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Trois aperçus sur la linguistique

1

 

 

Un commentaire sur le dixième anniversaire de l’application de traduction du moteur de recherche Google.

2

 

 

8 mots intraduisibles | 8 Langues différentes

3

 

 

What do they call French toast in France? (and other similar questions)

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Une ravissante affliction

Une œuvre exaltante naît souvent d'un vécu exceptionnel ou d'un parcours de vie atypique. Tel semble être le cas de la jeune écrivaine suédoise Lene Fogelberg.

Lene-Fogelberg-Header1

Ayant grandi dans une petite ville sur la côte ouest suédoise, Lene Fogelberg développa un amour de la poésie et de la lecture, nourrie par le cadre enchanteur de son enfance ; des forêts profondes, des champs, et l'océan. Toujours curieuse, Fogelberg saisit l'opportunité d'étudier et de vivre à l'étranger, en France, en Allemagne et aux États-Unis. Peu de temps après avoir déménagé aux États-Unis, elle découvrit, par le plus grand des hasards, qu'elle était dans les derniers stades d'une maladie cardiaque congénitale fatale. En quelques semaines, elle subit deux opérations à cœur ouvert qui lui sauvèrent la vie, et elle mena une longue bataille pour sa guérison. Maintenant, elle est en bonne santé et reconnaissante pour chaque jour passé avec son mari et ses deux filles. Elle vit actuellement à Kuala Lumpur, Malaisie. Une poète primée en Suède, Fogelberg a toujours été attirée par l'écriture en anglais et décida d'écrire dans cette langue lors de la rédaction de son mémoire Beautiful Affliction, publié par She Writes Press, en septembre  2015. Le livre est best-seller du Wall Street Journal (No. 3) et en 2016 a reçu la medaille d'or dans le concours de l'Independent Publisher dans la catégorie Mémoire. Lene nous a obligeamment fait parvenir un exemplaire de son livre.


Doline à Ottawa : côté humoristique, langagier et politique

Sinkhole

Vendredi 10 juin 2016, Ottawa - Un trou géant se creuse en plein centre ville d'Ottawa

Mercredi matin, une doline géante s’est formée au cœur du centre d'Ottawa, au croisement de la rue Rideau et de la promenade Sussex. Il s'agit d'une artère majeure de la capitale, située près du parlement et des zones touristiques. Le trou pourrait prendre plusieurs semaines à colmater. (Source: www.meteomedia.com)

(Votre fidèle bloggeur se trouvait dans le quartier le matin du sinistre.)

 

 

Etymologie: Le mot doline est d'origine slave (dolina : vallée  en polonais, serbe, slovène, slovaque et en russe), comme le mot « karste  », plateau calcaire situé en Slovénie, autour de Trieste. Il fait référence aux reliefs de la région qui s'étire des Alpes juliennes au Kvarner. (Wikipedia)

Definition en anglais

sinkhole, also known as a sink, shakeholeswalletswallow hole, cenote, or doline (the different terms are often used interchangeably), is a depression or hole in the ground caused by some form of collapse of the surface layer. (Wikipedia)

Aux États-Unis :

Jonathan G.

Brèves vies d’auteurs et longues vies d’artistes

Michele DruonL'article suivant est redigé par notre fidèle contributrice, la professeure Michèle Druon, universitaire au très riche profil académique que nos lecteurs connaissent bien.

 

Margaret Mitchell, chantre d’un Sud mythique

Nous avons publié récemment un article intitulé « Camus: Un Etranger dans la Ville », pour célébrer le 70ème MM anniversaire de la visite de Camus à New York. Nous rendons maintenant hommage à Margaret Mitchell, dont le roman mondialement connu, Gone With the Wind (Autant en Emporte le Vent) fut publié il y a 80 ans – le 10 juin 1936 – et fut lauréat la même année du prestigieux « National Book Award » décerné par l’Association des Libraires Américains, et en 1937, reçut le Prix Pulitzer pour la Fiction.

  

Gone_with_the_Wind_coverEnorme best-seller dès sa parution aux Etats-Unis, le roman reste l’un des livres les plus lus par le public américain aujourd’hui (1); il continue aussi d’être populaire à l’étranger, comme en témoigne ses nombreuses traductions et rééditions, ainsi que ses multiples adaptations sous différentes formes (télévision, théâtre, opéra, comédie musicale, etc.) partout dans le monde.

   Fait remarquable, cette œuvre mythique est l’unique roman que Margaret Mitchell (1900-1949), qui était morte jeune, comme Camus, dans un accident de voiture, ait publié de son vivant (2), (3)

  L’attrait transculturel de ce roman Sudiste, situé en Géorgie pendant et après la guerre de Sécession (1861-65) tient sans doute aux résonances universelles de cette grande saga historico-romantique dans laquelle les deux protagonistes, Scarlett O’ Hara et Rhett Butler, héros imparfaits et souvent cyniques mais d’une force et d’un courage toujours indomptables, traversent la guerre, les dévastations, les grands bouleversements sociaux, et finissent par triompher de toutes les adversités.

   Nul doute aussi que la légendaire adaptation cinématographique produite par David Oliver Selznick en 1939 a contribué et contribue Gone 1 encore au succès du roman, que beaucoup choisissent de lire après avoir vu le film. Le film Gone with the Wind reçut une avalanche de récompenses cinématographiques (4) et consacra la réputation internationale de ses deux stars, Vivien Leigh et Clark Gable, à jamais identifiés aux deux protagonistes du roman.

   Un autre personnage important dans le film comme dans le roman est celui de Mélanie Hamilton, femme d’Ashley Wilkes, dont Scarlett sera longtemps éperdument amoureuse. Merveilleusement interprétée par Olivia de Havilland dans le film, le personnage contrebalance la dureté des deux héros par sa force tranquille, tout entière faite de compassion et de douceur. Olivia de Havilland fut d’ailleurs nominée pour l’Oscar de la Meilleure Actrice pour le Second Rôle dans ce film – deux ans avant que sa sœur Joan Fontaine, n’obtienne l’Oscar de la Meilleure Actrice pour le film "Suspicion" (1941) d’Alfred Hitchcock. Olivia obtiendra à son tour l’Oscar de la Meilleure Actrice sept ans plus tard, pour le film "To Each his Own" (1946) (5). Cas unique (jusqu’à présent) dans l’histoire du cinéma, deux sœurs ont ainsi remporté à quelques années d’intervalle l’Oscar de la Meilleure Actrice. Leur rivalité cinématographique semble d’ailleurs avoir été une des causes principales de leur désaccord personnel, qui s’est traduit par une rupture de contact pendant la plupart de leur vie adulte (bien que, selon certaines sources, leur querelle ait trouvé résolution peu avant la mort de Joan).

Joan & Olivia                       Joan & Olivia 2

   Olivia de Havilland est la seule survivante aujourd’hui des acteurs du film Gone with the Wind, et en quasi-coïncidence avec l’anniversaire du livre, elle fêtera son 100ème anniversaire en Juillet cette année. Olivia occupe la même maison parisienne près du Bois de Boulogne depuis les années cinquante. (Son époux français y est décédé en 1988). Sa sœur, Joan Fontaine, est morte en Californie en 2013 à l’âge de 96 ans.

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Notes :

1) En 2010, plus de 30 millions d’exemplaires du roman en avaient été publiés aux USA et à travers le monde et en 2008, un sondage Harris le désigne comme le second livre préféré des lecteurs américains, juste après la Bible.

2) Un court roman, Lost Laysen, écrit pendant son adolescence, fut publié en 1996.

3) Il en va de même pour Lee Harper – voir notre hommage a l’occasion de sa disparaition

4) Le film reçut les Oscars du Meilleur film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario, Meilleure Actrice, de la Meilleure Actrice dans le Second Rôle, Meilleure Photographie, Meilleur Montage, Meilleure Direction Artistique, et deux prix honorifiques supplémentaires pour son utilisation de l’équipement et de la couleur (il fut aussi le premier film en technicolor à recevoir l’Oscar du Meilleur Film)

En 1998, il fut désigné par l’ American Film Institute comme le 4ème meilleur film américain de l'histoire du cinéma dans la catégorie «films épiques» et en 2008, il figurait en troisième position au palmarès historique des films les plus vus en France.

5) Olivia de Havilland reçut de nombreuses autres récompenses cinématographiques pendant sa longue carrière, et fut honorée d’une étoile sur la fameuse « Hollywood Walk of Fame». En 2008, à l’âge de 92 ans, elle reçut la «National Medal of Arts» du Président George W. Bush et fut aussi nommée Chevalier de la Légion D’Honneur par le Président Nicolas Sarkozy.  

  Autan en emporte le vent

 

 

 

 

 

 

 

Traduction: Pierre-François Caillé

Brest, port de la Liberté…

…au temps de l’Indépendance américaine

EXPOSITION 


À l'occasion du 240ème
anniversaire de l’indépendance américaine, le musée de la Marine de Brest présente sa nouvelle exposition « Brest port de la Liberté, au temps de l’Indépendance américaine ».

 

En prélude aux commémorations du centenaire de l'arrivée des troupes américaines à Brest en 1917,

l'exposition entend rappeler les liens solides tissés entre notre pays et les États-Unis d'Amérique dès leurs débuts. Elle retrace l’engagement de la France de Louis XVI aux côtés des Insurgés des colonies anglaises d'Amérique du Nord, de 1775 à 1783, période pendant laquelle le port de Brest a joué un rôle stratégique de premier plan. En février 1778, le corsaire d'origine écossaise John Paul Jones débarque à Brest. Il est le premier officier de la jeune marine américaine à qui Louis XVI confie un navire, le Bonhomme Richard (42 canons). La France, qui vient de signer (le 6 février 1778) le traité d'alliance avec les États révoltés d'Amérique, marque ainsi son engagement à leurs côtés. La liberté de la jeune nation américaine se prépare sur les quais de la Penfeld…

Julia Cresswell – la linguiste du mois de mai 2016

Julia profile

Voici une interview de Julia Cresswell par Julian Maddison. Julia et Julian – l'interviewée  et  l'intervieweur – ont non seulement des prénoms semblables, mais un parcours de vie parallèle, l'un et l'autre étant diplômés de l'université d'Oxford, et habitant cette ville à jamais célèbre.

Julia Cresswell a étudié l'anglais à St Hugh’s College, Oxford, se spécialisant en philologie et en littérature médiévale. Elle entreprit ensuite, à l'université de Reading, une maîtrise en littérature médiévale et un doctorat (l'édition commentée de The Three Kings' Sons', une traduction en anglais de la fin du XVe siècle d'une romance française en prose, Les Trois Fils de Rois, écrite à la cour de Bourgogne vers 1470). Elle finança ses études de troisième cycle en enseignant à l'université et en travaillant comme chercheuse pour l'Oxford English Dictionary.  


Elle est l'auteure, entre autres, de
"The Cat's Pyjamas : The Penguin Book of Clichés" et l"Oxford Dictionary of Word Origins."

 

  Julia Cat   Julia origins

 

Julian Maddison – l'intervieweur

JULIANJulian étudia le français et la linguistique à St John’s College, Oxford. 

Julian consacre l'essentiel de son temps à son activité professionnelle ; il est co-fondateur et co-directeur d'une société qui fournit l'industrie automobile. Il n'en continue pas moins à rédiger des articles sur deux de ses sujets favoris : la conception des voitures et Goscinny, l'auteur de Astérix. Ses travaux ont paru dans différentes publications, en France et au Royaume-Uni, et il a été consulté pour un certain nombre de livres et d'expositions consacrés à Goscinny et/ou à Astérix.
 
L'année passée, Julian a interviewé Anthea Bell, depuis longtemps traductrice anglaise attitrée d'Astérix.
 
 

Traduction : Jean Leclercq –

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La définition de "cliché" en anglais, selon Oxford Dictionaries: "A phrase or opinion that is overused and betrays  a lack of original thought: the old cliché “one man’s meat is another man’s poison .”

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Concours CEATL : « Le visage de la traduction »

Chers lecteurs et chères lectrices,
 
Voudriez-vous avoir la gentillesse de participer au concours du CEATL (Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires) et de voter pour notre dessin ci-dessous, en accédant au lien open Facebook album et en cliquant sur "j'aime" (comme indiqué dans les règles du jeu que vous  trouverez en haut de l'album). Faute de posséder un compte Facebook, vous pouvez adresser votre voix à contest@ceatl.eu en inscrivant en titre “The Face of Translation” et dans le corps du message : "Je vote pour LOST IN COMPUTER TRANSLATION". La vote ne dure que 4 jours. Le 29 mai 2016, le CEATL désignera les cinq images les plus appréciées et choisira une gagnante parmi celles-ci.

Mise à jour (25.05.2016). Le CEATL vient de décider que toutes les votes doivent se faire maintenant sur Facebook et pas par e-mail.

 
Lost-in-Translation02 (2)
 

 
Si vous n'aimez pas notre sujet, rien ne vous empêche de voter pour un autre.

Merci de votre soutien.  
Bien cordialement,
L'equipe à Le-mot-juste-en-anglais.com

Perceptions et méprises : un voyage d’éveil à travers les cultures

Lurie 

L'auteur :
Joe Lurie
[*]
Creative Consulting,
Coaching and

Communicating across Cultures



PerceptionAndDeception.com
 

CreateSpace Independent
Publishing Platform

(May 8, 2015)

Recension :
Donna Scott,
Los Angeles

Perception and Deception [1],
A Mind-Opening Journey Across Cultures


Traduction de l'anglais : Jean Lerclercq [2]
Original review in English

L'une des joies qu'apporte la lecture des textes littéraires est de découvrir combien nous autres humains sommes semblables dans l'universalité de nos besoins, désirs et craintes. Songeons à la maxime de l'écrivain : plus on s'attache au particulier et plus on est universel. Toutefois, les messages que les informations et les réseaux sociaux, la télé et le cinéma nous envoient semblent démentir cette commune universalité. Les citoyens d'un monde où les individus sont liés entre eux au sein d'une économie globalisée et sur une planète où les frontières sont en voie de disparition, semblent pris dans un étau mortel de crises d'identité culturelle qui n'est probablement pas près de se desserrer.

Il y a cent ans…

En accord avec son homologue français, un aristocrate britannique décide du sort du monde arabe et meurt trois ans plus tard de la grippe espagnole.


Sykes-Picot portraits 2Il y a cent ans cette semaine, (le 16 mai 1916) un colonel anglais de 37 ans,
Sir Tatton Benvenuto Mark Sykes, et un Français de 46-ans, François Georges-Picot, traçaient une ligne sur une carte. Il s'agissait de définir les sphères d'influence et de pouvoir que l'on se proposait d'instituer au Proche-Orient, en prévision de la défaite prochaine de l'Empire ottoman face à la Triple Entente [1]. La ligne tracée par Sykes et Picot définissait les frontières de l'Irak et de la Syrie, ces territoires tombant, le premier, dans la sphère d'influence britannique et, le second, dans la sphère d'influence française. Cette division est considérée comme un tournant dans les relations entre l'Occident et le monde arabe et, depuis lors, a façonné le Proche-Orient.

 

 

Témoin, écrivain, multilingue et inspirateur. Qui est-il ?

Jonathan Goldberg & Jean Leclercq


Cet écrivain est né à Budapest en 1905, au temps de l'empire austro-hongrois. Il fait ses études à Vienne, mais écrit son premier livre en hongrois avant d'adopter l'allemand comme langue d'écriture. Adolescent, il savait le hongrois, l'allemand, le français et l'anglais.  Vers l'âge de 27 ans, il passa un an en Union soviétique où il arriva avec un vocabulaire d'un millier de mots de russe et aucune notion de grammaire. Il n'en parvint pas moins à acquérir assez de russe courant pour le parler.[Par la suite, correspondant de presse en Palestine, il devint suffisamment fort en hébreu pour écrire des articles dans cette langue et même concevoir ce qu'on croit être les premiers mots croisés en hébreu.]

C'est la grande époque du Komintern et, ardent communiste, il prend part à la guerre d'Espagne aux côtés des républicains. Capturé par les forces nationalistes, il échappe de peu à la mort grâce à un échange de prisonniers avec les autorités britanniques. Rompant avec le parti communiste en 1938, il se réfugie en France où il écrit un livre en allemand (le deuxième volume d'une trilogie commencée avec l'ouvrage en hongrois). Ce livre deviendra le manifeste de l'anti-totalitarisme. Entre-temps, l'Allemagne nazie et l'Union soviétique ayant conclu un pacte de non-agression, l'écrivain est soupçonné de connivence avec les Soviétiques, en dépit de sa rupture avec le parti et de sa dénonciation du bolchevisme. Il est arrêté et envoyé au camp d'internement du Vernet-d'Ariège, au sud de Toulouse, où il reste détenu jusqu'en janvier 1940.

Remis en liberté, il projette de fuir la France. Il demande à sa compagne britannique, avec laquelle il vit à Paris, de traduire le livre en anglais, avant même de l'avoir terminé. Elle le fait à toute vitesse. Mais, elle a quitté l'école à quatorze ans pour faire des études artistiques, et n'a absolument aucune expérience de la traduction. Lorsqu'elle butte sur un mot ou une expression, elle consulte l'auteur hungaro-germanophone qui, à l'époque, est loin de maîtriser l'anglais. Ensemble, ils bricolent un brouillon complet en anglais qu'ils envoient à son éditeur londonien le 1er mai 1940. Dix jours plus tard, ils filent vers le sud pour échapper à l'avance des troupes allemandes. Il semble qu'il ait laissé un double carbone de l'original allemand à Paris, et un autre chez un ami à Limoges.

Sur le chemin de l'Angleterre, l'auteur perd le manuscrit allemand avant d'être parvenu à le publier. Il s'installe outre-Manche et adopte l'anglais [1] comme langue d'écriture, puis actualise la traduction anglaise qu'il publie en 1940. L'intrigue se passe en 1938, pendant les grandes purges staliniennes, l'auteur exprime la désillusion que lui inspire la conception soviétique du communisme à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le livre a été traduit en une trentaine de langues, y compris en allemand, langue dans laquelle avait été rédigée la première version. Par la suite, l'auteur assura lui-même la traduction en allemand.

En conséquence, voici un livre qui n'existe qu'en traduction. Il n'en acquiert pas moins une grande réputation et a influencé toute une génération d'intellectuels en des temps de lutte idéologique à mort entre communistes et anti-communistes. Comme on l'a vu, des traductions en ont été faites dans des dizaines de langues, mais toujours à partir de la version anglaise, elle-même en grande partie traduite. Toutefois, 75 ans après, en août 2015, on a appris qu'un éditeur suisse avait reçu un double carbone du manuscrit allemand dactylographié, resté enfoui et inconnu dans une bibliothèque de Zurich.

Qui était cet auteur multilingue ? Quel était le titre de ce livre qui lui a valu la célébrité ? Qu'est-il ensuite devenu ?