Interview réalisée par Jean-Paul Deshayes
Aujourd'hui, nous sommes heureux d'accueillir un nouveau collaborateur en la personne de Jean-Paul Deshayes, agrégé d'anglais, ancien professeur d'anglais à Montbéliard et de français à Londres, mais aussi traducteur anglais-français pour la presse magazine et membre de l'ATLF. Il a bienvoulu interroger pour nous Edith Soonckindt, écrivaine et traductrice littéraire, à qui l'on doit, entre autres romans d'écrivains célèbres qu'elle a traduits, l'édition française de The Goldfinch, de la romancière américaine Donna Tartt.
—————————————————-
C'est à Bruxelles, capitale européenne, que réside aujourd'hui Édith Soonckindt après avoir vécu en bien d'autres lieux, de l'autre côté de la Manche et sur les deux rives de l'Atlantique. Après les Pays-Bas, la Belgique ne sera-t-elle qu'une escale de plus pour elle ? L'appel du Midi finira peut-être par l'emporter… Le plat pays verra alors cette voyageuse des mots plier bagage pour aller s'établir au soleil et se laisser bercer par le chant des cigales. Écrivaine de cœur, traductrice de force, amoureuse du français comme de l'anglais, Édith partage son temps entre l'écriture et la réécriture de l'anglais en français : exercice douloureux souvent, périlleux toujours, comme nous l'apprenons au fil de cet entretien. Grandeur de la création littéraire, servitude de la traduction littéraire… ou l'inverse ? Nous laissons à nos lecteurs le plaisir de le découvrir.
Jean-Paul : Une lecture de votre site nous apprend que vous avez eu un parcours des plus variés. Pourriez-vous nous en indiquer les temps forts ?
Édith : Longtemps j'ai été enseignante, de FLE (français langue étrangère) pour l'essentiel, dans des universités américaines, anglaises ou françaises (où là, j'enseignais l'anglais, c'est logique). À d'autres périodes, j'ai été guide de musée, caissière de cinéma, traiteur à domicile ou chanteuse de rues… Et à d'autres encore, dialoguiste, sous-titreuse, réviseuse ou… traductrice littéraire !
Jean-Paul : La traduction n'est donc pas l'activité que vous avez choisie dès le départ ?
Édith : Absolument pas, il s'agit d'un pur hasard en dépit d'un mémoire de maîtrise d'anglais en traduction – une sombre affaire de choix imaginé facile – Les Petits riens de la vie de Grace Paley, traduit par mes soins et publié ensuite allègrement sous son nom par mon directeur de mémoire puisque moi je m'en fichais…
Des années plus tard, alors que j'avais enseigné dix ans durant à l'étranger mais ne souhaitais plus poursuivre, j'étais à Nice chez une amie maître de conférences à la fac de lettres, amie rencontrée autrefois en stop entre Montpellier et Pézenas… À Nice j'étudiais (sur le tard) pour un DEA en communication, histoire de sortir de la littérature… Le téléphone a sonné, c'était feu Gilles Barbedette, des éditions Payot & Rivages, qui cherchait un traducteur et voulait savoir si mon amie, qui avait déjà traduit pour lui, n'aurait pas « ça » dans ses étudiants. Elle m'a tendu le téléphone, and « the rest is history » – ce qui en dit par ailleurs long sur le recrutement des traducteurs littéraires…
Jean-Paul : Être également auteure doit être un atout pour la traductrice que vous êtes ?
Édith : Oui et non, une personnalité d'auteur peut être très forte, trop parfois, on l'a vu dans les traductions qu'ont pu effectuer Baudelaire ou Yourcenar et qui reflètent le style personnel de leur traducteur-auteur, dit-on, et non celui de l'auteur à traduire, erreur criminelle s'il en est ! Mais comme je n'ai pas d'ego surdimensionné et que je sais m'effacer derrière un autre auteur, et a fortiori un texte, je pense que dans mon cas c'est un atout, oui, au niveau du ressenti de la langue, de sa texture ou de sa musicalité quand il y en a, ce qui n'est hélas pas toujours le cas… Inversement, j'ai beaucoup appris, en tant qu'auteur cette fois, des quelques bons auteurs que j'ai traduits (Anne Enright & Trezza Azzopardi pour l'essentiel).
Jean-Paul : Comment organisez-vous votre travail de traductrice ?
Édith : Du mieux que je peux. Pour moi qui, jusque-là, faisais tout à la dernière minute, ce fut une école en soi ! Et c'est toujours à géométrie variable en fonction des commandes. Dieu merci, je n'ai pas d'enfants et plus de mari et suis donc libre de m'organiser comme il me plaît.
Dans l'absolu, j'essaie de consacrer la matinée à des tâches administratives (mon blog, écrire aux impôts, passer des coups de fil, aller à des rendez-vous divers, rédiger des mails, etc.), pour que mon esprit soit libre ensuite. L'après-midi (13 h – 18 h), j'écris ou je traduis selon les demandes en cours. Mais l'enfer c'est quand il y a une grosse traduction à rendre dans un court délai, ou une traduction difficile – ou encore une traduction qui cumule les deux inconvénients ! – et là je dois me lever tôt, y consacrer mes matinées aussi – or l'administratif doit tout de même être géré – et déborder en soirée comme ce fut le cas avec Le Chardonneret. Suite à deux burn-out lors de périodes où j'avais cumulé trop de travaux, j'essaie aujourd'hui de préserver à tout prix mon dimanche et mes soirées, mais ce n'est pas toujours possible.
Jean-Paul : Avez-vous des genres de prédilection dans le domaine de la littérature anglo-saxonne ?
Édith : Je déteste les romans d'aventures ou historiques, mais hélas ils me rattrapent parfois… Je ne raffole pas des thrillers non plus, mais généralement un traducteur littéraire n'a guère le choix et accepte ce que l'on veut bien lui proposer. Ma préférence va aux romans intimistes – ceux proches de ma propre écriture ou de mes lectures préférées – et j'ai eu le bonheur d'en traduire quelques-uns, dont Trezza Azzopardi, Ne m'oubliez pas, Patrick McCabe, Le Garçon boucher, Anne Enright et La Vierge de poche.
Jean-Paul : The Goldfinch de Donna Tartt a reçu le prix Pulitzer 2014 [1], catégorie fiction. Vous attendiez-vous à une telle consécration ?
Donna Tart
Édith : Absolument pas ! D'autant que ce genre d'honneur, avant tout pour l'auteur et l'œuvre originale, est une première pour moi. J'ai bien traduit l'Irlandaise Anne Enright qui a reçu le Man Booker Prize en 2007 pour « The Gathering », mais il ne s'agissait pas là d'un livre que j'avais traduit.
Lorsque j'ai entamé la traduction de Donna Tartt, dont j'ignorais tout jusque-là, ce fut sur épreuves (non corrigées !), donc le succès aux États-Unis n'était même pas encore là. Très vite cependant, j'ai vu les ventes en français décoller dès parution pour propulser ce livre en première place, ce que Plon n'avait pas connu depuis 1989, et faire la une du Monde, du jamais vu non plus ! Clairement, il y avait un intérêt, que le prix américain n'a fait que confirmer. Aujourd'hui, quatre mois après la sortie, Plon en est à 140 000 exemplaires imprimés, ce qui en fait d'ores et déjà un best-seller quoi qu'il advienne par la suite. Le Pulitzer l'avait fait passer mi-avril de la 32e à la 24e place, mais c'est retombé depuis… Ayant traduit deux best-sellers par le passé (La Nostalgie de l'ange et Les Cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut), je crois pouvoir espérer quelques droits d'auteur complémentaires en 2015, et peut-être des retombées professionnelles aussi, qui sait…
Jean-Paul : Vous avez traduit ce très long roman pour les éditions Plon sous le titre Le Chardonneret en six mois, ce qui semble extrêmement court pour une tâche de cette ampleur. C'est un véritable exploit. Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Édith : Plein ! Le manque de temps d'abord, qui est très loin de permettre un travail optimal – au bout de quelques semaines, je n'ai même plus osé rêver à un travail idéal – synonyme par ailleurs d'un cruel manque de recul et de sens critique sur son propre travail. Si je n'avais pas eu une réviseuse (angliciste) dotée, elle, du recul nécessaire, j'aurais rendu un torchon ! J'étais devenue une machine à traduire, incapable de réfléchir, je travaillais à la chaîne, ce 10 heures par jour, 6 jours sur 7. Bienheureusement, je traduis vite, même si je ne tape que d'un doigt ! Mais le temps de décantation, si précieux, a totalement été sacrifié et c'est fort regrettable.
Second souci, non seulement les délais étaient très serrés, mais le texte s'est, dès le deuxième chapitre, révélé beaucoup plus difficile qu'anticipé ! Et là, j'ai bien cru rendre mon tablier ! La scène de l'explosion dans le musée, dense et technique à la fois, était un pur cauchemar, ainsi que celles se déroulant dans l'atelier d'ébénisterie, domaine dont j'ignore tout. Idem pour celui des drogues, dont je ne suis pas experte non plus et dont la seconde partie du livre est truffée. Quant aux paris sportifs, si je n'avais pas eu la chance de connaître un recherchiste émérite – Jean-Paul Deshayes pour ne pas le nommer – je n'aurais jamais trouvé. Aujourd'hui, quand je vois ces paragraphes couler comme un charme, je souris, on dirait que tout cela s'est fait sans la moindre douleur et dans une belle et naturelle fluidité… Heureusement, je garde mes brouillons pour moi !
Jean-Paul : Certains lecteurs ont semblé souffrir de la longueur du livre, qu'en pensez-vous ?
Édith : À près de 800 pages il est long, c'est indéniable. Sans doute à cause de nombreuses descriptions infiniment détaillées, et de passages longuets comme le séjour de Theo à Las Vegas. En même temps, c'est ce qui, à mes yeux, fait la marque de fabrique de Donna Tartt, même si cela n'a pas toujours été facile à traduire, je pense en particulier à ses fort longues phrases, que certains sont venus reprocher ensuite au texte en français… Mais les descriptions qu'elle nous offre de New York ou Amsterdam sont exemplaires, on s'y croirait ! Idem pour l'atelier d'ébénisterie tout en impressions sensuelles, ainsi que la scène de l'explosion dans le musée. J'imagine que c'était nécessaire pour un rendu optimal de l'atmosphère et l'on peut dire de Donna Tartt que c'est vraiment une orfèvre en la matière.
Jean-Paul : Avez-vous eu la possibilité de contacter cette dernière pendant ces six mois de traduction ?
Édith : Nous avons longtemps eu des problèmes de liaison Internet – mon serveur n'aime pas les adresses Hotmail – et quelques crises de nerf de mon côté car j'étais dans la plus grande urgence et nombre de points faisaient souci. Puis cela a fini par se résoudre le dernier mois et elle a été adorable, prenant la peine de m'expliquer tous les points obscurs. Par ailleurs, en raison de la grosse machine de guerre lancée par l'éditeur américain et parce que plusieurs traducteurs étaient attelés à la même tâche en même temps, l'on m'a fait suivre à chaque fois les questions, souvent très pointues, des autres traducteurs, et les réponses de Donna, ce qui s'est révélé fructueux et intéressant. Pour la première fois en vingt ans, une petite sensation de travail d'équipe, mes questions ayant été fort utiles aux autres aussi, ai-je entendu dire.
Horrible découverte néanmoins lors de notre rencontre à Paris autour du cocktail organisé par Plon : Donna Tartt lisait, et comprenait, le français ! Et elle avait repéré une vingtaine de fautes – sur 800 pages et vu les conditions de travail, je me dis que ce n'est pas trop mal, in fine – que je me suis empressée de corriger, à temps pour le troisième tirage ! Comme elle avait jugé la traduction dans son ensemble tout à fait satisfaisante (ouf), elle a fait inscrire dans les nouveaux tirages du Chardonneret cette chose rarissime : les remerciements de l'auteur à sa traductrice !
Jean-Paul : Vous est-il arrivé de contacter d'autres auteurs que vous traduisiez ?
Édith : Absolument ! J'insiste même toujours pour le faire, c'est pour moi un gage de qualité. J'ai traduit à deux occasions un auteur décédé – l'Irlandais Frank O'Connor et la Canadienne Margaret Lawrence – et me suis juré de ne jamais renouveler l'expérience. C'est juste trop dangereux ! Donc depuis, et avant d'accepter toute traduction, je m'assure que l'auteur est vivant et qu'il a bien une adresse mail ! Cela ne garantit pas la perfection, qui à mes yeux n'existe jamais en traduction, mais au moins peut-on tenter de respecter au mieux la parole, et l'esprit, de l'auteur en cours de traduction.
À l'époque du fax et de ma traduction de l'adorable auteur irlandais Aidan Mathews, j'ai souvenir de kilomètres de papier jonchant le sol tellement cet auteur était scrupuleux et détaillé dans ses explications ! Cet homme étonnant m'a même offert une bouteille de (délicieux) whisky irlandais et deux serre-livres en tourbe au prétexte que son texte était meilleur en français qu'en anglais ! Du jamais vu, ni avant ni depuis !
Jean-Paul : Comment définiriez-vous en quelques mots ce qui singularise l'activité d'une traductrice ?
Édith : La capacité à jongler entre deux langues tout en sachant parfaitement les scinder ; des connaissances approfondies des deux langues de travail à parts égales, ainsi que des deux cultures ; de la souplesse, que ce soit vis-à-vis du texte, avec lequel l'on n'est pas toujours en symbiose, ou des éditeurs (aux exigences parfois étranges), et, aujourd'hui, des (difficiles) conditions de travail - je pense aux délais ; une grande solidité nerveuse et morale au vu des incertitudes du métier (ou alors un conjoint fortuné) ; une capacité à se remettre en question, tout en sachant défendre un texte qui le mérite, et que parfois les correcteurs tentent de massacrer quand il n'est pas conforme « aux usages »… ; et last but not least, la capacité à travailler seul chez soi et à savoir s'organiser sans supervision aucune, ce qui demande un bon sens de l'organisation et un sérieux goût pour la solitude !
Je dois dire qu'à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux, c'est devenu nettement plus sympathique, voire tout à fait convivial ! Mes amis Facebook m'ont beaucoup aidée avec les termes d'ébénisterie ! Quand je repense à mes débuts crayon/papier/gomme et à la frappe, oh combien périlleuse, sur machine, j'en ai des frissons ! En plus, pour quelqu'un comme moi qui travaille par couches successives, l'ordinateur est parfait ! Mais je pense aussi que c'est lui qui a généré ma méthode de travail, en fait…
Jean-Paul : Vous vivez votre activité d'écrivaine comme une passion : combien de temps y consacrez-vous et que vous apporte-t-elle ?
Édith : Le plus de temps possible quand je ne traduis pas, cela peut donc être des journées entières – passées à réfléchir aussi – comme pendant ces derniers six mois où mon téléphone n'a pas sonné une seule fois pour du travail en dépit de bons et loyaux services rendus moult fois à la littérature étrangère…
Le plus dur, c'est lorsque je dois traduire et qu'il me faut alors jongler entre les deux ou, pire encore, remiser totalement l'écriture ainsi que je l'ai fait l'an dernier où j'ai enchaîné à un mois d'intervalle deux traductions « corsées » (L'Ami du roi de Rose Tremain, un roman en style pseudo XVIIe… et Le Chardonneret).
Quant à ce que m'apporte l'écriture, je répondrai : tout, à savoir une réorganisation du monde (voir du chaos) en moi et autour de moi, un exercice linguistique jouissif, un travail d'imaginaire et de recréations d'univers, ainsi que le cisèlement d'une voix que j'espère originale (je publie essentiellement de la prose poétique). La traduction, même littéraire, fait bien pâle figure à côté puisque je m'y vois contrainte par l'univers et la voix d'un autre, bien souvent aux antipodes des miens, au point que c'en est parfois une souffrance. Il y a peu, je me suis remise à la musique, au dessin et à la peinture, histoire d'explorer des univers artistiques résolument différents. Mais le plus paisible reste encore l'époque où je brodais des abécédaires…
Jean-Paul : Choisir entre traduire et écrire est peut-être donc, pour vous, un véritable dilemme cornélien ? Votre amour pour les mots permet-il de concilier ces deux activités ?
Édith : Traduire est pour moi une activité purement alimentaire – ce qui n'est pas une très bonne idée quand on sait combien nous sommes mal payés – et je l'exécute avec sérieux et professionnalisme, mais sans la moindre passion, ce que je déplore. J'ai essayé, moult fois, de me convaincre que j'adorais ça mais, si l'on est lucide, il est impossible de se mentir là-dessus, et puis la passion, comme l'amour, ne se commande pas. Donc, si j'avais le choix, c'est l'écriture qui remporterait le duel haut la main. Hélas, elle rapporte encore moins (dans mon cas) que la traduction, ce qui n'est pas peu dire !
J'avais, à une époque, signalé à tous mes éditeurs que je cessais de traduire, histoire d'être cohérente avec moi-même et de ne plus accepter de traduction « par défaut, » car c'est bien par défaut que j'ai glissé vers ce métier-là, que j'ai pratiqué surtout en vue de faciliter mes propres publications, je l'avoue. J'ai donc, une année durant, vécu de la seule écriture – droits d'auteur, prix, bourses de résidence, commandes jeunesse – ce qui est déjà extraordinaire en soi, mais je ne sais toujours pas comment j'y ai survécu, vivant de semaine en semaine sans jamais savoir avec quoi je paierais le prochain loyer ! Autant dire que lorsque, l'un après l'autre et à mon grand étonnement, mes éditeurs de littérature étrangère sont tous venus me rechercher, j'ai dû piteusement accepter… Mais je n'ai pas dit mon dernier mot en termes d'écriture ! En attendant, mon quatrième livre (La Ville de la Pluie) sort en mai 2014 en Belgique (chez Maelström, disponible sur Amazon et en France dès juin).
Cela étant, la traduction présente au moins trois avantages pour l'ancienne étudiante en langues et la littéraire que, profondément, je suis : elle me permet de travailler avec les mots, et la littérature – même si les auteurs sont nombreux et les écrivains bien rares… ; elle me permet aussi de travailler dans deux langues très chères à mon cœur : le français et l'anglais (plus rarement le néerlandais, que j'affectionne peu) ; et surtout elle me permet de travailler seule chez moi, ce que, sans être misanthrope pour autant, j'aime par-dessus tout ! Et qui, in fine, me réconcilie avec elle et justifie bien des contrariétés.
——————-
[1] Le prix Pulitzer (Pulitzer Prize) est un prix américain remis dans différents domaines, allant du journalisme à la musique. Jospeh Pulitzer (1847 – 1911), Américain d'origine hongroise, était éditeur du journal New York World.

Recto et verso du trophée Pulitzer
Comments
5 responses to “Linguiste du mois de mai 2014 –
l’auteur et traductrice, Édith Soonckindt”
Superbe interview où l’on perçoit l’ampleur du labeur que représente la traduction littéraire quand on est soi-même auteur… Au vu de certaines traductions lamentables et malgré tout fréquentes que j’ai dû me “farcir” en tant que lectrice, j’espère que vous me passerez l’expression, j’en admire d’autant plus la plume rare d’Edith Soonckindt, dont je suis par ailleurs une véritable fan. Merci pour cet excellent article-interview, cher Monsieur Deshayes, et pour votre blog truffé d’extraordinaires ressources 🙂 !
Je me joins à Nathalie pour faire part de mon grand plaisir à lire cette interview qui me touche par sa grande sincérité. Ayant traduit moi aussi (mais des textes techniques) dans des conditions traumatiques (manque de temps, manque d’explications, aucun contact avec les auteurs, tarif dérisoire), je comprends très bien la situation. Chapeau à Edith pour sa conscience professionelle et son talent. Je suis heureuse qu’elle en ait une reconnaissance publique. Quant à Jean-Paul, même si nous ne nous connaissons pas, nous partageons au moins une chose: Montbéliard (la ville où je suis née). Merci pour ce magnifique article – j’ai envie de dire comme d’habitude quand on connait la qualité du blog de Jonathan et Jean 🙂
Merci à toutes deux pour vos aimables commentaires, qui m’encouragent à continuer dans la voie du travail et de la sincérité !
Merci de votre commentaire Nathalie, mais je ne suis pas l’auteur du blog « Le mot juste en anglais », excellemment animé par Jean LECLERQ et Jonathan GOLDBERG.
Merci aussi à vous Anne, montbéliardaise d’origine. J’ai enseigné au lycée Le Grand Chênois pendant près de 18 ans. J’en garde un très bon souvenir.
Édith a toujours été brillante et généreuse, ce qu’elle fait d’ailleurs avec l’écriture et la ré-écriture. En tant que son Marabout africain de longue date,je peux vous assurer de lui confier vos documents. Vous ne serez pas déçu-e- Elle a, avec précision, le sens des mots et le mot du sens.
Chère amie, merci de toujours faire honneur à tes condisciples de l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Bravo et bisous chauds d’Abidjan!
Raoul Germain BLE, bleraoulgermain@yahoo.fr