Obama se sert du sport pour enrichir le vocabulaire de Cameron

Lorsque le Président Barak Obama a rencontré le Premier Ministre David Cameron à Londres, en mai 2011, les deux dirigeants ont joué avec des jeunes au tennis de table (comme on dit en anglais britannique) ou au ping-pong (l'onomatopée en usage aux États-Unis). Mais, lorsqu'ils se sont affrontés, c'est, semble-t-il, Obama qui a perdu.  

 

Obama_cameron_pingpong

C'est peut-être pour qu'Obama améliore son jeu que Cameron lui a offert une table de ping-pong à l'occasion de la la visite qu'il lui rend actuellement à Washington.

Entre deux réunions au sommet, le Président a emmené le Premier Ministre à bord d'Air Force One, pour regarder une rencontre de basketball entre deux équipes du Championnat de l'Association nationale d'athlétisme universitaire.    

Obama-Cameron-take-in-NCAA-game Obama cartoon

Hots dogs et Coke,
tout en commentant le basketball

Afghanistan. N'est-ce pas le
moment
de siffler la fin du jeu ? [1]
(Andy Davey – The Sun)

Comme, en Grande-Bretagne, le basketball n'est pas aussi connu que le cricket ou le football, Obama a expliqué le jeu à son hôte et l'a initié à certains termes.

 

Le lendemain, lors d'une conférence de presse commune, tenue dans la roseraie de la Maison Blanche, le Président a prédit qu'à son retour à Londres, le Premier Ministre déciderait peut-être d'installer un panier de basketball au 10 Downing Street.

Hoop
   panier

Cameron a répondu : “Merci à tous pour les leçons d'hier soir. Je vais quitter l'Amérique en ayant enrichi mon vocabulaire: ‘ally-oops’, ‘brackets’, ‘fastbreak’ et, après tout, qui sait si un panier ne sera pas installé à Downing Street. ”

À l'intention de ceux de nos lecteurs qui voudraient hisser leur vocabulaire du basketball au niveau de celui du Premier Ministre britannique, nous allons expliquer ces termes.

alley-oop” – un jeu offensif par lequel un joueur lance le ballon à un de ses équipiers placé près du panier, lequel saute, cueille le ballon au vol et marque immédiatement.

“brackets” -  un diagramme qui permet aux amateurs de basketball de prévoir la progression des équipes universitaires vers les finales de la saison. (On appelle cette période la « Folie de mars », en raison de l'enthousiasme avec lequel les amateurs suivent les résultats des différentes équipes). 

(bracketeering – le remplissage du diagramme de prévision des vainqueurs; bracketology – l'art des bonnes prévisions)

Brackets

fastbreak – une action fulgurante pour tirer dans son panier aussi tôt que possible après s'être saisi du ballon, ce qui se produit souvent après que l'adversaire ait tiré dans son panier.

Si, à l'avenir, le Président Obama a l'occasion d'apprendre des termes de cricket, nous ne manquerons pas d'en informer nos lecteurs.

J.G. traduit par J.L.

 

[1] M. Jeffrey Hill, dont le blog est www.EnglishBlog.com, a expliqué à ses lecteurs  l'humour de la légende "Isn't it time for the final whistle?". L'explication, qu'il nous a obligeamment permis de publier, est la suivante: 
 
 
Le caricaturiste joue sur les deux sens de l'expression « final whistle ». C'est, d'abord, le coup de sifflet de l'arbitre qui marque la fin d'un match, mais c'est aussi, au sens figuré, le signal de la fin d'un événement ou d'une activité. Ainsi, le Guardian a récemment titré : « Final whistle yet to blow on Greek default
 ». Ici, Cameron dit à son partenaire que le moment est peut-être venu de mettre fin à l'engagement des forces américaines et britanniques en Afghanistan. En fait, l'état d'épuisement des deux joueurs est celui des forces armées des deux pays, dans cette guerre qu'on ne peut désormais gagner.