Quand la traduction s’invite post-mortem

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Plus de trois mois après que l'A320-211 assurant le vol 9525 de la Germanwings se soit écrasé dans les Alpes françaises, le 24 mars 2015, certaines familles attendent toujours le retour des restes de leurs défunts en raison d'erreurs de traduction ou de transcription. Des proches de victimes résidant dans 17 pays ont reçu un courriel de la Lufthansa leur indiquant que l'opération de transfert des restes avait été « temporairement interrompue » pour une période indéterminée, par suite de « nouvelles instructions » qui n'ont pas été précisées.  Selon un responsable français, certains détails, notamment des dates de naissance [1], n'ont pas été correctement traduits en français à partir de la langue d'origine d'une bonne douzaine de documents. En tant qu'autorité habilitée à dresser les actes de décès, M. Bernard Bartolini, maire de la commune alpine de Prads- PradsHaute-Bléone, proche du lieu de l'accident, a reconnu que des certificats présentaient des erreurs de typographie et d'orthographe. Or, il est important que les actes de décès soient dressés avec la plus grande rigueur possible, vu les nombreuses incidences qu'ils peuvent avoir sur le plan juridique. De leur côté, Lufthansa et Germanwings ont promis de hâter les préparatifs pendant que les familles attendent de nouveaux documents. Mais, on ne sait toujours pas quand le nouveau calendrier de retour des restes pourra être établi. « Lorsqu'une date aura été fixée, nous la communiquerons aux familles » a déclaré Heinz Joachim Schöttes, le porte-parole de Germanwings.   « Tous nos efforts visent à donner cette information dans les meilleurs délais. »

 [1]  La traduction des actes de naissance peut être source d'erreurs. Ainsi, l'usage américain consistant à faire figurer le mois avant le jour (ex.: Nine elevenpour le 11 septembre) pourra abuser le traducteur qui ne sait pas (ou qui oublie) qu'il s'agit d'un acte délivré aux États-Unis. À cela s'ajoutent les différences tenant aux calendriers non grégoriens (julien, hébraïque, musulman, etc.) qui, même s'ils sont officiellement abandonnés, n'en continuent pas moins à être suivis par les autorités religieuses qui peuvent être appelées à délivrer certains documents.

D'après "Burials From Germanwings Flight Are Delayed by Paperwork Errors" 
New York Times (NY) (04/06/2015) Clark, Nicola
 
Jean L.

Comments

2 responses to “Quand la traduction s’invite post-mortem”

  1. Beila Goldberg Avatar
    Beila Goldberg

    Un scandale de plus…
    Et dont le maire de cette petite commune rurale n’est certainement pas responsable…
    Lui a-t-on envoyé tout le soutien administratif nécessaire pour établir autant d’actes de décès tout comme des traducteurs compétents ?

  2. Beila Goldberg Avatar
    Beila Goldberg

    Un scandale de plus…
    Et dont le maire de cette petite commune rurale n’est certainement pas responsable…
    Lui a-t-on envoyé tout le soutien administratif nécessaire pour établir autant d’actes de décès tout comme des traducteurs compétents ?