Quiz 5
Extrait de "It Pays to Increase Your Word Power", d'après la rubrique du "Reader's Digest" de Peter Funk.
Les lecteurs sont invités à laisser leurs commentaires.
Extrait de "It Pays to Increase Your Word Power", d'après la rubrique du "Reader's Digest" de Peter Funk.
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"In
prosperity, our friends know us; in adversity, we know our friends."
John Churton Collins (1848 – 1908) critique littéraire anglais
Extrait de "Webster's Electronic Quotebase,"" ed. Keith
Mohler, 1994.
L'histoire de la cuisinière Julia Child a été nommée aux Oscars 2010:
Ce billet a été
rédigé par Jonathan Goldberg et traduit en français par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.
Lors d’une réunion avec des membres du Parti
républicain, le Président Obama a déclaré qu’il avait évité « the kind of
slash-and-burn politics that we've become accustomed to ». Selon Wikipedia,
l’expression «slash-and-burn» désigne l’abattage d’arbres dans des forêts ou
des zones boisées pour créer des champs ou des pâturages, notamment. La
traduction correcte en français serait agriculture sur brûlis.
Barack Obama a manifestement utilisé cette expression dans son sens figuré,
mais elle est presque toujours employée dans son sens littéral, qui vient
d’être expliqué. Il est difficile de savoir ce qu’il voulait dire exactement ou
d’établir un lien entre la pratique agricole qui lui servait de métaphore et
les méthodes d’action politique qu’il critiquait implicitement.
On ne
peut que supposer qu’il voulait se distancier d’une «scorched-earth policy»,
définie comme suit par le Collins Cobuild Dictionary, ENGLISH LANGUAGE :
« the deliberate burning, destruction, and removal by an army of everything,
especially food, shelter and animals, that could be useful to an enemy who
might invade the area.» Il s'agit d'une pratique ou politique de la
terre brûlée. Cette métaphore semble beaucoup plus appropriée dans ce
contexte.
A cet égard, deux autres expressions viennent à l'esprit:
– « no
holds barred », expression empruntée à la lutte et définie comme suit par le Cobuild
: « no longer following or required to follow any rules [in order] to win. » En
d’autres termes toutes les méthodes sont bonnes pour atteindre son but, ou
encore la fin justifie les moyens. Le passage suivant est extrait d’un article
de journal datant de 1892 : «Wm. Gibbs, the Kansas man, and Dennis Gallacher,
of Buffalo, engaged in a wrestling match at the opera house here tonight. Gibbs
was strangled into insensibility and may die. The conditions of the match were
best two in three falls Greco-Roman style; no holds barred.» Autrement dit:
tous les moyens sont permis.
– «
take no prisoners ». Selon le McGraw Hill Dictionary of American Idioms and
Phrasal Verbs, le sens littéral de cette expression est « to kill the enemy
rather than seize the enemy as prisoners. The soldiers' orders were to take no
prisoners. » Cependant, cette phrase est utilisée beaucoup plus souvent dans le
sens figuré. Voici la définition de ce sens donnée par le McGraw Hill :
« to be extremely ruthless with the opposition. The new manager takes no prisoners.
He is ruthless and stern. » Selon le Cambridge Dictionary of American idioms,
on emploie cette expression pour désigner les methodes d'une personne qui ne se
soucie pas de l’avis des autres concernant ses actes, en d'autres termes, qui agit sans pitié.
Le domaine militaire et le champ de bataille sont à l'origine de nombreuses autres métaphores relatives aux conflits, en particulier:
Citons
d'autres usages imagés: attack (attaque), battle (bataille),
battleground (champ de bataille), besieged (assiégé), blockade
(blocus), bombard (bombarder), bombshell (bombe), ceasefire
(cesser-le-feu), crossfire (feu croisé), dud (pétard mouillé),
firestorm (tempête [de protestations]), flank (flanc), foxhole
(gourbi), front line (première ligne), join the ranks (s'engager),
launch (lancer), no man's land (no man's land), powder keg (poudrière),
salvo (salve), time bomb (bombe à retardement), troops (troupes), truce
(trêve), under fire (dans la ligne de mire), war zone (zone de guerre),
weapons of mass destruction (armes de destruction massive).
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sont invités à laisser leurs commentaires.
COMMENTAIRES :
Danielle BERTRAND:
Pour la traduction de "foxhole "j'ai envie
d'ajouter " cagna". Comme" gourbi " l'expression renvoie au
passé colonial de la France. Gourbi vient d'Afrique du nord , cagna vient
d'Indochine et était utilisé par les "poilus "pour désigner leur abri
dans les tranchées .
Source: YouTube
Dans le cadre du fameux programme d’échange Erasmus et en tant qu’étudiante en Master d’Anglais, j’ai étudié à Swansea, au Pays de Galles. Les frais d’inscription élevés rendent la qualité de l’enseignement ainsi que la vie universitaire bien meilleure qu’en France, où les frais d’inscription sont peu élevés. Le rapport élève-professeur notamment est plus valorisé au Royaume Uni. J’ajouterais aussi que les étudiants y sont notés plus généreusement que dans les universités françaises, qui connaissent un taux d’échec relativement élevé, surtout en 1ère année.
Alors qu’en France, les cours sont majoritairement imposés, le système britannique permet aux étudiants de choisir les cours de leur choix. Par ailleurs, l’université de Swansea est réputée pour ses cours de traduction. J’en ai donc profité pour choisir des cours pratiques et théoriques sur la traduction parmi lesquels une introduction à la théorie de la traduction, un cours de traduction assistée par ordinateur, de traduction automatique,…
Je vis maintenant aux Etats-Unis pour quelques mois et avoir vécu dans ces deux pays m’offre une perspective plus large sur les différences entre l’anglais britannique et américain.
Toute personne ayant un intérêt dans la langue anglaise sait que l’anglais américain et l’anglais britannique diffèrent en plusieurs points : prononciation, vocabulaire, orthographe, etc…
De nombreux exemples sont répertoriés dans les dictionnaires français-anglais. Ainsi, et pour n’en citer que quelques uns, « frange » se traduit à la fois par « bangs » (US) et « fringe » (Br.), tout comme « camion » a pour traduction « truck » (US) et « lorry » (Br.), « faveur » peut s’écrire « favor » (US) ou « favour » (Br.) de même que « centre » à deux orthographes possibles : « center » (US) et « centre » (Br.).
Mais comme souvent, la théorie s’avère insuffisante et seule une immersion totale en milieu anglophone permet d’appréhender pleinement les subtilités des deux "langues".
Ainsi, les britanniques vivent dans un « flat » et non un « apartment », ils agrémentent leur « Hi ! » d’un « Y’alright », au lieu de « How are you ? » et vous remercient par un « Cheers mate » quand les Américains diront plutôt « Thanks man ».
De la même manière, l’étudiant britannique « revise » quand l’américain « studies », et conclue ses sms par un « XXX », qui se traduit par « bisous ».
Bien que « cool », « great » et autres « amazing » soient tout à fait monnaie courante au Royaume Uni, ses habitants ont tendance à montrer leur enthousiasme pour quelque chose en le qualifiant de « lush ».
Alors que les Américains désignent un coffre de voiture par le mot « trunk » et font le plein de « gas », les Britanniques parlent de « boot » et de « petrol ».
D’autres termes très utilisés au Royaume Uni mais peu, voire pas du tout aux Etats Unis sont « proper », « in a bit » et « chav ». Ce dernier renvoie au français « racaille », un terme péjoratif désignant des délinquants avec un code vestimentaire particulier. Ce concept n’a à ma connaissance pas d’équivalent au Etats Unis, où la délinquance se décrit plutôt en termes d’ethnicité et est représentée par différent « gangs ».
Une autre différence majeure est qu’alors que le terme américain pour désigner l’université est « college » ou « school », les britanniques ont systématiquement recours à l’abréviation « uni », un terme totalement inconnu de l’autre côté de l’Atlantique.
Pour conclure, telles deux sœurs jumelles qui auraient grandi dans deux coins du globe opposés, l’anglais américain et britannique ont malgré leur évidente unité, de nombreuses différences.
Laura Vallet
"We have really everything in common with America nowadays, except, of course, language", Oscar Wilde, The Canterville Ghost (1887)
Si vous aussi vous avez étudié au Royaume Uni et aux Etats-Unis, nous vous invitons à partager votre expérience.
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COMMENTAIRES :
Jacquie:
Une super idée! Je cherche depuis un bout de temps des
traductions "admises" des proverbes et maximes de français en
anglais. Merci, à continuer!
Danielle
BERTRAND:
"Honi soit qui mal y pense", en voilà un que nos amis Anglais ne se
sont pas donné la peine de traduire……
Extrait de "It Pays to Increase Your Word Power", d'après la rubrique du "Reader's Digest" de Peter Funk.
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Restroom
This is the first in a series of commentaries comparing British and American usage
Restroom, most commonly
used in the United States, is a synonym for lavatory. It is a euphemism,
because it eschews any mention of bodily toilet activities performed there. No
word exists, to my knowledge, that makes specific reference to the principal
function of this room. Lavatory, meaning a place where one washes (as
well as the apparatus itself) from the latin lavāre, is itself a euphemism, as is W.C., which is short for water closet. Both of these terms are
more prevalent in Britain than the American term restroom, although lavatory is the
commonly-used word on signage or in announcements by flight attendants, even on
American airplanes.
Bathroom is another word used in the U.S. to mean a restroom, toilet, lavatory,
or W.C. Other synonyms in American English, although far less frequently used,
include lav, john, loo, and can. Powder room, is another such euphemism, suggesting a room to which
ladies retreat to powder their noses.
The common denominator of all these low-key words is that they suggest
only the bodily cleaning-up activities performed after the toilet has been used
for its primary purpose. The English word toilet is derived from the
French toilette. Originally, the French word meant “a cloth on which
items used for grooming are placed,” vaguely similar to the present-day
(British) English toilet or toilet-bag—“a waterproof travel bag
for holding toiletries (soap, toothpaste, etc.).” Later, the French cabinet
de toilette came to mean the room in which one washed, from whence its
present-day meaning of a W.C., or restroom.
The following is an excerpt from The Rape of the Lock, by the English
poet, Alexander Pope:
“And now, unveil'd, the toilet stands display'd
Each silver vase in mystic order laid."
British English has adopted the word toilet to mean also the act
of dressing and preparing oneself, as in “he made his morning toilet and went
to breakfast.”
“Sanisette”,
originally launched in France, is the name of a
self-contained, chemical, public toilet. This kind of toilet is commonly seen
in major cities of the world, particularly Paris. In the United Kingdom, they are sometimes called "Superloos”.
Finally, it
should be noted that Spanish displays the same modesty in the expression cuarto de baño, literally
bathroom (or simply baño). In some Spanish-speaking countries, the term W.C.
is adopted as is from the English, although pronounced differently. But
Spanish has three other words used to indicate public toilets. One is servicios,
meaning services, obviously a euphemism. Another is aseos, which without
the ‘s’ has a variety of meanings in Spanish, including cleanliness. The
third is lavabo, from the word lavar, which, as already mentioned,
means to wash.
Jonathan Goldberg
The above piece is based on an article
that I originally wrote for
California Translators Association.
Source: Le Monde du 4 février 2010
Le secrétariat d'Etat chargé de la
coopération et de la francophonie lance un concours, ouvert aux élèves
et aux étudiants, pour trouver des substituts français à cinq
anglicismes : buzz, chat, newsletter, talk et tuning. Les candidats
peuvent envoyer leurs propositions par voie électronique
(franco.mot@diplomatie.gouv.fr.) jusqu'au 7 février. Le jury, présidé
par Jean-Christophe Rufin,
ambassadeur de France à Dakar et membre de l'Académie française, se
réunira dix jours plus tard pour désigner les heureux gagnants et leur
remettre des prix.
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