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Un pont entre deux cultures.
Un blog destiné aux francophones qui s’intéressent à la langue anglaise.
Un pont entre le monde francophone et la culture anglo-américaine.
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Une collection sauvée des archives d’Internet, entièrement reconstruite et de nouveau ouverte à ses lecteurs.
Après une pause, Le mot juste en anglais est de retour — sauvé des archives d’Internet et entièrement reconstruit. Nous sommes ravis d’être de retour et reconnaissants que vous nous ayez retrouvés. Mais soyons honnêtes : nos portes sont ouvertes alors que nous sommes encore en train de réparer le toit. Il se peut que certaines images manquent, que quelques anomalies de mise en page datant de nos années sur TypePad soient encore en cours de correction, et qu’un lien rompu que nous n’avons pas encore repéré se cache quelque part.
Le mot juste en anglais a été créé il y a environ 15 ans afin d’ouvrir une fenêtre aux lecteurs français intéressés par la langue anglaise – avec toutes ses singularités et ses difficultés – et, plus généralement, par la culture du monde anglophone. Le blog avait pour vocation de servir de passerelle linguistique et culturelle entre le monde francophone et le monde anglo-américain. Ces dernières années, le blog a fait une pause (en partie à cause de la fermeture soudaine de Typepad, la société qui fournissait le logiciel). Nous sommes actuellement en train de remettre en ligne Le mot juste en anglais (ainsi que notre blog en anglais Wordsmiths Blog), afin que les internautes puissent accéder à l’importante collection d’articles existants, même si nous ne publions plus de nouveaux articles aussi fréquemment qu’auparavant.
À propos de Jonathan Goldberg
Votre bloggeur fidèle est traducteur et interprète assermenté auprès du Judicial Council of California (hébreu/anglais, français/anglais). Il a vécu sur quatre continents et a passé un an à Paris, où il a obtenu un diplôme en Civilisation française de la Sorbonne – un cas d’opsimathie, vu le fait qu’il n’a jamais appris le français à l’école ni pendant ses années d’études précédentes en droit. Il a été membre du Barreau d’Afrique du Sud et du Barreau d’Israël. Il a traduit en anglais RÉVOLUTION d’Emmanuel Macron.
Il ne faut pas le confondre avec un autre Jonathan encore plus ancien – la tortue (âgée de 192 ans), le plus vieil animal terrestre du monde, en confinement sur l’île de Sainte-Hélène (comme Napoléon autrefois). Les deux (Jonathan & Jonathan, et non Jonathan et Napoléon) se sont rencontrés lors d’une visite de l’île effectuée par votre bloggeur.
Jonathan the turtleJonathan Goldberg
Jonathan le grand et Jonathan le petit — réunis sur l’île de Sainte-Hélène.
Churchill : de la victoire sur la France à l’alliance avec elle
May 7, 2010Jonathan Goldberg
Chargement de l’article…
Ceux d’entre nous qui ont connu la Seconde Guerre mondiale et se rappellent que Charles de Gaulle [i], exilé à Londres, fit cause commune avec Winston Churchill pour lutter contre les nazis, et les plus jeunes qui ont étudié l’action de ces deux dirigeants au cours de cette guerre, savent que le Premier ministre britannique de l’époque, Churchill, et le chef de la France libre, Charles de Gaulle, firent alliance (non sans mal) pour vaincre Hitler et les puissances de l’Axe. Cependant, si nous revenons deux cents ans en arrière, nous découvrons qu’un certain John Churchill, premier duc de Marlborough (dont le père était prénommé Winston), devint un héros national britannique parce qu’il vainquit la France. Les deux hommes vécurent dans la même résidence, le Palais de Blenheim.
Cette dernière, construite en Oxfordshire (Angleterre) fut un don que la nation reconnaissante fit à John Churchill pour avoir vaincu la France de Louis XIV (la plus grande victoire britannique depuis la bataille d'Azincourt) et la Bavière à la bataille de Blenheim (graphie anglaise de Blindheim, en Autriche). Près de deux siècles plus tard, Winston Churchill naquit au Palais de Blenheim en 1874.
Le Palais de Blenheim a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et attire un grand nombre de touristes.
Tout jeune encore, John Churchill fut un compagnon du roi Jacques II, dernier monarque catholique à régner sur les royaumes d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, jusqu’à sa fuite sur le continent, lorsque Guillaume d’Orange envahit l’Angleterre en 1688. John Churchill changea alors d’allégeance et soutint le protestant Guillaume, contre le catholique Jacques II. Lors du couronnement de Guillaume III, Churchill fut élevé au rang de comte de Marlborough. Il participa à la Guerre de succession d’Espagne et dirigea l’armée britannique lors des quatre principales victoires du XVIIe siècle, dont la bataille de Blenheim en 1704.
Ces victoires furent obtenues au prix de véritables massacres. Connu pour sa cupidité, Marlborough fut soupçonné de prolonger la guerre par intérêt personnel. Le fait est qu’il devint l’homme le plus riche de Grande-Bretagne. Heureusement, son projet d’invasion de la France et de marche sur Paris fut contrecarré, principalement par la reine Anne, qui se brouilla avec l’épouse de Churchill, jusqu’alors sa meilleure amie. Il n’en reste pas moins que la chanson qui lui fut consacrée, Malbrouck s’en va-t-en guerre, continua à faire peur aux enfants français longtemps après sa mort.
Le nom de Sir Winston Churchill évoque surtout son rôle dans la Seconde Guerre mondiale, mais il obtint aussi le prix Nobel de littérature, principalement pour son livre History of the English Speaking Peoples. Churchill fut aussi l’auteur des quatre volumes d’une biographie de son célèbre ancêtre, Marlborough: His Life and Times.
Au sujet de John Churchill, il écrivit notamment ce qui suit : « Avant Napoléon, aucun commandant n’eut autant de pouvoir en Europe. L’union de près de vingt Etats coalisés était centrée sur sa personne. C’est lui qui assura la cohésion de la Grande Alliance… Il tenait en main les forces des trois quarts de l’Europe. »
Le comte Charles Spencer (frère de la défunte princesse Diana) a également écrit un livre sur le duc de Marlborough, apparemment publié sous deux titres différents : Battle for Europe: How the Duke of Marlborough Masterminded the Defeat of the French at Blenheim (couverture rigide) and Blenheim: Battle for Europe (livre au format de poche).
John Churchill changea l’histoire de l’Europe mais, selon les valeurs de la société occidentale d’aujourd’hui, il est permis de se demander s’il convient d’admirer un homme qui fit la guerre de façon impitoyable et sanguinaire, massacrant un grand nombre de Français innocents. Il faut peut-être établir la distinction suivante entre les victoires des deux résidents de Blenheim Palace : les bains de sang de Blenheim et d’ailleurs en 1704 étaient inspirés par le fanatisme religieux et la soif de pouvoir, illustrant ainsi les instincts les plus barbares du genre humain, tandis que la Seconde Guerre mondiale était, pour utiliser une expression moderne, une guerre nécessaire. Il est néanmoins permis de douter que la guerre mondiale de 1939-1945 soit en définitive la guerre qui mettra fin à toutes les guerres, pas plus que la Première Guerre mondiale ne mérita cette appellation.
Parmi les sources utilisées figure That Sweet Enemy: The French and the British…
Jonathan Goldberg. Traduction : René Meertens.
1.
De Gaulle:
« Quand j’ai raison, je me fâche. Churchill se fâche quand il a tort. Nous étions donc souvent fâchés l’un contre l’autre. »
Churchill
« De toutes les croix que je dois porter, la plus lourde est la Croix de Lorraine. »
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