S’il est un anglicisme que l’on rencontre à tout bout de champs dans la presse, c’est bien le mot lobby. Il signifie un groupe de pression d’origine politique ou commerciale, s’exerçant sur un député ou sur un ministre. Le mot a été rejoint par lobbying (faire du lobbying) ; lobbyiste ne tardera pas non plus[1].

En américain, le lobby est ce que nous appelons d’un autre mot anglais le hall d’un hôtel ou d’un bâtiment : disons l’entrée, le vestibule ou la salle d’attente.

Au début du XIXe siècle, à Washington, ceux qui voulaient attirer l’attention d’un parlementaire, l’amener à prendre une décision qui leur fut favorable, et qui ne pouvaient entrer dans la salle de délibération, attendaient ce pauvre parlementaire dans le hall de son hôtel (s’il était provincial), ou dans l’escalier de marbre montant au Congres. Ils se pressaient alors dans le  lobby ; par suite, on prit l’habitude des les qualifier de lobby.

Le terme est des plus fréquents en américain ; il désigne une profession admise, voire honorable.

La chose n’est malheureusement pas inconnue des pays francophones. Faut-il pour autant adopter le mot américain ? On a proposé de remplacer lobbying par influençage, lobbyiste par influenceur et lobby par groupe d’influence. Ces expressions   sont claires est bien trouvée ; pourquoi ne pas les adopter ?

Source : Merci Professeur ! Chroniques savoureuses sur la langue française, Bernard CERQUIGLINI

Voir aussi :

 Wikipedia

 L’Encyclopédie Canadienne

Transparence International France – Encadrement du lobbying

Mes rencontres avec les lobbies 


[1] En effet lobbyiste se trouve dans plusiers dictionnaires, ainsi que lobbyisme, comme synonyme de lobbying.(J.G.)