Voici sa réponse: « Werewere Liking, originaire du Cameroun, a vécu en
Côte d'Ivoire pendant la plus grande partie de sa vie adulte. En 1985, elle a fondé le village de KI-YI M'Bock (ce qui signifie « le savoir suprême » en bassa, sa langue maternelle) aux environs d'Abidjan. Il s'agit de protéger et d'entretenir la culture panafricaine traditionnelle sous toutes ses formes, allant du théâtre, à la danse, à la musique (tant vocale qu'instrumentale), aux arts plastiques, au costume jusqu'aux spectacles et aux classes pour adolescents. Liking est un authentique personnage de la Renaissance en ce sens qu'elle est elle-même tout aussi douée dans presque toutes ces disciplines artistiques. En outre, c'est un bon peintre, un bon auteur dramatique et une romancière exceptionnelle. J'ai traduit trois de ses romans : The Amputated Memory (The Feminist Press, 2007), It Shall Be of Jasper and Coral (Journal of a Misovire), et Love-Across-a-Hundred-Lives (University of Virginia Press, CARAF, 2000). Je les aime et les admire tous, mais Love-Across-a-Hundred-Lives est mon préféré pour mille et une raisons……»
Ce mois-ci, WereWere Liking est notre Linguiste du mois (bien que la portée de ses talents aille bien au-delà de la linguistique) et, cette fois-ci, c'est la tour de Marjolijn de Jager de s'entretenir avec Madame Liking.
Cette interview s'est déroulée dans un espace insolite, l'aéroport JFK de
différents) ont dû se réfugier à l'arrière de la voiture de leur cinéaste, David Vita, afin d'échapper au vacarme ambiant. L'exiguïté du lieu n'a aucunement nui à la qualité et à l'intensité du message.
Voici l'entretien avec Mme Werewere Liking :