréquentes. Comme chez nous, les manifestants brandissent des pancartes. Ainsi, on a récemment vu des pancartes clamant "Les nationalisations sont du vol" ou "Klaxonnez si c’est moi qui rembourse les traites sur votre logement". Il faut savoir que, dans ce pays, on lit souvent, sur des autocollants apposés sur les pare-chocs, des phrases telles que “Klaxonnez si vous aimez Jésus” et, si quelqu’un klaxonne sur la route, il s’agit certainement d’un automobiliste qui partage vos convictions. Autre pancarte remarquée : "Je ne suis pas votre distributeur de billets!”. Certains protestataires utilisent des mégaphones pour faire connaître leurs idées et, bien entendu, une profusion de drapeaux américains est de rigueur. Des informations sur ces “tea parties” sont diffusées sur Facebook, Twitter, YouTube et des blogs. Ces manifestations sont habituellement très bien organisées: elles commencent et s’achèvent à des heures bien précises, et l’on y sert parfois des rafraîchissements, mais généralement pas de thé!

 

 

Anglicisme: “balance”

From SOQUIJ, http://soquij.qc.ca/fr/ressources-pour-tous/chroniques-linguistiques

Le mot «balance», dans les expressions «balance des
inconvénients», «balance des probabilités» et «balance de la preuve»,
constitue un anglicisme qu'il est possible d'éviter en le remplaçant
notamment par le mot prépondérance. Il faut toutefois
prendre certaines précautions.

En effet, le mot «balance» fait image en nous rappelant l'instrument
de pesage, et c'est la raison pour laquelle, même si l'expression est
erronée, on a en quelque sorte raison de dire que cette supposée balance
«penche» en faveur de l'une ou l'autre des parties en présence. Il n'en
va pas de même de la prépondérance, qui est la qualité de ce qui a plus
de poids comparativement à autre chose. On ne peut donc pas dire, par
exemple, que «la prépondérance des inconvénients penche en faveur de
l'employeur».

Ce que l'on cherche à savoir dans ce cas précis, c'est si les
inconvénients que subira une partie sont plus graves (ou prépondérants)
par rapport à ceux que pourrait subir l'autre. De la même façon, ce
n'est pas la prépondérance de la preuve qui démontre quelque chose, mais
bien la preuve elle même… surtout si elle est prépondérante. On dira
donc: «Le plaignant a démontré par une preuve prépondérante…» au lieu
de «La prépondérance de la preuve penche en faveur du plaignant».

Books out of France – in English

 The French Century – An
Illustrated History of Modern France

51DDji-dX-L

by Brian Moynahan

First English Language Edition –
published in Britain in 2007

   

Sixteen chapters cover the history of France from the end of
the 19th century to the present day, encapsulating everything from political
events and scientific discoveries to cultural achievements and sporting
triumphs. The five presidents of France’s fifth republic–Charles de Gaulle,
Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterand, and Jacques
Chirac–have led the country through tremendous change in all sectors, and their
respective reigns are covered in detail. The Dreyfus Affair, the May 1968
student protests, the onset of a socialist government in 1981, and two world
wars are but a few French landmarks that have changed the face of Europe and
the world. French culture flourished in the 20th century. Colette, Proust,
Emile Zola, and Jules Verne wrote classics in literature while Picasso, Rodin,
the Dadaists, and the Surrealists redefined art. Haussmann’s urban plan and I.
M. Pei’s pyramid set new standards in architecture. Sarah Bernhard and
Josephine Baker revolutionized the performing arts while Camille Saint-Saëns,
Claude Debussy, Pablo Casals, and Maurice Ravel set the era to music. The Tour
de France, Lacoste tennis, and World Cup soccer energized the sports scene.
Innovations in science came from Louis Pasteur, Marie Curie, and Henry
Bequerel. This book includes two hundred and photographs of the main events and
key personalities of the century.                            

April Fool’s Day – The Day of Pranks and High Spirits

In many countries and cultures,
April 1 is unofficially celebrated as a day of jest. In the English-speaking
world it is known as April Fools' Day, (or All Fools' Day). Its origins are disputed.
According to one theory, April 1 signifies the change of the seasons; according
to another, it celebrates the adoption of a new calendar.

April


Certain ancient cultures, such as those
of the Romans and Hindus,
celebrated New Year's Day on April 1 or close to that date. It comes soon after
the vernal
equinox
(March 20th or March 21st.) In medieval times, March 25, the
Feast of Annunciation, was celebrated in many countries as the beginning of the
New Year.

In 1582, Pope Gregory XIII ordered
the Julian calendar to be replaced by the Gregorian Calendar, under
which New Year's Day was to be celebrated on January 1.

New_years_zodiac_detail

In that same year, France adopted the Gregorian Calendar and
made January 1 New Year's day. According to some sources, some people declined
to accept the new date and continued to celebrate New Year's Day on April 1,
while others reacted by sending the conservatives on "fool's errands"
or by playing other tricks on them. This practice became popular throughout
Europe.

But certain facts contradict that
theory.  In England, for example, the Gregorian calendar was
not adopted before 1752. April Fools' Day, on the other hand, was already well
established there before that date.

Another theory used at one point in
time to explain April Fool’s Day was that the practice began during the reign
of Constantine,
when a group of court jesters persuaded the Emperor to allow a court jester
named Kugel to be king for one day. It was Kugel who proclaimed the Holiday,
according to this theory.

In 1983 Associated Press published
an article in support of this theory, relying for its source on an American
professor. Many newspapers picked it up and it gained currency for a short
while. But the professor’s theory turned out to be an Aprils Fool’s joke and
Associated Press was forced to publish a retraction of the claim.

A celebration of foolishness took
place in the Roman festival of  Hilaria
on March 25, in honour of  the
resurrection of Attis.
Hindus calendar the Festival of Holi,
and Jews celebrate Purim
about the same time of the year. So the explanation may simply be that the turn
of seasons is a cause for light-hearted celebration at that time of the year.

In different countries, April Fools'
Day is practiced by sending someone on a "fool's errand," by playing tricks
on people and by creating ridiculous situations.

The French call April 1 Poisson
d'avril
, or "April Fish." One child may place the picture of a
fish on another and then shout out Poisson d'avril.

Poisson

Whatever the true origin of April
Fool’s Day, the advent of the month of April is itself a good pretext to feel
jolly. And where better to lift one’s spirits but Paris?  In the clip below, classical jazz singers
give us their renditions of “April in Paris”.

And
to see America’s enchantment with Paris, watch the trailer of the film “April
in Paris”:

Source vidéos: YouTube

Nicolas Sarkozy se rendra aux Etats-Unis et rencontrera le Président Obama le 30 mars

Le présent article a été rédigé par Jonathan Goldberg et traduit en
français par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com/

Nous espérons que M. Sarkozy sera accompagné d’un interprète quand il
se rendra à Washington cette semaine et ne songera pas à s’exprimer en
anglais. Cependant, pour le cas où il aurait l’intention d’utiliser ses
propres aptitudes linguistiques, nous souhaitons lui donner
gratuitement une petite leçon d’anglais :

France (anglais) = la France
French = français

Si nous croyons utile d’établir cette distinction, c’est parce que,
lorsqu’il s’est adressé à un groupe d’investisseurs américains il y a
quelque temps, il les a invités à « investir en français ». Plus
précisément, il leur a dit qu’il serait "uppy to elp them make monny in
French”. Vous trouverez un extrait de son discours sur YouTube :

A la décharge de M. Sarkozy, reconnaissons que nous ne connaissons
aucune personnalité politique des Etats-Unis qui parle français. Les
Britanniques font un peu mieux. C’est ainsi que l’ancien Premier
ministre Tony Blair parle un français digne d’éloge :

La Reine d’Angleterre parlerait couramment le français, mais elle ne
surestime pas ses capacités. Lorsqu’elle a souhaité la bienvenue au
Président Sarkozy et à son épouse lors de leur visite en 2008, elle a
dit “Monsieur le Président, Madame Sarkozy”, avant de passer à
l’anglais.


La dernière occupante de la Maison Blanche qui parlait français était
Jacquie Kennedy, il y a près de 50 ans. Cela dit, le Président Obama
juge important de connaître le français :


Vive le Président de la France. Vive la France. Long Live the Queen. Et
puisse le Président Obama rester dans ses fonctions pendant sept années
encore.

Chronique de la Guerre de Cent Ans (deuxième partie)

Voici la deuxième partie de cet article, écrit spécialement pour ce blog par l’historienne Danielle Bertrand. Pour les lecteurs qui ont raté la première partie, cliquez ici.

Il est temps d’en arriver à la « vraie »  l’officielle  Guerre de Cent ans dans tous les manuels d’histoire français.

Elle fut caractérisée  par des désastres spectaculaires, des redressements inattendus, des crises intérieures qui compromirent souvent les victoires militaires de l’un ou l’autre camp.

On peut y distinguer plusieurs phases, après la « valse hésitation »   d’une dizaine d’années qui conduisit à la reprise du conflit en 1337.

 

C’est à cette «  valse hésitation » que je consacrerai la chronique d’aujourd’hui.

J’aborderai  ensuite les trois phases de la guerre proprement dite, une première phase pendant laquelle la France, bien que subissant de graves revers, réussit à bien rétablir la situation (1337/1380), une seconde, marquée par les guerres civiles déchirant les deux pays, mais qui s’achève par le quasi écrasement de la France, et enfin le redressement de la France  couronné par la victoire de Castillon en 1453, qui met un point final à ce conflit……que bien d’autres devaient suivre avant qu’on n’en arrive à « l’Entente Cordiale » !!!

Guerre

 

Comment le conflit se ranima

Les relations franco-anglaises étaient depuis quelque temps apaisées. Le Roi de Franc Philippe IV Le Bel avait rendu la Guyenne à Henri III Roi d’Angleterre à condition que celui-ci se reconnaisse son vassal, et avait marié sa fille Isabelle à Edouard  héritier de la couronne d’Angleterre.

Mais en 1328 tout fût remis en question. La couronne de France se retrouva sans héritier direct mâle, les filles ayant été écartées en invoquant une vieille loi des Francs Saliens selon laquelle les femmes ne pouvaient ni exercer ni transmettre le pouvoir royal.Comme il fallait bien un roi, les « notables et baronsassemblés » durent choisir entre trois candidats; Philippe de Valois, fils du frère cadet de Philippe Le Bel, Philippe d’Evreux, fils d’un frère plus jeune, et le jeune et « tout frais » Roi d’Angleterre, Edouard III, petit-fils de Philippe Le Bel par sa mère Isabelle…La combinaison du droit d’aînesse et de la fameuse» « loi salique », fit porter le choix sur le Valois, qui monta sur le trône sous le nom de Philippe VI.  (Non , je n’ai pas sauté un numéro, je vous ai juste épargné PhilippeV Le Long qui pendant son court règne ne put faire à son épouse l’enfant qui, s’il eût été un mâle,  nous aurait peut être épargné ce rebondissement du conflit …)

Edouard III fit hommage à Philippe VI, précisant même un peu plus tard qu’il s’agissait d’un hommage « lige »  c’est à dire qui l’engageait à soutenir le Roi de France,  en quelque sorte « suzerain prioritaire », si celui-ci entrait en guerre avec un autre suzerain d’Edouard.

Cette attitude de résignation s’explique fort bien par les difficultés du jeune souverain anglais.Son royaume semble alors moins riche, moins armé, plus isolé en Europe que la Royaume de France, et il a des difficultés avec les Ecossais. Par ailleurs il a eu du mal à exercer lui-même le pouvoir après l’abdication de son père Edourad II, ayant du pour cela se débarrasser par des moyens énergiques (l’exil pour l’une et l’exécution pour l’autre) de sa mère Isabelle et de l’amant de celle ci, Mortimer, qui se trouvaient fort bien d’exercer le pouvoir à sa place !

100ans

 

 

C’est finalement la France, qui se sentait puissante après avoir écrasé une révolte des Flamands contre  le Comte Louis, jouissait d’un assez grand prestige en Europe et pensait utile de remettre l’Angleterre à sa place pour pouvoir prendre la tête d’une Croisade internationale en Orient qui relança le conflit.

En mai 1337, le Roi de France prononça la saisie du fief Aquitain (ou Guyenne)

 Cette fois Edouard I, qui entre temps avait assis son pouvoir, ne  s’inclina pas. Il envoya à son suzerain son « défi » ouvrant un conflit de type féodal, et, dans la foulée, revendiqua le trône de France pour lui-même. Qu’avaient donc les Anglais à faire de  la loi salique ?

Ainsi les hostilités étaient à nouveau ouvertes… ..les deux rois savaient-ils qu’ils engageaient leurs pays dans un conflit si long, si coûteux et si lourd de conséquences pour les deux royaumes ?

A suivre…