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Evelyne Skorczynski – traductrice du mois de février 2011

English version 

Jonathan Goldberg, votre bloggeur (lui-même traducteur professionnel), pose des questions à Evelyne Skorczynski,  traductrice et gestionnaire de sites Internet multilingues freelance. Evelyne est spécialisée dans les domaines du commerce, marketing et technologie de l’information. Elle est basée à Las Vegas mais séjourne régulièrement en France.  Pour plus d’information, veuillez  visiter http://www.gitano.org 

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Jonathan :  Quelle est votre expérience dans le domaine des langues étrangères ?

Evelyne : Evoluant depuis mon enfance dans un environnement familial multilingue, j’ai toujours été très intéressée par les langues étrangères. Dans le cadre de mes études en sciences économiques, je me suis spécialisée en commerce international et j’ai continué des études supérieures en Amérique du Nord où je me suis perfectionnée en anglais.  

Jonathan  :  Quel est votre parcours dans le domaine de la traduction ?

Evelyne : Mes activités professionnelles m’ont conduite à travailler dans des milieux multilingues : enseignement des cours français et de commerce international en français et en anglais ; recherche dans un centre universitaire à la frontière canado-américaine au nord est de l’état de New York où de nombreuses études impliquaient l’utilisation du français (canadien) . Par la suite je suis devenue la traductrice attitrée en français du service de recherche économique 

Jonathan :  Dans quelle type de traduction vous spécialisez-vous ?  

Evelyne : J’ai été impliquée dans le domaine de l’Internet et j’ai travaillé pour des organisations internationales en tant qu’éditrice et développeuse de sites Internet en anglais et en français.  Je suis maintenant gestionnaire de sites web multilingues et je fourni des services de traduction et de localisation pour des sites commerciaux, d’information, d’éducation, et de marketing.

Jonathan :  Quelle est votre approche pour une bonne traduction ? 

Evelyne : Dans mon domaine d’activité, l’approche est de transcrire les idées et les arguments fondamentaux du contenu source en utilisant les formes linguistiques et culturelles particulières à l’audience étrangère. Ceci est très important dans le domaine du marketing par exemple où un slogan, ou message promotionnel, doit être adapté à la sensibilité et à la perception des consommateurs de chaque marché. 

Jonathan :  Quels outils de traduction utilisez-vous ? 

Evelyne : En travaillant sur le contenu de sites Internet existants, j’utilise quelques fois des outils de traduction en ligne comme ‘Traduction Google  , soit pour obtenir rapidement une ébauche de traduction à partir de laquelle je peux travailler, soit pour confirmer l’exactitude d’un terme utilisé dans le domaine technique . J’ai aussi toujours à portée de main des dictionnaires anglais<>français et des manuels de grammaire. 

Jonathan : Quel exemple de  projets travaillez-vous présentement ?

Evelyne : Un des derniers projets (encore en développement) sur lequel je travaille est la version bilingue d’un site de tourisme sur la région de la côte provençale en France. Ce site inclus la traduction et la localisation des outils de programmation web et la révision et la traduction d’articles et de vidéos en ligne. Vous pouvez en voir une ébauche à http://www.provence-coast-travel.com

 

Festival of New French Writing

French and American Authors in Conversation
February 24 – 26 2011, New York University

Seven major French writers, all translated into English, exemplifying the wide variety of styles and forms of contemporary French literary production, will come to New York from February 24 to 26 for two and a half days of one-on-one encounters with leading American writers, in dialogues hosted by well known American cultural critics.

These discussions will shed light on the concerns and accomplishments of writers in France today as well as on the similarities and differences that the commitment to writing implies in France and in the U.S. The Festival of New French Writing hopes to attract new American readers to modern French and Francophone fiction and non-fiction.

center for french civilization and culture,

new york university,19 university place, new york, ny 10003
for additional  information please call (212) 998 8750   or email frenchfestival@nyu.edu

 

 

Nouvelle biographie de J. D. Salinger

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Le célèbre écrivain américain J. D. Salinger est décédé il y a un peu plus d'un an, à l'âge de 91 ans. Bien qu'il ait suivi des cours dans trois universités sans décrocher de diplôme, il est devenu un géant des lettres américaines.

Son roman le plus connu, The Catcher in the Rye (traduit dans les principales langues du monde, en français sous le titre L'attrape-coeurs) s'est vendu à plus de 65 millions d'exemplaires. De nombreux écrits ont été consacrés à sa vie personnelle, en particulier à son goût pour la solitude. On sait moins qu'il a participé à la campagne de Normandie au cours de la Seconde Guerre mondiale, qu'il connaissait bien le français et l'allemand, et qu'il utilisa ses connaissances linguistiques pour interroger des prisonniers de guerre. Selon sa fille, il fut aussi l'un des premiers soldats à pénétrer dans un camp de concentration  libéré. Son expérience de la guerre l'ébranla et il fut hospitalisé pendant quelques semaines pour état de stress post-traumatique après la défaite de l'Allemagne.

Avant de mourir, Salinger avait intenté un procès pour empêcher la publication de  “60 Years Later – coming through the Rye”, de Fredrik Colting, une suite de The Catcher in the Rye. Les héritiers de Salinger ont maintenant conclu avec Fredrik Colting un accord aux termes duquel l'ouvrage pourra être vendu dans le monde entier, mais non aux Etats-Unis et au Canada.

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Pour plus de détails, voir  le New Yorker du 19 janvier 2011.

Un article a été publié en français sur ces joutes judiciaires : «La suite de l’Attrape-Coeurs pourra paraître partout sauf aux Etats-Unis » .
 

Aussitôt après le décès de Salinger, le New Yorker a publié en ligne (à l'intention de ses seuls abonnés) douze des récits énigmatiques de cet auteur qui avaient paru dans cette revue. Les non-abonnés peuvent lire un résumé de chaque récit et voir une petite image des pages originales de leur publication. La revue les publia initialement de 1948 à 1965, année au cours de laquelle parut le dernier, "Hapworth 16, 1924."

Cette semaine, “J.D. Salinger: A Life”, de Kenneth Slawenski, sera publié. Il s'agit de la première biographie de l'écrivain qui paraît depuis son décès. 

Une critique de ce livre a paru dans le Los Angeles Times du 23 janvier dernier.
 
 

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Le film “L’attrape-Salinger” décalé suit les déambulations d'un écrivain français à la recherche de ses sources personnelles et dresse un portrait distancié de la culture américaine contemporaine.
 
Mise a jour, 2014:
 
 

 

Jonathan Goldberg 

Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Merteens et apparaît également dans son blog: http://vieduguide.blogspot.com.

Parole

Le mot français parole vient du français moyen, lequel dérive du bas latin parabola, signifiant expression.

En français, parole est souvent utilisé au sens strict du terme, ex.: perdre la parole, prendre la parole, une parole blessante, etc. (au pluriel, les paroles sont le texte d'une chanson). Mais, parole  sert également à suggérer une promesse faite ou une affirmation énoncée par un individu sur laquelle d'autres pourront ou non compter. 

En anglais, le terme « word » est souvent utilisé dans le sens d'expression écrite ou parlée, par exemple: The book contained many unintelligible words; he uttered only one word. Mais « word » peut être employé dans le sens particulier d'une promesse ou d'une affirmation et, dans ces cas, l'équivalent français est souvent parole, ainsi qu'en témoignent les expressions suivantes:

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Bref, parole et « word » ont l'un et l'autre un sens général, ainsi que le sens particulier d'une promesse faite ou d'une affirmation énoncée, comme dans les neuf expressions précitées.

Dans ce sens particulier, le terme parole est entré dans la langue anglaise pour désigner  initialement « une promesse s'accompagnant ou non d'un engagement sur l'honneur;  plus spécialement: la promesse d'un prisonnier de guerre de satisfaire à certaines conditions en échange de sa libération. » (Merriam Webster Online Dictionary). Par une convention de libération conditionnelle, un P.G. s'engage envers ses gardiens à respecter  certaines obligations déterminées (ex.: ne pas porter d'armes, ne pas s'évader) en échange de faveurs particulières telles qu'une remise en liberté ou un allègement de la captivité.  

 Ce néologisme anglais dérive du français parole d'honneur. Par la suite, il s'est appliqué de façon analogue aux détenus, étant alors entendu dans le sens d'une « libération conditionnelle d'un prisonnier purgeant une peine de durée indéterminée ou inachevée. » (MW) Nous parlons désormais en anglais d'un "parolee", c'est a dire un prisonnier « on parole » (en liberté conditionnelle) dès lors qu'un « parole board » (comité de libération conditionnelle) a décidé d'une libération anticipée. Nul n'étant prophète en son pays, le français n'utilise pas le terme parole!

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Jonathan Goldberg 

Le présent billet a été traduit de l'anglais par Jean LeClercq et apparaît également dans le blog de René Merteens: http://vieduguide.blogspot.com.

Fenestra, fenestration, defenestration

Le mot français fenêtre se traduit en anglais par « window » (bien que « window » puisse, suivant le cas, se traduire par vitrine, hublot, guichet ou créneau). De toute évidence, il n'y a aucun lien étymologique entre fenêtre et « window ». Toutefois, en anglais, il existe plusieurs termes connexes qui, comme fenêtre, dérivent du latin fenestra.

Fenestra – Ce mot sert à désigner différentes sortes d'ouvertures en anatomie, en zoologie et en architecture: un orifice dans la paroi médiane de l'oreille moyenne afin de restaurer l'audition, ou le trou pratiqué dans un os; une tache ou une marque transparente sur l'aile d'un phalène ou d'un papillon; et une baie vitrée dans un bâtiment. 

Fenestration a des sens différents, selon qu'il s'agit de médecine, d'architecture ou de mobilier: c'est un acte médico-chirurgical consistant à pratiquer une ouverture dans différentes cavités du corps  (ex.: fenestration des valvules cardiaques); la conception et l'aménagement des ouvertures d'un bâtiment; et un jour (réel ou simulé) percé dans un meuble à des fins décoratives.

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Toutefois, plus intéressant que ces termes techniques, voici le mot defenestration, désignant l'action de jeter quelqu'un ou quelque chose par la fenêtre. Selon Wikipedia, le terme tirerait son origine de deux événements historiques qui se sont déroulés à Prague. En 1419, sept conseillers municipaux furent précipités par les fenêtres de l'Hôtel de Ville, déclenchant ainsi les guerres hussites (ou guerres de Bohême). En 1618, deux lieutenants des Habsbourg et leur secrétaire furent précipités par l'une des fenêtres du château de Prague, amorçant ainsi la guerre de Trente Ans. Ces événements, notamment celui de 1618, furent connus sous le nom de défenestrations de Prague et donnèrent naissance au terme et au concept.

La mort suspecte de Jan Masaryk, Ministre des affaires étrangères de Tchécoslovaquie, a été appelée la « Troisième défenestration de Prague » par ceux qui croient qu'il a été précipité par une fenêtre du Ministère des affaires étrangères, son corps ayant été retrouvé dans la cour du Palais Cernin, à Prague, le 10 mars 1948.

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Il semble que l'usage de la défenestration remonte aux temps bibliques, lorsque la reine Jézabel fut précipitée par une fenêtre, au IXe siècle av. J.-C.

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The Death of Jezebel by Gustav Doré*

En octobre 2010, onze personnes se blessèrent en se jetant par une fenêtre du deuxième étage d'un immeuble de la banlieue parisienne, croyant échapper à un homme nu qu'elles prenaient pour le diable! À cette occasion, on parla d'auto-défenestration

Sources:
The Oxford Dictionary of Phrase and Fable, Oxford University Press, 2006

The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition
Online Etymology Dictionary 

i Aujourd'hui, en anglais, le mot “Jezebel” désigne une femme méchante et intrigante.

Jonathan Goldberg 

Traduction de l'anglais : Jean Leclercq

Concours de mots nouveaux du Washington Post (2)

 Le Washington Post invite régulièrement ses lecteurs à participer à son concours “Change a Letter, Change a Lot” (Une lettre qui change peut faire une grande différence). Il s'agit de prendre un mot existant, d'en changer ou d'y ajouter une lettre pour obtenir un mot dont le sens est totalement différent. Je présente ci-après trois de ces mots publiés dans ce quotidien en y ajoutant mes propres explications : 

5. Bozone :  La substance qui entoure les personnes stupides et empêche la pénétration d'idées brillantes. (La couche de bozone ne semble pas sur le point de se désagréger.) 

Ce mot imaginaire combine deux mots véritables : ozone et bozo. L'ozone est un gaz. (Sa formule chimique est O3.) La couche d'ozone se situe dans la stratosphère, entre 13 et 40 kilomètres au-dessus de la Terre. Bozo est un mot péjoratif qui désigne une personne stupide et inepte. Le bozone est donc un halo qui entoure les gens stupides. (Contrairement à la couche d'ozone, qui est graduellement entamée par les activités humaines, le bozone, devrait rester intact selon l'inventeur de ce mot.)

6. Foreploy : Tout mensonge sur soi-même en vue d'avoir des relations sexuelles 

Combinaison de deux mots : foreplay (préliminaires) et ploy (stratagème). Le premier désigne les stimulations érotiques qui précédent l'accouplement. Le second désigne une tactique visant à induire quelqu'un en erreur pour en retirer un avantage. La définition du mot imaginaire foreploy combine le sens de stimulation érotique de foreplay et la tactique trompeuse ou le mensonge suggéré par le mot ploy.

7. Giraffiti : Acte de vandalisme d'une très grande gravité

 Ce mot associe graffiti et giraffe. On estime que celui qui couvre un mur de graffitis commet un acte de vandalisme. Les mots "très grande" font allusion à la taille d'une girafe.

Jonathan Goldberg 

Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.

J.D. Salinger – a new biography

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The iconic American author died exactly a year ago, at the age of 91. Although he failed to graduate from three colleges, he became a giant of American literature.

His best-known  novel,The Catcher in the Rye (translated into the major languages, including French ("L'attrape-coeurs") sold more than 65 million copies. Much has been written of his personal life, particularly of his reclusive life style.  A lesser known-aspect of his life was his participation in the Normandy campaign, his proficiency in French and German and his assignment to a counter-intelligence division, where he used his language proficiency to interrogate prisoners of war. According to his daughter, he was also among the first soldiers to enter a liberated concentration camp. Salinger's experiences in the war affected him emotionally. He was hospitalized for a few weeks for post traumatic stress disorder  after Germany was defeated.  

Before Salinger’s death, he engaged in a lawsuit to prevent the publication of “60 Years Later – coming through the Rye”, by Fredrik Colting, which was billed as a sequel to The Catcher in the Rye. Salinger’s estate has now reached an agreement with Colting, which allows the book to be sold in international markets, but not in the United States or Canada.

 

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For more details about that subject, see The New Yorker, January 19, 2011.

For an article in French on the subject of that legal battle,  see «La suite de l”:Attrape-Coeurs pourra paraitre partout sauf aux Etats-Unis ».

Immediately after his death, The New Yorker magazine posted online (for subscribers only) 12 of the enigmatic writer's stories previously published in the magazine.  Readers who are not subscribers are able to see an abstract describing the story and a small image of the original pages in which it appeared. The stories were originally published from 1948 through 1965, including Salinger's last published work, "Hapworth 16, 1924." 

This week the first biography of Salinger since his death, “J.D. Salinger: A Life”, by Kenneth Slawenski, will be published. 

The Amazon.com review states:  

In the year since his death, we've heard much more about J.D. Salinger's reclusiveness and eccentricities, both real and exaggerated, than we have about the writing that made him famous in the first place. Kenneth Slawenski's ‘Salinger: A Life’ avoids such scandal- mongering in order to deliver a sensitive (but not fawning) portrait of Salinger the writer. Slawenski looks not only at Salinger's most famous works, but also finds a wealth of psychological insights in places like rejection letters and biographical statements. Not surprisingly, Salinger's life, and especially his service in World War II, provided much of the raw material for his stories. But Slawenski does much more than compare Salinger's biography to his literary output: he also shows how compromises, conflicts, and editorial intrigues shaped Salinger's works, even when he was at the peak of his career. The book has much less to say about Salinger's post-1960 retirement and self-seclusion, apart from the author's occasional foray into the public eye by way of a rare interview or court case. But Slawenski does this for good reason: Salinger: A Life seeks only to explain Salinger as most of us knew him, through his writing. As a result, both die-hard fans and those who last picked up Catcher in the Rye in high school will find it enlightening.

 A longer literary review is to be found in the Los Angeles Times, January 23, 2011. 

The following documentary video, entitled “L’attrape-Salinger”, provides a French commentary on the life of Salinger.

http://www.imineo.com/documentaires/arts/portraits/attrape-salinger-video-8078.htm

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 The resume of the documentary states:

Ce film décalé suit les déambulations d'un écrivain français à la recherche de ses sources personnelles et dresse un portrait distancié de la culture américaine contemporaine. 

For a French article on Salinger, see Wikipedia

 

 Jonathan Goldberg

Une sélection d’articles sur la langue anglaise

 

English as she was spoke – The Economist (anglais) Capture d’écran 2011-01-19 à 21.05.25

 

http://www.economist.com/node/17730434

 

La bataille des langues (français) Capture d’écran 2011-01-19 à 21.10.04

 

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/97/

 

 

Electrifying Language (anglais)                                                                                               Capture d’écran 2011-01-19 à 21.05.38

http://www.americanscientist.org/bookshelf/pub/
electrifying-language

 

 

 

 

Francophone students choosing
English-language schools (anglais)                                                                       Capture d’écran 2011-01-19 à 21.05.58

 

http://fullcomment.nationalpost.com/2011/01/14/
barbara-kay-francophone-
students-choosing-english-l
anguage-schools-oh-my/

 

 

Tongues Twisted (anglais) Capture d’écran 2011-01-19 à 21.14.26

 

http://www.tnr.com/book/review/tongues-twisted

 

Conquering the comics world without Asterix (anglais)                                     Capture d’écran 2011-01-19 à 21.14.10

http://www.irishtimes.com/newspaper/features/
2011/0117/1224287664594.html

 

 

 

 

L’Anglais, une langue en constant effervescence (français)             Capture d’écran 2011-01-19 à 21.06.26                          

http://www.magazine-litteraire.com/content/breves/article?id=18152

 


Concours de mots originaux du Washington Post (première partie)

Le Washington Post invite ses lecteurs régulièrement à participer à son concours “Change a Letter, Change a Lot” (Une lettre qui change peut faire une grande différence). Il s'agit de prendre un mot existant, d'en changer ou d'y ajouter une lettre pour obtenir un mot dont le sens est totalement différent. Je présente ci-après trois de ces mots publiés dans ce quotidien en y ajoutant mes propres explications :

1. Cashtration : Fait d'acheter une maison, ce qui rend l'acheteur financièrement impuissant pendant une période indéterminée

Le mot “castration” désigne généralement l'ablation des testicules d'un homme, ce qui met fin à presque toute la production de l'hormone masculine, la testostérone, et entraîne de ce fait l'impuissance. Ici, la lettre “h” a été ajoutée au mot “castration” pour créer le mot cashtration. Ce dernier désigne l'impuissance financière qui résulte de l'achat d'une maison (sans doute en raison du coût du remboursement de l'emprunt hypothécaire pendant une longue période).

2. Ignoranus : Personne qui est à la fois stupide et un con

Bien que, littéralement, le mot anglais "asshole" signifie "anus", ou orifice du rectum, il est couramment utilisé en argot américain pour désigner une personne de façon péjorative. (Longtemps considéré comme très vulgaire, ce mot est aujourd'hui jugé acceptable par des locuteurs assez nombreux.) Le mot “ignoramus” (qui signifie "nous ne savons pas" en latin) n'est pas vulgaire et désigne simplement un ignorant. Les deux mots ont été fusionnés pour former le substantif ignoranus, qui est donc une variante vulgaire de ignoramus.

3. Intaxication: Euphorie que ressent le contribuable lorsqu'il obtient une restitution d'impôt mais qui prend fin lorsqu'il se rend compte qu'il s'agit en fait de son propre argent

En anglais, le mot "intoxication" désigne l'ivresse, état qui crée parfois de l'euphorie. Ce mot a été changé en intaxication. La définition de ce nouveau mot combine la notion d'impôts et celle d'euphorie ou d'ivresse. Ce mot suggère avec humour que, même si l'obtention d'une restitution d'impôts peut engendrer de l'euphorie, celle-ci risque d'être de courte durée, car on ne tarde pas à se rendre compte que le montant reçu correspond en réalité à une somme que l'on a soi-même payée précédemment.

Attention : les mots cashtration, ignoranus et intaxication n'existent pas en anglais et ont été inventés uniquement aux fins de ce concours.

 

Jonathan Goldberg 

Le présent billet a été traduit de l'anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.