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Glossaire français: le football

Avantage : Autorisation de ne pas interrompre le
jeu lorsque l'équipe contre laquelle une faute a été commise peut en tirer
profit. 



Avant-centre : Joueur attaquant généralement placé loin devant sur le
terrain et dont le rôle est d'essayer de marquer des buts.

Bloquer : Empêcher un but d'être marqué.

But : 1. Cage formée de deux poteaux reliés entre eux par une barre
transversale (2,44 m sur 7,32 m) et dans laquelle le ballon doit pénétrer pour
qu'une équipe marque un point. 2. Point marqué en plaçant le ballon dans les
buts.

But contre son camp : But inscrit au profit de l'équipe adverse
lorsqu'un joueur place le ballon dans les buts de sa propre équipe.

But en or : Méthode de la mort subite destinée à départager une égalité,
selon laquelle l'équipe qui marque le premier but pendant la prolongation
remporte le match.

But sur penalty : But marqué à la suite d'un penalty.

Carton jaune : Avertissement signifié à un joueur par l'arbitre en cas
de fautes graves ou autres, telles que des fautes réitérées, la manifestation
de sa désapprobation ou un comportement anti-sportif.

Carton rouge : Expulsion du terrain ordonnée par l'arbitre au bout de
deux cartons jaunes ou après une faute grave telle que cracher, jouer
dangereusement, être violent, faire une main intentionnelle ou toute autre
faute empêchant un but d'être marqué.

Centre : Point situé au milieu du cercle central marquant la position du
ballon lors de la mise en jeu (coup d'envoi) au début du match, de la seconde
période et des prolongations, ou lors d'une reprise de jeu après un but.

Cercle central : Cercle situé au milieu du terrain, sur la ligne
médiane, et dont le rayon mesure 9,15 mètres.

Charge : Contact provoqué par un joueur tel que toucher [épaule contre
épaule] un adversaire pour le forcer à faire une passe ou à monter ; la charge
constitue une faute si l'arbitre estime qu'elle résulte d'une négligence, d'une
imprudence ou qu'elle est pratiquée avec une force excessive.

Coup de pied de coin (corner) : Tir effectué par un joueur depuis le
coin du terrain vers ses co-équipiers alignés devant les buts, accordé à
l'équipe attaquante lorsque le ballon est envoyé derrière la ligne de but, à
l'extérieur des filets, et que l'équipe en défense l'a touché en dernier.

Coup d'envoi : Mise en jeu au début de chaque période du match, des
prolongations ou après qu'un but a été marqué.

Coup franc : Tir accordé après certaines fautes depuis les plus légères,
comme gêner un joueur, jusqu'aux plus graves, comme charger dangereusement, se
battre, pousser, se bousculer, donner un coup de pied ou faire une main
intentionnelle. Tous les joueurs de l'équipe adverse doivent se trouver à 9,15
mètres au moins du ballon.

Coup franc direct : Coup franc accordé après une faute et exécuté à
l'endroit où l'infraction a été commise. Dans ce cas, le joueur peut envoyer le
ballon dans le but adverse directement.

Coup franc indirect : Coup franc accordé après une faute et exécuté à
l'endroit où l'infraction a été commise. Dans ce cas, le ballon doit d'abord
être touché par un co-équipier du tireur avant qu'un but puisse être marqué.

Défenseur : Joueur généralement placé dans la moitié défensive du
terrain et responsable en premier lieu d'empêcher l'adversaire de marquer.

Drapeau de coin : Drapeau placé à chaque coin du terrain et fixé sur une
hampe  non pointue  d'une hauteur minimum de 1,50 mètre.

Dribbler : Pousser le ballon devant soi sur le terrain par petits coups
de pied, sans en perdre le contrôle.

Équipe : Un match oppose deux équipes composées chacune de onze joueurs
au maximum, dont un gardien de but. Si l'une des deux équipes compte moins de
sept joueurs, le coup d'envoi du match peut ne pas être donné. Lors d'une
compétition officielle, le nombre maximum de remplaçants est de trois.

Faire un plongeon : Simuler un tacle irrégulier afin d'obtenir un coup
franc de l'arbitre ; également connu sous le terme de "simulation" ou
de "plonger".

Faute : Toute interférence irrégulière avec un joueur de l'équipe
adverse, y compris lui donner un coup de pied, le pousser, le bousculer, le
faire trébucher ou pratiquer un jeu dangereux ou agressif.

Gardien de but ou goal : Seul joueur autorisé à tenir le ballon dans ses
mains dans la surface de réparation et dont le rôle est d'empêcher le ballon de
pénétrer dans les buts.

Hors-jeu : Infraction correspondant à une situation dans laquelle un
joueur reçoit une passe tandis qu'il est plus près de la ligne de but de
l'équipe adverse qu'aucun des défenseurs (hormis le gardien de but).

Jouer l'avantage : Choix de l'arbitre d'ignorer une infraction si cela
interrompt l'action sans pour autant avantager l'équipe adverse.

Lignes de but : Les deux lignes de démarcation les plus courtes sur
lesquelles sont placés les buts ; elles marquent chaque extrémité du terrain de
jeu.

Lignes de touche : Les deux lignes de démarcation du terrain les plus
longues ; également appelées "lignes latérales".

Lignes latérales : Les deux lignes de démarcation du terrain les plus
longues ; également appelées "lignes de touche".

Main : Infraction commise par un joueur autre que le gardien qui,
pendant le jeu, touche le ballon avec ses mains, ou infraction commise par le
gardien qui tient le ballon dans ses mains en dehors de la surface de
réparation.

Match : Jeu d'une durée de 90 minutes divisé en deux périodes de 45
minutes chacune. Les joueurs ont droit à une pause entre les deux périodes
(mi-temps) qui ne peut excéder 15 minutes.

Milieu de terrain : Joueur généralement placé près du milieu du terrain
et dont le rôle est de créer des opportunités de buts pour les avant-centre.

Mur : Formation de défense dans laquelle les défenseurs se tiennent
épaule contre épaule entre un tireur adverse et les buts afin de bloquer un
coup franc.

Penalty ou tir de réparation : Coup franc accordé lorsque l'équipe en
défense commet une faute dans sa surface de réparation ; le penalty est tiré
directement devant la cage des buts, au point de réparation situé à 11 mètres
de la ligne de but, avec le gardien pour seule défense.

Plongeon : Feindre un tacle irrégulier afin d'obtenir un coup franc de
l'arbitre ; également connu sous le terme de "simulation" ou de
"faire un plongeon".

Point de réparation : Marque située dans la surface de réparation à 11
mètres du milieu de la ligne reliant les poteaux du but et à égale distance de
ces derniers, sur laquelle le ballon est placé pour tirer un penalty.

Remise en jeu à la touche : Remise en jeu effectuée à la main par un
joueur placé sur la ligne de touche et accordée lorsque le ballon franchit
cette ligne latérale.

Séance de tirs au but : Extension du système de tie-break dans lequel,
si aucune équipe n'a remporté la victoire après deux périodes successives de
prolongation, les équipes procèdent à une série de cinq tirs au but (ou plus,
si nécessaire), tirés un par un, jusqu'à ce qu'une équipe prenne l'avantage.

Sortie de but : Coup franc tiré depuis la zone de but en faveur de
l'équipe en défense si le ballon a franchi la ligne de but après avoir été
touché en dernier par l'équipe en attaque.

Surface de but : Espace rectangulaire situé à chaque extrémité du
terrain devant chaque but.

Surface de réparation : Espace situé devant chaque but dans lequel toute
infraction commise par l'équipe en défense entraîne un penalty pour l'équipe en
attaque ; également appelée "zone de penalty".

Tacle : Tentative de récupération du ballon auprès d'un joueur adverse.

Tête : Utilisation de la tête pour frapper le ballon.

Zone de penalty : Espace situé devant chaque but dans lequel toute
infraction commise par l'équipe en défense entraîne un penalty pour l'équipe en
attaque ; également appelée "surface de réparation".

Cowboys et Indiens

 

Dans l'Ouest américain, la tâche des cow-boys consistait à veiller sur le bétail dans des zones de pâturage non clôturées. Ils devaient l'empêcher de se disperser et le mener vers d'autres herbages.

Lorsque les éleveurs se mirent à confiner leurs bêtes dans des enclos ("fence in"), on eut moins besoin de cow-boys. Pour ces derniers, ce fut la fin de leur existence dans les vastes étendues et il est normal qu'il ne leur plaisait pas d'être privés de leur liberté de mouvement ("to be fenced in”). 

Depuis les années 1920, les westerns célèbrent la rude existence des cow-boys. Ces films relatent souvent la lutte qui opposait les cow-boys et les autochtones (appelés “Indiens”), en recourant à des stéréotypes réducteurs. De nos jours encore, quand il est question des cow-boys et des Indiens, il faut comprendre “les bons et les méchants”.

Roy Rogers (1911-1988) fut un chanteur et acteur américain légendaire surnommé "le cow-boy chantant". En 1944, il sortit une chanson qui devint célèbre et fut reprise par d'autres chanteurs de cette époque : Don’t Fence Me In(Laisse-moi ma liberté).

Les paroles expriment la volonté de ne pas être privé de sa liberté.

Le vidéoclip suivant présente une version humoristque de Don’t Fence Me In, chantée par Dean Martin et Mireille Mathieu en anglais et en français:

Note linguistique

Le mot “fence” a des significations qui varient selon le contexte. Le substantif désigne une clôture, mais aussi un receleur. "Fencing" est un sport, l'escrime, mais également un matériau pour clôture. Un "fencer" est un escrimeur. "To fence with a sword or sabre" signifie tirer à l’épée ou au sabre. "To fence off" a généralement le sens de séparer un terrain des terres avoisinantes par une clôture. Une "sunken fence" (saut-de-loup), entoure un jardin ; son sommet se situe au même niveau que ce jardin et est bordé d'une tranchée. Appelé aussi "ha-ha" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha-ha) (1), tant en français qu'en anglais, le saut-de-loup empêche le passage des moutons et des bovins, sans obstruer la vue. Le mot "ha-ha" est d'origine française (World Wide Words). 

L'American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition présente les définitions suivantes :

Fence:

Nom :
1. Dispositif servant d'enclos, de barrière ou de limite, généralement constitué de pieux reliés par des planches ou du fil de fer.
2. Escrime.
3. a. Personne qui reçoit et vend des biens volés. 
b. Lieu où des biens volés sont déposés et vendus.

Verbe transitif :
1. Entourer d'une clôture. 
2. Séparer ou fermer au moyen d'une clôture.
3. Vendre (des biens volés) à un receleur.

Verbe intransitif :
1. Pratiquer l'escrime.
2. Utiliser une tactique qui rappelle les attaques et les parades de l'escrime.
3. Eviter de donner une réponse directe ; éluder la question.
4. Se rendre coupable de recel.

Plusieurs expressions idiomatiques contiennent le mot "fence" ; 

– To mend fences – rétablir de bonnes relations ; se réconcilier (après un désaccord)

– To sit on the fence – ménager la chèvre et le chou

De même, des proverbes contiennent ce mot :

– Good fences make good neighbors (proverbe du XVIIe siècle, mais rendu célèbre par le poème “Mending Wall” de Robert Frost) : une bonne clôture garantit de bonnes relations de voisinage.

– Do not protect yourself by a fence, but rather by your friends (proverbe polonais) : des amis vous protègent mieux qu'une clôture.

– The grass is always greener on the other side of the fence : l'herbe est toujours plus verte de l'autre côté de la clôture.

– Il ne faut pas qu'une clôture ait plus de valeur ou d'importance que ce qu'elle protège (proverbe hébreu).

(1) Ha Ha (1712) : élément de jardin conçu au XVIIIe siècle, qui consiste en une tranchée dont une face interne verticale est un mur de soutènement et l'autre face est en pente et gazonnée. Il donne au propriétaire une vue continue. Ce mot provient du mot français "ha-ha", qui désigne une tranchée située derrière une ouverture pratiquée dans un mur à la base d'une allée. Selon des étymologistes français, la syllabe "ha" est une exclamation de surprise – à moins qu'elle n'exprime la peur.

http://www.askoxford.com/worldofwords/wordfrom/garden/

Le présent billet a été rédigé par Jonathan Goldberg et traduit en français par René Meertens.

Introduction to French poetry

L'article suivant a été écrit par l'écrivain britannique Magdalena Ball spécialement pour Le Mot Juste en Anglais.
 

Introduction
to French Poetry:
 
CD
Edition

 By
Stanley Applebaum (Editor)
 
Dover
Publications
 
Paperback:
192 pages, June 1, 1991, ISBN-10: 0486267113, ISBN-13: 978-0486267111

 
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Poetry is
almost impossible to translate.  You may
get the gist of the thing, but unless the translator is also a poet (and in
that case, you’re getting a different poem to the original), you lose the
nuance, the rhythm, the subtle linguistic play. 
Reading poetry in any language is an advanced linguistic activity.  It isn’t really for beginner language
learners, because of the way it pushes language to its limits, puns, flows,
uses double entendre and sophisticated innuendo.  There are so many beautiful poems written in
other languages, and it seems a shame to limit ourselves only to those poems
that are written in the languages we’re fluent in.  The answer is in dual-language books like Introduction to French Poetry which
allow us to still access the meaning in our own language, but experience the
rhythm, expression, and beauty of the orignal.  In the case of this one,
there’s an accompanying CD with each poem beautifully read by French actor
Michel Moinot, who enunciates every word so perfectly that it’s easy to follow
along and even begin to fall into the flow of the grammar and syntax.  With the printed poems in both English and
French open at the same time as you listen to it in French, it’s almost
possible to bridge the language gap and experience the original. 

 

For those
learning French, this is an excellent way to increase vocabulary and learn the
pronunciation. Moinot’s richly expressed readings will help with fluency and
tone, and the overall choice of poets and simplicity of the poems will
encourage further reading and a stronger understanding of the history and
progression of French poetry.  For those
who are interested in the poetry itself, there are 30 tracks, with only one or
two poems by each poet.  This kind of
survey does show provides a sense of the different types of verse, from the rondeaux of Charles D’orléans, the sonnets
of Louise Labé, to the wonderful epistles of Voltaire, the start of romanticism
with the bleak fervour of Victor Hugo, the rich imagery of peotic giants
Baudelaire, Mallarmé, Verlaine and Rimbaud, towards the more modern work of
Apollainaire, Éluard, Aragon or Bonnefoy. 
It’s a rich and heady mix, diluted only by the fact that there is, at
best, only two poems from each poet (some have only one), which is but a mere
scratching on the surface of what each of these poets has produced.  If it creates an itch though, as it is sure
to do if the reader/listener is able to hear the power and beauty in most of
these poems, that can only be a positive thing, as there are plenty of volumes
waiting to be explored, many in dual-language form. 

 

The poems
are each prefaced with a brief summarised biography of the poet, including a
portrait wherever possible.  Compiling
this book would have been no easy task, and Applebaum has done a good job of
putting each work into context and choosing the most accessible, easy to follow
poem, with the least amount of ambiguity. The accompanying CD, is worth the
price of the book alone, as it’s only by listening to the work read by an
expert speaker where the rhythm and intonation comes out.  What is a surprise, for me at least, is how
much humour, playfulness, and lightheartedness there are in even the most
intense of poems (and nobody does intense like the French Romantics).  A recurring theme throughout many of the
poems (and maybe poetry in general) is the juxtaposition of youth and beauty
and mortality, decrepitude and death.  Heavy
as the subject is, few of the poems become maudlin, and less so when heard
spoken with just a hint of detached irony, and the delicate musicality that is
altogether lost in translation.  Listening
and reading simultaneously works wonderfully well and gives a complete poetic
experience.  Of course, as Applebaum
clearly states in his introduction, this is really just the tiniest taste.  Each of the poets represented has a complete
oeuvre which is significantly more wonderful than one or two poems can
show.  Nevertheless, Introduction to French Poetry provides a lovely and well-structured
overview which will help show the relationship between poets – how one
historical movement gave rise to another, as well as to provide a beginner’s
sense of the many different styles and symbols of the poetic giants who shaped
the French poetic landscape.  Introduction to French Poetry is a good
way of finding, as Rimbaud puts it in“Départ”, “affection et le bruit neufs!” (new
affection and new noise!”).

 

About the
reviewer:
Magdalena
Ball
runs The Compulsive Reader. She
is the author of the poetry book Repulsion Thrust, the novel Sleep Before Evening,
a nonfiction book The Art of Assessment: How to
Review Anything
and four other poetry chapbooks Quark Soup, and, in collaboration with
Carolyn Howard-Johnson, Cherished Pulse, She Wore Emerald Then, and the newly
released Imagining the Future. She also
runs a radio show, The Compulsive Reader Talks.

 

Chronique de la Guerre de Cent ans (troisième partie)

Voici la troisième partie de cet article, écrit spécialement pour ce blog par l’historienne Danielle Bertrand. Cliquez sur les liens pour voir la première et deuxième parties.

Il est temps d’aborder la guerre proprement dite, et cette chronique est consacrée à la première phase du conflit, de 1337 à 1380, caractérisée par le redressement de la France après une série de « désastres ».

 La France se sentait forte économiquement, son armée était nombreuse et son prestige considérable. Elle avait quelque peu négligé l’aspect diplomatique et ne pouvait compter que sur la Castille.

Mais Edouard III avait une armée plus moderne, s’inspirant des méthodes de combat des Gallois et des Ecossais contre lesquels il avait dû lutter. Surtout il avait su s’assurer des alliés et l’Empereur Louis de Bavière, excommunié par la Pape d’Avignon, avait reconnu ses droits à la couronne de France. Certes le soutien militaire des Princes d’Empire fut quasiment nul, mais Edouard pouvait compter sur le soutien des marchands de Flandre menés par un des leurs, Jean Artevelde et il était venu se faire reconnaître Roi de France à Gand. Avec la Bretagne, où un corps anglais débarqua en 1342 à l’occasion d’un conflit de succession, il disposait de trois têtes de pont en territoire français.

 

 

 

 

  Edward_III_of_England_-_Illustration_from_Cassell's_History_of_England_-_Century_Edition_-_published_circa_1902

 


La flotte anglaise avait acquis en 1340 la maîtrise de la Manche en détruisant la flotte française appuyée d’unités castillanes (Bataille de l’Écluse). De nombreux combats entrecoupés  de trêves épuisaient les deux pays sans grand résultat.

En 1346 la bataille de Crécy fut un désastre pour la France: les chevaliers français, fatigués, lourdement harnachés, indisciplinés et méprisant la « piétaille », furent «  défaits » par une armée anglaise reposée, appliquant une bonne stratégie, et dont les archers semèrent la panique. Philippe VI réussit de justesse à s’enfuir, tandis qu’Edouard mettait le siège devant Calais, dont les bourgeois, venus « en chemise la corde au cou  » remettre les clefs de la ville, ne furent sauvés que par les supplications de « la noble Reine d’Angleterre ». Après la trêve de Calais, Edouard III regagna son royaume atteint en 1348 par une épidémie de peste noire qui avait déjà ravagé la France et dont Philippe VI mourut en 1350.

 

  Battle_of_crecy_froissart

Le successeur de ce dernier, Jean Le Bon, s’engagea de façon imprudente dans un conflit avec le Roi de Navarre, par ailleurs prince français, surnommé de Charles le Mauvais, qui revendiquait la couronne. Ce conflit coûta cher et contraignit le Roi à des expédients ; un « remuement »   fit perdre à la monnaie  70% de sa valeur. Pendant ce temps, l’armée Anglaise pillait la Bretagne, et des combats avaient lieu en Guyenne…..…La trêve n’était donc que relative. Le fils d’Edouard III, le Prince de Galles,  plus connu sous le nom de Prince Noir, infligea à Poitiers en 1350 un second Crécy  aux Français qui ne semblaient pas avoir tiré la leçon du premier.

 

 Prince_noir

Jean Le Bon se rendit et fut emmené en captivité à Londres. Son fils aîné Charles qui assurait « l’intérim   » fut confronté aux ambitions de Charles le Mauvais, au désastre financier, à la révolte des Parisiens (février 1358), menés par le Prévôt des marchands Etienne Marcel, et aux désordres provoqués dans les campagnes par les « Jacques ». Il parvint tout de même à récupérer sa capitale après l’assassinat d’Etienne Marcel qui s’était allié à Charles le Mauvais et avait ouvert Paris aux Anglais, provoquant ainsi un sursaut de patriotisme !


Jean Le Bon entretemps avait préparé une paix qui ne fut signée qu’après moult péripéties, le Traité de Brétigny (mai, 1360). La France s’engageait à payer une forte rançon et cédait de vastes territoires pour constituer une « grande Aquitaine anglaise », s’étendant du Sud de la Loire aux Pyrénées et à l’est aux confins du Massif Central. Il était convenu que par acte séparé le Roi de France renoncerait à sa suzeraineté sur l’Aquitaine en échange de la renonciation par le Roi d’Angleterre à ses droits à la couronne de France.

Ce traité devint vite caduc, la France étant dans l’incapacité de payer la rançon….  Jean Le Bon  qui avait le sens de l’honneur, reprit le chemin de Londres où il mourut en août 1364.

Avec le règne de Charles V, dit Charles le sage, qui avait déjà une solide expérience du pouvoir commença le redressement de la France.Ce souverain sut s’entourer de bons conseillers, encouragea les intellectuels, prit de bonnes décisions dans le domaine financier, et avec l’aide de Bertrand Du Guesclin remit de l’ordre dans le Royaume.

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Il parvint à mettre au pas Charles Le Mauvais, obtint que les garnisons anglaises soient chassées de Bretagne, et Du Guesclin « réembaucha »les mercenaires, au chômage technique depuis Brétigny, et qui organisés en « Grandes Compagnies », semaient la terreur dans les campagnes, dans une guerre de succession en Espagne qui assura à nouveau l’alliance de la Castille.

Il travailla aussi à redonner des ressources à l’état en inventant la gabelle, impôt sur le sel dont il fallait obligatoirement acheter une certaine quantité. Ses efforts pour rétablir une monnaie stable  furent cependant annulés par les effets de la « loi » bien connue selon laquelle « la mauvaise monnaie chasse la bonne ».

Il se prépara aussi à la reprise de la guerre : remise en état des forteresses, nouvelles armes (arcs et artillerie) troupes permanentes  dont la solde était payée régulièrement, ce qui limitait le pillage, recherche d’alliances avec l’Ecosse, la Castille et la Flandre qui avait par le passé soutenu l’Angleterre.

Il ne lui manquait que le prétexte pour reprendre la lutte. À l’occasion en 1368 du refus du Comte d’Armagnac de payer un impôt à son suzerain, le Prince de Galles, et après que le Comte se soit adressé au Roi de France comme « à son Seigneur souverain de tout le duché de Guyenne », Charles V confisqua le fief, et la  guerre recommença…….

J’épargne au lecteur le détail des combats qui se déroulèrent dans le Sud ouest et le Nord de la France pour n’en retenir que le résultat.

En 1380 la présence anglaise sur le territoire français s’est réduite comme une peau de chagrin : un petit territoire au sud de Bordeaux, une « poche » autour de Dax et Bayonne, les ports de Calais, Brest et Cherbourg.

En 1380, la France semble tirée d’affaire, mais l’avenir est incertain. Les protagonistes de cette phase du conflit sont morts : Le Prince Noir et Edouard III en 1377, Du Guesclin et Charles V en 1380.

Les deux pays sont épuisés financièrement par la guerre et affaiblis par des crises économiques et des troubles sociaux. Dans les deux pays la présence de souverains mineurs (Charles VI a douze ans et Richard II en a dix !) ouvre la voie aux rivalités de leur entourage.

 

Défense de la langue française face à l’américanisation

 

    Six réponses au Professeur Claude Hagège

Le linguiste renommé, Claude Hagège, professeur émérite au Collège de France, a publié son dernier livre, Dictionnaire amoureux des langues.

Le journal Le Monde a récemment publié un article écrit par le Professeur Hagège  intitulé Identité nationale et langue française. Dans cet article, le professeur affirme que la langue française doit être au centre du débat sur l’identité nationale. Tous les régimes exaltent leurs langues. On doit reprocher à l’Etat, soutien Hagège, d’oublier le rôle de la langue dans la définition de l’identité nationale, et de permettre l’invasion de l’anglais et l’américanisation du français dans tous les domaines. Le Professeur Hagège trouve ce phénomène caricatural et comique. Il note un paradoxe : ce sont les immigrants qui valorisent la langue française, alors que des Français sont « fascinés par tout ce qui est américain. » Hagège insiste sur l’influence du français sur les cinq continents. Il note que les pays francophones comprennent mal que les Français n’aiment pas leur langue.

En outre, Hagège a assisté à l’émission de télévision hebdomadaire L’invité de la chaîne TV5Monde où il a également fait une critique de l’influence de l’anglais sur le français.


Nous avons choisi  six lecteurs distingués de notre blog et les avons invités à exprimer leurs opinions en réponse à celle du Professeur Hagège.

Nous vous proposons de lire l’article et de regarder l’interview (grâce aux liens fournis ci-dessus), puis de lire les avis de nos invités.

Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Danielle Bertrand (Historienne,  France)

Certes chacun de nous est "enfant de sa langue " dont les mots et les structures modèlent et parfois figent nos catégories mentales. …Oui, la plupart des mouvements indépendantistes ont mis la reconnaissance de la "langue nationale " en bonne place dans leurs revendications, (peut-être parce que c'était un moyen de faire, pour la lutte, l'union  entre des  conceptions politiques et des situations sociales différentes.) 

Pourtant la langue française a aussi été un moyen de domination et je ne souhaite aucune" politique " qui  renforce " le pouvoir inhérent à la langue " La langue , quelle qu'elle soit,  est pour moi un instrument,  non de "pouvoir " mais de communication .

 Je dois dire aussi que  l'expression " Français de souche " me choque , je la trouve discriminatoire , et je me sens proche de tous les "français de langue ", en ayant le désir de parler aussi la leur…… même si c'est l'Anglais .

Tahar Ben Jelloun *, écrivain marocain de langue française  souligne les apports mutuels de ses deux langues, l’Arabe et le Français . Lui aussi récuse "cette histoire de soucherie", et considère la francophonie comme un "machin " dont l'Anglais se passe bien  y a t il des institutions pour promouvoir l'anglophonie? Il donne de la langue une définition qui me plaît :

   "Une langue est une maison aux portes et fenêtres sans cadres, ouvertes en permanence sur l'univers"

* Article paru dans "Le Monde Diplomatique " de Mai 2007 

 

Nicole Dufresne (Professeure de langue française, UCLA, Etats-Unis)

Les Américains s’imaginent que les Français sont fiers de leur langue, mais qui donc est fier de parler français en France aujourd’hui ? Cela me crispe d’entendre les élites des grandes écoles truffer d’anglais leurs propos érudits, cela m’attriste d’entendre les Français moyens – de souche ou non, et qui ne parlent pas l’anglais – répéter les idioties prononcées dans les médias telles que  l’avion a crashé, mon fils est drivé, ma copine est bien lookée…. Comment arrêter cette négligence, ce dédain envers la langue ? Le français a certes sa place dans le débat sur l’identité nationale, mais surtout il doit être au centre de la politique culturelle en France. Nous avons, ouvertes à tous, les journées du patrimoine, la nuit des musées, les nuits blanches, pourquoi pas tout simplement des journées de la langue française ?

 

Trista Selous (Traductrice, Angleterre)

Ce qui me frappe surtout dans l'article de Claude Hagège, c’est ce 'notre' de la première phrase,  qui démarque les Français (mais non, peut-être, tous les francophones) des anglophones de n'importe quelle nationalité. Nous autres dont l'anglais est la langue dite maternelle ne possédons pas notre langue. Elle nous échappe dans tous les sens. On est trop nombreux et trop divers: la pluralité des nations anglophones mise à part, il y a toutes les langues anglaises de complaisance – en Inde, en Europe, dans les entreprises françaises… – qui ont leur propre vie, et il n'y a nulle part une Académie anglaise pour les rappeler régulièrement à l'ordre. Et c'est peut-être là la force de l'anglais. Personne ne le gouverne, tout le monde peut s'en servir à volonté – help yourselves! SUITE
 

 

Steve Kaufmann (Enseignant d’anglais, Canada)

Claude Hagège semble se congratuler de l'expansion historique de la langue française sur les cinq continents, expansion bénéfique et même civilisatrice à son avis. Par contre, il n'apprécie pas l'expansion en Europe, et ailleurs, de l'anglais, langue qu'il trouve uniquement laide. Dans tout ce qu'il dit, je ne vois que fierté linguistique, sentiment d'impuissance post-coloniale, et arrogance, face au monde actuel où l'influence de la France, et de la langue française, sont beaucoup diminuées. Vive la langue et la culture française! Vive la diversité linguistique! (A ce sujet voir mon blog et mon site pour l'apprentissage des langues, LingQ). Mais reconnaissons l'immense utilité  de l'anglais comme langue internationale sans pareil.  Et reconnaissons que la majorité des gens qui parlent cette langue l'aime bien.

 

Sarah Diligenti (Directrice pédagogique de l'Alliance française, Washington DC)

L'histoire de la francophonie  devrait effectivement devenir matière obligatoire au collège et au lycée, dans le cadre des programmes officiels de littérature  et d'histoire de l’Education Nationale.  On pourrait même envisager une introduction à la francophonie dès les écoles élémentaires, par la lecture des fables et contes extraordinaires, riches linguistiquement et sémantiquement, que produisent les auteurs francophones, notamment les Haïtiens et les Africains. En revanche, je ne pense pas que l’introduction, dès les petites classes, de deux ou trois langues autres que l’anglais, soit en quoi que ce soit bénéficiaire à la survie de la langue française. SUITE
 

 

Marie-France Twining (Traductrice, Etats-Unis)

Le français écrit est souvent maltraité en France. Un simple mot de remerciement reçu récemment contenait autant de fautes d’accords que de lignes. Or l’auteur, née en France de souche française, avait 19 ans et était titulaire du baccalauréat.  

Si j’en crois Claude Hagège, ces manquements aux règles de la langue française ne devraient pas être source d’inquiétude, c’est le propre d’une langue vivante.

En revanche, la vraie menace pour l’avenir du français est l’invasion de l’anglais au-delà de l’adoption de quelques termes. On ne peut pas ne pas remarquer à Paris des enseignes et slogans de magasins entièrement en anglais. Au niveau de l’éducation supérieure, beaucoup de cours dans les meilleures écoles de commerce, sont dorénavant dispensés entièrement en anglais. Le professeur Hagège a raison, il y a un certain désamour des Français de la métropole pour leur propre langue et une fascination de tout ce qui est américain.

 

 

  

Shakespeare goes to Paris

How the Bard Conquered France

By John Pemble 

(Hardcover – 2005)

Shakespeare

de la plume de Dussert.

 

Notre critique invitée est  une traductrice professionnelle,  diplômée en littérature française, née en France, vivant en  Angleterre  depuis de longues années.  Imprégnée des deux cultures, elle  est adepte du grand écart linguistique.

 
 

Variations sur Shakespeare Goes to Paris par John Pemble ou l’esprit français à l’épreuve du génie anglais.

Dans un livre qui par le prisme de Shakespeare expose la complexité des relations entre ces deux peuples, John Pemble nous renseigne ainsi sur leurs cultures, leur civilisation, leurs préjugés. Il met en scène, fort à propos, la confrontation de deux démarches intellectuelles fondamentalement différentes

Les Français se targuent d’universalisme, ce qui s’est longtemps exprimé par une ouverture aux littératures étrangères qui aujourd’hui encore au Royaume Uni vous fait passer pour cultivé si vous avez lu des auteurs étrangers. Cet universalisme, cette conviction que la raison, le bon sens est « la chose du monde la mieux partagée » ils les doivent aux beaux esprits des Lumières. Et pourtant ! leur ouverture aux idées d’autrui, leur désir d’absorber les richesses offertes par l’art d’un autre peuple, cela n’est pas venu sans peine.

 

Voltaire  

 

Voltaire, grand admirateur de l’Angleterre où il vécut en exil ayant jeune homme manqué de la souplesse d’échine nécessaire pour faire son chemin dans le monde en tira un livre où il vante ses nombreux mérites. Et c’est peut-être à la morgue aristocratique des Rohan que les Français doivent leur première rencontre avec un des titans de la littérature… Si je puis me permettre de prendre un siècle d’avance et d’avoir pour Shakespeare les yeux des romantiques (et les mots de Corneille). Car Voltaire, tout gagné qu’il fût à la civilisation Britannique, resta péremptoire sur l’absence de « la moindre étincelle de bon goût » dans « ses farces monstrueuses ». Ah ! le style, qui selon Buffon faisait l’homme, la forme, le beau, le noble… Combien tout cela compte pour les Français.

Et Pemble de rappeler qu’en France le théâtre de l’époque restait soumis à la règle des trois unités et s’exprimait en alexandrins classiques césurés à l’hémistiche comme l’illustre, tant dans le fond que dans la forme l’édit de Boileau :

Qu’en un lieu, en un jour, un seul fait accompli

Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.

Cette formule avait bien mérité du théâtre classique français ; elle avait fait la gloire de Corneille et de Racine. Et leurs successeurs – dont Voltaire – ne concevaient pas de s’en dispenser. Serait-ce que le tempérament français, naturellement prompt à s’enflammer, trouve dans ces impositions son équilibre et assure, comme chez Racine aux émotions les plus violentes toute leur véhémence en en forçant le jet par le conduit le plus étroit ?

La règle est l’oxygène du Français même s’il en fait fi. Défier la règle fait partie de la règle or ce fut tout le génie des Britanniques d’en retenir un minimum en sorte qu’elles soient impossibles à contourner. Ce dédain des règles chagrinait Voltaire : il n’y trouvait, chez ses contemporains anglais, que l’imitation servile d’un précurseur inimitable… tout en s’empressant d’agir de même vis à vis de ses maîtres classiques, et avec moins de succès : l’œuvre théâtrale de Voltaire est passée aux oubliettes de l’histoire.

Par contre son introduction de Shakespeare dans le monde des lettres françaises devait avoir des conséquences fracassantes. Après la révolution, le souffle romantique fait sauter les verrous et cette retenue, cette clarté qui, figeant le théâtre et la poésie, avaient prêté aux essais et aux idées tant d’élégance, assuré leur rayonnement, sont passées de mode. La délicatesse de langage qui interdisait la discussion du mouchoir de Desdémone sur une scène française fond devant la virulence d’un Hugo qui tonne : « j’appellerai le cochon par son nom ! » Et il règle son compte à la sévère métrique qui sclérosait le dialogue théâtral : « J’ai disloqué ce grand niais d’alexandrin »

 

Victor_Hugo
 

C’est qu’Hugo, lui aussi exilé après quelque peccadille politique découvre à son tour Shakespeare  et s’extasie devant la juxtaposition des genres, la liberté et le lyrisme de la langue… Un peu trop au goût de Pemble et il est assez amusant de retrouver sous sa plume les mêmes critiques appliquées à Hugo que Voltaire avait eues pour Shakespeare, soit la boursouflure, l’exaltation dithyrambique. Il est vrai qu’Hugo n’y allait pas de main morte : Shakespeare, rapporte Pemble, « devient océan, terre existence, ‘toute la nature’, point culminant, la fertilité, la force, ‘l'exubérance, la mamelle gonflée, la coupe écumante, la cuve à plein bord, la sève par excès, la lave en torrent, les germes en tourbillons, la vaste pluie de vie … végétation, germination, lumière, flamme’ ».

Cependant, comment retourner à « je ne te hais point » (« je t’aime » manquant de mesure) après les pavés gluants de sang de la place de la Révolution et l’épopée napoléonienne ?

"William Shakespeare" par Victor Hugo (1864), texte intégral

Cowboys and Indians

The role of the cowboy in the American West was to herd the cattle on the wide open range — to prevent them straying and to move them to different grazing areas.

When ranchers began to fence in their cattle in enclosures, the need for cowboys was reduced. For the cowboys this meant the end of their lives on the range and, understandably, they didn’t want to be “fenced in”. 

Beginning in the 1920s and continuing to the present day, “Western” movies popularized the rugged outdoor life of cowboys. These films often presented fights between the cowboys and the indigenous, native Americans (called “Indians”), based on crude stereotypes. To this day, the expression “cowboys and Indians” means “the good guys and the bad guys.”

Roy Rogers (1911-1988) was a legendary American singer and actor known as The Singing Cowboy. A song made famous by Roy Rogers in 1944, and later sung by other singers of that era, was Don’t Fence Me In (Laisse-moi ma liberté).

The lyrics of the song expressed that desire not to be closed in.

A humorous French-English version of Don’t Fence Me In, sung by Dean Martin and Mireille Mathieu, may be heard on this video clip:

Linguistic Note:

The word “fence” has different meanings in different contexts. As a noun, its common meaning is a barrier (clôture). It can also refer to a person who trades in stolen goods (receleur). Fencing is a sport (escrime), as well as the material used to make a fence (matériau pour clôture). A fencer is un escrimeur. To fence with a sword or sabre is tirer à l’épée/au sabre. To fence off usually means to separate a piece of land from its surroundings (séparer par une clôture). A sunken fence (saut-de-loup) surrounding a garden with its top at the garden ground level, bounded with a ditch on the outer side, is also known as a ha-ha: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha-ha (1). This keeps off sheep and cattle, without obstructing the view. The origin of that term is French (World Wide Words). 

The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition contains the following definitions:

Fence:

Noun:
1. A structure serving as an enclosure, a barrier, or a boundary, usually made of posts or stakes joined together by boards, wire, or rails.
2. The art or sport of fencing.
3. a. One who receives and sells stolen goods.
b. A place where stolen goods are received and sold.

Transitive verb:
1. To enclose with or as if with a fence. 
2. To separate or close off by or as if by means of a fence.
3. To sell (stolen goods) to a fence.

Intransitive verb:
1. To practice the art or sport of fencing.
2. To use tactics similar to the parry and thrust of fencing.
3. To avoid giving direct answers; hedge.
4. To act as a conduit for stolen goods.

Several idioms containing the word fence exist in English: 

– To mend fences – rétablir de bonnes relations; se réconcilier (après un désaccord)

– To sit on the fence – ménager la chèvre et le chou

So do some proverbs:

– Good fences make good neighbors (from the 17th century but made famous by Robert Frost’s poem, “Mending Wall”). 

– Do not protect yourself by a fence, but rather by your friends (Polish);

– The grass is always greener on the other side of the fence;

– Make not a fence more expensive or more important than the thing that is fenced (Hebrew).

(1) Ha Ha (1712): this 18th-century garden feature consisted of a trench, the inner side perpendicular and faced with stone, the outer sloping and turfed, that was intended to allow the landowner an uninterrupted view of the countryside. It came from the French word haha ‘…a ditch behind an opening in a wall at the bottom of an alley or walk’. According to French etymologists the ha! is an exclamation of surprise – or could it be fear?

http://www.askoxford.com/worldofwords/wordfrom/garden/

Jonathan Goldberg

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Connaissez-vous l'origine des mots ci-après ?

Indice : ils proviennent tous du nom de personnes réelles

Bloomer

DEFINITION 

bloomer (1) n. 
1. Costume autrefois porté par les femmes et les jeunes filles, composé de pantalons bouffants serrés aux chevilles et portés sous une jupe courte. 
2. bloomers
a. Culotte longue bouffante, serrée aux genoux, autrefois portée par les femmes et les jeunes filles pour pratiquer un sport. 
b. Culotte courte de fille, de conception similaire.

bloomer (2) n.
1. 
a. Plante qui fleurit. 
b. Personne qui parvient à la maturité et à la compétence: a late bloomer.
2. Argot Gaffe.

The American Heritage Dictionary of the English Language

ETYMOLOGIE

Amelia Jenks Bloomer (1818-1894), une suffragette, donnait des conférences habillée d'une jupe courte et de pantalons bouffants serrés aux chevilles. Elle recommandait aussi le port de ce costume dans son magazine, bien que les femmes qui le portaient en public étaient vivement critiquées. 

Boycott

DEFINITION

to boycott tr.v. 
S'abstenir, à titre individuel ou collectivement, d'utiliser ou d'acheter (un produit) ou d'entretenir des relations avec (un pays) en guise de protestation ou de critique, ou encore à des fins de coercition. 
n.
Action de boycotter, boycottage.

The American Heritage Dictionary of the English Language

ETYMOLOGIE 
  
Après avoir démissionné de l'armée britannique, dans laquelle il avait le grade de capitaine, Charles Boycott fut recruté comme représentant de propriétaires fonciers en Irlande pendant les années de famine du milieu du XIXe siècle. Il imposa aux paysans locataires pauvres une discipline semblable à celle qui régnait à l'armée, refusa de diminuer leurs loyers et, quand ceux-ci n'étaient pas payés, faisait saisir leurs logements. La population de la région environnante réagit en refusant de lui fournir des services et des aliments, et en évitant tout contact avec lui. Il dut faire appel à l'armée britannique pour le protéger, avant de fuir en Angleterre. Le nom de Boycott ne tarda pas à désigner cette façon d'agir, non seulement en anglais, mais également dans d'autres langues, telles que le français, le néerlandais, l'allemand et le russe. 

Cardigan

DEFINITION

Cardigan n.
(Vêtement et mode) Veste de tricot à manches longues et boutonné devant (Petit Robert).
(Zoologie) Corgi de grande taille, doté d'une longue queue (Collins English Dictionary).

ETYMOLOGIE

Le septième comte de Cardigan, qui dirigea la Charge de la cavalerie légère à Balaklava, portait un gilet à longues manches lorsqu'il combattit pendant la guerre de Crimée. Le cardigan revint au devant de l'actualité parce qu'il était souvent porté par le Président Jimmy Carter à la Maison Blanche.

Guillotine

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DEFINITION

Guillotine n.

1. Appareil consistant en une lourde lame retenue entre des montants, qui glisse vers le bas pour décapiter un condamné à mort. 
2. Instrument servant par exemple à couper du papier, qui fonctionne selon le même principe qu'une guillotine. 

tr.v. 
1. Guillotiner.
2. Couper à l'aide d'un appareil rappelant une guillotine ou d'une lame tranchante.

The American Heritage Dictionary of the English Language

ETYMOLOGIE

Le mot guillotine a été formé à partir du nom du médecin français Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814). L'appareil fut en fait conçu par le docteur Antoine Louis, secrétaire du Collège des chirurgiens, en vue de décapiter une personne de façon "indolore". Il fut utilisé pour la première fois le 25 avril 1792, pour exécuter un bandit de grand chemin appelé Pelletier ou Peletier. L'appareil était dénommé "louisette" or "louison", en l'honneur de son inventeur. Cependant, en raison d'un discours prononcé par le docteur Guillotin, le nom de ce dernier fut associé à cette machine. Après le décès de Guillotin en 1814, ses enfants essayèrent en vain d'obtenir une modification du nom de l'appareil. A la suite de l'échec de leurs efforts, ils obtinrent le droit de changer leur propre nom. 

Hooligan

DEFINITION

Hooligan n.

Jeune agressif ou violent.

The American Heritage Dictionary of the English Language

ETYMOLOGIE

Hooligan était le nom d'une famille irlandaise querelleuse dans une pièce de théâtre anglaise du début du XXe siècle. Le tsar Nicolas II assista à une représentation de cette pièce lors d'un passage à Londres. A la suite des observations qu'il formula au sujet de cette pièce lors de son retour en Russie, le mot “hooligan” entra dans le vocabulaire de la langue russe, dans lequel il est encore utilisé – de même qu'en anglais – pour désigner un vandale ou un jeune voyou. 

Lynch

DEFINITION

To lynch tr. v. 
Punir (une personne) sans procès ou arbitrairement, en particulier par pendaison, parce qu'elle est censée avoir commis un crime ou par racisme. 

The American Heritage Dictionary of the English Language

ETYMOLOGIE

Charles Lynch (1736-1796) était un riche planteur de Virginie qui exerçait des fonctions de juge. Il était connu pour avoir condamné un grand nombre de personnes à la pendaison. 

Masochisme

DEFINITION

Masochism n.

1. Fait de retirer du plaisir sexuel ou tendance à en retirer de mauvais traitements physiques ou moraux.

2. Fait de retirer du plaisir ou tendance à en retirer d'humiliations ou de mauvais traitements infligés par autrui ou par soi-même.
3. Tendance à s'imposer des épreuves pénibles.

ETYMOLOGIE

Leopold von Sacher-Masoch (1835-1895), romancier autrichien, écrivit des récits dans lesquels certains personnages retiraient du plaisir d'être maltraités, blessés ou humiliés. 

The American Heritage Dictionary of the English Language

Sadist

DEFINITION

Sadist n.
Personne qui prend plaisir à faire souffrir autrui.

D'après WordNet 3.0, 

ETYMOLOGIE

Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814), couramment appelé Marquis de Sade, écrivit des romans dans lesquels certains personnages retirent une satisfaction sexuelle en faisant souffrir ou en infligeant des traitements dégradants à d'autres. Plusieurs de ses livres furent écrits au cours des longs séjours en prison auxquels il fut condamné pour avoir mis en pratique ses théories.

Sandwich

DEFINITION

Sandwich n.

a. Plusieurs tranches de pain entre lesquelles se trouve de la viande ou du fromage.
b. Petit pain rond ou allongé contenant des aliments.
c. Tranche de pain sur laquelle on place des aliments.

The American Heritage Dictionary of the English Language

ETYMOLOGIE

Le quatrième comte de Sandwich, qui vécut (et s'adonna beaucoup au jeu) pendant le règne de Georges III, se faisait apporter par son serviteur de la viande placée entre des tranches de pain pour pouvoir rester à la table de jeu aux heures de repas. Il est aussi resté dans les mémoires parce que le capitaine Cook baptisa îles Sandwich des îles nouvellement découvertes dans l'océan Pacifique. Elles s'appellent de nos jours îles Hawaii.

SILHOUETTE

DEFINITION

Silhouette n.

Représentation d'un objet ou d'une scène consistant en une forme dépourvue de tout détail intérieur, généralement de couleur noire. 

Wikipedia

ETYMOLOGIE

Etienne de Silhouette. Le mot "silhouette", imprimé pour la première fois en Angleterre en 1798, provient du mot français identique, qui désigne une forme sombre qui se découpe sur un fond plus clair. Ce mot français semble avoir pour origine le nom d'Étienne de Silhouette (1709-1767), ministre des finances de la France en 1759. Diverses raisons ont été avancées pour expliquer l'honneur qui lui était ainsi fait. Selon certains, il ne s'agissait en fait pas d'un honneur car ce mot était utilisé avec dérision, peut-être du fait qu'il n'occupa
le poste susmentionné que pendant une brève période. Il ne fit donc qu'une brève apparition, comme une ombre en quelque sorte. Le nom de famille "de Silhouette" (qui signifie originaire de la ville de Silhouette) est la forme française du nom de famille basque Zuloeta ou Zulueta. Le père d'Étienne de Silhouette était en effet originaire du pays Basque .


Source complémentaire : Native Tongues, de Charles Berlitz

Le présent billet a été rédigé par Jonathan Goldberg et traduit de l’anglais par René Meertens, dont le blog est http://vieduguide.blogspot.com.