Pont Neuf, Paris
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Japanese Gardens
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Tower Bridge, London
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New York – Paris (SUITE)

En décembre 2011, nous avions publié un article  intitulé : “Paris versus New York” dans lequel nous signalions la parution récente d'un livre éponyme de Vahram Muratyan, contenant, en juxtaposition, des graphismes des deux villes.


Muratyan-1


Nous indiquions aussi que nous avions pris contact avec Éric Tenin, propriétaire du blogue Paris Daily Photo (lien), qui publie une photo de Paris tous les jours, pour lui demander la permission de reproduire certaines de ses œuvres.

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Coucher de soleil sur Paris

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          Pont Mirabeau                              

Aujourd'hui, nous voudrions signaler à nos lecteurs une époustouflante vidéo sur le même thème, intitulée : « Splitscreen, A Love Story ». Cette œuvre de James Griffith, a été entièrement tournée avec deux portables Nokia N8. Elle a gagné la Nokia Shorts Competition 2011. 

Nokia N8Nokia N8

 

 

En visionnant la vidéo, le lecteur devra bien ouvrir les yeux! En effet, les vues de Paris et de New York sont si bien appariées tout au long du film qu'on a l'impression d'une seule ville, alors qu'il s'agit en fait d'images juxtaposées des deux métropoles.

Pour visionner les autres vidéos finalistes u concours Nokia, cliquer sur Nokia Shorts 2011.

Le lauréat a eu l'amabilité de nous adresser un message: « J'espère que les lecteurs du Mot juste aimeront Splitscreen et que cela leur rappellera des souvenirs de Paris et de New York. » 

 

J.G. & J.L.



 

appel aux lecteurs

Europe flagsNous cherchons parmi nos lecteurs quelqu’un qui soit prêt à écrire un  essai sur le rôle de l’anglais dans les pays de l'Union Européenne. Nous pouvons fournir des éléments pertinents.

Gopnik
Nous sommes également en quête d'un(e) linguiste chevronné(e) qui veuille bien rédiger une analyse  du livre The Table Comes First: Family, France, and the Meaning of Food par Adam Gopnik, en  l'assortissant d'un commentaire. Dans ce cas aussi, nous pouvons fournir des éléments (en anglais) de nature à aider le collaborateur ou la collaboratrice. 

Henri's walk to Paris
En outre,  nous invitons nos lecteurs a soumettre une analyse du livre Henri Walks to Paris" (48 pages), par Leonore Klein, illustrations par Saul Bass. Ecrit en anglais, le livre vient de reparaitre après une pause de 50 ans. On ne sait pas si une traduction francaise existe.  

 

Si l'un des ces projets (ou plus d'un) vous intéresse(nt), écrivez-nous, en joignant un c.v. sommaire (sauf dans le cas où vouz avez deja contribue au blog).


Dans les deux cas le travail de l’auteur sera dûment crédité, et nous donnerons, le cas échéant, le lien de son site ou de son blog.
Notre adresse mail est Le.mot.juste.en.anglais@gmail.com

L’Amérique a découvert l’Europe

New-York-Times-Logo-(3)
 10 décembre 2010

Avec l’aide d’éditeurs indépendants, et avec l’appui d’institutions et d’organismes culturels du Vieux Monde, la littérature européenne réussit enfin à percer aux Etats-Unis, pays qui, traditionnellement, a toujours tourné le dos aux traductions.

Si l’on en juge par le succès retentissant de Millenium, la trilogie de Stieg Larsson, quand on parle de traduction de littérature contemporaine, les Américains sont au moins disposés à lire des romans policiers scandinaves. En revanche, pour ce qui est des œuvres d’autres régions, et dans d’autres genres, il est toujours aussi ardu de susciter l’intérêt des grandes maisons d’édition et des lecteurs aux Etats-Unis.

Parmi les institutions culturelles et les éditeurs européens, l’aversion traditionnelle des Américains pour la littérature traduite est surnommée “le problème des 3 %”. Mais aujourd’hui, espérant accroître la part minuscule qu’ils représentent sur le marché américain – environ 3 % – , les fondations et les gouvernements étrangers, surtout ceux qui se trouvent aux marches de l’Europe, ont décidé de prendre l’affaire en mains et de se lancer dans la mêlée de l’édition aux Etats-Unis.

L'une des clés de l'existence culturelle des pays européens

Cette campagne ne se limite plus à des langues courantes comme le français et l’allemand. De la Roumanie à la Catalogne et l’Islande, les institutions et les organismes culturels subventionnent la publication de livres en anglais, soutiennent la formation de traducteurs, encouragent leurs auteurs à partir en tournée aux Etats-Unis. Ils se soumettent désormais aux techniques commerciales et promotionnelles américaines qu’ils avaient peut-être ignorées jusque-là, et s’efforcent d’exploiter les niches existantes dans le secteur de l’édition.

Nous en avons fait un objectif stratégique, nous nous sommes engagés à long terme à percer sur le marché américain", déclare Corina Suteu, chef de la branche new-yorkaise de l’EUNIC, le réseau européen des instituts culturels nationaux, également directrice de l’Institut culturel roumain. "Grands ou petits, la littérature sera toujours l’une des clés de l’existence culturelle des pays d’Europe et, nous le savons, il n’y a que de cette façon que nous parviendrons à imposer la présence de cette littérature aux Etats-Unis.

La littérature slovène publiée dans l'Illinois

Ainsi, Dalkey Archive Press,petite maison d’édition de l’Illinois qui, depuis plus de 25 ans, est spécialisée dans les œuvres traduites, a entamé cette année une collection de littérature slovène avec l’appui d’organismes officiels en Slovénie. Le premier ouvrage de la collection, Necropolis, de Boris Pahor, est un formidable recueil de souvenirs des camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale, que l’on a comparé aux plus belles pages d’Elie Wiesel et Primo Levi.

Dalkey est également sur le point de lancer des collections de même type en hébreu et en catalan, et sur la littérature suisse. A chaque fois, un institut de financement du pays de départ subventionne la publication, et participe à la promotion et à la commercialisation aux Etats-Unis, un effort qui peut représenter jusqu’à 10 000 dollars ou plus par livre.

Leurs budgets étant chiches, et ayant un accès encore plus limité aux grands médias, les organismes culturels étrangers en sont venus à considérer le Web comme un allié dans la promotion de leurs produits. Open Letter, la maison d’édition littéraire de l’Université de Rochester, a fondé un site au nom ironique de Three Percent (Trois pour cent) qui se spécialise dans la traduction. Il s’est transformé en un forum animé où l’on peut non seulement débattre et analyser les œuvres, mais aussi s’interroger sur l’art de la traduction.

Un autre site, Words Without Borders (Mots sans frontières), lancé en 2003, publie en ligne des ouvrages traduits et permet en outre aux traducteurs de présenter des échantillons de leur travail dans l’espoir d’attirer des éditeurs commerciaux.

Même Amazon.com se met à la traduction

Même le gargantua de la vente de livre, Amazon.com, est entré dans l’arène avec AmazonCrossing, une nouvelle variante réservée à la littérature traduite. Le premier livre proposé, The King of Kahel (Le roi de Kahel), roman du Guinéen Tierno Monénembo publié à l’origine en français, est sorti en novembre. Cinq autres titres sont annoncés, tous de la fiction sauf un.

Si certains éditeurs indépendants saluent le soutien et l’intérêt croissant d’Amazon pour la littérature traduite, d’autres s’en méfient. En octobre dernier, Dennis Loy Johnson, de Melville House, s’en est pris à ce qu’il appelle “les pratiques de prédateur et de voyou” d’Amazon, ajoutant qu’il était “évident pour nous que les intérêts d’Amazon sont à l’opposé de ceux d’une culture du livre saine, électronique ou non.

Les organismes culturels nationaux comme l’Institut Ramon Llull, qui a pour vocation de faire connaître la langue et la culture catalane, ont également contribué à financer des conférences et des livres sur la traduction, tandis que d’autres subventionnent les voyages de traducteurs américains dans leurs pays afin qu’ils apprennent à mieux connaître leur culture et leur peuple.

“Ils savent bien qu’il y a peu de soutien à attendre ici pour ce genre d’œuvre, et que ce soutien ne peut venir que de l’extérieur, et non du secteur de l’édition, explique Esther Allen, ancienne directrice du Fonds de traduction PEN. Les grandes maisons d’édition restent fermement convaincues que le consommateur américain de livres ne veut pas lire de traductions.”

Traduit de l'anglais par:

   Presseurop

 

Une grande aventure bilingue, vécue des deux côtés del’Atlantique

La bienvenue à Martine Besseteaux, notre nouvelle collaboratrice invitée

 

Martine

1-  Mon expérience américaine

Amoureuse, je suis arrivée aux USA car mon mari est américain. Donc, la grande aventure d’apprendre l’anglais en totale immersion a commencé.  Apprendre une langue, c’est apprendre une autre culture et se construire une identité avec des repères anglophones. Toute une aventure, pleine de découvertes ! Car, apprendre une langue, ce n’est pas seulement mémoriser des mots et des phrases, c’est aussi saisir l’essence d’une culture, l’histoire des gens communicant dans cette langue.

Vivant dans le New Jersey et travaillant à Manhattan, c’était un environnement riche pour faire l’expérience du melting-pot américain. Aux USA, tous les Américains ont une mémoire d’immigrant.  Il y a une culture et une économie de l’immigration, car le pays s’est construit sur l’immigration.  Cela m’a permis de comprendre ce qu’est l’immigration et comment on intègre une nouvelle culture. J’ai pu profiter des privilèges d’une double culture.


Abréviations anglaises :

Contractions en usage sur la Toile

 

  All the bestAsleep-at-keyboard Are_You_Sure
                                   asleep at the keyboard

Abréviation

Expression complète

Explication en français

AAK

Asleep at the keyboard

Endormi devant l'écran

ACU

All completely useless

Totalement inutile

AFAIAA As far as I am aware Autant que je sache,
à ma connaissance

AFAICT

As far as I can tell

Autant que je puisse déterminer

AFAICR

As far as I can remember

Autant qu'il m'en souvienne

ADAIU

As far as I understand

D'après ce que je comprends

AKA

Also known as

Également connu comme

ASAT

As simple as that

Aussi simple que cela

ASAYGT

As soon as you get this

Dès réception de ceci

ATB

All the best

Amicalement

ATM

At the moment

Pour l'instant

ANYWI

Any way you want it

Vous le voulez à tout prix

AYEC

At your earliest convenience

Dès que vous le pourrez

AYS?

Are you sure? /

Are you serious?

Êtes-vous certain?

Sans blague?

NEI

Not enough information

Pas assez d'informations

TMI

Too much information

Trop d'informatio

  Are you seriousEarliest convenienceToo-much-information

Les Américains sont-ils vraiement monolingues?

L'article suivant etait redigé par Michael ERARD, l'auteur de Babel No More,  et traduit par Jean Leclercq, avec la permission de l’auteur.

 

Babel No More - book cover

Michael_erard 

 

 

 

Michael Erard,
                                journaliste, écrivain, linguiste

Babel No More : The Search for the World's Most Extraoridinary Language Learners, a paru en janvier 2012.  (Maison d’édition : Free Press). Il est disponible aussi en Kindle.

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Les Américains sont-ils vraiment monolingues?

Par Michael ERARD

L'article suivant a paru dans le Sunday Review du journal "The New York Times". Un lien au texte originel est fourni en bas.

Les Américains s'entendent souvent dire que, dans un monde planétarisé, leur monolinguisme paresseux les défavorise. « Pendant trop longtemps, les Américains se sont attendus que d'autres parlent leur langue, » a déclaré le Secrétaire à l'Éducation, Arne Duncan, lors du Sommet des langues étrangères de 2010. «  Mais, nous ne pourrons continuer ainsi dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté. »