En juin et en juillet, nous avons l'intention de remplacer nos entretiens mensuels, dans le cadre de la série « Traducteur/Traductrice du mois », par une discussion sur la nature et les pièges de la traduction.

Nous prendrons comme point de départ pour cette discussion un article de Mme.  Nassima El-Médjira, intitulé Fidélité en traduction ou l'éternel souci des traducteurs. Il s’agit d’un article que Nassima a écrit dans le passé et qu’elle met à jour ces-jours ci à notre demande. Nous espérons le publier pendant la deuxième moitié de ce mois.

Nous avons également contacté quelques traducteurs parmi nos lecteurs et contributeurs qui ont démontré dans le passé une maîtrise linguistique de très haut niveau. Nous leur avons demandé de fournir  leurs commentaires et leurs remarques, à propos de Fidélité en traduction, et de développer leurs idées sur cette base. Leurs commentaires seront publiés ici à la suite de l’article de Nassima.

Citation de la semaine

En attendant, afin de donner à nos lecteurs, surtout ceux qui travaillent comme traducteurs, un avant-gout de cette discussion prévue sur le thème de la traduction, nous citons les mots de professeur Lydia Davis, qui a récemment traduit « Madame Bovary » en anglais, une traduction qui a tiré beaucoup d’attention dans les cercles littéraires. Lydia Davis répondait à la question de savoir comment elle  s’occupe de la traduction, et ces propos ont été recueillis par le New York Times Book Review, daté du 12 juin 2011.

A single work involves often hundreds of thousands of minute decisions. Many are inevitably compromises. The ideal translation would result in an English that perfectly replicated the original and at the same time read with as much natural vigor as though it had been born in English. But in reality the finished translation is likely to be more uneven – now eloquent, now pedestrian, now a perfect replication, now a little false to the original in meaning or rhythm or syntax or level of diction. A careful weighing of the many choices involved can nevertheless result in a wonderful translation. But great patience and of course great skill in writing are essential, not to speak of a good ear and a deep understanding of the original text.

La même édition du New York Times Book Review contient une analyse, intitulée « The Pleasures and Perils of Creative Translation » (lien) à propos de la traduction de livres français en anglais, écrite par James Campbell, l’auteur de «Exiled in Paris : Richard Wright, James Bladwin, Samuel Beckett, and Others on the Left Bank ».