Mise à jour du 20 mars: les Bleus restent invaincus face aux maillots blancs.

La France, indomptable, remporte la coupe du Tournoi des Six Nations.

Six
Source: news.bbc.co.uk 

 

 

 Quelques mots de réconfort pour l'équipe d'Angleterre:
 

For when that One Great Scorer comes to mark against your name

He writes not that you won or lost but how you played the game.

(Grantland Rice: 1880 – 1954)

 

Rugby,cinéma, politique et poésie

 

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Invictus

I am the master of my fate

I am the captain of my soul

                                                    William Ernest Henley

 

Invictus

Invictus est un poème de l'écrivain William Ernest Henley qui fut cité à de très nombreuses reprises dans la culture populaire et qui contribua à le rendre célèbre. Il est notamment repris dans le film Invictus qui retrace le rôle que Nelson Mandela, en tant que premier président noir de l’Afrique du Sud, a eu dans la Coupe du monde de rugby en 1995. Le poème avait  inspiré Mandela à tel point qu’il l’avait aidé à surmonter ses longues années en prison et a aidé  l’équipe sud-africaine à rester  invaincue en remportant la Coupe du monde de rugby cette année-là. Tel est le thème du film Invictus.

Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible »[ et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. À l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, mais celui-ci fut ajouté plus tard par le critique littéraire anglais, Sir Arthur Quiller-Couch.

William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de la résistance à la douleur dont il a fait preuve à la suite de son amputation.

 

Anglais]

Traduction libre

Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
    I am the captain of my soul.

Depuis l'obscurité qui m'envahit,
Noire comme le royaume de l'enfer,
Je remercie les dieux quels qu'ils soient
Pour mon âme indomptable.

Dans l'étreinte féroce des circonstances,
Je n'ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l'adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l'horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Ces deux dernières lignes retentissantes sont fortement entrées dans le langage littéraire anglais.

Voici un vidéo clip réalisé à l’occasion du Tournoi des Six Nations mettant en scène Morgan Freeman (qui a incarné Nelson Mandela dans le film Invictus) en train de lire le fameux poème d’Henley.

 

 

Jonathan Goldberg