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Quiz 8

Extrait de "It Pays to Increase Your Word Power", d'après la rubrique du "Reader's Digest" de Peter Funk.

Droits d’auteur, Fooding © et bon goût

Dans un billet publié le 20 février sur ce blog, nous avons cité une annonce de la Commission générale de terminologie
et de néologie du gouvernement français, commençant par la phrase :
« Le fooding est à la mode. » La suite du billet contenait une vive critique de l’usage du mot fooding
caractérisé de « pseudo-anglicisme ». Ce plaidoyer en faveur
de la langue française concluait par: «On
peut sacrifier au goût du jour, faut-il pour autant en perdre sa langue ?
 »

Une lectrice, Danielle BERTRAND, a laissé le
commentaire suivant :

« J'avoue que pour moi le terme
"fooding" évoque plus le gavage des oies que l'art culinaire
…..mais ce n'est sans doute qu'une réaction de "franchouillarde "
un peu vexée !! »

Nous avons aussi reçu un courriel –entre la critique et la requête – de la
part du Bureau du Fooding ©, signée par Mme  Charlotte Barbe :

Bonjour,

Je travaille au Bureau du Fooding®, nous sommes une société qui éditons chaque
année un guide de restaurants et organisons des événements autour de la
cuisine. J’ai vu hier l’article que vous avez rédigé sur le Fooding.
Nous sommes toujours ravis quand on parle de nous mais en fait le Fooding®
n’est pas un mouvement ou un état d’esprit. Il s’agit d’une marque déposée,
créée en 2000 par le journaliste gastronomique Alexandre Cammas, qui
recherchait un étendard sous lequel proposer une nouvelle vision de la cuisine,
moins étriquée, moins codifiée que la gastronomie traditionnelle. Le Fooding
est un label que nous apposons aux initiatives créatives et sincères en
cuisine. En ce moment, nous sommes engagés dans différents procès contre des
entreprises qui souhaitent reprendre notre marque, en détournant le terme,
aussi nous devons le défendre et veiller à ce qu’il ne soit pas repris sans
rapport avec nos activités.
Aussi, je dois m’assurer que le terme Fooding® soit toujours orthographié avec
un F majuscule car ce n’est pas un nom commun mais la marque sous laquelle nous
organisons nos manifestations gourmandes et culinaires. Comme l’article que
vous avez rédigé sur le Fooding présente davantage ce mot comme un nom commun,
mouvement, vous serait-il possible d’y apporter quelques modifications afin
qu’il n’y aie pas de confusion possible?

Je vous remercie par avance pour votre compréhension et reste à votre
disposition.

Bien à vous,

Charlotte Barbe
Bureau du Fooding®
24 rue Saint Sabin
75011 Paris

http://www.lefooding.com
<http://www.lefooding.com/>
 

Nous voulons respecter cette mise en garde de la part du Bureau du Fooding® et pour cela nous
citons l’ensemble du message que nous avons reçu. D’autre part, nous devons
insister sur le fait que l’article que nous avions publié sur ce blog avait été
entièrement rédigé par un organe du gouvernement français. Donc ici à Los
Angeles, où ce blog est tenu, nous nous trouvons, comme on dit en anglais « between a rock and a hard place » ("entre le marteau et l'enclume" – mais pas « between the devil and the deep blue sea »,
ou "entre la peste et le choléra" quand il s’agit de deux organes
prestigieux  et honorables). Autrement dit, ce blog
modeste se voit réprimandé et semoncé (quoique très poliment) pour avoir servi de
voix au gouvernement français.

Nous comptons transmettre le contenu du message du Bureau du Fooding® à la Commission générale de
terminologie et de néologie du gouvernement français.  En attendant, nous recommandons à nos internautes de prêter attention à
la requête de Mme. Barbe.  
 

Chronique de la Guerre de Cent Ans (première partie)

 

Parmi nos lecteurs, beaucoup s’intéressent non seulement à la langue anglaise, mais aussi aux relations anglo-françaises (entre la France  et l’Angleterre ainsi qu’entre  la France et les Etats-Unis), actuelles et passées. Il est bien connu qu’à différentes périodes de l’histoire ces relations ressemblaient à celles d’un couple marié ne pouvant  pas vivre ensemble amicalement,  mais ne pouvant pas  non plus  se séparer l’un de l’autre. Nous voulons présenter dans ces lignes  divers épisodes ayant eu lieu au cours de cette turbulente relation qui se reflète aussi dans les livres suivants:

 

That Sweet Enemy:  The French and the British from the Sun King to the Present. [Knopf 2007]

That Sweet Enemy: Britain and France: The History of a Love-Hate Relationship
by Robert and Isabelle Tombs [Kindle Edition, 2009] 

Help, the English Are Invading Us! (Au Secours, les Anglais Nous Envahissent!) byJosé-Alain Fralon

A Year in the Merde and Merde Actually by Stephen Clarke
[Bloomsbury 2008]

Dangerous De-Liaisons: What's Really Behind the War between France and the U.S.by Jean-Marie Colombani

États-Unis – Franceby Victor Cambon

France and the United States by Henry Blumenthal

Cross Channel Currents: 100 Years of the Entente Cordiale, edited byDouglas Johnson, Richard Mayne,Robert Tombs

Notre fidèle lectrice, l’historienne Danielle BERTRAND, a bien voulu contribuer à l’écriture de ce blog en abordant, dans son style inimitable,  des passages pertinents. Nous commençons par son premier billet, qui traite de la Guerre de Cents Ans.

Carte

                                      Map published under the terms of the GNU Free Documentation License

Les dates officielles de cette guerre la placent entre 1337 et 1453. Cela fait plus d’un siècle, mais, selon la plupart des historiens, 100 ans c’est à la fois trop   et trop  peu.

Trop, car il n’y eut guère que cinquante ans de «  guerre », c’est-à-dire de périodes de combats, entrecoupées d’accalmies.       

Trop peu, car il s’agit en fait d’un conflit ouvert dès 1152 par le remariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre.

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Plutôt que d’imposer aux lecteurs le récit des péripéties extrêmement compliquées, ce qui serait quelque peu fastidieux, de ces luttes, j’ai choisi de centrer le récit sur quelques évènements marquants, quelques personnages hors du commun que je m’efforcerai de situer de façon à faciliter la compréhension.

 Commençons par celle par qui tout arriva, celle dont le "caprice" (Jean Duché*, « Histoire du  Monde ») déclencha ce long conflit… SUITE

 

*Jean Duché (1915-2000), journaliste auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation.

“Aide-de-camp”

Ce billet a été rédigé par
Jonathan Goldberg


Aide-de-camp is an example of a French term which is used in English in its
original French form, without translation. Collins and other French-English
dictionaries give “aide-de-camp” as both English and French words.

An aide-de-camp is a personal assistant, secretary, or adjutant to a
person of high rank, usually a senior military officer or a head of state
(Wikipedia).

If aide-de-camp were literally translated into English, the result would be
"camp assistant". Why is the French term exclusively used in
English-speaking countries when “camp assistant” would roll off Anglo-Saxon
tongues more easily? One explanation may be that it belongs to the family of
French words of diplomacy, a relic of the times when French was the principal
language used by diplomats.

Professor Dietrich Kappeler, former director of the Mediterranean Academy of
Diplomatic Studies, describes the history of language use in diplomacy:

"Documents exchanged between countries in the past were written in the
single vehicular language then in use in Europe: Latin. In the 18th century
French had become the generally accepted diplomatic language, so much so that
even diplomatic notes addressed to the British Foreign Office by the Legation
of the USA were written in that language. The 20th century saw a gradual
emergence of English as a second and later even dominant diplomatic language.
At the same time, a growing number of countries insisted on the use of their
own language in diplomatic correspondence and joint diplomatic documents."

("Texts in Diplomacy," Language and Diplomacy, Malta: DiploProjects,
2001)

Kappeler goes on to note that at its inception, the United Nations recognized
five languages (Chinese, English, French, Russian and Spanish), to which Arabic
was later added by informal agreement.

As French-English translator Céline Graciet pointed out in a piece entitled LANGUAGE
AND DIPLOMACY
, on her blog www.NakedTranslations.com:

"Nowadays, despite the French language losing much of its prestige, the
English diplomatic vocabulary is still haunted by a few French ghosts, here and
there: regime, coup, etiquette, rapprochement. I suspect these words are still
in use only because they don't have equivalents in English."

Aide-de-camp

Portrait of Alexander Lanskoy, Aide-de-camp to the Empress, 1782, Russia
(source: Wikipedia)

Quelques films nommés aux Oscars

La 82ème cérémonie des Oscars aura lieu le 7 mars 2010 à Hollywood.

"Avatar": le favori pour l'Oscar du Meilleur film.

"Une Education": un film britannique nommé dans la catégorie Meilleur film.

"Julie & Julia": l'histoire de la cuisinière Julia Child qui vaut à Meryl Streep une nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice.

"Un Prophète": le film sélectionné pour représenter la France dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère.

"Là-haut" ("Up"): nommé entre autres dans la catégorie Meilleur film d'animation.

Cinéma français 

Film-oscars

Hugo, Shakespeare et l’enseignement des langues vivantes

 

Abstract :

After reviewing the thematic and stylistic affinities between Hugo and Shakespeare, especially in the area of drama, this essay demonstrates how the former's admiration of his English predecessor helped advance the cause of free public education in France during the nineteenth century. At the same time, it proves that within that general cause an even more specific goal was met, to wit, the advancement of the teaching of modern foreign languages, specifically English. As a result, Hugo's predilection for Shakespeare's language must be seen not just as a matter of personal taste, but as a conscious or, perhaps, unconscious strategy to change public policy and reform the French educational system. This early champion of a "United States of Europe" is therefore finally understood as having at least partially contributed to the increasingly hegemonic influence of Anglo-American culture throughout the West since his time. (In French) (SM and RMY)

Entre tous les génies qu’admirait Victor Hugo, il avait un faible particulier pour William Shakespeare. “La première fois que j’ai entendu le nom de Shakespeare,” écrit-il dans ses Choses Vues, “[c]e fut en 1825… Ce nom, personne alors ne le prononçait tout à fait sérieusement” (982). Dans sa fameuse Préface de Cromwell (1827), Hugo place l’écrivain anglais à la tête des créateurs, n’hésitant pas à le qualifier de “dieu du théâtre” (81). La prééminence de Shakespeare apparaît telle, qu’il faudrait trois dramaturges français, selon Hugo, pour faire un Shakespeare, car en ce dernier “semblent réunis, comme dans une trinité, les trois grands génies caractéristiques de notre scène: Corneille, Molière, Beaumarchais” (81). Cette trinité n’est d’ailleurs pas tout à fait adéquate pour comprendre la grandeur du poète anglais, puisqu’il faudrait y ajouter deux autres géants de l’histoire littéraire: Dante et Milton sont en quelque sorte les deux arc-boutons de l’édifice dont [Shakespeare] est le pilier central, les contreforts de la voûte dont il est la clef (78).
    Comme la “clef” dont il s’agit représente, à bien des égards, la clef de la pensée de Victor Hugo elle-même, le présent essai a pour but premier de montrer que sa prédilection pour Shakespeare s’explique à travers les nombreuses affinités entre les deux hommes, surtout dans le domaine dramatique. Notre étude vise ensuite à suggérer que, grâce à son extraordinaire éloge du langage et de la philosophie de l’écrivain anglais, Hugo fait avancer plus généralement une cause sociale qui lui tient à cœur, celle de l’instruction publique. Dans la mesure où l’enseignement des langues vivantes occupe une place unique au sein de cette cause, nous nous proposons en dernier lieu de découvrir si Hugo ne préconise pas en particulier l’apprentissage de l’anglais, en faisant de Shakespeare un génie exemplaire.


Lire la suite

 

Credits 

"William Shakespeare" par Victor Hugo (1864), texte intégral

“Elégie écrite dans un cimetière de campagne” – poésie anglaise

Le présent article a été rédigé par Jonathan Goldberg et son introduction a été traduite par René Meertens.

C’est pendant mes études secondaires, au cours de littérature anglaise que j’ai découvert le poème intitulé “Elegy Written in a Country Churchyard”. Ce poème a été composé en 1751 par le poète anglais Thomas Gray. Dès la première fois que je l’ai lu, j’ai été émerveillé par la puissance des idées exprimées et par la simplicité et pourtant l’éloquence extraordinaire avec laquelle ces idées étaient exprimées. En outre, compte tenu de la vie privilégiée dont Thomas Gray avait joui pendant ses études au Collège d’Eton, puis à l’Université de Cambridge (où il étudia assidûment le grec, le latin, le français et l’italien, ainsi que l’histoire médiévale, l’architecture et l’histoire naturelle, avant d’être nommé professeur d’histoire), l’Elégie montre que Gray était particulièrement sensible au sort de la classe laborieuse, aux travaux pénibles auxquels étaient astreints ceux qui en faisaient partie et à l’impossibilité d’épanouissement de leurs potentialités. Le poème critique implicitement l’évolution des valeurs qui allait de pair avec l’industrialisation.

Quelques années plus tard, j’ai eu la possibilité de me rendre à Stoke Poges, dans le Buckinghamshire, en Angleterre, c’est-à-dire le lieu même où le poème se situe. Je me suis assis sous le chêne mentionné dans le poème et ai récité l’Elégie à haute voix.

Gray travaillé pendant huit ans à la composition de l’Elégie, que beaucoup considèrent comme l’un des poèmes majeurs de la littérature britannique. Le général britannique James Wolfe, qui combattit l’armée française aux plaines d’Abraham, aurait déclaré à ses troupes avant d’engager la bataille : “Messieurs, j’aurais préféré avoir écrit ce poème que de prendre Québec demain.”

Certaines expressions utilisées dans ce poème font aujourd’hui partie de l’anglais littéraire. En voici quelques exemples :

"The paths of glory"; "Celestial fire" ; "Some mute inglorious Milton"; "Far from the madding crowd" "The unlettered muse" ;"Kindred spirit".

Thomas Gray est décédé à l’université de Cambridge à l’âge de 55 ans. Il a été enterré au cimetière de Stoke Poges, le lieu de l’Elégie.

Voici le  poème en anglais, avec une traduction en français de Sir Tollemache Sinclair.

Zzzz 

      Thomas Gray                                          Le "cimetière de campagne"