Le rickshaw (alias pousse-pousse) dont l'Occident a fait la connaissance avec « Le Rickshaw fantôme et autres histoires » (1889) du prolifique écrivain britannique Rudyard Kipling, [texte intégral en anglais] est un moyen de transport couramment utilisé en Inde et dans d'autres pays d'Asie.
Ce film, Men of Burden, (1:06 heures) montre le tireur de pousse-pousse traditionnel (le rickshaw–wallah) dont le métier doit être l'un des plus pénibles du monde.
En Asie, de nos jours, le rickshaw s'est souvent modernisé. Il est constitué d'un tricycle (cyclopousse ou vélopousse) équipé d'une cabine à deux places. Le tireur pédale et ne court plus sur la chaussée. Certains sont même complètement motorisés (motopousses). En fait, seule Calcutta possède encore des rickshaws traditionnels.
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À Calcutta, où les rickshaws sont le mode de transport urbain le plus répandu parce qu'ils se jouent des difficultés de la circulation, leur nombre a été jusqu'ici limité à 50.000. Selon une émission de l'USA National Public Radio du 12 juillet dernier, cette limite serait bientôt levée et les propriétaires bichonnent leurs engins pour mieux rivaliser avec la concurrence.
D'un point de vue linguistique, il convient de noter que si le rickshaw est généralement associé à l'Inde, le vocable est d'origine japonaise. C'est la forme abrégée de jinrikisha, combinaison des mots "jin", homme, "riki" propulsion et "sha" voiture.
La langue officielle du Bharat ou République de l'Inde [1], est l'hindi, avec l'anglais comme langue auxiliaire pour les actes officiels. La constitution de 1950 avait fait de l'hindi la langue nationale du pays mais, devant l'opposition des États du Sud, il appartient à chaque État, depuis 1967, de déterminer sa langue officielle. Toutefois, le cinéma contribue puissamment à répandre l'usage de l'hindi dans tout le sous-continent.
En anglais et en français, plusieurs mots proviennent de l'Inde ou plus précisément des langues indiennes, notamment de l'hindi et de l'ourdou qui figurent parmi les langues les plus parlées dans le monde [2], d'autres langues du sous-continent indien ou du sanscrit, considéré comme la langue mère des langues indo-européennes, dont l'anglais et toutes les autres langues romanes.
Sir William Jones (1746-1794) était un juriste et un poète anglo-gallois qui se doublait d'un philologue et d'un spécialiste de l'Inde ancienne, surtout connu pour avoir émis l'idée que les langues indo-européennes sont apparentées.
In 1786, Jones écrivit « The Sanscrit Language » dans lequel il soutenait que le grec, le latin et le sanscrit avaient des racines communes, et postulait que ces trois langues pouvaient également être liées aux langues gothiques et celtiques ainsi qu'au persan. À l'époque, cette thèse paraissait révolutionnaire, mais elle est désormais admise; elle a fait de l'étude du sanscrit, langue morte, le pilier central de la philologie occidentale ou de la linguistique historique. Jones est ainsi le pionnier de l'étude comparée des langues et sa méthode a inspiré le développement de la linguistique comparée.
Voici une liste de mots d'origine indienne passés en anglais et en français:
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English |
français |
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atoll |
atoll |
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avatar |
avatar |
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bandana |
bandana |
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bazaar |
bazar |
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cashmere, |
cachemire |
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catamaran |
catamaran |
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cheroot |
cheroot |
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chintz |
chintz |
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curry |
curry |
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guru |
gourou |
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jodhpur |
jodhpur |
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jungle |
jungle |
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jute |
jute |
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khaki |
kaki |
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nirvana |
nirvana |
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pariah |
paria |
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pashmina |
pashmina |
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polo |
polo |
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pundit |
pandit, expert |
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pyjamas |
pyjama |
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sari |
sari |
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shampoo |
shampooing |
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shawl |
châle |
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teak |
teck |
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typhoon |
typhon |
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veranda(h) |
véranda |
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yoga |
yoga |
Lecture supplémentaire :
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A concise version of "Hobson-Jobson: A Glossary of Colloquial Anglo-Indian Words and Phrases, and of Kindred Terms, Etymological, Historical, Geographical and Discursive." |
'Orientalist Jones': |
Project tries to save India's linguistic treasures
The National, July 13, 2012
Hinglish – Not same, very different
The Economist, August 29, 2012
Hobson-Jobson Soup: English Words from Indian Languages,
Wordnik Blog, 13 November, 2012
The Rickshaw Drivers of Kolkata, India
New York Times, 3 July 2014
[1] L'Inde ou les Indes ? En France, on a longtemps parlé des Indes (les Indes galantes, l'empire des Indes, l'armée des Indes, etc.) Cet usage n'avait pas échappé au pandit Nehru qui, écrivant à l'ancien chargé d'affaires français en Inde, M. Raoul Bertrand, lui précisa les choses en ces termes : « Vous autres, Français, avez raison de parler des Indes au pluriel, et les Anglais ont tort d'employer le singulier India. Pourtant, je vous prierai de faire savoir à votre gouvernement que nous désirons vous voir utiliser, vous aussi, le singulier dans vos communications officielles . Cela nous aidera à tenter de créer une unité qui est aujourd'hui loin d'exister. » Madame Talleyrand (fille d'un fonctionnaire français de Pondichéry et née à Tranquebar) avait devancé la volonté du premier ministre indien puisqu'elle disait déjà innocemment : « Je suis d'Inde ! ».
[2] Le site web d'Ethnologue: Languages of the World, classe l'hindi en cinquième position des langues maternelles les plus parlées, après le chinois (essentiellement le mandarin), l'espagnol, l'anglais et l'arabe. D'autres sources proposent des classements différents. Sur ce sujet, les lecteurs intéressés peuvent interroger: editor_Ethnologue@sil.org
J. L. & J. G