Shia Labeouf revient dans le rôle de Sam Witwicky dans Transformers 3. Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre.
Depuis l’annonce de la destruction d’un pont de Los Angeles le week-end du 16-17 juillet par CalTrans (California Transport), et la fermeture à cet effet d’une autoroute formant un axe vital pour les habitants de Los Angeles, le mot Carmaggedon (car + Armageddon) a été sur toutes les lèvres.
CalTrans avait recommandé aux habitants de rester chez eux durant le weekend pour éviter les embouteillages records prévus.
Ce samedi soir, alors que le pont est toujours en cours de démolition (voir la vidéo de CNN ici), il y avait tellement peu de voitures sur les routes que le Carmaggedon a été rebaptisé Carmaheaven (car + Armaggedon + heaven), toujours selon CNN.
« Si vous parlez à un homme dans une langue qu'il comprend, cela va dans sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela va dans son coeur." Nelson Mandela ».
Dans un précédent article, j'ai raconté mon séjour dans la lointaine île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique, où Napoléon a été exilé, il y a près de 200 ans. Vous pouvez lire l'article en cliquant sur ce lien.
En rédigeant cet article, je me suis souvenu de ma visite, bien des années plus tard, dans une autre île (située dans le même océan) et qui est associée à une autre grande figure historique. Cet îlot, Robben Island, est situé à sept kilomètres au sud de la ville côtière du Cap (Afrique du Sud) et le personnage s'appelle Nelson Mandela, dirigeant de l'African National Congress (ANC), qui, pour avoir combattu la suprématie absolue des Blancs en Afrique du Sud, fut convaincu de trahison en 1963 et emprisonné à Robben Island pendant 27 ans.
Dans ma jeunesse, le chef de file de la lutte contre l'apartheid n'était pas Mandela, mais le Chef Albert Luthuli. À cette époque, j'ai assisté à une conférence donnée à Durban* par Luthuli qui dirigeait alors le « Congrès du Peuple », le précurseur de l'ANC.
Le Congrès avait adopté la « Charte de la Liberté » que Luthuli voulut bien me dédicacer à l'issue de sa conférence. La Charte déclare:
« Nous, peuple d'Afrique du Sud, faisons savoir à tout le pays et au monde: que l'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, noirs et blancs, et qu'à moins d'être fondé sur la volonté du peuple, aucun gouvernement ne peut légitimement prétendre la régir… »
Mon exemplaire de la Charte de la liberté, signé par le Chef Albert Luthuli
Luthuli devait recevoir le Prix Nobel de la Paix en 1960, tout comme Mandela, 33 ans plus tard.
Le poème Invictus avait à tel point inspiré Mandela qu’il l’aida à surmonter ses longues années de captivité à Robben Island.
Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible »et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à une amputation du pied. À l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, mais celui-ci fut ajouté plus tard par le critique littéraire anglais, Sir Arthur Quiller-Couch.
William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de la résistance à la douleur dont il avait fait preuve à la suite de son amputation.
Anglais]
Traduction libre
Out of the night that covers me, Black as the pit from pole to pole, I thank whatever gods may be For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance I have not winced nor cried aloud. Under the bludgeonings of chance My head is bloody, but unbowed.
Beyond this place of wrath and tears Looms but the Horror of the shade, And yet the menace of the years Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate, How charged with punishments the scroll, I am the master of my fate: I am the captain of my soul.
Depuis l'obscurité qui m'envahit, Noire comme le royaume de l'enfer, Je remercie les dieux quels qu'ils soient Pour mon âme indomptable.
Dans l'étreinte féroce des circonstances, Je n'ai ni bronché ni pleuré Sous les coups de l'adversité. Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.
Au-delà de ce monde de colère et de larmes, Ne se profile que l'horreur de la nuit. Et pourtant face à la grande menace Je me trouve et je reste sans peur.
Peu importe combien le voyage sera dur, Et combien la liste des châtiments sera lourde, Je suis le maître de mon destin, Je suis le capitaine de mon âme.
Ces deux dernières lignes retentissantes ont fortement imprégné le langage littéraire anglais.
En 2000, je suis retourné faire un tour en Afrique du Sud et j'ai pris le bac du Cap à Robben Island. Une visite guidée m'a permis de voir la cellule où Mandela a passé sa longue captivité, avant d'être libéré en 1990 et de gagner, en 1993, le Prix Nobel de la Paix. Mandela est devenu Président de l'Afrique du Sud en 1994.
Pendant ce voyage, j'ai acheté un tapis de souris (dont je me sers en écrivant cet article) sur lequel figure une citation d'Ahmed Kathrada, un autre prisonnier de Robben Island qui devait devenir plus tard député de l'ANC au Parlement. La voici:
« Sans pour autant oublier la brutalité de l'apartheid, nous ne voulons pas que Robben Island devienne un monument à nos épreuves et à nos souffrances. Nous souhaiterions qu'elle soit un triomphe de l'esprit humain sur les forces du mal; un triomphe de la sagesse et de la largeur d'esprit sur la petitesse et la mesquinerie; un triomphe du courage et de la détermination sur la fragilité humaine et la faiblesse. »
Si Mandela continue d'inspirer et d'être un symbole du remplacement du régime d'apartheid par celui de la « Nation Arc-en-ciel », de nombreux observateurs ont jugé son héritage décevant. Aujourd'hui, l'Afrique du Sud est ravagée par la violence, le SIDA et la corruption.
En outre, le gouvernement sud-africain est resté en étroites relations avec les régimes répressifs de Mugabe, au Zimbabwe, de Castro, à Cuba, et de Kadhafi, en Libye.
En conclusion, je souhaite relever une analogie historique entre Robben Island et Sainte-Hélène: 70 ans avant que le régime des Blancs d'Afrique du Sud emprisonne ses opposants noirs à Robben Island, le régime colonial britannique qui gouvernait la province du Natal (désormais le KwaZulu-Natal) déporta à Sainte-Hélène un autre rebelle noir, Dinuzulu kaCetshwayo, Roi des zoulous.
Pour terminer sur une note linguistique, on peut opposer la démarche intellectuelle de Mandela à Robben Island à celle de Napoléon à Sainte-Hélène. Bonaparte fit de gros efforts pour apprendre l'anglais, la langue de son ennemi, mais avec apparemment peu de succès. Mandela, quant à lui, maîtrisait parfaitement l'anglais et l'afrikaans (les deux langues officielles de l'Afrique du Sud de l'apartheid, et donc les langues de ses oppresseurs). Pendant sa détention à Robben Island, Mandela étudia le droit par correspondance à l'Université d'Afrique du Sud (UNISA), un établissement de téléenseignement d'avant l'ère électronique. Ses épreuves et examens étaient expédiés sur la terre ferme par le bac puis jusqu'à l'université par le service postal, et les diplômes revenaient par l'itinéraire inverse. Il obtint un diplôme de droit de l'UNISA et, par la suite, un doctorat honoraire.
Pauvre Napoléon – Les Anglais ne lui offrirent pas les mêmes possibilités de s'instruire.
Cet article a bénéficié de la traduction et des précieux conseils de
Jean Leclercq. Jean a travaillé pendant 26 ans à l'Organisation mondiale de la Santé où il a exercé les fonctions de traducteur-réviseur. Il est également féru d'histoire. Sa participation au blog va donc bien au-delà de ses traductions et nous aide à maintenir la qualité de ce blog.
* Durban est un port de l'Océan Indien où je suis né et qui est devenu une ville lorsque des colons britanniques s'y installèrent en 1824; ils lui donnèrent par la suite ce nom en souvenir de Sir Benjamin d'Urban, un patronyme anglais d'origine française (Urban ou Urbain, en Languedoc).
"But de Ribéry ! Oh la toile du gardien là-dessus ! Il s'est complètement troué". Traduction pour les non-initiés : le gardien a fait une boulette, il s'était mal positionné et se révèle en grande partie coupable du but encaissé. La "toile" n'est pas l'apanage du gardien. Un défenseur aussi peut "se trouer" et faire une toile en laissant l'attaquant passer trop facilement…
Alors là, il a complètement bouffé la feuille". Très bien, et en français, ça donne quoi ? Quand un attaquant rate un but vraiment facile, il "bouffe la feuille". A cause de cette occasion ratée, il risque de faire perdre le match à son équipe. Cette expression renvoie à la "feuille de match", sur laquelle sont répertoriés les buts marqués, les cartons jaune et rouge, les joueurs qui ont participé à la rencontre. C'est le document que signent les capitaines de chaque équipe à la fin du match.
Si l'arbitre n'a pas sifflé une faute qui paraissait évidente au commentateur, vous pourrez entendre ce dernier se plaindre en disant "Il a avalé son sifflet !" En général, ce type de remarque outragée intervient quand l'équipe de France est pénalisée. Quand l'arbitre oublie une faute qui profiterait aux adversaires, les commentateurs sont beaucoup plus modérés. Ah chauvinisme, quand tu nous tiens !
Il est vraiment nul Trucmuche. On savait à l'avance à qui il allait passer le ballon. Aucune surprise dans la trajectoire de sa balle, c'était évident qu'il la donnerait à Bidule… Résultat : l'adversaire a anticipé la passe et a récupéré le ballon. Cette action inspirera sûrement au journaliste sportif cette remarque : "La passe de Trucmuche a été interceptée. Il faut dire qu'elle était téléphonée !"
Le terrain est en mauvais état. Il y a plein d'escalopes sur la pelouse". Non, les escalopes de veau ne poussent pas encore dans l'herbe… Quand les commentateurs utilisent ce terme, ils évoquent les grosses mottes de terre qui jonchent parfois le gazon.
Oh, je voudrais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amis En ce temps-là la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Tu vois, je n'ai pas oublié Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Les souvenirs et les regrets aussi.
Et le vent du Nord les emporte, Dans la nuit froide de l'oubli. Tu vois je n'ai pas oublié, La chanson que tu me chantais…
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Les souvenirs et les regrets aussi, Mais mon amour silencieux et fidèle Sourit toujours et remercie la vie.
Je t'aimais tant, tu étais si jolie, Comment veux-tu que je t'oublie? En ce temps-là la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Tu étais ma plus douce amie Mais je n'ai que faire des regrets. Et la chanson que tu chantais, Toujours, toujours je l'entendrai.
C'est une chanson qui nous ressemble, Toi tu m'aimais, moi je t'aimais Et nous vivions, tous deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit Et la mer efface sur le sable Les pas des amants désunis.
The falling leaves drift by my window The autumn leaves of red and gold…. I see your lips, the summer kisses The sunburned hands, I used to hold
Since you went away, the days grow long And soon I'll hear ol' winter's song. But I miss you most of all, my darling, When autumn leaves begin to fall.
Since you went away, the days grow long And soon I'll hear ol' winter's song. But I miss you most of all my darling, When autumn leaves begin to fall.
Lettre adressée au journal britannique The Times, le 20 juin 2011 suite à la publication d’un article sur la situation en Grèce :
“It can be no accident that three words the Greeks have given us are crisis, chaos and catastrophe.”
[“Le fait que les Grecs nous aient transmis ces trois mots "crise", "chaos" et "catastrophe " ne peut pas être un hasard »].
La traduction ci-dessus montre l’influence de la langue grecque sur le français ainsi que sur l’anglais. Mais il faut noter quelques petites différences :
grec
English
français
Prononciation de l’anglais
krisis
crisis
crise
katastrophē
catastrophe
catastrophe
prononcé « catastrophie »
khaos
chaos
chaos
prononciation du « s »
[Le mot “capitalista” qui figure sur la banderole de la photo ci-dessus n’est toutefois pas d’origine grecque: le mot a été formé pendant la Révolution française.]
Pour nous éloigner de ces trois « c », écoutons la voix douce de la chanteuse grecque Nana Mouskouri associée à celle de Charles Aznavour, et regardons les images d'une Grèce plus paisible dans ce vidéo clip :
Ces deux chanteurs créent une vraie synergie :
grec
English
Français
explication
synergia
synergy
synergie
synergia = travail ensemble, aide
[syn-"ensemble" +ergon"travail" ]
Donc, au lieu d’associer la Grèce avec les mots "crise", "catastrophe" et "chaos", réfléchissons à l’origine des mots anglais music ("musique" en français, mousikos en grec) et kudos ("prestige" ou "éloges" en français, kyddos en grec), ainsi que synergy en anglais et synergia en grec ("synergie" en français).
Autre note linguistique :
français : Pour moi, c'est du Latin / c'est de l'hébreu pour moi
English : It’s Greek to me
español: Me suena a chino / es Chino básico para mí/ Eso es griego para mi
La jolie ville de Santa Barbara se trouve entre Los Angeles et San Francisco, sur la côte californienne.
En visite à Santa Barbara hier (le 9 juillet 2011) avec la Princesse Kate, le Prince William a participé à un match de polo à l'occasion du 100ème anniversaire du club de polo local. Le Prince a marqué 4 buts.
William a si bien joué qu'un journal américain en est venu à se demander si le match n'avait pas été truqué:
Originaire de l'Inde, le mot “polo” vient du Balti, une langue tibétaine. En tant que sport, le polo trouva son origine en Perse, il y a environ 2000 ans. C'était un sport populaire parmi les fonctionnaires et soldats britanniques présents en Inde au XIXème siècle. Ils l'importèrent en Angleterre en 1871. Le water-polo date de 1884. Le polo fut une discipline olympique de 1900 à 1939 et il est pratiqué à haut niveau en France ainsi que dans 15 autres pays.