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Un hommage à David Servan-Schreiber

au premier anniversaire de sa mort

Jean-Jacques Servan-Schreiber (1924-2006) (familièrement connu sous le sigle JJSS) fut un journaliste, un essayiste et un homme politique français de premier plan. Parmi les nombreux fleurons de sa carrière, figure la fondation de l'hebdomadaire L'Express qui ouvrit ses colonnes aux grands intellectuels des décennies cinquante et soixante tels qu'Albert Camus, Jean-Paul Sartre, André Malraux et François Mauriac.

Jean-Jacques a eu quatre fils, David, Édouard, Franklin et Émile, qui poursuivirent sur la voie des prouesses intellectuelles et professionnelles.

À partir du moment où Édouard a été admis à l'Université Carnegie Bellon à l'âge de 14 ans, les quatre frères y firent leurs études.

Récemment, j'ai eu l'occasion d'écouter une causerie de Franklin SS, au Consulat de France à Los Angeles. Le sujet en était son frère David, décédé le 24 juillet 2011 à l'âge de 50 ans, après s'être battu contre un cancer du cerveau décelé 19 ans plus tôt dans le cadre de ses propres recherches de neurologie.

David a accompli un important travail dans le domaine des sciences et de la médecine (à 22 ans, il était docteur en médecine en France, au Canada et aux États-Unis) et il contribua à la fondation de la section américaine dc « Médecins sans Frontières ». Par ses livres, il transmit ses idées et ses connaissances à un large public : « Guérir le stress, l'anxiété et la dépression : sans médicaments ni psychanalyse » (2003) qui eut un grand succès en France et fut traduit en anglais sous le titre de : The Instinct to Heal: Curing Depression, Anxiety and Stress Without Drugs and Without Talk Therapy, et dans plusieurs autres langues ; « Anticancer » (2007), traduit en 40 langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires ; et son dernier livre, publié après sa mort, « On peut se dire au revoir plusieurs fois », traduit en anglais par : Not the Last Goodbye : Reflections on Life, Death, Healing and Cancer.

Franklin m'a obligeamment communiqué le texte de l'épilogue du dernier livre de son frère: On peut se dire au revoir plusieurs fois (2011). Il s'agit de l'hommage d'Émile à son frère David, prononcé lors des funérailles de celui-ci, en l'église Saint-Eustache de Paris.

Les titres et les livres de David Servan-Schreiber reflètent sa philosophie du cancer : comment essayer de l'éviter et, si ce n'est pas possible, comment lui faire face. Il propose une conception globaliste de la prévention et du traitement du cancer qu'il a transmise à des millions de malades cancéreux, notamment par ses livres. Ses frères poursuivent désormais cette mission sacrée.

Lecture supplémentaire :

Hommage à David Servan-Schreiber
Le Figaro

David Servan-Schreiber, Exponent of Cancer Treatments, Dies at 50
New York Times, July 29, 2011

 

Jonathan G.

Le mot anglais de la semaine :« rickshaw »


Le rickshaw (alias pousse-pousse) dont l'Occident a fait la connaissance avec « Le Rickshaw fantôme et autres histoires » (1889) du prolifique écrivain britannique Rudyard Kipling, [texte intégral en anglais] est un moyen de transport couramment utilisé en Inde et dans d'autres pays d'Asie.

Rickshaw 1 brighter

  Richshaw to be cropped

Ce  film, Men of Burden, (1:06 heures) montre le tireur de pousse-pousse traditionnel (le rickshawwallah) dont le métier doit être l'un des plus pénibles du monde.

 

En Asie, de nos jours, le rickshaw s'est souvent modernisé. Il est constitué d'un tricycle (cyclopousse ou vélopousse) équipé d'une cabine à deux places. Le tireur pédale et ne court plus sur la chaussée. Certains sont même complètement motorisés (motopousses). En fait, seule Calcutta possède encore des rickshaws traditionnels.

 

 

À Calcutta, où les rickshaws sont le mode de transport urbain le plus répandu parce qu'ils se jouent des difficultés de la circulation, leur nombre a été jusqu'ici limité à 50.000. Selon une émission de l'USA National Public Radio du 12 juillet dernier,  cette limite serait bientôt levée et les propriétaires bichonnent leurs engins pour mieux rivaliser avec la concurrence.

  Rickshaw 2

Bicycle rickshaw

D'un point de vue linguistique, il convient de noter que si le rickshaw est généralement associé à l'Inde, le vocable est d'origine japonaise. C'est la forme abrégée de jinrikisha, combinaison des mots "jin", homme, "riki" propulsion et "sha" voiture.

La langue officielle du Bharat ou République de l'Inde [1], est l'hindi, avec l'anglais comme langue auxiliaire pour les actes officiels. La constitution de 1950 avait fait de l'hindi la langue nationale du pays mais, devant l'opposition des États du Sud, il appartient à chaque État, depuis 1967, de déterminer sa langue officielle. Toutefois, le cinéma contribue puissamment à répandre l'usage de l'hindi dans tout le sous-continent.

En anglais et en français, plusieurs mots proviennent de l'Inde ou plus précisément des langues indiennes, notamment de l'hindi et de l'ourdou qui figurent parmi les langues les plus parlées dans le monde [2],  d'autres langues du sous-continent indien ou du sanscrit, considéré comme la langue mère des langues indo-européennes, dont l'anglais et toutes les autres langues romanes.

Sir William Jones (1746-1794) était un juriste et un poète anglo-gallois qui se doublait d'un philologue et d'un spécialiste de l'Inde ancienne, surtout connu pour avoir émis l'idée que les langues indo-européennes sont apparentées.

In 1786, Jones écrivit « The Sanscrit Language » dans lequel il soutenait que le grec, le latin et le sanscrit avaient des racines communes, et postulait que ces trois langues pouvaient également être liées aux langues gothiques et celtiques ainsi qu'au persan. À l'époque, cette thèse paraissait révolutionnaire, mais elle est désormais admise; elle a fait de l'étude du sanscrit, langue morte, le pilier central de la philologie occidentale ou de la linguistique historique. Jones est ainsi le pionnier de l'étude comparée des langues et sa méthode a inspiré le développement de la linguistique comparée.

Voici une liste de mots d'origine indienne passés en anglais et en français:

English

français

atoll

atoll

avatar

avatar

bandana

bandana

bazaar

bazar

cashmere,

cachemire

catamaran

catamaran

cheroot

cheroot

chintz

chintz

curry

curry

guru

gourou

jodhpur

jodhpur

(culotte de cheval)

jungle

jungle

jute

jute

khaki

kaki

nirvana

nirvana

pariah

paria

pashmina

pashmina

polo

polo

pundit

pandit, expert

pyjamas

pyjama

sari

sari

shampoo

shampooing

shawl

châle

teak

teck

typhoon

typhon

veranda(h)

véranda

yoga

yoga

Lecture supplémentaire :

 

Rickshaw hobson jobson

Rickshaw jones

A concise version of "Hobson-Jobson: A Glossary of Colloquial Anglo-Indian Words and Phrases, and of Kindred Terms, Etymological, Historical, Geographical and Discursive."

'Orientalist Jones':
Sir William Jones, Poet, Lawyer,
and Linguist, 1746-1794

Project tries to save India's linguistic treasures
The National, July 13, 2012

Hinglish – Not same, very different
The Economist, August 29, 2012

Hobson-Jobson Soup: English Words from Indian Languages,
Wordnik Blog
, 13 November, 2012

The Rickshaw Drivers of Kolkata, India
New York Times, 3 July 2014

 

[1] L'Inde ou les Indes ?  En France,  on a longtemps parlé des Indes (les Indes galantes, l'empire des Indes, l'armée des Indes, etc.) Cet usage n'avait pas échappé au pandit Nehru qui, écrivant à l'ancien chargé d'affaires français en Inde, M. Raoul Bertrand, lui précisa les choses en ces termes : «  Vous autres, Français, avez raison de parler des Indes au pluriel, et les Anglais ont tort d'employer le singulier India. Pourtant, je vous prierai de faire savoir à votre gouvernement que nous désirons vous voir utiliser, vous aussi, le singulier dans vos communications officielles . Cela nous aidera à tenter de créer une unité qui est aujourd'hui loin d'exister. »  Madame Talleyrand (fille d'un fonctionnaire français de Pondichéry et née à Tranquebar) avait devancé la  volonté du premier ministre indien puisqu'elle disait déjà innocemment : « Je suis d'Inde ! ».   

[2] Le site web d'Ethnologue: Languages of the World, classe l'hindi en cinquième position des langues maternelles les plus parlées, après le chinois (essentiellement le mandarin), l'espagnol, l'anglais et l'arabe. D'autres sources proposent des classements différents. Sur ce sujet, les lecteurs intéressés peuvent interroger: editor_Ethnologue@sil.org

 

J. L. & J. G

Henri’s Walk to Paris – analyse de livre

La bienvenue à Patricia Barthélémy , notre nouvelle collaboratrice.

PatriciaPatricia est née à Montréal (Québec, Canada) dans une famille haïtiano-gaspésienne francophone. Les accents l'enchantent depuis toujours, et elle aime les minuscules.

Bac D en poche, Patricia s'inscrit à l'Université de Montréal, où elle obtient un baccalauréat ès arts spécialisé en études hispaniques avant d'entreprendre un programme de traduction (anglais-français). Au sortir de l'université, elle décrète qu'elle n'aime pas la traduction. 

Son nouveau désamour l'amène à traduire à son compte pour de petits clients et à accepter un poste dans une société de doublage. Pendant près de cinq ans, elle traduit des génériques, des sous-titres et intertitres, des projets de doublage synchro, et révise des adaptations pour le doublage en surimpression vocale. Puis, elle décide de se lancer dans l'aventure du travail indépendant. Comme le solo n'est pas toujours facile, Patricia s'octroie une étape intermédiaire dans un cabinet de traduction à temps partiel qui devient vite un séjour à temps plein.

En bonne sédentaire accrochée à ses racines, Patricia s'envole un jour pour Paris. Elle s'inscrit sur Twitter pour glaner des activités parisiennes. Petit à petit, elle rencontre d'autres traducteurs twitteurs et participe à des rencontres de traduction. Elle confirme son orientation professionnelle : traductrice et adaptatrice pour le doublage en surimpression vocale de l'anglais vers le français pour le marché nord-américain (mais pas blogueuse).

Aujourd'hui, Patricia a le mal du pays, mais elle aime la traduction.


Henri's Walk to Paris – analyse  personnelle :

Paris, Ville lumière, ville du luxe, de la tour Eiffel et des amoureux, Paris et sa Seine, ses ponts, ses canaux, ses immeubles haussmanniens, sa richesse artistique, littéraire, musicale, ses fantômes et ses clochers. Paris ne m'a jamais attirée. Peut-être parce qu'elle fait rêver tout le monde, parce qu'il faut l'aimer à tout prix… parce que c'est Paris. J'y vis depuis bientôt deux ans, et j'ai peine à en apprécier les charmes. Voilà pourquoi l'histoire d'Henri a attisé ma curiosité.

Henri est un petit garçon qui vit à Reboul, en France. Un jour, un livre le fait rêver de Paris, cette jolie perle de pluie colorée, amusante et parfumée de printemps, la merveilleuse ville beaucoup plus grosse et peuplée que la sienne. Alors, il décide de tenter l'aventure parisienne. Il se prépare un en-cas, et il part à pied pour la capitale. En chemin, il s'arrête pour calmer son estomac, puis apaiser le sommeil qui le surprend. À son réveil, il se remet en route et découvre que Paris… c'est aussi magique que chez soi.

Tout droit sorti de la plume de Leonore Klein, une bibliothécaire et auteure new-yorkaise de livres pour enfants, et de Saul Bass, une icône du design graphique, Henri's Walk to Paris est un petit bijou imperméable aux cinquante années qui se sont écoulées depuis sa première — et jusqu'alors seule — édition de 1962. Un survol du Web suffit à comprendre que la réédition de 2012 était fort attendue, principalement par les fans de Saul Bass.


Saul BassPendant 40 ans, le génie de  Saul Bass habite le monde du design d'entreprise, de la publicité, de l'édition et du cinéma. Originaire du Bronx, à New York, Saul Bass conçoit un nombre impressionnant de logos (Minolta, AT&T, United Way), de couvertures de magazines, de livres, d'albums et de projets publicitaires. Mais c'est au cinéma qu'il marque les esprits en signant de nombreuses affiches et en devenant l'un des maîtres incontestés du générique. Il collabore notamment avec des réalisateurs comme Alfred Hitchcock, Martin Scorsese, Otto Preminger ou Stanley Kubrick. Il prend également les rênes de ses propres projets à titre de scénariste et de réalisateur. En 1968, il gagne un oscar pour le documentaire Why Man Creates. Avec Henri's walk to Paris, il fait sa seule incursion dans le monde de la littérature pour enfants.

On reconnaît le travail de Saul Bass à la simplicité de ses compositions, à la vivacité de ses couleurs et à ses lignes récurrentes. La longévité honorable de certaines de ses créations s'explique peut-être par un langage visuel sans fioritures et une justesse qui rendent les « mises à jour » inutiles. D'ailleurs, son travail sur la métaphore de Leonore Klein (le désir d'ailleurs) étonne par son actualité. Les teintes choisies (orange brûlé, ocre, vert, turquoise) sont loin d'être anachroniques (hasard de la périodicité des modes?). Les personnages ne sont représentés que par des pieds et des mains, jamais de visages témoignant de leur époque. Aller à l'essentiel, sans jamais négliger le rendu visuel.

Henri's Walk to Paris est le travail d'un homme d'images talentueux qui a su utiliser des codes pérennes pour illustrer une métaphore universelle mise en mots de manière charmante. Je ne sais pas quel public en profite le plus, celui de l'auteure ou celui du designer : les enfants ou les amateurs de design. En tout cas, s'il ne m'a pas réconciliée avec Paris, le merveilleux ouvrage aura su me surprendre là où je m'y attendais le moins.

Henri's Walk to Paris, texte de Leonore Klein, illustrations de Saul Bass. 2e édition publiée par Universe Publishing (New York), 2012.

Sources

La Science fait un grand bond en avant !

Après des décennies de recherches, les physiciens ont élucidé l'un des mystères de l'univers [1].

Higgs 3

The Economist

La théorie est dite du "boson de Higgs", d'après le physicien britannique Peter Higgs qui a postulé l'existence de cette particule élémentaire il y a 48 ans ! 

Higgs 1
Dr. Peter Higgs

Le sport, la politique, les testostérones et la technologie

 

FlameAu moment même où la flamme olympique s'approche de  Londres, pour l'ouverture des Olympiades de 2012 qui aura lieu le 27 de ce mois, nous vous présentons un autre article se rapportant aux Jeux Olympiques. Côté linguistique, nous recommandons à nos lecteurs de lire le glossaire d'idiomes d'athlétisme, dont le lien se trouve ci-dessous.


Au cours des précédentes Olympiades, deux controverses ont impliqué des coureuses d'Afrique du Sud.

La première était Zola Budd, spécialiste des courses de fond. En 1984, elle a battu le record du monde du 5.000 mètres, mais étant donné qu'à l'époque l'Afrique du Sud était boycottée à cause de sa politique d'Apartheid, les autorités de l'athlétisme ont refusé de reconnaître ce record mondial.

Courant le 3.000 mètres aux Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles (sous les couleurs du Royaume-Uni, pour tourner ce boycott), Budd heurte la coureuse américaine, Mary Decker, et la fait tomber. La foule conspue Budd qui perd sa concentration et termine à la 7ème place.

Source : New York Times


À la une : La rivalité franco-britannique sur la pelouse de Wimbledon – Murray contre Tsonga

 

  Wimbledon flags Wimbledon logo  

                                                                                                                                         

Wimbledon 2 Wimbledon 3À l'heure même où le joueur Écossais Andy Murray et le Français Jo-Wilfried Tsonga s'affrontent dans la demi-finale hommes du Championnat de Wimbledon, nous rappelons la connexion franco-britannique qui existe autour de ce sport.

 


Tennis
– Histoire et étymologie

  Tennis  book cover  

Le tournoi de Roland Garros s’est récemment achevé à Paris et, à quelques jours de la finale de Wimbledon, le contexte était propice pour revenir sur l’origine du mot « tennis » et sur l’histoire de ce sport né entre la France et l’Angleterre.

En anglais, les premières traces du mot tennis étaient les formes tenets, teneys et tenes. Ces termes dérivaient probablement de « tenez », du verbe français « tenir » à la deuxième personne pluriel de l’impératif. Il s’agissait sans doute de ce que le serveur criait à son adversaire au début d’un échange. En anglais, « tenez » se traduit parfois par take heed ou take this (« prenez ça »).

Si les Égyptiens, les Grecs et les Romains jouaient probablement déjà une forme primitive de tennis, la plupart des historiens estiment que l’ancêtre de ce sport est né en France au XIIe siècle. Le jeu se pratiquait alors avec une balle que l’on se renvoyait à main nue, sans raquette, d’où son nom : le jeu de paume (également appelé courte-paume par la suite).

Ce n’est qu’au XVIe siècle que les raquettes ont fait leur apparition et que le jeu s’est pratiqué dans un espace clos. On utilisait alors une raquette en bois, avec des cordes en boyaux de mouton, ainsi que des balles en liège. Les premiers terrains étaient aussi bien différents des courts actuels. Malgré l’apparition des battes, puis des raquettes, le sport a gardé son nom de jeu de paume en France et de tennis outre-Manche.

Le jeu de paume se répand alors dans toute l’Europe, à commencer par la France et l’Angleterre, bien que le Pape et Louis IV aient essayé de l’interdire. Henri VIII d’Angleterre était quant à lui un grand amateur de ce sport que les historiens appellent real tennis (« vrai tennis »). On raconte d’ailleurs que sa seconde femme, Anne Boleyn, assistait à une partie lorsqu’elle fut arrêtée, et qu’Henri lui-même était en plein match lorsqu’on lui annonça l’exécution de son épouse.

De l’autre côté de la Manche, François Ier était un joueur passionné qui apporta beaucoup au jeu de paume, en faisant notamment construire des courts pour ses courtisans, mais aussi pour les roturiers.

L’ancêtre du tennis a également joué un rôle majeur dans la Révolution française, lorsque les députés du Tiers état signèrent le serment du Jeu de paume, dans la salle du même nom à Versailles.

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Esquisse de Jacques-Louis David du Serment du jeu de paume. En 1972, David fut élu député de la Convention nationale.

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Jeu de paume au XVIIème siècle

 Sous le règne de la Reine Victoria, le « vrai tennis » connut un certain renouveau en Angleterre. Mais c'est la nouvelle pratique de ce sport en extérieur et sur gazon qui devint de plus en plus populaire, jusqu'à devenir le sport le plus populaire, un sport que les femmes se mirent alors également à pratiquer. Neanmoins, le jeu de paume existe toujours jusqua'aux nos jours.

Le tennis moderne – la connexion franco-britannique

Les joueurs français les plus célèbres :

Suzanne Rachel Flore Lenglen (1899–1938) remporta 31 titres entre 1914 et 1926.

Jean Robert Borotra (1898–1994) était l'un des « Quatre Mousquetaires » français qui dominèrent le tennis à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Les autres Mousquetaires étaient Jacques Brugnon (1895–1978), Henri Cochet (1901–1987) et René Lacoste (1904–1996).

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Jacques Brugnon et Henri Cochet, partenaires de doubles (en haut), Jean Borotra, « le Basque bondissant » (en bas à gauche), René Lacoste (en bas à droite).

6

Roland Garros, aviateur français
1888-1918

Les joueurs britanniques les plus célèbres : 

William "Willie" Charles Renshaw (1861–1904) est l'un des plus grands joueurs de tennis britanniques de tous les temps, et l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du tennis. Il a remporté le tournoi de Wimbledon à douze reprises, dont six victoires consécutives.

Fred Perry est considéré comme le meilleur joueur britannique de l'histoire. Il fut trois fois vainqueur de l'US Open et de Wimbledon et remporta une fois l'Open d'Australie ainsi que Roland Garros.

7

William Renshaw (avec son frère jumeau, Ernest) était l'un des "pères fondateurs"
du tournoi de Wimbledon

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Fred Perry 

 

1Les Internationaux de France de tennis

  2

 Le court Suzanne Lenglen du stade Roland Garros

Les Internationaux de Grande-Bretagne de Wimbledon

 

Capture d’écran 2011-07-01 à 22.00.44Court central de Wimbledon


 
Lecture supplémentaire :

35 Amazing Health Benefits of Tennis (+10 Tips for Beginners)

Wikipedia (English) – Tennis 

Wikipedia (français) – tennis 

The Origins and Early History of Tennis: Ancient Egypt or Medieval France?

 

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Capture d’écran 2011-06-29 à 21.26.19

 

Notes linguistiques :

(1) En tennis le mot "love" équivaut à "zéro". Wikipedia fournit des explications possibles de cet usage :

"The origin of the use of "love" for zero is also disputed. It is possible that it derives from the French expression for "the egg" (l'œuf) because an egg looks like the number zero. …. "Love" is also said to derive from l'heure "the hour" in French [citation needed]. A third possibility comes from the Dutch expression "iets voor lof doen", which means to do something for praise, implying no monetary stakes.  Another theory on the origins of the use of "Love" comes from the acceptance that, at the start of any match, when scores are at zero, players still have "Love for each other". This feeling, obviously, goes away as the match progresses."

(2) Le Championnat de Wimbledon, considéré en effet comme le Championnat du monde, se déroule dans cette ville anglaise près de Londres depuis 1877. La  tradition associée avec le tournement veut que les spectateurs mangent des fraises à la crème.  Nous nous sommes demandé quelle était l’origine du mot anglais strawberries  et s’il a quelque chose à voir avec straw (paille). Voici une explication fournie par un site très fiable, www.snopes.com :

  Wimbledon starwberries

“ The word 'strawberry' has been part of the English language for at least a thousand years, well before strawberries were cultivated as garden or farm edibles. They grew in the wild of their own accord, their berries gathered by folks who happened across strawberry patches. Therefore, although the word's precise origin cannot be determined, we can certainly throw out any etymology that is dependent upon the plant's being bedded in straw to protect it from the cold or keep its berries clean. Even if such practices had been used, they would have begun long after the fruit had been given its current name.

There are two theories as to the true origin of the word, both deriving from its first syllable. One explanation hinges on a particular meaning of "straw" — a particle of straw, chaff, or mote — describing the appearance of the achenes (tiny yellow seeds) scattered over the surface of the berry. Another view says it comes from "stray" or "strew," designating the spread of the plant's runners (slender tendrils), in that in an unchecked field of strawberries the plants appear to have been strewn across the ground with their runners straying everywhere. This second explanation is the more popular.” 

DERNIÈRES NOUVELLES : 

Murray bat Tsonga et devient ainsi le premier britannique à parvenir en finale hommes depuis 1938

 

J. G. 

 

The Challenges of Translating J-J Rousseau 300 years after his birth

Russell Goulbourne est Professeur de littérature française moderne à l'Université de Leeds, en Angleterre. Sa traduction des Rêveries du promeneur solitaire de Rousseau a été publiée par l'Oxford University Press – dans sa collection des Classiques du monde – en 2011. Elle lui a valu des critiques élogieuses dans le Guardian et le supplément littéraire du Times.



Professor Russell Goulbourne

On the occasion of the 300th anniversary of the birth of Jean-Jacques Rousseau, we asked Professor Goulbourne to write a piece for the blog about the challenges of translating Rêveries du promeneur solitaire. He was very gracious in sending us the following article which, we believe, makes a substantial contribution to the blog and allows us to maintain the high standard of articles to which we aspire.

Paperback: 176 pages
Publisher: Oxford University Press, USA (July 7, 2011)

Broché: 222 pages
    Editeur :
Flammarion
(4 janvier 2012)


À la une –
les oies de Californie fêtent le 1er juillet 2012

 Ma foi, se dit l'oie, pourquoi moi ?

 

Foie gras + 2 

 
Foie gras + 1    Depuis l'entrée en vigueur aujourd'hui (1er juillet) de la loi californienne  N°1520, la production et la vente de foie gras (de canard ou d'oie) et de ses dérivés (y compris les plumes) sont interdites sur le territoire de l'État de Californie [1]. Les restaurateurs qui se risqueraient à en servir, sous une forme ou sous une autre, encourraient une amende de 1.000$.

  

Traductrice du mois de juin 2012 – Françoise de la plume de Dussert

Notre traductrice invitée, Françoise de la Plume de Dussert (pseudonyme),  est  une traductrice professionnelle, diplômée en littérature française, née en France, mais vivant en  Angleterre  depuis de longues années.  Imprégnée des deux cultures, elle  est adepte du grand écart linguistique.Françoise a collaboré à ce blog dès les débuts et y a signé une douzaine d’articles. Nous apprécions infiniment son talent et sa compétence, tant littéraire que linguistique. Françoise a obligeamment accepté de nous accorder l'interview  qui suit.

ENGLISH VERSION

 F. P-J.

 

 - Vous êtes née en France. Où et quand avez-vous appris l’anglais ?

Au lycée. En première langue. Mais je réussissais mieux en italien qui était ma deuxième langue étrangère, alors au bac puis à la fac, où j’avais choisi d’étudier la littérature française, l’italien est devenu ma première langue étrangère, l’anglais, relégué au second plan (pour l’étude des textes de littérature comparée, par exemple, où la lecture du texte dans sa langue originelle était facultative) faisait figure de parent pauvre.

Mon premier amour, c’est la belle langue. Si j’aimais l’italien et y réussissais mieux c’est parce que, plus proche du français, sa beauté et ses subtilités m’étaient plus immédiatement accessibles. Le hasard a  voulu que mon désir de partir comme assistante en Italie ne soit pas exaucé. M’étant promis de vivre à l’étranger, et avec la chance d’avoir de la famille éloignée en Angleterre, j’y suis venue au pair pendant un an et me suis éprise du pays. Pour y rester, j’y ai d’abord fait carrière d’enseignante pendant plus de vingt ans.

 

Jean-Jacques Rousseau, autodidacte de génie, naquit il y a 300 ans

Rousseau

Ce qui surprend le plus chez Jean-Jacques Rousseau (dont Genève s'apprête à fêter le tricentenaire [1]), c'est l'autodidacte de génie. Il naît le 28 juin 1712, au cœur de la vieille ville, dans une famille d'origine française. Sa mère, Suzanne Bertrand, décède neuf jours plus tard. C'est son père, Isaac Rousseau, qui l'élèvera jusqu'à l'âge de dix ans. Ce père est un de ces horlogers « la tête plongée dans les livres » qui, à l'époque, ont tant étonné les visiteurs étrangers. Au demeurant assez fantasque, l'homme a roulé sa bosse et passé six ans à Istanbul. C'est lui qui éveille son fils à la lecture des auteurs anciens, dont Plutarque. Mais, à la suite d'une rixe, il doit s'exiler et confie le jeune Jean-Jacques au pasteur Lambercier, à Bossey, aux environs de Genève. Deux ans après, Rousseau entre en apprentissage chez un horloger. En 1728, il quitte Genève, se convertit au catholicisme et rencontre la baronne Louise de Warens qui l'initiera au monde, dans tous les sens du terme.