Les anneaux olympiques suspendus au Pont de la Tour de Londres demeureront un symbole de ces 30e Olympiades.


    Full moon

Tower Bridge Olympic rings            Full moon forms sixth Olympic Ring in spectacular photo
                                                                                Source : The Sun

                                                            

William Wordsworth
1770-1850

Mais il n'est pas certain que le Pont de la Tour en tire autant de gloire qu'un autre des ponts qui enjambent la Tamise : le Pont de Westminster. En effet, situé en amont, près du Parlement et de Big Ben, le Pont de Westminster a été immortalisé par le poète anglais William Wordsworth dans: « Composé sur le Pont de Westminister », un poème que tous les écoliers de l'empire britannique (maintenant le Commonwealth) apprennent depuis 200 ans. Wordsworth l'écrivit à l'âge de 32 ans, alors que, juché sur le toit d'une voiture, il se rendait en France.

Composed upon Westminister Bridge
September. 3, 1802

Earth has not anything to show more fair:
Dull would he be of soul who could pass by
A sight so touching in its majesty:
This City now doth like a garment wear

The beauty of the morning: silent, bare,
Ships, towers, domes, theatres, and temples lie
Open unto the fields, and to the sky,
All bright and glittering in the smokeless air.

Never did sun more beautifully steep
In his first splendour valley, rock, or hill;
Ne'er saw I, never felt, a calm so deep!

The river glideth at his own sweet will:
Dear God! the very houses seem asleep;
And all that mighty heart is lying still!

 

La terre n’a rien de plus beau à produire :
Insensible l’âme de qui passerait en négligeant
Une vue que sa majesté rend si émouvante :
La ville a présent porte ainsi qu’un vêtement

La beauté du matin ; silencieux et nus,
Bateaux, tours, dômes, théâtres et temples demeurent
Offerts aux champs ainsi qu’au ciel ;
Tout clairs et scintillants dans l’air sans fumée.

 

Jamais le soleil n’a si magnifiquement trempé
Dans sa première splendeur, vallée, rocher ou colline ;
Jamais je n’ai vu, jamais ressenti un calme si profond !

Le fleuve coule à son propre et tendre vouloir :
Dieu ! Les demeures elles-mêmes semblent assoupies ;
Et tout ce puissant cœur gît immobile !

©traduit  de l'anglais par  Maxime Durisotti,  d’après l’édition des Major Works  de William Wordsworth par Stephen Gill, Oxford University Press, 2000.

Publié avec la permission du traducteur qui anime les blogs  Le Festin de Babel et a sauts & a gambades.

Lecture supplémentaire :

Discover Wordsworth

 Composed Upon Westminister Bridge – explanation in a nutshell

William WordsworthWikipedia (français)